« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 7 février 2025

JOURNÉE D'ÉTUDE & REPRÉSENTATION "LES HÉRITIERS" (ENS Paris-Saclay (IDHE.S), 13 mars 2025)

 

 

JOURNÉE D'ÉTUDE & REPRÉSENTATION 

"LES HÉRITIERS"

ENS Paris-Saclay (IDHE.S) – Salle 1B26 • 13 mars 2025
Suivie de l’adaptation de l’ouvrage au théâtre

PROGRAMME

10h-12h : Table ronde 1 – Les Héritiers : méthodes, enjeux, réceptions.
Intervenants : Bertrand Geay, Pierre Clément, Julien Duval
Modération : Ulysse Baratin
Introduction : Tristan Ingrao – Présentation du travail d’adaptation théâtrale des Héritiers par la Scène de Recherche et les étudiants de l’Université Paris-Saclay.
Discussion : La publication des Héritiers en 1964 donne lieu à des comptes-rendus plutôt négatifs de la part des sociologues de l’éducation des années 1960 (Gérard Vincent, Jacques Lautman, Viviane Isambert, par exemple). Soulignant l’intérêt des méthodes employées, la plupart de ceux-ci contestent cependant l’aspect novateur de ce travail. Le texte connut un succès bien plus important – et après 1968 – chez les étudiants. Les Héritiers constitue-t-il une rupture épistémologique et méthodologique, ou une redite scientifique des intuitions de l’époque ? Cette table ronde questionnera la publication de cet ouvrage dans le contexte de recherche du Centre de Sociologie Européenne (CSE). Dans ce contexte, Les Héritiers constitue une publication phare recouvrant un ensemble de recherche beaucoup plus vastes, débutées en 1961 (Julien Duval).  Cette publication sera aussi remise dans le contexte des publications suivantes, en tant que point de départ d’un programme de travail allant de La Reproduction à La Misère du Monde (Bertrand Geay, Pierre Clément).

14h-16h : Table ronde 2 – Des « héritiers » cosmopolites ? Actualité des Héritiers
Intervenants : Anne-Catherine Wagner, Agnès Van Zanten, Jérôme Deauvieau, Grazia Scarfo, Adrien Delespierre
Modération : Victor Devisme
Discussion : Le renouvellement des élites, culturelles ou économiques, contraint les institutions scolaires à s’adapter. Proposant de nouvelles modalités d’évaluation, l’intégration d’activités extra-scolaires aux cursus universitaires et favorisant les échanges internationaux, les universités d’élites forment des « héritiers » bien différents de ceux des années 1960. Cette table ronde sera l’occasion de débattre de l’actualité des Héritiers dans le contexte français et international. Comment peut-on se servir du « premier » Bourdieu pour expliquer les inégalités scolaires, et comment cela peut-il s’appliquer à l’école primaire (Jérôme Deauvieau) ? Ce modèle fonctionne-t-il toujours pour l’admission dans les établissements supérieurs d’élite, en France mais aussi aux États-Unis et en Angleterre (Agnès Van Zanten, Adrien Delespierre) ? Explique-t-il aussi les inégalités au Maroc et en Tunisie et la formation des jeunes ingénieurs (Grazia Scarfo) ? Quels sont les rapports desgrandes écoles à l’international (Anne-Catherine Wagner) ? Cette table ronde fera une grande place à la comparaison internationale et à l’extension des questionnements des Héritiers vers des catégories plus jeunes.

16h-18h : Table ronde 3 – Les grandes écoles de l’intérieur : enjeux contemporains et diversification dans l’enseignement supérieur français.
Intervenants : Claire Lambard, Sébastien Oliveau, Cédric Hugree
Modération : Frédéric Lebaron
Discussion : Les « grandes écoles » françaises produisent des normes dominantes dans le champ des sciences sociales et des humanités. Elles sont aussi le miroir de changements institutionnels (autonomie des universités, LPR). Elles se consacrent notamment à « produire de l’excellence » et à former les élites intellectuelles et académiques. Cette table ronde permettra d’interroger la fabrique de l’excellence de l’intérieur. Comment les grandes écoles mettent-elles la « diversité » en avant, tout en conservant des critères rigoureux d’admission ? Le passage par les classes préparatoires reste-t-il incontournable (Cédric Hugrée) ? Nous questionnerons aussi l’existence de parcours « hors » grandes écoles et leurs spécificité (Sébastien Oliveau). La façon dont celles-ci prennent en charge les enjeux contemporains sera au cœur de la discussion. Il sera notamment question du cas de l’inclusion de genre et de l’égalité (Claire Lambard) ainsi que de l’évolution de la structure de genre dans les formations d’élite (Sébastien Oliveau).

