« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 28 mai 2021

Roger Chartier, Éditer et traduire. Mobilité et matérialité des textes (XVIe-XVIIIe siècle)

 


Roger Chartier

Éditer et traduire 

Mobilité et matérialité des textes 

(XVIe-XVIIIe siècle)  

Seuil

Hautes Études

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Notre monde devient chaque jour plus global et, pourtant, il n’est pas doté d’une langue universelle. Traduire est donc une nécessité pour que les destins partagés ne soient pas, en fait, des histoires cloisonnées. De là, l’importance des études portant sur la traduction et sur son envers, l’intraduisible. Elles permettent de dissiper les illusions anachroniques qui oublient la très grande inégalité entre les langues qui sont traduites et celles qui traduisent. Shakespeare connaissait Don Quichotte, mais Cervantès ne savait rien du dramaturge anglais. L’histoire des traductions doit s’écrire dans la tension entre l’hospitalité langagière, qui accueille l’autre, et la violence, qui le prive de ses propres mots. Ce livre voué à la première modernité, entre XVIe et XVIIIe siècle, s’attache d’abord aux mots eux-mêmes: ainsi, « sprezzatura » chez Castiglione ou « To be, or not to be » chez Shakespeare. Mais il montre aussi que la traduction ne se limite pas à faire passer un texte d’une langue à une autre. La modification des formes de publication transforme des œuvres dont la langue reste inchangée. C’est en ce sens que l’édition peut être considérée comme une modalité de traduction et que se trouvent ici associées la matérialité des textes et la mobilité des œuvres.

 

 

vendredi 18 mai 2018

vidéo: Rémi Sinthon, Repenser la mobilité sociale



Collection: Livres en scène .  Copyright : Direction de l'Image et de l'Audiovisuel de l'EHESS,/2018
Rémi Sinthon
Repenser la mobilité sociale
EHESS
En temps & lieux
2018
Présentation de l'éditeur
Comment décrire la place de chacun dans une société ? Comment rendre compte de la position sociale atteinte par un individu, par une famille ou par un groupe ?
Rémi Sinthon dresse un bilan critique de la façon dont la sociologie a abordé jusqu'à présent les questions de stratification et de mobilité sociales. Il décèle une série d'impensés récurrents de la discipline et suggère en conséquence d'abandonner la notion même de mobilité sociale. Inspiré par les travaux de Pierre Bourdieu, il opte pour une analyse radicalement différente qui met au premier plan l'investissement et la reconversion des capitaux.
Rémi Sinthon est docteur en sociologie de l'EHESS. Il travaille sur la formation des statuts sociaux dans la France contemporaine, sur le rôle qu'y prennent les différents capitaux et les modes de socialisation associés. Il s'est intéressé plus spécifiquement à l'entrée dans l'âge adulte, aux usages du capital culturel, aux inégalités devant le système éducatif et à l'inscription territoriale des capitaux.

 

 

mercredi 22 juin 2016

Savoir/Agir, n°36, Accueillir les migrants

Savoir/Agir, n°36, Accueillir les migrants
du Croquant
2016

Présentation de l'éditeur
Le conflit syrien et les millions de réfugiés qui en sont une des résultats alimentent l’actualité. Le parcours sinueux des populations pour trouver un refuge, l’accueil différencié dans les pays, les tensions à ce sujet au sein de l’Union européenne, plus récemment la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, interrogent, à travers la question des exilés, les pratiques à l’égard de la mobilité des personnes sur le continent.
La question du territoire, de ses frontières, des modalités d’accueil de part et d’autres de ces espaces limites ont été un élément central de la réflexion sur l’accueil des migrants, sans que la diversité des conceptions de l’accueil se résume à leur confinement ou non dans les camps et les zones de transit.
Ce numéro de Savoir/Agir aborde ces questions à partir de divers travaux de recherche. Ce qui permet aussi d’éclairer l’expérience des migrants dans sa diversité, en fonction de leur origine, de leurs ressources sociales, culturelles et économiques. La figure du migrant ne se réduit pas en effet à celle des demandeurs d’asile ou de ceux – pourtant rarement les moins dotés au regard de leur société d’origine – venant s’intégrer dans un premier temps au bas de l’échelle sociale.


jeudi 6 janvier 2011

Regards Sociologiques n°40, Mobilité/autochtonie : sur la dimension spatiale des ressources sociales, (2010)



Regards Sociologiques
Au sommaire du n°40, Mobilité/autochtonie : sur la dimension spatiale des ressources sociales, (2010)

Numéro bientôt en téléchargement.

Dossier

Fabrice Ripoll, Sylvie Tissot
“La dimension spatiale des ressources sociales” [Lire] [Version pdf]
Nicolas Renahy
“Classes populaires et capital d’autochtonie. Genèse et usages d’une notion” [résumé]
Sylvie Fol
“Mobilité et ancrage dans les quartiers pauvres : les ressources de la proximité” [résumé]
Caroline Mazaud
“Le rôle du capital d’autochtonie dans la transmission d’entreprises artisanales en zone rurale” [résumé]
Fabrice Ripoll
“L’économie ‘solidaire’ et ‘relocalisée’ comme construction d’un capital social de proximité. Le cas des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP)” [résumé]
Sophie Orange
“L’invitation au voyage ? Les Sections de Techniciens Supérieurs face à l’impératif de mobilité” [résumé]
Anne-Catherine Wagner
“Le jeu de la mobilité et de l’autochtonie au sein des classes supérieures” [résumé]
Sylvie Tissot
[Note de recherche] De l’usage de la notion de capital d’autochtonie dans l’étude des catégories supérieures” [résumé]

Documents

Jean-Luc Vilmouth, “My dream houses”
Christian de Montlibert, “Habitus, habits, habitudes, habitats”
Armelle Caron, “Tout bien rangé”
Matthieu Duperrex, “La ville rangée est sans langage” [Version pdf]