« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».Pierre Bourdieu (1992)
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lundi 26 octobre 2015
écouter: Hyacinthe Ravet, L’orchestre au travail. Interprétations, négociations, coopérations
écouter: Hyacinthe Ravet, L’orchestre au travail. Interprétations, négociations, coopérations
Sous la couverture par Philippe Venturini, 25.10.2015
lundi 5 octobre 2015
Hyacinthe Ravet, L’orchestre au travail. Interprétations, négociations, coopérations
Hyacinthe Ravet
L’orchestre au travail
Interprétations, négociations, coopérations
Vrin
MusicologieS
2015
Présentation de l'éditeur
Visiter une fabrique orchestrale. C’est le projet singulier
que propose cet ouvrage. Il invite ainsi à explorer le fonctionnement de
l’orchestre comme un lieu de travail. Au fil des pages, le lecteur y
découvrira la manière dont la musique s’élabore au sein d’un collectif
composé d’un chef, homme ou femme, de musiciennes et de musiciens.
En pénétrant dans l’atelier où la musique est en-train-de-se-faire, on comprend mieux comment s’élabore une interprétation musicale dans un cadre coopératif. Même s’il s’agit d’un « jeu à plusieurs », il n’en reste pas moins qu’une figure centrale prédominante dirige la performance. C’est en suivant pas à pas les chefs d’orchestre Claudio Abbado, Laurence Equilbey et Claire Gibault, notamment, que sont examinées les interactions qui contribuent à l’édification d’une interprétation. Par l’enquête ethnographique, certains secrets de fabrication sont percés : ceux qui relèvent des relations entre des individualités aux prises avec une action artistique de (re)création.
Contribution majeure à l’analyse de la musique en action, cet ouvrage offre une lecture novatrice des rapports de pouvoir qui s’exercent lors du travail musical collectif. De multiples interactions sociomusicales, teintées de négociations et de coopérations, caractérisent les processus créateurs à l’œuvre … entre autorité négociée et créativité partagée.
En pénétrant dans l’atelier où la musique est en-train-de-se-faire, on comprend mieux comment s’élabore une interprétation musicale dans un cadre coopératif. Même s’il s’agit d’un « jeu à plusieurs », il n’en reste pas moins qu’une figure centrale prédominante dirige la performance. C’est en suivant pas à pas les chefs d’orchestre Claudio Abbado, Laurence Equilbey et Claire Gibault, notamment, que sont examinées les interactions qui contribuent à l’édification d’une interprétation. Par l’enquête ethnographique, certains secrets de fabrication sont percés : ceux qui relèvent des relations entre des individualités aux prises avec une action artistique de (re)création.
Contribution majeure à l’analyse de la musique en action, cet ouvrage offre une lecture novatrice des rapports de pouvoir qui s’exercent lors du travail musical collectif. De multiples interactions sociomusicales, teintées de négociations et de coopérations, caractérisent les processus créateurs à l’œuvre … entre autorité négociée et créativité partagée.
vendredi 27 juin 2014
écouter: Emmanuel Didier, Statactivisme. Comment lutter avec des nombres
écouter: Emmanuel Didier, Statactivisme. Comment lutter avec des nombres
Service Public par Guillaume Erner, 26.06.2014
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Boltanski,
Bruno,
Concialdi,
Desrosières,
Didier,
Haacke,
Jany-Catrice,
Porter,
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Roy,
Silverman,
statistique,
Sujobert,
Tasset,
Tasset. Le Chevallier,
Tin
mercredi 4 juin 2014
en ligne: Statactivisme. Comment lutter avec des nombres (Sous la direction de: Isabelle Bruno, Emmanuel Didier, Julien Prévieux)
en ligne: Statactivisme. Comment lutter avec des nombres (Sous la direction de: Isabelle Bruno, Emmanuel Didier, Julien Prévieux), Zones, 2014
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Tasset. Le Chevallier,
Tin
samedi 10 mai 2014
Statactivisme. Comment lutter avec des nombres (Sous la direction de: Isabelle Bruno, Emmanuel Didier, Julien Prévieux)
Statactivisme
Comment lutter avec des nombres
Sous la direction de:
Isabelle Bruno
Emmanuel Didier
Julien Prévieux
Zones
2014
Présentation de l'éditeur
Les statistiques nous gouvernent. Argument d'autorité au
service des managers, elles mettent en nombres le réel et maquillent des
choix qui sont, en fait, politiques. Le parti pris de ce livre, qui
rassemble les contributions de sociologues, d'artistes et de militants,
procède du judo : prolonger le mouvement de l'adversaire afin de
détourner sa force et la lui renvoyer en pleine face, faire de la
statistique une arme critique. L'histoire de cette forme de contestation
dont Luc Boltanski indique qu'elle permet de formuler des « critiques
réformistes » passe d'abord par un retour sur la longue controverse sur
l'indice des prix en France, présentée par Alain Desrosières.
