« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 2 janvier 2025

Sur l’État parlementaire. Rencontres avec Bernard Lacroix

 

 

Sur l’État parlementaire

Rencontres avec Bernard Lacroix

Textes rassemblés par 

Antonin Cohen, Philippe Juhem & Philippe Riutort

du Croquant

2025

 

Présentation de l'éditeur

L’État parlementaire est une configuration singulière, au regard de l’histoire sociale et politique comparée dans la longue durée, dont on mesure aujourd’hui les écueils et les fragilités. Tout à la fois entreprise de domination politique visant à l’expression et au contrôle du « peuple » suivant des normes et des formes autorisées, et entreprise de légitimation du « suffrage » face aux pouvoirs temporels et spirituels dominants, l’État parlementaire a connu de nombreuses vicissitudes du XVIIIe au XXIe siècle. Cet ouvrage collectif explore ces processus et bifurcations. Il permet de mieux comprendre les conditions d’institutionnalisation pratique et idéologique de l’État parlementaire, à travers la genèse du parlement lui-même, mais aussi des partis, des élections, ou encore des sciences de la politique. Il permet aussi de comprendre les différents moments de remise en cause de ces institutions, et plus généralement de cette configuration. Cet ouvrage rend ainsi hommage au travail pionnier de Bernard Lacroix qui a forgé ce concept et initié une série de travaux scientifiques qui font encore aujourd’hui référence. 

Introduction. L’État parlementaire : du roman national
à l’ analyse configurationnelle.

Antonin Cohen, Philippe Juhem et Philippe Riutort 5

Chapitre I. La sociologie générale entre « parenté pratique » et travail scientifique « réel ». Autour de Durkheim

Nicolas Sembel 19

Chapitre II. Autopsie d’une discipline : la science politique française au prisme de la Revue française de science politique
des « années Parodi » (1991-2008)

Yves Déloye 43

Chapitre III. Qu’est-ce qu’un constitutionnaliste peut dire
sur le régime parlementaire ? Rien !

Dominique Rousseau 67

Chapitre VI. Dans le silence du droit. La doctrine constitutionnelle et la subordination du Premier ministre

Delphine Dulong 87

Chapitre V. Science(s) politique(s), sociologie politique,
sociologie politique internationale : des relations délicates
en France comme ailleurs

Didier Bigo 117

Chapitre VI. Strindberg parmi des paysans français.
La politisation, entre « le cru et le su »

Laurent Le Gall 135

Chapitre VII. La « politique » dans la France des Lumières. Remarques sur les objectivations concurrentes de l’ordre
politique avant l’État parlementaire

Arnault Skornicki 165

Chapitre VIII. L’ordre parlementaire en 1789

Alain Garrigou 189

Chapitre IX. Le Sénat conservateur et son pouvoir
de nomination (1799-1802)

Franck Duchesne 207

Chapitre X. Comment meurt une Assemblée ?
Le « parlementarisme » impérial

Nicolas Tardits 227

Chapitre XI. Esquisse d’une lutte des places.
Les luttes parlementaires sous la Monarchie de Juillet

Christophe Voilliot 249

Chapitre XII. La construction historique de l’institution parlementaire : processus et configurations

Hervé Fayat et Christophe Le Digol 273

Chapitre XIII. Le fantôme de Napoléon Bonaparte. Sur l’objectivation des « apparitions » politiques

Olivier Ihl 301

Chapitre XIV. Sur trois états du champ politique.
La « parenthèse Vichy » à l’épreuve d’une analyse processuelle

Antonin Cohen 327

Chapitre XV.« 68 », produit du système scolaire et de
ses transformations ?

Christelle Dormoy 373

Chapitre XVI. Y a-t-il une vie (partisane) au-delà de l’État parlementaire (national) ? L’institutionnalisation des Europartis
et les trois « espèces d’espaces » du politique

Francisco Roa Bastos 399

Chapitre XVII. Transnationalisation de l’État par défaut :
une entreprise protéiforme de contrebande institutionnelle

Nadine Machikou Ndzesop et Luc Sindjoun 429

Chapitre XVIII. Genèse et structure d’un champ des
politiques économiques

Frédéric Lebaron 455

Chapitre XIX. Un auxiliaire indispensable et inavouable.
La police politique et la construction de l’État parlementaire
en France au XIXe siècle

Laurent Bonelli 477

Chapitre XX. Le vote comme dispositif disciplinaire

Philippe Juhem 501

Chapitre XXI. Le bureau des élections.
Expertise précontentieuse et traitement de l’injustice
électorale au ministère de l’Intérieur

Thomas Marty 527

Chapitre XXII. Ordre européen et ordre national.
Ce que la transparence nous dit des régimes politiques

Hélène Michel 549

Chapitre XXIII. Les Bérégovoy de papier : Effet Pygmalion, effet Nessus et évaporation symbolique

Érik Neveu 573

Chapitre XXIV.« Se qualifier ». L’élaboration de
la candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle
de 2022

Pierre Leroux et Philippe Riutort 601

Bibliographie de Bernard Lacroix 631

 

jeudi 9 février 2017

Alain Garrigou, La politique en France. De 1940 à nos jours



Alain Garrigou
La politique en France
De 1940 à nos jours 
La Découverte
Grands Repères
2017

