« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 5 janvier 2026

Savoir/Agir n° 66, FN - RN. Penser la banalisation de l’extrême droite


 
 
Savoir/Agir n° 66, FN - RN. Penser la banalisation de l’extrême droite
du Croquant
2025
 
 
 
Présentation de l'éditeur
FN/RN. Comprendre la normalisation de l'extrême-droite Comment en est-on arrivés là ? L'entreprise de normalisation d'une partie de l'extrême-droite en France ne s'est pas faite toute seule, et certains partis de droite y ont indirectement contribué. Depuis sa création en 1972, à partir d'un rassemblement composite de groupuscules
FN/RN. Comprendre la normalisation de l'extrême-droite Comment en est-on arrivés là ? L'entreprise de normalisation d'une partie de l'extrême-droite en France ne s'est pas faite toute seule, et certains partis de droite y ont indirectement contribué. Depuis sa création en 1972, à partir d'un rassemblement composite de groupuscules d'extrême-droite, la trajectoire collective du principal représentant de l'extrême-droite française, le Front National (FN), devenu Rassemblement National (RN), ne cesse d'interroger.
Récoltant désormais plus de 10 millions de suffrages exprimés (législatives 2024), érigé en " arbitre " du gouvernement (Barnier), cet ancien " petit " parti politique semble occuper désormais une place centrale dans le champ politique. Ce dossier vise à comprendre les logiques de la normalisation de cette extrême-droite, en réinscrivant ce processus dans les divers espaces dans lesquels le FN/RN s'institutionnalise, parfois sous tension.
Pour ce faire, il rassemble politistes, sociologues, nouveaux entrants dans la discipline et spécialistes de ce parti. Il s'agit d'abord de saisir la manière dont le parti s'intègre de manière contrastée dans différentes arènes électorales et institutions publiques, de l'Europe jusqu'aux municipalités. Seront analysées ensuite les mobilisations du FN/RN destinées à " capter " des forces issues des mouvements sociaux, pour séduire certains milieux populaires et limiter l'instabilité de son organisation interne.
Enfin, il dévoilera les logiques de la circulation des idées et de la fabrique de représentations renouvelées de cette organisation, la dépolitisation des cadrages médiatiques, le rôle des sondeurs d'opinion et des autres partis politiques (notamment de la droite) dans ce processus de normalisation.
 

samedi 30 décembre 2023

Estelle Delaine , À l’extrême droite de l’hémicycle . Le RN au cœur de la démocratie européenne

 

 

Estelle Delaine

À l’extrême droite de l’hémicycle

Le RN au cœur de la démocratie européenne

Raisons d'agir

Cours & Travaux

2023

 

 

Présentation de l'éditeur

À les entendre, les eurodéputés d’extrême droite combattent l’Union européenne de l’intérieur. Une telle participation « contre » l’institution, mais en son sein, semble pourtant bien improbable.

À partir d’archives parlementaires et partisanes, d’entretiens et d’observations, ce livre révèle comment les élus RN bénéficient en réalité des ressources et des réseaux de la démocratie européenne. Ils sont en effet liés quotidiennement à tous ceux qui s’engagent dans le travail parlementaire : lobbyistes, élu.es d’autres groupes, fonctionnaires, journalistes, etc.

Technique, multiculturelle et élitaire, la politique européenne n’exclut pas d’emblée les militantes et militants nationalistes, à condition qu’ils en respectent les principes. Les parlementaires RN trouvent alors dans les procédures de proportionnalité ou dans la politique consensuelle de l’Europe des moyens de s’insérer dans les négociations politiques. Ce faisant, ils activent des pratiques qui n’avaient pas été imaginées par l’institution, mais qui ne sont pas fondamentalement incompatibles avec les usages et règlements.

Ce militantisme en col blanc combine normalisation et subversion des règles du jeu parlementaire : c’est moins le moment d’une transformation du parti par l’Europe que celui de la formation de ses cadres aux activités de délibérations. L’étude des carrières, du travail et des représentations de membres d’équipes parlementaires RN montre ainsi la présence paradoxale de l’extrême droite au sein d’une institution démocratique.

Estelle Delaine est maîtresse de conférence en science politique à l’université Rennes II.
Elle est par ailleurs co-autrice de l'ouvrage collectif Sociologie politique du Front national, enquêtes de terrain sur l’extrême droite française contemporaine, avec Safia Dahani, Félicien Faury et Guillaume Letourneur (Septentrion, 2023).

 

mardi 25 août 2015

vidéo: Médias et extrêmes droites, avec Bernard Schmid et Ugo Palheta (Jeudi d’Acrimed, 16 avril 2015)

vidéo : Médias et extrêmes droites
avec Bernard Schmid (membre de VISA) et Ugo Palheta (membre de la rédaction d’Acrimed)
Jeudi d’Acrimed, 16 avril 2015



(source: Acrimed)

lundi 26 mai 2014

Agone 54, Les beaux quartiers de l’extrême droite

Agone, 54
Les beaux quartiers de l’extrême droite
Agone
13 juin 2014

Présentation de l'éditeur
Coordination Samuel Bouron et Maïa Drouard
Le Front national en particulier et l’extrême droite en général aiment à se présenter comme les porte-parole de la colère des « sans-grades ». Ce leitmotiv est parfois repris tel quel par les journalistes et sondeurs qui dressent volontiers des classes populaires un portrait réactionnaire. Ce racisme de classe journalistique occulte un point essentiel. Se réclamant d’une légitimité « par en bas », les réactionnaires d’aujourd’hui opèrent un important travail de normalisation qui prend appui sur différentes fractions du champ du pouvoir avec la complicité d’une partie de la grande bourgeoisie et des élites. On connaît mal les alliances que certains leaders et militants tissent dans ces lieux : la haute fonction publique, les fondations culturelles d’utilité publique, la philosophie ou la sociologie académique, le monde des lettres dont les œuvres de quelques auteurs sont inscrites au panthéon de l’édition… Prenant appui sur les codes de la sociabilité mondaine, se diffusant dans les « clubs », les vernissages, les salons académiques, ces entrepreneurs en réaction assurent un mélange souvent imprévisible de références de droite et de gauche qui entretient toutes les confusions sans nuire, hélas, à l’efficacité.
Ce numéro explore quelques aspects d’une nébuleuse qui, plus ou moins formellement, mais objectivement, constitue le terreau qui permet à l’extrême droite de commencer à jouer un rôle social dont elle a longtemps été privée.
Au sommaire
— Alain Bihr, « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », avec une introduction de Sylvain Laurens
— Maïa Drouard, « Le patrimoine pour tous. Étude d’une contribution de l’extrême droite au maintien des classes dominantes »
— Samuel Bouron, « Un militantisme à deux faces : stratégie de communication et politique de formation des Jeunesses identitaires »
— Sylvain Laurens, « Le Club de l’Horloge et la haute administration : promouvoir l’hostilité à l’immigration dans l’entre-soi mondain »
— Stéphanie Chauveau, « Au-delà du cas Soral : corruption de l’esprit public et postérité d’une nouvelle synthèse réactionnaire »
— Michel Vanoosthuyse, « Ernst Jünger, itinéraire d’un fasciste clean : dernières publications, derniers masques »
— Évelyne Pieiller, « Céline mis à nu par ses continuateurs, même »
— Thierry Discepolo, « À l’abri de la religion littéraire française. L’« affaire Millet » comme erreur d’ajustement d’un consensus hégémonique apolitique »
La leçon des choses
— « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique. “État et écrivain” », textes traduits de l’allemand par Michel Vanoosthuyse et introduits par Marie Hermann