La deuxième partie du livre s'intéresse à la façon dont on ruse,
individuellement et souvent secrètement, avec les règles. L'association
Pénombre, composée de statisticiens critiques, y présente une fausse
interview du brigadier Yvon Dérouillé, qui explique, face caméra,
comment tripatouiller les statistiques de la délinquance. Mais les
statistiques peuvent aussi servir à faire exister politiquement, en les
rendant visibles, des catégories sociales discriminées. Louis-Georges
Tin, président du Conseil représentatif des associations noires, montre
comment Victor Schoelcher, au XIXe siècle, mobilisait déjà des arguments quantitatifs pour la défense des droits des Noirs.
Une dernière stratégie statactiviste consiste à bâtir des indicateurs
alternatifs, tels que le « BIP 40 », qui met en rapport les bénéfices
dégagés par l'envolée des cours boursiers et le creusement des
inégalités sociales.
Ces quatre démarches sont illustrées, avec humour ou sérieux, en texte
ou en image, par les contributeurs de cet ouvrage, pour qui « un autre
nombre est possible » : ce qu'une logique hégémonique de quantification a
instauré, une pratique statactiviste avertie peut chercher à le
défaire.
Isabelle Bruno est maître de conférences à l’université Lille-II, chercheuse au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Elle est l’auteur de À vos marques®, prêts… cherchez ! La stratégie européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche, Éditions du Croquant, 2008.
Isabelle Bruno est maître de conférences à l’université Lille-II, chercheuse au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Elle est l’auteur de À vos marques®, prêts… cherchez ! La stratégie européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche, Éditions du Croquant, 2008.
Emmanuel Didier est chargé de recherche au CNRS (directeur adjoint d'EpiDoPo, CNRS/UCLA). Il est l'auteur de En quoi consiste l’Amérique ? Les statistiques, le New Deal et la démocratie, Paris, La Découverte, 2009.
Julien Prévieux,
artiste, né en 1974. Diplômé de l’Ecole supérieure d’Art de Grenoble et
de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, est également
titulaire d’une maîtrise de biologie.
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jeudi 10 avril 2014
The Deepening Crisis of the European Union: The Case for Radical Change
The Deepening Crisis of the European Union
The Case for Radical Change
Editors: Włodzimierz Dymarski, Marica Frangakis, Jeremy Leaman
Poznan University of Economics Press
2014
From the back cover of the book:
The book is a much needed addition to the literature on Europe’s
structural growth weaknesses and the mismanagement of the 'Great
recession' at both European and member state level. The critical
viewpoint is stressed on the EU basic institutional biases together with
suggestion of alternative solutions respectful of social needs and the
well-being of citizens.
Nicola Acocella, Professor of Economic Policy, Department of Methods and Models for Economics, Territory and Finance, Faculty of Economics, University of Rome 'La Sapienza'
Nicola Acocella, Professor of Economic Policy, Department of Methods and Models for Economics, Territory and Finance, Faculty of Economics, University of Rome 'La Sapienza'
Criticism of EU institutions and their policies is often
rebuffed as unwarranted euro-scepticism; some will say that also this
volume belongs to it. It does not; it deals with proper issues and
proposes proper remedies. Ten chapters of it present a coherent and
persuasive case for a fundamental reassessment of EU priorities and the
demand for alternative economic policies to ensure sustainable exit from
the on-going crisis and the foundations of a socially and ecologically
just and lasting Europe. Clinging to the current economic policies and
hysteric savings threatens not only the exit from the crisis but also
the very existence of the European Union.