Présentation de l'éditeur
Alain Garrigou retrace ici l’histoire politique récente de la France selon une vision globale de notre temps, saturé par les médias et pourtant souvent dominé par l’amnésie. Il se propose d’en donner des instruments factuels et conceptuels. Il a pour ambition de réaliser une autobiographie collective des générations d’aujourd’hui, des plus anciennes qui ont vécu toute la séquence envisagée (1940 à nos jours) jusqu’aux plus jeunes qui vivent dans le présent, avec les schèmes et souvenirs de leurs aînés. En ce sens, la réflexion s’attache à ce monde que nous habitons, mais qui tout aussi bien nous habite.
L’ouvrage est organisé selon un ordre chronologique nécessaire à des étudiants et à tous les lecteurs soucieux de situer les noms et les faits qui ont marqué l’histoire du pays depuis trois quarts de siècle, une histoire riche, mouvementée, scandée par une succession de « crises ». Toutefois, le récit rompt avec les façons classiques et commodes de découper le temps politique, mêmes justifiées comme 1945, 1958 ou 1981, afin de mieux mettre en perspective les enchaînements et les causes. 
Alain Garrigou, agrégé d’histoire et de science politique, est professeur à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Il a notamment publiéLe Vote et la vertu (Presses de Sciences Po, 1992 ; rééd. poche Histoire sociale du suffrage universel en France, 1848-2000, Seuil, « Points », 2002), Norbert Elias, la politique et l’histoire (dir. avec Bernard Lacroix, La Découverte, 1997), Les Élites contre la République (La Découverte, 2001), L’Ivresse des sondages (La Découverte, 2006), Mourir pour des idées (Les Belles Lettres, 2010) et Manuel anti-sondages (avec Richard Brousse, La ville brûle, 2012). Il a fondé l’Observatoire des sondages (2009) et collabore au Monde diplomatique sur son blog « Régime d’opinion ».

jeudi 22 octobre 2015

Nouveau manuel de science politique, Sous la direction de Bernard Lacroix, Antonin Cohen, Philippe Riutort (Nouvelle édition revue et augmentée)


Nouveau manuel de science politique
Sous la direction de Bernard Lacroix, Antonin Cohen, Philippe Riutort
Nouvelle édition revue et augmentée
La Découverte
Grands Repères Manuels
2015 



Présentation de l'éditeur
Cette nouvelle édition propose une présentation, entièrement revue et augmentée, des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l’expertise de plus de 80 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés.
La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l’attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie, l’historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
Il s’adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants de droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des instituts d’études politiques, en France et dans les pays francophones. Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de tous niveaux, de la L1 au M2 (incluant la préparation aux concours). 
Avant-propos
Chapitre introductif : L'analyse des phénomènes politiques
Introduction
1. Qu’est-ce que la politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort

1. Une question de définition
2. Un point de vue wébérien
L’anthropologie politique, par Alban Bensa
2. Qu’est-ce que la science politique ?, par Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Ruitort
1. La quête illusoire des origines
2. Une lente et partielle autonomisation académique
3. Une « vraie » science
I / Genèses des groupements politiques
Introduction
1. Vie et mort des groupements et des formes politiques, par Xavier Landrin

1. La construction de l’ordre féodal
2. L’invention du passé national
2. Genèses et constructions de l’État moderne, par Bernard Lacroix
1. La monopolisation : conquête des monopoles et conquête territoriale
2. La puissance publique : serviteurs de l’État et raison d’État
3. Constructions pratiques et symboliques des frontières politiques, par Arnault Skornicki
1. Borner, mesurer, compter l’État
2. Représenter l’État
II / Figures historiques de l'État parlementaire
Introduction
1. La division du travail en politique, par Éric Phélippeau

1. Mandants et mandataires : la différenciation de rôles politiques
2. L’autonomisation et laspécialisation de la politique moderne
3. La professionnalisation des auxiliaires du travail politique
2. L’apprivoisement du suffrage universel, par Alain Garrigou
1. Politisation et démocratisation
2. Émancipation et domestication des dominés
3. Vote et science de la politique
3. La genèse de la concurrence pour la ratification : les partis politiques, par Hervé Fayat
1. Une question de définition et de méthode
2. Sociogenèse des partis et configuration des rapports de représentation
3. L’établissement d’une concurrence partisane
III / Différenciations des formes de pouvoir
Introduction
1. Concurrence entre élites et champ du pouvoir, par Christophe Charle

1. Bilan historiographique
2. Modèle napoléonien et modèle prussien
3. L’impossible modèle anglais
4. Le compromis républicain
5. Une spécificité française : la bourgeoisie de robe
6. Les nouveaux conflits de légitimité
2. Les formes de concurrence non démocratique
2.1 Le fascisme et le nazisme, par Enzo Traverso

1. Aux origines du fascisme
2. L’idéologie fasciste
3. Fascisme italien et nazisme allemand : quelles différences ?
2.2 Le soviétisme, par Bernard Pudal

1. Une fausse piste : le concept de totalitarisme
2. La matrice soviétique
3. La question de la bureaucratie
4. Dictatures, violences politiques et reproduction du régime politique
3. Les concurrences « ailleurs »
3.1 La Chine, par Stéphanie Balme

1. Que faire de la géographie et de l’Histoire ?
2. Le triptyque institutionnel : État, Parti, Armée
3. Conflits de légitimité : le droit au cœur du politique
3.2 L’Inde, par Roland Lardinois
1. Religions, castes et langues
2. Société et politique
3.3 La Russie, par Marie Mendras
1. Le conflit inégal, nerf du régime
2. L'affaiblissement des institutions publiques et le « contrat social »
3. La radicalisation dans un contexte de récession
3.4 Le monde arabe, par Bernard Rougier
1. Concurrences régionales et pluralisme politique
2. La gestion volontaire de la conflictualité sociale
3. Les contradictions internes du bloc autoritaire
4. Les concurrences au sein de l’État corporatiste
5. Les concurrences au sein de l’espace religieux
3.5 L’Afrique, par Luc Sindjoun
1. La concurrence politique comme concurrence guerrière
2. La concurrence politique comme concurrence pacifique
4. Les transitions démocratiques
4.1 La transitologie, par Frédéric Zalewski
4.2 L'Amérique latine, par David Garibay

Des transitions paradigmtiques
Des changements politiques en quête de légitimation
4.3 En Europe centrale et orientale, par Frédéric Zalewski
1. Une variété de voies de sorties du communisme
2. Les enjeux du postcommunisme
4.2 En Afrique, par Mamoudou Gazibo
1. La dynamique de la transition en Afrique
2. La problématique de la consolidation des transitions africaines
IV / Le champ du pouvoir
Introduction
1. Le pouvoir de la force
1.1 Les forces armées, par Jean Joana