Conclusion de la journée : Frédéric Lebaron

18h30-20h : Pièce à la Scène de Recherche

Nouvelle troupe du Plateau de Saclay, Julie Timmerman

Réservation : https://ens-paris-saclay.fr/agenda/les-heritiers

 

vendredi 19 août 2022

Cédric Hugrée et Tristan Poullaouec, L’université qui vient. Un nouveau régime de sélection scolaire

 

 

Cédric Hugrée

Tristan Poullaouec

L’université qui vient

Un nouveau régime de sélection scolaire

Raisons d'agir

2022

 

 

Présentation de l'éditeur

La crise sanitaire et sa gestion au sein des universités françaises ont révélé et renforcé un nouveau régime de sélection scolaire. Jamais la France et son système scolaire n’ont autant diplômé et pourtant jamais les savoirs n’ont été aussi inégalement transmis. D’un côté, les études universitaires se sont banalisées parmi les enfants issus des classes populaires, en premier lieu les jeunes femmes. De l’autre, les dispositifs adoptés pour lutter contre l’échec en licence ont échoué, au point de laisser de nombreux étudiants seuls face à leurs difficultés scolaires.
Comment conduire 50 % d’une classe d’âge au niveau de la licence quand le budget par étudiant chute depuis 15 ans à l’université ? Le néolibéralisme scolaire n’envisage que la sélection, la hausse des frais d’inscription, la concurrence entre établissements et la professionnalisation des formations. Face à la détérioration des conditions d’enseignement, la suppression de Parcoursup ne suffit pas.
Cet ouvrage replace la transmission des savoirs universitaires au cœur du débat ; il montre l’urgence et la nécessité de lutter contre la différenciation des filières scolaires, à commencer par l’instauration d’un baccalauréat de culture commune, à la fois littéraire, scientifique et technologique.

Cédric Hugrée est sociologue, chercheur au CNRS (Cresppa-CSU).

Tristan Poullaouec est sociologue, maître de conférences à l’Université de Nantes (CENS

 




jeudi 21 novembre 2019

Savoir/Agir n° 48 et 49, Les classes sociales en question (1&2)



du Croquant


Présentation de l'éditeur
Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes. Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd’hui retrouver droit de cité.
C’est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l’outil « classe » et l’approche « classiste ».
Ce premier volet du dossier présente quelques éléments de cartographie macro-sociale – à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde – en s’efforçant de saisir à chaque fois les dynamiques de cohésion et de fragmentation qui travaillent les classes.
La deuxième partie du dossier s’attachera à quelques-uns des « outils conceptuels » propres aux traditions sociologiques « classistes » et évoquera certains enjeux politiques liés à la question des classes



Savoir/Agir, N° 49, 2019, Les classes sociales en question (2)
du Croquant


Présentation de l'éditeur
Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».
Postulant qu’en délaissant cette approche la sociologie s’est privée d’un ensemble de questionnements, de notions et de résultats forgés par une longue tradition de recherche, il propose une série de contributions démontrant, à partir de points de vue variés, la fécondité des outils conceptuels « classistes » pour saisir et analyser les dynamiques sociales du présent.
Il soulève enfin quelques questions plus immédiatement politiques, en interrogeant la capacité de mobilisation (partisane et syndicale) des « classes populaires », et en reposant, contre les fausses évidences de la stratégie « populiste », la (vieille) question des « alliances de classes ».

Table des matières
Éditorial : Pour un changement de paradigme, Frédéric Lebaron

Dossier
Les classes sociales en question (II), Antony Burlaud et Gérard Mauger
Penser les classes avec Erik Olin Wright, Ugo Palheta
« Élite(s) » et « classe(s) dirigeante(s) ». Les sœurs ennemies de la sociologie, François-Xavier Dudouet
Compromis de classe et réformisme des dominants. Une approche néoréaliste, Stefano Palombarini
Le capitalisme managérial. Les voies de l’hybridité, Gérard Duménil et Dominique Lévy
Préférences électorales et normes d’emploi. Comment votent les catégories populaires ?, Antoine de Cabanes et Yann Le Lann
Les classes populaires au travail : Quelle représentation ?, Sophie Béroud

