"Je ne dis pas que l’État est la solution de tous les problèmes, mais l’État est une des seules armes que nous ayons pour contrôler toutes sortes de fonctionnement et de processus tout à fait vitaux, et en particulier tous ceux qui touchent à l’intérêt général et aux services publics. Je suis tout à fait favorable à la création d’un État transnational ou mondial. Mais, dans l’état actuel, c’est une utopie. Cela dit, la taxe Tobin, c’est un pas vers l’État mondial. Keynes disait déjà qu’il fallait faire une banque mondiale, ce qui va dans le sens de l’État mondial. Et il faudrait ensuite pouvoir contrôler cette banque, et prélever les impôts pour l’alimenter. Mais peut-être est-ce une utopie un peu folle. En attendant cet État mondial, je pense que les États nationaux sont le seul instrument que nous ayons pour opérer une redistribution raisonnable des revenus des plus riches aux plus pauvres, pour égaliser les chances d’accès à l’économie, à la culture. Donc, on ne peut dire qu’on va se passer de l’État.
En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les conséquences de la destruction de l’État, on ne les verra que dans vingt ans. Par exemple, dans vingt ans on dira que le taux de cancer a augmenté dans les villes en liaison avec la pollution. Je trouve anormal que les médecins ne le disent pas maintenant. (On commence à dire très prudemment que le taux d’asthmatiques parmi les enfants a très fortement augmenté en liaison avec la pollution.)"
Bourdieu, Entretien du 26 janvier 2000 par Bertrand Chung, Mondialisation et domination : de la finance à la culture, Cités, 2012/3 (n° 51), Bourdieu politique , PUF, 2012, p.133

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mardi 12 décembre 2017

Discours et (re)constructions identitaires. Analyses interdisciplinaires, Thierry Guilbert, Pascaline Lefort (dir.)


Discours et (re)constructions identitaires
Analyses interdisciplinaires
Thierry Guilbert, Pascaline Lefort (dir.) 
Septentrion
Paradoxa
2017

Présentation de l'éditeur
C'est d’abord par les discours que les individus, groupes sociaux et institutions proclament, utilisent et reconfigurent leurs identités (individuelles, sociales, professionnelles, politiques, nationales, ethniques, etc.). Le parti-pris, qui fait l’originalité de cet ouvrage collectif, n’est pas de chercher une définition de l’identité, mais d’analyser le rôle des discours dans la construction des diverses identités dans le but de mieux en percevoir les enjeux.
Les contributions s’inscrivent en sciences politiques, en droit, en sociologie, en psychologie, en sciences du langage et en sciences de l’information et de la communication. Les analyses portent sur les discours identitaires dans des situations concrètes et des terrains divers : enseignement des langues étrangères, orthographe et transcription du breton, métiers d’art, hôpital, politique, médias traditionnels et en ligne, journalisme, cinéma, musée de la mémoire au Chili, Cour européenne des droits de l’homme…

mercredi 24 mai 2017

écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France


écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, le 16.05.2017
 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017


Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

jeudi 4 mai 2017

Patrons en France, Sous la direction de Michel Offerlé

 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017



Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

lundi 20 mai 2013

Journée d’études: Pierre Bourdieu et la sociologie, Université Paris Ouest, 8 juin 2013


                                                   
Pierre Bourdieu et la sociologie

             Journée d’études Sophiapol (Université Paris Ouest Nanterre)
  
Organisée par Philippe Combessie, Stéphane Dufoix, Christian Laval et Christian Lazzeri


Samedi 8 juin 2013
Université Paris Ouest
Bâtiment B, salle des conférences 
L’entrée est ouverte à tous et à toutes 


9h30 – 12h30

Président de séance : Christian Laval

Monique de Saint Martin (EHESS, IRIS) : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’éducation et de la culture
Luc Boltanski (EHESS, GSPM) : La sociologie critique et les classes sociales
François Héran (INED), La doctrine et le terrain : remarques critiques sur les pratiques de recherche de Bourdieu

14h – 16h

Président de séance : Philippe Combessie

Frédéric Lebaron (Université d’Amiens, CURAPP) : Les dynamiques des champs du pouvoir
Alain Quemin (Université Paris 8, Institut d’études européennes) : Pierre Bourdieu et la sociologie de l’art et de la culture : apport théorique et rôle institutionnel

16h30 – 18h

Table ronde “Jeunes chercheurs” animée par Stéphane Dufoix

Karim Fertikh (post-doctorant, EHESS, Centre Georg Simmel)
Mathieu Hauchecorne (post-doctorant, UVSQ, laboratoire Printemps)
Anne Jourdain (docteure en sociologie, Université d’Amiens, CURAPP)
Sidonie Naulin (docteure en sociologie, Université Paris-Sorbonne, GEMASS)
Arnaud Saint-Martin (chargé de recherche au CNRS, UVSQ, laboratoire Printemps)







(source: Sophiapol)

mardi 11 octobre 2011

2 livres sur Bourdieu: Bilan philologique de l'Esquisse d'une theorie de la pratique de Pierre Bourdieu + La théorie de Pierre Bourdieu et ses usages sociologiques

Jean-Claude Atangana
Bilan philologique de l'Esquisse d'une theorie de la pratique de Pierre Bourdieu
Etude comparée des éditions de 1972 et de 2000
L'Harmattan
2011

Présentation de l'éditeur
En rééditant l'Esquisse d'une théorie de la pratique, Bourdieu nous apprend, d'une part, qu'un travail scientifique n'est jamais achevé, qu'il répond aux préoccupations épistémologiques du moment et doit nécessairement subir le feu des critiques venant des pairs, et, d'autre part, qu'un tel travail doit aussi prendre en compte les nécessaires évolutions scientifiques intervenant dans le champ disciplinaire concerné.

Anne Jourdain et Sidonie Naulin
La théorie de Pierre Bourdieu et ses usages sociologiques
Armand Colin
2011

Présentation de l'éditeur
De tous les sociologues français du XXe siècle, Pierre Bourdieu (1930-2002) est sans doute aujourd’hui le plus connu et le plus controversé. Son œuvre foisonnante a durablement marqué le champ intellectuel en France et dans le monde. À l’origine d’une nouvelle théorie du monde social qui s’appuie sur des concepts clés tels que l’habitus, la violence symbolique ou le champ, Pierre Bourdieu s’attache à mettre au jour la réalité des rapports sociaux pour mieux la dénoncer. Cet ouvrage présente trois dimensions centrales de l’œuvre de Pierre Bourdieu : sa réflexion épistémologique sur le métier de sociologue, l’élaboration de ses principaux concepts d’analyse à travers l’étude de domaines particuliers (école et culture) et enfin sa théorie de l’espace social. Dans chacun des chapitres, sont présentés des travaux d’auteurs qui ont poursuivi la réflexion de Pierre Bourdieu ou qui s’en sont inspirés. C’est en s’intéressant aux apports et aspects critiques de la sociologie de Pierre Bourdieu que peuvent être saisies l’importance et la nature de son influence intellectuelle aujourd’hui. Anne Jourdain et Sidonie Naulin sont doctorantes en sociologie, normaliennes et agrégées de sciences économiques et sociales.