1. Genèses de l’administration militaire
2. Pouvoir militaire et pouvoir politique : quelles relations ?
1.2 Les forces de police, par Laurent Bonelli
1. Police des villes, police de l’État
2. Les métiers policiers
2. Le pouvoir judiciaire, par Antoine Vauchez
1. Justice et Politique
2. Sociologie politique de la judiciarisation
3. Le pouvoir économique
3.1 Les groupes d’intérêt, par Hélène Michel

1. Genèse et pérennisation des groupes d’intérêt
2. Les groupes d’intérêt dans des configurations étatiques
3. Pratiques de défense et enjeux de l’action collective
3.2 Les grands patrons et la politique, par François-Xavier Dudouet, Hervé Joly et Antoine Vion
1. L'engagement des patrons en politique
2. Le soutien patronale aux entreprises poliques
3. La circulation des dirigeants entre l'État et l'entreprise
4. Le pouvoir religieux et l’État en France, par Yann Raison du Cleuziou
1. Deux universalismes concurrents
2. Entre émancipation et dépendance
3. Un espace de socialisation politique paradoxal
4. Recompositions du « croire » et recompositions politiques
5. La politique religieuse et l’impensé de la laïcité
6. Les enjeux du symbolique
V. La domination bureaucratique
Introduction
1. Les hauts fonctionnaires et la politique, par Françoise Dreyfus

1. Élite administrative, élite sociale ?
2. Des nominations politisées ?
3. L’élite administrative en politique
4. Les hauts fonctionnaires, acteurs des politiques publiques ?
2. Administration et pouvoir local, par Christian Le Bart

1. Le temps des notables et de l’administration locale
2. Le temps des entrepreneurs politiques
3. L’action publique, par Vincent Dubois
1. Les héritages d’une discipline appliquée
2. Les configurations sociales de l’action publique
3. De la construction des problèmes publics aux modes de gouvernement
VI / Le champ politique
Introduction
1. Le recrutement social des professionnels de la politique, par Nicolas Hubé

1. Classe, élite(s), oligarchie ? Les professionnels de la politique
2. La politique comme profession
3. La sélection sociale du personnel politique
2. Les institutions politiques, par Delphine Dulong
1. La fondation des institutions
2. La socialisation institutionnelle
3. La légitimation des institutions politiques
3. Les rapports ordinaires à la politique, par Pierre Lefébure
1. L’enjeu d’une définition extensive du rapport au politique
2. Les propriétés sociales comme sources des rapports ordinaires au politique
3. Les situations et les contextes dans l’activation des rapports ordinaires au politique
4. Apports interdisciplinaires pour saisir les rapports ordinaires au politique
VII / Le phénomène électoral
Introduction
1. L’opération électorale, par Christophe Voilliot

1. Genèse de l’opération électorale
2. Le vote en actions et en représentations
3. Les aléas d’un modèle
2. Le travail de mobilisation électorale, par Rémi Lefebvre
1. L’invention des campagnes électorales
2. Professionnalisation des campagnes et bricolages électoraux
3. Transformations et continuité de la mobilisation électorale
3. Les explications du vote, par Patrick Lehingue
1. André Siegfried : le précurseur en France
2. Lazersfeld et l’École de Columbia : la naissance des grandes enquêtes
3. Un héritage controversé
4. Variables sociales objectives et subjectives
VIII / L’entreprise partisane
Introduction
1. Partis et configurations partisanes, par Michel Offerlé

1. Typologies et travaux de terrain
2. Définir les partis politiques
3. Configurations partisanes
4. Les partis comme relation sociale
5. Caractéristiques partisanes
2. Le leadership partisan, par Julien Fretel
1. L’institutionnalisation du leadership partisan
2. Devenir dirigeant de parti
3. Ce que gouverner un parti veut dire
3. Investissements et désinvestissements partisans, par Philippe Juhem
1. L’investissement au sein des partis de gestion gouvernementale
2. Flux et reflux des investissements partisans amateurs
IX / Les mobilisations
Introduction
1. Répertoires d’action des mobilisations, par Erik Neveu

1. Le modèle de Tilly
2. Le répertoire comme mobilisation de ressources
3. Varier les répertoires
4. Un répertoire de troisième génération ?
2. Émergence et développement des mobilisations, par Olivier Fillieule
1. Structures et infrastructures du mécontentement
2. Dynamiques de la mobilisation
3. Dynamiques et effets des mobilisations, par Erik Neveu
1. Les dispositifs de filtrage et d’accueil
2. Identifier des impacts
3. Des mobilisations aux révolutions
4. Les effets des mouvements sur les groupes mobilisés
X / Le travail de mise en forme symbolique de la politique
Introduction
1. Mises en scène du pouvoir politique, par Philippe Riutort

1. Récits du pouvoir et pouvoir du récit : les mises en forme de l’autorité politique
2. Le pouvoir politique et ses contestations symboliques
2. Intellectuels et politique, par Frédérique Matonti
1. Les intellectuels avant les « intellectuels »
2. Les intellectuels et leurs engagements politiques
3. Médias et politique, par Philippe Riutort
1. La lancinante question des effets : médias et comportements politiques du public
2. L’activité politique sous contrainte médiatique
XI / La construction européenne
Introduction
1. Construction des espaces de pouvoir transnationaux en Europe, par Antonin Cohen

1. La dynamique des concurrences entre États européens
2. La genèse de l’espace de pouvoir transnational européen
3. Institutionnalisation des espaces de pouvoir transnationaux européens
2. La dynamique endogène des institutions européennes, par Antonin Cohen
1. Les transformations politiques et sociales des institutions
2. La formation d’un « milieu communautaire »
3. La fabrique de la décision supranationale
3. L’Europe au quotidien, par Romain Pasquier et Julien Weisbein
1. L’Europe au quotidien : quels acteurs ?
2. L’Europe au quotidien : les mécanismes de changements
3. L’Europe au quotidien : quels effets ?
XII / Les relations internationales
Introduction
1. La théorie des relations interétatiques, par Dario Battistella

1. Les relations interétatiques comme rapports de puissance : la théorie (néo)réaliste
2. Les relations interétatiques comme rapports de coopération : l’antithèse (néo)libérale
3. Les relations interétatiques comme rapports d’identité : la tentative de synthèse constructiviste
2. Espaces de pouvoirs nationaux, espaces de pouvoir internationaux, par Yves Dezalay et Mikael Rask Madsen
1. Des réseaux transnationaux sans ancrage national
2. World Society et dynamique de découplage
3. Les flux internationaux : ordre politique et changement social, par Didier Bigo
1. Flux, État, ordre et changement
2. La gestion des flux par les États : le récit réaliste de l’ordre gouvernemental
3. Penser les flux et le changement : liquidité et/ou lignes de fuite ? Sociologie politique de l'international
Conclusion. Le rapport savant à la politique
Bibliographie
Lexique
Index des noms
Index des notions
Les directeurs
Les auteurs.