Grand entretien avec Francine Muel-Dreyfus
Accéder à l’inconscient social, Annie Collovald

Alterindicateurs
La pauvreté subjective comme mesure de l’insécurité sociale. Une comparaison des différents indicateurs de pauvreté, Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon

Chroniques du monde
Coup d’œil sur l’éducation au Brésil de Bolsonaro. « Pas de financements pour la philosophie et la sociologie : il faut respecter l’argent du contribuable », Marie France Garcia Parpet

Idées
Une thérapie sociologique ? « Devenir quelque chose comme un sujet » , Gérard Mauger

 

lundi 26 février 2018

vidéo: Cédric Hugrée et Alexis Spire présentent Les classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent (avec Étienne Pénissat )



vidéo: Cédric Hugrée et Alexis Spire présentent Les classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent (avec Étienne Pénissat )
Aux Sources par Manuel Cervera-Marzal,  le 24/02/2018
 
Cédric Hugrée, Étienne Pénissat et Alexis Spire
Les classes sociales en Europe
Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent
Agone
L'Ordre des choses
2017 

Présentation de l'éditeur
Cartographie des inégalités sociales (niveaux d’éducation, logement, pratiques culturelles…) au-delà du revenu : une synthèse inédite des classes sociales à l’échelle européenne
Les classes populaires européennes ont été touchées de plein fouet par la crise : l’expérience du chômage et de la précarité fait partie de leur quotidien et constitue un marqueur qui les distingue des autres classes. Un autre trait récurrent est la pénibilité physique au travail, qui touche davantage les actifs peu ou pas qualifiés dans la quasi-totalité des pays européens. Pourtant, ces inégalités dans le monde du travail n’ont guère été prises en charge politiquement : la délégitimation du monde ouvrier s’est accompagnée d’une occultation de la déstabilisation des classes populaires.
Ces trente dernières années, les contours de l’Europe n’ont cessé de s’élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l’aide d’indicateurs de performance économique – productivité, taux de chômage – sans jamais s’interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d’une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d’individus éclatés touchés par la crise, l’objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d’un mouvement social européen.
Cédric Hugrée est chargé de recherche au CNRS et travaille sur la sociologie des inégalités dans l’enseignement supérieur français et celles entre classes sociales en France et en Europe.
Étienne Penissat est chargé de recherche au CNRS, travaille actuellement sur les inégalités entre classes sociales en Europe et en France et sur les représentations ordinaires de l’espace social, et est co-directeur de la collection Ordre des choses.
Directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille sur la sociologie des inégalités et a publié plusieurs ouvrages sur les politiques d’immigration et l’impunité fiscale chez Grasset, Raisons d’agir et La Découverte. 

Annexes en ligne du livre

lundi 23 octobre 2017

Actes de la recherche en sciences sociales, N°219, Des classes sociales européennes ?


Seuil
2017



Sommaire

Des classes sociales européennes ?
Étienne Penissat et Yasmine Siblot
L’Union européenne, un espace social unifié ?
Cécile Brousse
Déclin et renouveau de l’analyse de classe dans la sociologie britannique, 1945-2016
Mike Savage
Comparer les classes populaires en France et au Portugal
Différences structurelles et histoires intellectuelles
Virgílio Borges Pereira et Yasmine Siblot
Classes et nations : quelle articulation à l’échelle européenne ?
Frédéric Lebaron et Pierre Blavier
Les déterminants sociaux et nationaux des inégalités culturelles en Europe
Cédric Hugrée, Étienne Penissat et Alexis Spire
Les logiques ordinaires de catégorisation de l’espace socioprofessionnel
Une comparaison Allemagne, Espagne, France
Laure de Verdalle, Jérôme Deauvieau et Alexandra Filhon

mardi 10 octobre 2017

Cédric Hugrée, Étienne Pénissat et Alexis Spire, Les classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent

Cédric Hugrée, Étienne Pénissat et Alexis Spire
Les classes sociales en Europe
Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent
Agone
L'Ordre des choses
2017 