Jože Mencinger, Professor of Economics, Department of Legal and Economic Science, Faculty of Law, University of Ljubljana and European Academy of Sciences and Arts
Jože Mencinger, Professor of Economics, Department of Legal and Economic Science, Faculty of Law, University of Ljubljana and European Academy of Sciences and Arts
In the midst of the greatest economic crisis in Europe since the
1930s, the studies in this book provide an excellent guide to the scale
of the crisis and the policies that must be adopted to overcome the
crisis. They challenge the conventional wisdom that poverty and
austerity brings any competitive advantage that is worth having. As they
put it, a fairer, more prosperous Europe is possible. The serious and
profound insights of its authors will inform and enlighten the
open-minded reader and policy-makers.
Jan Toporowski, Professor of Economics and Finance, Department of Economics, The School of Oriental and African Studies, University of London.
Jan Toporowski, Professor of Economics and Finance, Department of Economics, The School of Oriental and African Studies, University of London.
Włodzimierz Dymarski, Marica Frangakis, Jeremy Leaman
Part I
THE ECONOMIC AND SOCIAL DIMENSIONS OF AN AVOIDABLE DEPRESSION IN THE EUROPEAN UNION
1. Berlin consensus and disintegration. Monetary regime and uneven development in the EU
Joachim Becker and Rudi Weissenbacher
2. The political economy of the 'Euro-system'
Michel Husson
3. Boom and (deep) crisis in the Spanish economy: The role of the EU in its evolution
Miren Etxezarreta, Francisco Navarro, Ramón Ribera-Fumaz and Victòria Soldevila
4. Impact of the global crisis on the economic performance of Central and East European countries
Włodzimierz Dymarski
5. The financial crisis and the restructuring of the EU social model
Mahmood Messkoub
Part II
DISCOURSE AND HEGEMONY IN THE EUROPEAN UNION
6. Crises and capitalist oligarchies: A radical critique of society and its political economy
Judith Dellheim
7. EU governance: democracy as a mere fragment of political discourse
Giovanni Esposito and Tomaso Ferrando
Part III
IN SEARCH OF ALTERNATIVES: THE CASE FOR A TRANSFORMATIVE AGENDA IN A RADICAL EUROPEAN UNION
8. The need for a radical 'growth policy' agenda for Europe at a time of crisis
Peter Herrmann and Marica Frangakis
9. The future of capitalism will be decided in the cities
Mikael Stigendal
10. The preconditions for reducing social inequality in Europe
Jeremy Leaman
(source: The European Economists for an Alternative Economic Policy in Europe)
jeudi 28 février 2013
Critique des sondages (actes du colloque), Sous la direction de Alain Garrigou
Critique des sondages (actes du colloque)
Sous la direction de Alain Garrigou
2013
Avec :
Howard S. Becker
Patrick Champagne
Jeremy Mercier
Nicolas Kaciaf
Nicolas Hubé
Patrick Lehingue
Daniel Gaxie
Rémy Caveng
Ce livre reprend les communications du colloque « Critique des
sondages » du 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale. Celui-ci a été
organisé par Le Monde Diplomatique et l’Observatoire des sondages. Il a
reçu l’aide des Amis du Monde diplomatique, de Virginie D’Eau et de
Richard Brousse.
NB : Une fois votre paiement effectué faire un clic droit sur le lien retour à l’Observatoire pour télécharger le document choisi (format PDF).
Extrait :....Une première attaque en règle, mordante et
profonde des études et enquête d’opinion aux Etats-Unis est venue de
l’un des grands critiques de la sociologie : Herbert Blumer. En décembre
1947, American Sociological Association tint son congrès annuel
dans la ville de New York. Blumber y donna une communication intitulée :
« Public Opinion and Public Opinion Polling ». Imaginons la scène.
Blumer, une grande et imposante silhouette, ancien joueur professionnel
de football américain, ancien étudiant brillant de Robert E. Park et
George Herbert Mead, souvent considéré comme l’un des fondateurs de
l’école de sociologie de Chicago, et s’exprimant dans un style oratoire
impressionnant. Il était alors, et a été pendant de nombreuses années
professeur de sociologie à l’Université de Chicago....(Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ...Mais cette méfiance affichée à l’égard des
sondeurs – « leurs enquêtes sont biaisées », « ils polluent le débat
démocratique », « ils manipulent les électeurs », etc. – masquait des
usages alors plus cachés des sondages qui commençaient à se diffuser
dans les états-majors de nombre de partis, les sondeurs devenant
progressivement des conseillers discrets des responsables politiques,
contribuant, sondages à l’appui, à élaborer ou à faire infléchir des
programmes électoraux et à introduire la logique du marketing commercial
dans l’élaboration des campagnes électorales.... (Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ...L’Italie n’est pas la « mère
patrie » des sondages mais elle peut, tout comme la France, être
particulièrement considérée, en miroir inversé, comme une forme de
République des sondages ou une République « sondomane ». Le rythme
effréné avec lequel les entreprises de sondages transalpines produisent
leurs chiffres entraîne une redéfinition de la vie publique et une
modification des règles du jeu démocratique.(...) En Italie, il faut
croire que les manipulations sont plus grossières encore, mais plus
divertissantes aussi, surtout quand Silvio Berlusconi lui-même
intervient par surprise lors d’émissions de télévision auxquelles il n’a
pas été convié pour « corriger » les errances dans les sondages ou
opinions le concernant. (Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ...L’accès aux ressources sondagières constitue
un véritable enjeu de pouvoir au sein des instances gouvernementales.