Bernard Lacroix est professeur émérite de sciences politiques à l'université de Paris-X-Nanterr et membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France. Il a publié notamment L'utopie communautaire (PUF, 2eédition 2006), et Durkheim et le politique (PFSP, 1981), ainsi qu'en collaboration Le président de la République. Usages et genèses d'une institution avec Jacques Lagroye (PFNSP, 1992) et Norbert Elias, la politique et l'histoire avec Alain Garrigou (1997).
Antonin Cohen est professeur agrégé des universités en science politique. Il enseigne àl'université de Rennes-I et est membre de recherches de l'action politique en Europe (Crape/CNRS). Il a codirigé le Nouveau manuel de science politique aux Éditions La Découverte (2009 ; 2015).
Philippe Riutort est professeur de chaire supérieure en sciences sociales au lycée Henri-IV à Paris et membre du Laboratoire communication et politique (LCP/IRISSO/CNRS). Il a codirigéLes Formes de l’activité politique (PUF, 2006), Nouveau manuel de science politique (avec A. Cohen et B. Lacroix, La Découverte, "Grands Repères/manuels", 2009), et est l’auteur du Précis de sociologie (PUF, 2004).

vendredi 17 avril 2015

Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Sous la direction de Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff

Les risques du travail 
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner 
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies
Laurent Vogel et Serge Volkoff
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1990, les conditions de travail se sont peu à peu imposées dans le débat social. Néanmoins, la situation reste critique. Les risques traditionnels n’ont pas disparu : les manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux cancérogènes, au bruit ou aux vibrations demeurent répandues… De plus, certaines « améliorations » n’ont fait que déplacer et dissimuler les problèmes, telle l’externalisation des risques grâce à la sous-traitance. Dans le même temps, les transformations du travail et des modalités de gestion de la main-d’œuvre ont fragilisé les collectifs et accru l’isolement des salariés, conduisant à une montée visible de la souffrance psychique.
Face à ces évolutions, il est plus que jamais nécessaire que tous les acteurs concernés, en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants, s’approprient les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail. Tel est le but de ce livre, qui renouvelle intégralement sa première édition de 1985, laquelle avait fait date. Trente ans après, cette refonte s’imposait : cet ouvrage présente de manière accessible à un large public les connaissances les plus récentes sur les risques du travail, dans tous les secteurs. Mobilisant une équipe internationale de spécialistes et prenant en compte des expériences conduites dans de nombreux pays, il constitue à la fois une référence incontournable pour réfléchir à l’avenir de la prévention et un outil pratique proposant des pistes d’action.
Reprendre la main sur son propre travail, c’est aussi commencer à reprendre la main sur le monde. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).
Philippe Davezies est enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l'université Claude-Bernard Lyon 1.  
Laurent Vogel est juriste, chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen (ETUI). 
Serge Volkoff, est statisticien, ergonome, chercheur invité au Centre d'études et de l'emploi, ancien directeur du CREAPT.

jeudi 28 février 2013

Critique des sondages (actes du colloque), Sous la direction de Alain Garrigou

Critique des sondages (actes du colloque)

Sous la direction de Alain Garrigou 

2013

Avec :
Howard S. Becker
Patrick Champagne
Jeremy Mercier
Nicolas Kaciaf
Nicolas Hubé
Patrick Lehingue
Daniel Gaxie
Rémy Caveng

Ce livre reprend les communications du colloque « Critique des sondages » du 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale. Celui-ci a été organisé par Le Monde Diplomatique et l’Observatoire des sondages. Il a reçu l’aide des Amis du Monde diplomatique, de Virginie D’Eau et de Richard Brousse.
- Pour télécharger l’intégralité de l’ouvrage - 10€ - cliquer
- Vous pouvez également télécharger une partie seulement de l’ouvrage - 2€ l’article - en cliquant sur les liens hypertextes placés sous chaque extrait.
NB : Une fois votre paiement effectué faire un clic droit sur le lien retour à l’Observatoire pour télécharger le document choisi (format PDF).

- Introduction – A quoi sert la critique ? (Alain Garrigou) - page 5 à 11. (article intégral en accès libre)