Présentation de l'éditeur
Cartographie des inégalités sociales (niveaux d’éducation, logement, pratiques culturelles…) au-delà du revenu : une synthèse inédite des classes sociales à l’échelle européenne
Les classes populaires européennes ont été touchées de plein fouet par la crise : l’expérience du chômage et de la précarité fait partie de leur quotidien et constitue un marqueur qui les distingue des autres classes. Un autre trait récurrent est la pénibilité physique au travail, qui touche davantage les actifs peu ou pas qualifiés dans la quasi-totalité des pays européens. Pourtant, ces inégalités dans le monde du travail n’ont guère été prises en charge politiquement : la délégitimation du monde ouvrier s’est accompagnée d’une occultation de la déstabilisation des classes populaires.
Ces trente dernières années, les contours de l’Europe n’ont cessé de s’élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l’aide d’indicateurs de performance économique – productivité, taux de chômage – sans jamais s’interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d’une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d’individus éclatés touchés par la crise, l’objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d’un mouvement social européen.
 
Cédric Hugrée est chargé de recherche au CNRS et travaille sur la sociologie des inégalités dans l’enseignement supérieur français et celles entre classes sociales en France et en Europe.
Étienne Penissat est chargé de recherche au CNRS, travaille actuellement sur les inégalités entre classes sociales en Europe et en France et sur les représentations ordinaires de l’espace social, et est co-directeur de la collection Ordre des choses.
Directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille sur la sociologie des inégalités et a publié plusieurs ouvrages sur les politiques d’immigration et l’impunité fiscale chez Grasset, Raisons d’agir et La Découverte. 

Annexes en ligne du livre
 
 

mercredi 24 mai 2017

écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France


écouter: Michel Offerlé présente Patrons en France
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, le 16.05.2017
 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017


Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

jeudi 4 mai 2017

Patrons en France, Sous la direction de Michel Offerlé

 
Sous la direction de Michel Offerlé 
Patrons en France 
La Découverte
2017



Présentation de l'éditeur
« Chef d’entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c’est un monde à part »
« Créer quelque chose, créer une entreprise, c’est déjà lutter contre la peur »
« Les hommes politiques n’ont pas l’ombre d’une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie »
« C’est vrai qu’on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs »
« L’idée, c’est pas d’être millionnaire, c’est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu’on s’en tire et qu’on en vive agréablement »
« J’ai une certaine satisfaction, enfin c’est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes »
« Je veux gagner de l’argent ! Moi j’ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! »
Qu’ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu’ils travaillent dans le bâtiment, l’industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d’une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s’agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s’agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens – même si ce sens est ambigu.
Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.
Avec des contributions de: Stéphane Beaud, Lise Bernard, Chloé Biaggi, Laurane Bouron, Emmanuelle Carinos, Emmanuel Cayre, Olivia Chambard, Mickaël Ciccotelli, Brianne Dubois, Ambre Dousselin, Timothée Erard, Julien Fretel, Caroline Frau, Cédric Hugrée, Anne Jourdain, Sarah Kolopp, Thomas Lépinay, Cécile Lesavre, Sophie Louey, Caroline Mazaud, Samina Mesgarzadeh, Anne Monier, Yohann Morival, Angelo Moro, Renata Mustafina, Elias Nosrati, Michel Offerlé, Marion Rabier, Sabine Rozier et Gaëlle Troadec
Michel Offerlé, professeur à l’ENS, est notamment l'auteur de Sociologie des organisations patronales, La Découverte, 2009, et Les Patrons des patrons. Histoire du Medef, Odile Jacob, 2013.

jeudi 15 octobre 2015

Regards croisés sur l’économie, 2015/1 (n° 16), L'université désorientée

La Découverte


Présentation de l'éditeur
En ces temps troubles de crise économique, être diplômé de l’enseignement supérieur demeure le meilleur rempart contre le chômage. Malheureusement, trop nombreux encore sont les étudiants qui sortent du système universitaire les mains vides. Les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur sont édifiants : plus d’un quart des étudiants sortent du premier cycle sans aucun diplôme. Comment y remédier ? À la lumière des tous derniers résultats de la recherche en sciences sociales, ce numéro de Regards croisés sur l’économie propose, dans une synthèse inédite, de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’enseignement supérieur.
Comment aider les bacheliers à mieux choisir leur orientation ? Comment lutter contre le décrochage universitaire ? Comment mieux financer l’enseignement supérieur ? Quelle gouvernance pour les universités ?
C’est à toutes ces questions que répond ce numéro, dans un langage à la fois clair et pédagogique. Ce faisant, il dessine des pistes concrètes et ambitieuses pour repenser notre système d’enseignement supérieur et sa place dans la société de demain.