Mais, contrairement aux apparences, cet enjeu ne tient ni à l’avantage
stratégique, ni aux opportunités d’action qu’offrirait la détention des
données d’enquête dans la compétition politique. Malgré les coûts
engagés, les études demeurent souvent superficielles, ambigües et,
surtout, réduites à quelques informations synthétiques et peu
significatives. L’équivocité des résultats confèrent aux sondages des
vertus « magiques ». Comme n’importe quel secret, les données
sondagières érigent leurs possesseurs en initiés. Elles ne sont jugées
importantes et elles n’octroient de l’importance à ceux qui y accèdent
qu’en raison des efforts accomplis pour en conserver l’exclusivité...(Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ...Cet article repose, d’une part, sur une
analyse de quatre quotidiens nationaux (Le Figaro, L’Humanité,
Libération, Le Parisien) et du journal de 19h sur France Inter au second
semestre 2010 ; d’autre part, il repose sur une analyse du Monde du 1er
juillet 2011 au 30 octobre 2011.(...) Il existe bien une tendance
générale à un recours massif « aux sondages » dans les pages politiques.
Plus d’un sondage tous les deux jours est ainsi évoqué, en 2010, sur
France Inter (104), à L’Humanité (102 pour 186 éditions), à Libération
(68) ; un tous les trois jours au Figaro (40) et au Parisien (55). Au
Monde au second semestre 2011, si l’on fait abstraction des 24 sondages
ne traitant pas de politique nationale, on dénombre plus de trois
sondages traités tous les quatre jours (82 pour 105 éditions)..... (Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ...De manière purement métaphorique, le
battement d’aile d’un papillon au Brésil désignera ici le petit coup de
force symbolique réalisé dans le micro univers des entreprises de
sondages par les responsables d’une P.M.E. émergente, Harris
Interactive, au printemps 2011. Comme on s’en souvient peut être,
l’initiative - techniquement audacieuse mais médiatiquement très payante
- fut prise de réaliser et surtout de faire publier coup sur coup dans
le Parisien Aujourd’hui (éditions des dimanche 6 et mardi 8 mars 2011)
deux sondages préélectoraux plaçant, pour la première fois dans
l’histoire française des sondages, la candidate du FN, Marine Le Pen, en
première position des intentions de vote, ce quelque soit la
configuration – alors très ouverte - des candidatures socialistes :
Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, pour le premier
sondage (sur-titré en une du Parisien, « Marine Le Pen, en tête »), D.
Strauss Kahn et F. Hollande, pour la seconde enquête (toujours en
première page du Parisien, « Sarkozy, Strauss Kahn, Hollande, tous
battus »)..... (Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ...Nous avons mené pendant plusieurs années une
enquête par entretiens approfondis, avec des questions ouvertes, auprès
de citoyens de divers milieux sociaux en Allemagne, France, Italie et
Pologne afin de connaître leurs opinions et attitudes à l’égard de
l’intégration européenne. En France, nous avons également mené des
analyses de conversations (focus groups) auprès de personnes appartenant
à des milieux diversifiés. Les opinions et attitudes des citoyens sur
les questions européennes sont également l’objet d’enquêtes d’opinion
standard à partir de questions fermées administrées à des échantillons
des populations des États membres de l’Union Européenne. Certaines de
ces enquêtes, les Eurobaromètres, sont conduites deux fois par an depuis
1973. Elles sont commandées, contrôlées et publiées par la Commission
Européenne. (...) Il suffit en effet de faire et de laisser parler,
avec leurs propres mots, des citoyens de diverses catégories pour
apercevoir l’abîme qui sépare, pour la plupart d’entre eux, le rapport
réel à la construction européenne de l’image enchantée qu’en donnent les
enquêtes d’opinion standard.... (Télécharger l’article - 2 €)
Extrait : ....L’organisation du travail dans les centres
d’appel, que d’aucuns désignent comme des « usines modernes » où
s’élabore une sorte de taylorisation du travail relationnel et une
rationalisation de l’activité langagière, ainsi que la course à la
productivité ne créent pas les conditions d’un recueil d’information de
qualité. Outre un environnement extrêmement bruyant qui ne favorise
guère la concentration, les enquêteurs sont soumis à des exigences
élevées en termes de cadence. S’ils veulent se maintenir dans le secteur
et vivre de cette activité, le respect de ces dernières est impératif
tant il conditionne leurs chances de se voir confier de nouvelles
missions lorsqu’ils sont employés sous le statut de vacataire (cas le
plus courant) ou d’obtenir des heures complémentaires lorsqu’ils sont
employés en CDI à temps partiel (très rare). Et ce, qu’ils soient payés à
l’heure ou au questionnaire, ce dernier mode de rémunération impliquant
en lui-même une course individuelle à la productivité puisqu’aucune
rémunération n’est garantie..... (Télécharger l’article - 2 €)
Premières lignes : On pourrait croire que, à part quelques
sociologues jaloux, les sondages entraînent une adhésion générale :
celle des producteurs qui croient à ce qu’ils font, des commentateurs
qui citent des chiffres comme des données évidentes et significatives et
celle du public dont les médias se prévalent pour justifier leur
publication. Comment le public serait-il donc hostile alors que, depuis
les origines, les sondeurs soutiennent que les sondages sont
démocratiques et ne se privent pas toujours de juger que leurs critiques
sont antidémocrates ? Or, insondable paradoxe, il semble bien que les
sondages ne soient pas populaires ou encore que les citoyens leurs
soient assez largement hostiles, au moins sceptiques..... (Télécharger l’article - 2 €)
(Source: Observatoire des sondages)
jeudi 3 novembre 2011
Colloque: Critique des sondages, 5 novembre 2011
(Samedi 5 novembre 2011, de 9 heures à 17 heures. Lieu : Assemblée nationale, 126 rue de l’Université, Paris 7e / Inscription Obligatoire - Nombre de places limitées. Contacter l’Observatoire des sondages, merci d’indiquer sujet « Colloque AN ».)
Colloque Le Monde Diplomatique – Observatoire des sondages
Il existe un courant critique des sondages qui, depuis longtemps, avec Herbert Blumer en 1948 (« Public opinion and public opinion polling »), Pierre Bourdieu en 1972 (« L’opinion publique n’existe pas »), apporte une contribution substantielle à la compréhension de sondages au-delà des clichés intéressés sur leur caractère naturellement démocratique et scientifique. Au moment où le rôle des sondages avec leur prolifération, leur place croissante dans la politique et leur dégradation qualitative les met sur la sellette, il est important de faire un bilan de cette critique. L’actualité politique aussi y contribue alors qu’une campagne électorale présidentielle a commencé et qu’une proposition de loi parlementaire est discutée.Or, la critique scientifique monte à l’égard d’une économie des sondages de moins en moins liée à la science et à la démocratie. On saurait d’autant moins négliger cette critique qu’elle perdure, s’approfondit et s’assure de la pérennité par la relève générationnelle. Pourtant, ses penseurs sont généralement contraints de « débattre » avec des sondeurs pour paraître dans les médias, leur servir de caution et être choisis. Demande-t-on à des spécialistes des classes moyennes de n’apparaître qu’en compagnie de petits commerçants et autres membres des classes moyennes ? Il est temps que les débats scientifiques reprennent leur autonomie tout en ayant accès aux lieux de débats publics sans conditions préalables.
Dans ces circonstances, l’organisation d’une journée de colloque autour de spécialistes de l’opinion, des sondages et des médias peut être un moment important de réflexion. Le colloque se déroulera le 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale, une manière de marquer l’utilité de la critique. Organisée dans les grandes villes universitaires de France à l’initiative des Amis du Monde Diplomatique, une série de conférences-débat suivra le colloque.
9 heures - Ouverture
14 heures - Reprise
17 heures - Clôture
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