- Chapitre 1 – Les sciences sociales et la critique des sondages aux États-Unis (Howard S. Becker) - page 13 à 22.
Extrait  :....Une première attaque en règle, mordante et profonde des études et enquête d’opinion aux Etats-Unis est venue de l’un des grands critiques de la sociologie : Herbert Blumer. En décembre 1947, American Sociological Association tint son congrès annuel dans la ville de New York. Blumber y donna une communication intitulée : « Public Opinion and Public Opinion Polling ». Imaginons la scène. Blumer, une grande et imposante silhouette, ancien joueur professionnel de football américain, ancien étudiant brillant de Robert E. Park et George Herbert Mead, souvent considéré comme l’un des fondateurs de l’école de sociologie de Chicago, et s’exprimant dans un style oratoire impressionnant. Il était alors, et a été pendant de nombreuses années professeur de sociologie à l’Université de Chicago....(Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 2 – « Faire l’Opinion » 20 ans après (Patrick Champagne) - page 23 à 29.
Extrait : ...Mais cette méfiance affichée à l’égard des sondeurs – « leurs enquêtes sont biaisées », « ils polluent le débat démocratique », « ils manipulent les électeurs », etc. – masquait des usages alors plus cachés des sondages qui commençaient à se diffuser dans les états-majors de nombre de partis, les sondeurs devenant progressivement des conseillers discrets des responsables politiques, contribuant, sondages à l’appui, à élaborer ou à faire infléchir des programmes électoraux et à introduire la logique du marketing commercial dans l’élaboration des campagnes électorales.... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 3 – Sondages à l’italienne (Jérémy Mercier) - page 30 à 35.
Extrait : ...L’Italie n’est pas la « mère patrie » des sondages mais elle peut, tout comme la France, être particulièrement considérée, en miroir inversé, comme une forme de République des sondages ou une République « sondomane ». Le rythme effréné avec lequel les entreprises de sondages transalpines produisent leurs chiffres entraîne une redéfinition de la vie publique et une modification des règles du jeu démocratique.(...) En Italie, il faut croire que les manipulations sont plus grossières encore, mais plus divertissantes aussi, surtout quand Silvio Berlusconi lui-même intervient par surprise lors d’émissions de télévision auxquelles il n’a pas été convié pour « corriger » les errances dans les sondages ou opinions le concernant. (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 4 – Les usages gouvernementaux des sondages d’opinion (Nicolas Kaciaf) - page 36 - 46.
Extrait  : ...L’accès aux ressources sondagières constitue un véritable enjeu de pouvoir au sein des instances gouvernementales. Mais, contrairement aux apparences, cet enjeu ne tient ni à l’avantage stratégique, ni aux opportunités d’action qu’offrirait la détention des données d’enquête dans la compétition politique. Malgré les coûts engagés, les études demeurent souvent superficielles, ambigües et, surtout, réduites à quelques informations synthétiques et peu significatives. L’équivocité des résultats confèrent aux sondages des vertus « magiques ». Comme n’importe quel secret, les données sondagières érigent leurs possesseurs en initiés. Elles ne sont jugées importantes et elles n’octroient de l’importance à ceux qui y accèdent qu’en raison des efforts accomplis pour en conserver l’exclusivité...(Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 5 – Quand « les sondages » nous parlent…La médiatisation d’un instrument du jeu politique (Nicolas Hubé) - page 47 à 56.
Extrait  : ...Cet article repose, d’une part, sur une analyse de quatre quotidiens nationaux (Le Figaro, L’Humanité, Libération, Le Parisien) et du journal de 19h sur France Inter au second semestre 2010 ; d’autre part, il repose sur une analyse du Monde du 1er juillet 2011 au 30 octobre 2011.(...) Il existe bien une tendance générale à un recours massif « aux sondages » dans les pages politiques. Plus d’un sondage tous les deux jours est ainsi évoqué, en 2010, sur France Inter (104), à L’Humanité (102 pour 186 éditions), à Libération (68) ; un tous les trois jours au Figaro (40) et au Parisien (55). Au Monde au second semestre 2011, si l’on fait abstraction des 24 sondages ne traitant pas de politique nationale, on dénombre plus de trois sondages traités tous les quatre jours (82 pour 105 éditions)..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 6 – Sur un battement d’ailes de papillon. Modes de conception et de circulation de deux enquêtes hors contexte (Patrick Lehingue) - page 57 à 70.
Extrait  : ...De manière purement métaphorique, le battement d’aile d’un papillon au Brésil désignera ici le petit coup de force symbolique réalisé dans le micro univers des entreprises de sondages par les responsables d’une P.M.E. émergente, Harris Interactive, au printemps 2011. Comme on s’en souvient peut être, l’initiative - techniquement audacieuse mais médiatiquement très payante - fut prise de réaliser et surtout de faire publier coup sur coup dans le Parisien Aujourd’hui (éditions des dimanche 6 et mardi 8 mars 2011) deux sondages préélectoraux plaçant, pour la première fois dans l’histoire française des sondages, la candidate du FN, Marine Le Pen, en première position des intentions de vote, ce quelque soit la configuration – alors très ouverte - des candidatures socialistes : Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, pour le premier sondage (sur-titré en une du Parisien, « Marine Le Pen, en tête »), D. Strauss Kahn et F. Hollande, pour la seconde enquête (toujours en première page du Parisien, « Sarkozy, Strauss Kahn, Hollande, tous battus »)..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 7 – Renforcements circulaires et routines méthodologiques. Les présupposés d’interprétations et les résultats des enquêtes d’opinion (Daniel Gaxie) - page 71 à 83.
Extrait : ...Nous avons mené pendant plusieurs années une enquête par entretiens approfondis, avec des questions ouvertes, auprès de citoyens de divers milieux sociaux en Allemagne, France, Italie et Pologne afin de connaître leurs opinions et attitudes à l’égard de l’intégration européenne. En France, nous avons également mené des analyses de conversations (focus groups) auprès de personnes appartenant à des milieux diversifiés. Les opinions et attitudes des citoyens sur les questions européennes sont également l’objet d’enquêtes d’opinion standard à partir de questions fermées administrées à des échantillons des populations des États membres de l’Union Européenne. Certaines de ces enquêtes, les Eurobaromètres, sont conduites deux fois par an depuis 1973. Elles sont commandées, contrôlées et publiées par la Commission Européenne. (...) Il suffit en effet de faire et de laisser parler, avec leurs propres mots, des citoyens de diverses catégories pour apercevoir l’abîme qui sépare, pour la plupart d’entre eux, le rapport réel à la construction européenne de l’image enchantée qu’en donnent les enquêtes d’opinion standard.... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 8 - Peut-on croire à la qualité des enquêtes par téléphone ? (Rémy Caveng) - page 84 à 90.
Extrait  : ....L’organisation du travail dans les centres d’appel, que d’aucuns désignent comme des « usines modernes » où s’élabore une sorte de taylorisation du travail relationnel et une rationalisation de l’activité langagière, ainsi que la course à la productivité ne créent pas les conditions d’un recueil d’information de qualité. Outre un environnement extrêmement bruyant qui ne favorise guère la concentration, les enquêteurs sont soumis à des exigences élevées en termes de cadence. S’ils veulent se maintenir dans le secteur et vivre de cette activité, le respect de ces dernières est impératif tant il conditionne leurs chances de se voir confier de nouvelles missions lorsqu’ils sont employés sous le statut de vacataire (cas le plus courant) ou d’obtenir des heures complémentaires lorsqu’ils sont employés en CDI à temps partiel (très rare). Et ce, qu’ils soient payés à l’heure ou au questionnaire, ce dernier mode de rémunération impliquant en lui-même une course individuelle à la productivité puisqu’aucune rémunération n’est garantie..... (Télécharger l’article - 2 €)