vendredi 16 janvier 2015

vidéos: Journées d'études sur "Les classes sociales en Europe", 15 et 16 décembre 2014

 

Vidéos: Les classes sociales en Europe

(source: Canal-U)
Programme
Journées d’étude organisées par les réseaux Classes sociales, inégalités, fragmentations, Méthodes, Sociologie des élites et Justice sociale de l’AFS.
Avec le soutien du Ceraps (UMR 8026), du Cresppa (UMR 7217), et de la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine. 15 et 16 décembre 2014
Site CNRS Pouchet, Paris

dimanche 5 janvier 2014

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français


en ligne sur Cairn.info:
Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français, Seuil (Abonnement à la revue)










(source: Cairn.info)

samedi 9 mars 2013

50 ANS APRES LES HÉRITIERS, 28 mars, 13 juin 2013

50 ANS APRES LES HÉRITIERS

  Séminaire inter-laboratoires
ouvert à toutes et tous

Organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP-CSE (CNRS/Université de Paris-1 Panthéon Sorbonne) le CRESSPA-CSU (CNRS-Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS-Université de Picardie Jules Verne), le CIRCEFT-ESCOL (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges)

La parution en 1964 du premier livre écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture apparaît aujourd’hui comme un des actes fondateurs de la sociologie de l’éducation française. L’ouvrage est en effet rapidement au cœur des discussions sociologiques qui s’intensifient autour de l’augmentation des effectifs étudiants et des inégalités scolaires. Au fur et à mesure que la sociologie s’institutionnalise et s’enseigne à l’université, le livre devient même, aux côtés de La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, publié par les mêmes auteurs en 1970, un classique de la discipline.
Ce projet de séminaire part du constat que cet ouvrage classique demeure paradoxalement peu connu pour ses conclusions sur l’université et l’enseignement supérieur. Il semble dès lors opportun d’entrer dans la mécanique des Héritiers pour comprendre la rupture que représente cet ouvrage dans l’espace académique de l’époque mais aussi en matière de perspective de recherche et de résultats.

Séance 1.
Le contexte académique, disciplinaire et intellectuel (années 1950-1954)
Jeudi 28 mars 2013, Site Pouchet, Salle 221, Paris 17è Programme détaillé

Séance 2. Reportée au 10 décembre 2013
La question étudiante des années 1960 à aujourd’hui Trajectoires sociales, conditions d’études et politisation
Amiens, Pôle universitaire cathédrale, salle 313 Programme détaillé

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voir également:
en ligne: Pierre Bourdieu avec Jean-Claude Passeron et Jean-Claude Chamboredon, autour des Héritiers, du Métier de Sociologue, de la Reproduction et de Mitosociologia

 Pierre Bourdieu, sociologie de l'éducation


lundi 24 mai 2010

Cédric Hugrée, Philippe Alonzo, Sociologie des classes populaires


Cédric Hugrée, Philippe Alonzo
Sociologie des classes populaires
Armand Colin
2010






Présentation de l'éditeur
« Démunis » , « exclus » , « nouveaux pauvres »… À l’heure où les conséquences économiques et sociales de la crise financière fragilisent ceux qu’un ministre avait un temps désignés comme « La France d’en bas », Philippe Alonzo et Cédric Hugrée reviennent sur les travaux et enquêtes sociologiques qui ont forgé la catégorie de « classes populaires » et en ont fait un outil pour décrire et comprendre le monde social.
Cet ouvrage retrace tout d’abord les débats sociologiques liés à la définition du « populaire ». Il revient ensuite sur les approches et les enquêtes qui ont analysé les transformations et permanences de ces milieux sociaux : depuis leurs rapports au politique, en passant par le travail et l’emploi, sans oublier leurs styles de vie et l’école.

1. Définir et circonscrire les "classes populaires" ?
2. Les classes populaires et le politique : mobilisations et déstabilisations
3. Travail, emploi et styles de vie : équilibres, inégalités, recompositions
4. "Peut mieux faire " Les classes populaires et l'école

Philippe Alonzo est maître de conférences en sociologie à l’Université de Nantes.
Cédric Hugrée est ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) à l’Université de Nantes.
Ils sont tous les deux chercheurs au Centre Nantais de Sociologie (Cens).