« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 21 juillet 2020

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 232-233 – Juin 2020 // Affinités électorales

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 232-233 – Juin 2020 // Affinités électorales

Seuil

  Sommaire

Affinités sociales, intermédiations politiques
Lorenzo Barrault-Stella et Patrick Lehingue
Voter entre soi et contre les autres
Altérisation raciale et appartenance de classe dans le 18e arrondissement de Paris
Lorenzo Barrault-Stella, Martin Baloge, Clémentine Berjaud, Safia Dahani
et Anne-France Taiclet
Des petits actionnaires du système
Dire sa condition d’électeur·trice au milieu et au bas du milieu de l’espace social
Philippe Aldrin
La banalisation du Front national au village
Les relais informels des référents frontistes dans un territoire rural et populaire
Armèle Cloteau, Guillaume Letourneur, Pierre Rouxel et Julien Bourdais
HORS-THEME Les bonnes manières d’habiter
La presse d’architecture et de décoration entre hiérarchies du marché et autorité culturelle, 2000-2015
Carolina Pulici





vendredi 26 avril 2019

La politique désenchantée ? Perspectives sociologiques autour des travaux de Daniel Gaxie

La politique désenchantée ?
Perspectives sociologiques autour des travaux de Daniel Gaxie
Lorenzo Barrault-Stella, Brigitte Gaïti et Patrick Lehingue (dir.)
PUR
Res Publica 
2019


Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage collectif propose une réflexion de politistes et de sociologues qui s’adosse aux travaux de Daniel Gaxie. C’est l’occasion de reprendre le débat autour des nombreux domaines qu’il a défrichés, qu’il s’agisse de travaux sur la représentation et la professionnalisation politiques, sur la politisation des « profanes », sur le militantisme et ses rétributions ou encore sur les luttes au principe de l’action publique. Le pari était le suivant : montrer comment cette sociologie qui, dans les années 1970, dévoilait les ressorts sociaux d’un enchantement largement partagé de la politique démocratique, montrant la faible démocratisation du recrutement des représentants, définissant les contours d’un « cens caché », critiquant une vision héroïsée de l’action publique, pouvait analyser aujourd’hui un monde politique nouveau, largement désenchanté (« crise » de la représentation, suspicions autour de l’activité politique, jugements désabusés sur son impuissance…). La fameuse lutte contre les prénotions qui habitait le métier de sociologue doit désormais emprunter des chemins beaucoup plus escarpés. Les textes réunis posent frontalement la question de l’actualisation des apports de cette sociologie politique et s’interrogent sur les manières de la renouveler en soulignant des manques, en suggérant des prolongements et en proposant des pistes pour l’avenir







jeudi 25 avril 2019

L'entreprise Macron, Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre (dir.)


L'entreprise Macron
Bernard Dolez, Julien Fretel et Rémi Lefebvre (dir.)
PUG
Libres cours Politique
2019


Présentation de l'éditeur
Comment résoudre l’énigme de l’élection d’Emmanuel Macron, ce jeune homme politique dépourvu des ressources qui expliquent habituellement la victoire à une présidentielle ?
Pour comprendre ce succès et saisir sa portée, l’ouvrage revisite la campagne et la mobilisation électorales, part à la recherche des électeurs de La République en Marche à la présidentielle et aux législatives puis, enfin, s’attache aux élites, cadres et militants d’une entreprise, dont le principal défi est désormais d’assurer sa pérennité.
Les auteurs proposent ainsi quelques clés essentielles non seulement pour comprendre ce qui s’est joué en 2017, mais aussi pour interroger le nouvel ordre partisan et électoral qui s’est mis en place et ainsi éclairer l’avenir en montrant que toute nouvelle entreprise politique est une construction fragile.
Contribuent à l’ouvrage :
L. Barrault-Stella (Paris), P.-Y. Baudot (Amiens), C. Berjaud (Paris), J. Bocquet (Lyon), M.-V.Bouquet (Amiens), P. Bréchon (Grenoble), R. Cos (Lille), S. Dahani (Toulouse), J.-M. Eymeri-Douzans (Toulouse), C. Gris (Paris), A.Laurent (Lille), P. Lehingue (Amiens), P. Leroux (Nantes et Angers), V.Martigny (Paris), S. Michon (Strasbourg), M. Offerlé (Paris), S. Strudel (Paris), É. Treille (Rennes).