- Chapitre 9 - Une hostilité ordinaire aux sondages (Alain Garrigou) - page 91 à 99.
Premières lignes : On pourrait croire que, à part quelques sociologues jaloux, les sondages entraînent une adhésion générale : celle des producteurs qui croient à ce qu’ils font, des commentateurs qui citent des chiffres comme des données évidentes et significatives et celle du public dont les médias se prévalent pour justifier leur publication. Comment le public serait-il donc hostile alors que, depuis les origines, les sondeurs soutiennent que les sondages sont démocratiques et ne se privent pas toujours de juger que leurs critiques sont antidémocrates ? Or, insondable paradoxe, il semble bien que les sondages ne soient pas populaires ou encore que les citoyens leurs soient assez largement hostiles, au moins sceptiques..... (Télécharger l’article - 2 €)

(Source: Observatoire des sondages)

vendredi 30 novembre 2012

Dvd: Hollande, Dsk, Etc... Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal

Hollande, Dsk, Etc...


Hollande, Dsk, Etc...
Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal
Avec la participation de Alain Accardo, Gilles Balbastre, Laurent Bonelli, Alain Garrigou, François Ruffin
Arapede Productions
2012

Au printemps 2012, en pleine campagne des élections présidentielles, une équipe de choc s’invite chez les notables de la presse parisienne pour les interroger sur le traitement de faveur dont ils gratifient François Hollande depuis les premiers jours de sa candidature. En plébiscitant le prétendant socialiste au détriment des autres candidats, les responsables de l’information ne sont-ils pas en train de préempter l’issue du jeu électoral ?
Hollande saura-t-il les consoler de l’effondrement de leur ancien favori, Dominique Strauss-Kahn ? Confrontés aux preuves de leur parti pris, directeurs de journaux, éditorialistes chevronnés et petits soldats du journalisme politique se cabrent, se défaussent, se récrient, s’énervent – et parfois se dévoilent…
BONUS : JUPPÉ, FORCÉMENT…
Comment s’exerce la démocratie quand un ministre en fonction,
secrétaire général d’un parti politique de première importance,
brigue la mairie d’une grande ville de province ? Comment les médias locaux traitent-ils l’illustre parachuté ? Que devient le beau principe de l’égalité de traitement entre les candidats ? Juppé, forcément… décortique une campagne électorale à travers le regard des journalistes et montre à quel point la politique, comme le reste, fonctionne à deux vitesses.
Pierre Carles, 1995, 31 mn
 commander

jeudi 19 avril 2012

en ligne: DSK, Hollande, etc. Un film de julien brygo, Pierre Carles, Aurore Van Opstal


le film  « DSK, Hollande, etc. » (réalisation : Julien Brygo, Pierre Carles, Aurore Van Opstal) est en accès libre sur le site de Pierre Carles depuis le 19 avril 2012

Synopsis

Les rapports médias-politique passés au crible avant l’élection présidentielle de 2012. Ou comment la presse présélectionne les candidats compatibles avec les intérêts du pouvoir économique. Après avoir fait le forcing pour la candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2010, c’est sur François Hollande que se sont reportées les voix des « grands » médias à partir de l’affaire du Sofitel de New York. Particularité des deux hommes : ils ont tous les deux fait Sciences-Po et l’école de commerce HEC.
En n’imaginant pas d’autre second tour possible qu’un duel Hollande-Sarkozy et en présentant cet affrontement comme un un combat gauche-droite alors qu’il s’agit plus vraisemblablement d’un affrontement centre droit-droite dure, les médias dominants cherchent-ils à éviter la présence d’un vrai candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle ? 

Les projections-débats


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voir également:

en ligne: Pierre Bourdieu, à propos des Sondages

Films de Pierre Carles avec Pierre Bourdieu + écouter Carles à propos de La sociologie est un sport de combat

lundi 23 janvier 2012

video: Alain Garrigou, Sondages et manipulations : sonder pour gouverner ?


Conférence UTOPIA : Sondages et manipulations : sonder pour gouverner ?

Mardi 13 décembre 2011 à la Maison des Sciences Economiques

Alain Garrigou
Professeur en Sciences politiques, Université Paris 10

Jean-Pierre Sueur
Sénateur du Loiret, Président de la Commission des lois du Sénat, Parti socialiste

jeudi 3 novembre 2011

Colloque: Critique des sondages, 5 novembre 2011

Critique des sondages (Colloque)

(Samedi 5 novembre 2011, de 9 heures à 17 heures. Lieu : Assemblée nationale, 126 rue de l’Université, Paris 7e / Inscription Obligatoire - Nombre de places limitées. Contacter l’Observatoire des sondages, merci d’indiquer sujet « Colloque AN ».)

Colloque Le Monde Diplomatique – Observatoire des sondages

Il existe un courant critique des sondages qui, depuis longtemps, avec Herbert Blumer en 1948 (« Public opinion and public opinion polling »), Pierre Bourdieu en 1972 (« L’opinion publique n’existe pas »), apporte une contribution substantielle à la compréhension de sondages au-delà des clichés intéressés sur leur caractère naturellement démocratique et scientifique. Au moment où le rôle des sondages avec leur prolifération, leur place croissante dans la politique et leur dégradation qualitative les met sur la sellette, il est important de faire un bilan de cette critique. L’actualité politique aussi y contribue alors qu’une campagne électorale présidentielle a commencé et qu’une proposition de loi parlementaire est discutée.
Or, la critique scientifique monte à l’égard d’une économie des sondages de moins en moins liée à la science et à la démocratie. On saurait d’autant moins négliger cette critique qu’elle perdure, s’approfondit et s’assure de la pérennité par la relève générationnelle. Pourtant, ses penseurs sont généralement contraints de « débattre » avec des sondeurs pour paraître dans les médias, leur servir de caution et être choisis. Demande-t-on à des spécialistes des classes moyennes de n’apparaître qu’en compagnie de petits commerçants et autres membres des classes moyennes ? Il est temps que les débats scientifiques reprennent leur autonomie tout en ayant accès aux lieux de débats publics sans conditions préalables.
Dans ces circonstances, l’organisation d’une journée de colloque autour de spécialistes de l’opinion, des sondages et des médias peut être un moment important de réflexion. Le colloque se déroulera le 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale, une manière de marquer l’utilité de la critique. Organisée dans les grandes villes universitaires de France à l’initiative des Amis du Monde Diplomatique, une série de conférences-débat suivra le colloque.



Programme provisoire


9 heures - Ouverture
- Serge HALIMI, directeur du Monde Diplomatique



Première partie : Histoire de la critique


- Howard S. BECKER (Etats-Unis) : La première critique des sondages : 1948, Herbert Blumer et l’école de Chicago
- Bernard LACROIX (Institut Universitaire de France) : « L’opinion publique n’existe pas », 40 ans plus tard
- Patrick CHAMPAGNE (CNRS) : Faire l’opinion, 20 ans après



Deuxième partie : Transformations des usages


- Nicolas KACIAF (Université Versailles-Saint-Quentin) : Les usages gouvernementaux des sondages d’opinion
- Nicolas HUBE (Université Paris-Sorbonne) : Les sondages dans les médias : des enjeux au service du jeu politique
- Jérémy MERCIER (Le Monde Diplomatique) : Sondages à l’italienne
- Hichem GUERFALI (3C Etudes) : Sondages et élections en Tunisie nouvelle : pourquoi l’interdiction ?

14 heures - Reprise


Troisième partie : méthodologies

- Patrick LEHINGUE (Université de Picardie) : Le battement des ailes de papillon : fabrique des sondages préélectoraux et effets politiques
- Daniel GAXIE (Université Paris-Sorbonne) : Ce que les méthodes font aux opinions : entretiens ou sondages, questions ouvertes ou fermées
- Rémy CAVENG (Université de Picardie) : Peut-on croire à la qualité des enquêtes par téléphone ?



Quatrième partie : Perceptions des sondages

- Richard BROUSSE (Observatoire des sondages) : Les apports de la veille à la compréhension des sondages
- Eric DARRAS (IEP Toulouse) : Retour à l’envoyeur. Les sondages vus d’en bas
- Alain GARRIGOU (Université Paris-Ouest) : A quoi sert la critique ?

17 heures - Clôture

lundi 10 octobre 2011

sondages: Manuel anti-sondages. La démocratie n'est pas à vendre ! et Sondages. Souriez, vous êtes manipulés

Alain Garrigou
Richard Brousse
l'Observatoire des sondages
Manuel anti-sondages
La démocratie n'est pas à vendre !
éditions la ville brûle
2011


Présentation de l'éditeur
Les sondeurs - et d'autres avec eux : médias, hommes politiques... - ont réussi à faire de l'étude de l'opinion publique un instrument antidémocratique. Comment se défendre de l'emprise croissante de ce type d'information chiffrée, qui le plus souvent ne vaut pas grand-chose mais participe à la mise en condition des citoyens et donc à la perversion de la démocratie ? Alors que l'élection présidentielle de 2012 approche, et que les sondages se multiplient, leur critique est plus nécessaire que jamais, et doit porter aussi bien sur les techniques des sondages que sur leurs usages commerciaux, politiques et médiatiques. Ce manuel anti-sondages est un instrument critique qui procède avec simplicité, en s'attachant aux problèmes élémentaires. Il propose une analyse, un glossaire, des exemples... autant d'arguments indispensables pour réfuter les poncifs des opiniomanes, sondeurs et commentateurs politiques qui ne savent plus penser qu'à coups de sondes.
Les auteurs Alain Garrigou, professeur en sciences politiques à l'université Paris X-Nanterre, est un spécialiste reconnu du vote et des sondages. Il a créé l'Observatoire des sondages. Richard Brousse est sociologue. Il est le webmestre de l'Observatoire des sondages.

Patrick Lehingue
Rémy Caveng
Alain Garrigou
Sondages. 
Souriez, vous êtes manipulés 
Préface de François Delapierre
éditions Bruno Leprince 2011

Présentation de l'éditeur 
On a trop tendance à réduire l’actuelle manie sondagière à un culte naïf de l’opinion ou à une futile bataille de chiffres. Mais les sondages, on le verra en lisant les entretiens qui composent ce livre, sont bien plus que cela. Un sondage, c’est par exemple, comme nous l’explique Patrick Lehingue, un produit scientifique de plus en plus frelaté, dont l’élaboration ignore généralement les principes et les enseignements élémentaires de la recherche. C’est aussi, comme le montre Rémy Caveng, un produit commercial, fruit d’une concurrence féroce et d’un dumping social éhonté. C’est enfin, comme le souligne Alain Garrigou, l’objet de prédilection (à la fois marchandise, arme et totem) d’une clique politico-médiatique, qui ne cesse de vicier la vie démocratique. Au fil de la lecture, on croisera donc, sans jamais s’éloigner des sondages, quelques problèmes essentiels de notre temps?: le règne de la fausse science et des faux experts?; la généralisation du précariat néolibéral?; la domination sans partage de l’oligarchie…

mercredi 1 septembre 2010

Video-audio- Livre: L'État démantelé

audio:

Laurent Bonelli et Raoul Marc Jennar, L'état démantelé
 Là-bas si j'y suis, par Daniel Mermet, 15 mars 2011
Willy Pelletier, La fonction publique employeur modèle ?, Du Grain à moudre par Brice Couturier, Louise Tourret, 12.01.2011

Willy Pelletier, présenté par Alain Bedouet, Le téléphone sonne, 11 novembre 2010

Willy Pelletier à propos de L'Etat démantelé , "Parenthèse", 04 septembre 2010


Videos du Colloque : « L’Etat démantelé »
samedi 27 juin 2009
organisé par la Fondation Copernic et le Monde diplomatique
01 - Michel Vaxès
02 - Serge Halimi
03 - François Denord
04 - Willy Pelletier
05 - Alain Garrigou
06 - Philippe Riutort
07 - Laurent Bonnelli
08 - André Grimaldi
09 - Hélène Adam
10 - Noël Daucé
11 - Joëlle Moreau
12 - Sabine Rozier
13 - Édouard Sill
14 - Gilles Garnier
15 - Francine Bavay
16 - Jean Christian Billard
17 - Gilles Sainati
18 - Frédéric Neyrat
19 - Bernard Lacroix - Clôture : Caroline Mécary




L'État démantelé
Enquête sur une contre-révolution silencieuse

Laurent BONELLI, Willy PELLETIER
Collection : Cahiers libres
La Découverte
2010



Présentation de l'éditeur
Dans le débat public, les diagnostics alarmistes sur la « crise de l’État-providence », et les procès contre l’État-redistributeur, ont laissé place à toujours plus d’injonctions à « réformer l’État ». Cet impératif est devenu le point de ralliement d’élites politiques (de droite comme de gauche), de hauts fonctionnaires nationaux et internationaux, mais aussi des intellectuels les plus en vue, de journalistes, voire de certains syndicalistes.
Que recouvre cette « réforme de l’État » ? Comment a-t-elle été mise en œuvre depuis vingt ans ? Quelles conséquences pour le service public et les usagers ? Ce livre s’efforce de répondre à ces questions en faisant dialoguer des chercheurs, des fonctionnaires et des syndicalistes. L’échange d’analyses et d’expériences permet de dessiner les lignes de force de ce mouvement, tout en restant attentif aux singularités observables.
Ce travail intellectuel et collectif est nécessaire pour comprendre une contre-révolution silencieuse.
Car, si les réformes néolibérales de l’État s’effectuent parfois à grand renfort de publicité (privatisation de La Poste, restrictions des budgets de l’hôpital public ou de l’Éducation nationale), elles sont le plus souvent invisibles, et ne rencontrent que des protestations sectorielles, peu coordonnées, encore moins médiatisées. Elles passent par tel décret, telle directive, telle circulaire, voués à demeurer obscurs et confidentiels, dans certains cas élaborés par des cabinets d’audit privés… La plupart, et parmi les plus structurelles, passent inaperçues, sauf pour ceux qui en affrontent directement les conséquences…
Au terme de ce voyage dans la « réforme de l’État » et ses effets, c’est l’avenir des services publics, de nos services publics, qui est en jeu. C’est-à-dire celui d’un modèle de société.

Laurent Bonelli est maître de conférences en science politique à l’université Paris-X (Nanterre) . Il a co-dirigé l’ouvrage La Machine à punir. Pratiques et discours sécuritaires (L’Esprit frappeur, Paris, 2001) et publié, à La Découverte, La France a peur (2008). Il est par ailleurs membre de la rédaction du Monde diplomatique.
Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, est coordinateur général de la Fondation Copernic depuis 1998. Il a notamment publié, avec Claire Le Strat, La canonisation libérale de Tocqueville (Syllepse, 2006)

dimanche 23 mai 2010

mercredi 6 janvier 2010

à paraître: Alain Garrigou, Mourir pour des idées. La vie posthume d'Alphonse Baudin



Alain Garrigou
Mourir pour des idées
La vie posthume d'Alphonse Baudin

Les Belles Lettres
avril 2010

Présentation de l'éditeur

Le député Alphonse Baudin (1811-1851) est mort sur une barricade le 3 décembre 1851 en s'opposant au coup d’État de Louis Bonaparte (1808-1873). Avec un « mot sublime » lancé à des parisiens refusant de rejoindre des parlementaires dont l’indemnité législative était très impopulaire : « Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs ». Après maints combats sur la qualification de la mort de Baudin, l’acte héroïque a été consacré par le transfert de sa dépouille au Panthéon. Les écoliers français ont longtemps admiré le sacrifice de Baudin magnifié par Victor Hugo (1802-1885), son compagnon d’épreuve. Pourquoi, dans la République bien établie, le souvenir s’est-il effacé ? Baudin a-t-il même prononcé son « mot sublime » ? En répondant à ces questions, cette enquête explore le mystère de l’héroïsme. Il nous concerne : s’il est vrai que la mort héroïque suscite la grande interrogation – quelle vie mérite d’être vécue ? – sa disparition nous enseigne tout autant sur nous-même.



Sommaire

Introduction – On ne vit que deux fois
- Généalogie de l'héroïsme civique
- Mourir pour une cause
- Au miroir de l'héroïsme
- Le mystère de l'héroïsme

Chapitre 1 – La résistance au 18 brumaire de Louis Bonaparte
- Un coup d'éclat contre le coup d'état
- Espoirs, peurs et incertitudes
- Le sens d’un combat
- Autour d’une dépouille

Chapitre 2 – Après le coup d’état : le pouvoir et l’exil
- La France de Louis Napoléon Bonaparte
- La mémoire des proscrits
- L’héroïsme, la fidélité et le souvenir

Chapitre 3 – La mémoire contre l’Empire
- Une tombe oubliée
- L’affaire Baudin
- La célébrité posthume
- Qu’est-ce qu’un héros ?

Chapitre 4 – La défense de la République
- Le coup d’état du 16 mai et l’Histoire d’un crime
- Le Panthéon contre le boulangisme
- Le culte républicain des héros

Chapitre 5 – L’immortalité et après
- Un cinquantenaire
- L’oubli
- D’une résistance à l’Autre
- Portraits de héros

Conclusion – Le mystère de l’héroïsme
- La politique contre l’intérêt
- Une histoire sans héros ?
-
Post scriptum – Légende et histoire
- Légende dorée, légende noire et jugement de l’histoire
- Les témoignages et la vérité
- Les incertitudes d’un mot sublime
- Mourir avec insolence

Bibliographie


Alain Garrigou est professeur de science politique à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Collaborateur régulier du Monde diplomatique, il dirige l’Observatoire des sondages.