 


lundi 10 décembre 2018

écouter: Gilles Laferté et Lorenzo Barrault-Stella, à propos des Mondes ruraux et classes sociales




écouter: Gilles Laferté et Lorenzo Barrault-Stella, à propos des Mondes ruraux et classes sociales
La Marche de l'histoire , mercredi 5 décembre 2018 par Jean Lebrun
Mondes ruraux et classes sociales
Sous la direction de Ivan Bruneau, Gilles Laferté
Julian Mischi & Nicolas Renahy
Ehess
En temps & lieux
2018
Présentation de l'éditeur
Partis à la rencontre d’agriculteurs prospères, de bûcherons indépendants, de chasseurs, mais aussi d’ouvriers et de cadres de la SNCF, d’instituteurs militant – ou non – contre les fermetures d’écoles, ou encore d’élus locaux plus ou moins aguerris, les auteurs de cet ouvrage livrent ici les résultats de cette ethnographie collective qui complexifie la lecture de l’espace social, au plus près de la manière dont les individus se positionnent les uns par rapport aux autres.
S’appuyant sur une enquête de terrain menée dans le centre est de la France, ce livre propose une analyse renouvelée des campagnes françaises, attentive à la diversité des groupes sociaux et aux rapports de classe qui traversent ces territoires. Une telle prise en compte de la dimension locale permet de prendre toute la mesure de ce qui construit, aujourd’hui, l’appartenance sociale au sein des mondes ruraux.
  

mardi 21 février 2017

Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

 
Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Une génération sacrifiée ? 
Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
Postface de Florence Weber
Rue d'Ulm 
Sciences sociales
2017

Présentation de l'éditeur
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités  ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine. 

Stéphane BEAUD est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo BARRAULT-STELLA, Thomas BEAUBREUIL, Clémentine BERJAUD, Charles BERTHONNEAU, Samuel BOURON, Vincent BURCKEL, Benoît COQUARD, Pierig HUMEAU, Sophie ORANGE, Akim OUALHACI, Ugo PALHETA, Martin THIBAULT.
 


lundi 28 novembre 2016

L'Ordinaire du Politique. Enquêtes sur les rapports profanes au politique, François Buton, Patrick Lehingue, Nicolas Mariot, Sabine Rozier (dir.)

L'Ordinaire du Politique 
Enquêtes sur les rapports profanes au politique  
François Buton, Patrick Lehingue, Nicolas Mariot, Sabine Rozier (dir.)
P.U.Septentrion
Paradoxa
2016

Présentation de l'éditeur
Quels sont les liens ordinaires des Français à la politique ? Les études réunies dans ce volume reprennent cette question classique en montrant tout à la fois ce que la politique signifie dans les situations routinières et quotidiennes des citoyens, en quoi les rapports au politique sont inscrits dans des trajectoires biographiques autant individuelles que collectives, et finalement ce qu'est le « cours ordinaire » de nos sociétés démocratiques. L’analyse de ces rapports profanes au politique est conduite à partir de terrains très variés, depuis les lieux d’habitation ou de travail jusqu’aux rares situations de contact avec les élus, en passant par la reconstitution détaillée du lien qu’un seul individu entretient avec la politique le temps d’une campagne présidentielle.


mardi 8 mars 2016

SPEL, Les sens du vote. Une enquête sociologique (France 2011-2014)

SPEL
Les sens du vote
Une enquête sociologique 
(France 2011-2014)
P.U.Rennes
Res Publica
2016

Présentation de l'éditeur
Que savons-nous des électeurs ? Tantôt honorés comme les garants de la démocratie, tantôt dénigrés pour leur apathie, parfois dénoncés pour leurs choix irrationnels ou soupçonnés de se laisser trop aisément séduire par les sirènes populistes, les électeurs des démocraties contemporaines font l'objet d'analyses contradictoires et leurs choix paraissent aujourd'hui plus mystérieux que jamais. La science électorale qui a construit, en France et aux Etats-Unis, de solides modèles d'interprétation du vote semble elle-même partiellement désarmée.
Face à un électeur qui se donne désormais à voir comme plus versatile et moins prévisible, plus critique à l'égard du politique et qui donne moins aveuglément sa voix à ses représentants, les enquêtes par sondage paraissent de moins en moins susceptibles d'éclairer les racines sociales du vote et de comprendre les mécanismes des choix électoraux. Une équipe de onze politistes et sociologues français a mené pendant deux ans une enquête inédite : suivre et interroger tout au long de la campagne de l'élection présidentielle et des législatives de 2012, 69 électeurs représentant une certaine diversité de la population française, constituant un témoignage inédit sur les perceptions du politique et les rapports qu'entretiennent au vote ces Français ordinaires.
Le collectif SPEL est composé de 11 chercheurs(ses) qui ont participé à cette enquête collective sur l’élection présidentielle et les élections législatives de 2012 : Éric Agrikoliansky, Lorenzo Barrault-Stella, Clémentine Berjaud, Thibaud Boncourt, Julien Fretel, Daniel Gaxie, Kevin Geay, Jérôme Heurtaux, Brigitte Le Grignou, Sabine Rozier et Anne-France Taiclet.

Les auteurs





lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba