« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 12 janvier 2017

écouter: Patrick Boucheron, Histoire mondiale de la France


La Grande table (2ème partie) Olivia Gesbert, 11.01.2017
Histoire mondiale de la France
Sous la direction de Patrick Boucheron
Coordination : Nicolas Delalande, Florian Mazel,Yann Potin, Pierre Singaravélou 
Seuil

Extrait
 
Présentation de l'éditeur
« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France »
Jules Michelet, Introduction à l’histoire universelle (1831)
Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.
Une histoire qui ne s’embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l’identité, mais prend au large le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.
Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l’ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d’historiennes et d’historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s’agit de prendre la mesure d’une histoire mondiale de la France, c’est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l’élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !
Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu’un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.

mercredi 19 octobre 2016

écouter: Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy


écouter: Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy
Musée national de l'histoire de l'immigration, 06.10.2016
Claire Zalc
Dénaturalisés
Les retraits de nationalité sous Vichy 
Seuil 
L'Univers historique 
2016

Présentation de l'éditeur
« La France aux Français » : ce fut l’une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s'ils n'étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu.
À partir d’une étude d’une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets, et les maires jusqu’à ses conséquences pour ceux qui l’ont subie et se sont vus retirer la nationalité française. Au ras de la pratique administrative, elle établit comment se dessinent les visages des « mauvais Français », et comment ceux-ci ont tenté de protester contre l'arbitraire. Elle apporte une nouvelle pièce aux débats historiographiques sur l'antisémitisme de Vichy et son autonomie vis-à-vis des pressions allemandes, mais aussi sur la continuité des pratiques et personnels entre la IIIe République, Vichy et la IVe République.
Une analyse implacable des mécanismes, de la violence d'Etat et du fonctionnement d'une administration en régime autoritaire.
"Une enquête passionnante, exceptionnelle."
Annette Wieviorka

Claire Zalc est directrice de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle a publié Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, avec Nicolas Mariot (Odile Jacob, 2010) et Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France (Perrin, 2010). Elle a dirigé, avec Tal Bruttmann, Ivan Ermakoff et Nicolas Mariot, Pour une microhistoire de la Shoah (Seuil, 2012).

lundi 19 septembre 2016

Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy

Claire Zalc
Dénaturalisés
Les retraits de nationalité sous Vichy 
Seuil 
L'Univers historique 
2016

Présentation de l'éditeur
« La France aux Français » : ce fut l’une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s'ils n'étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu.
À partir d’une étude d’une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets, et les maires jusqu’à ses conséquences pour ceux qui l’ont subie et se sont vus retirer la nationalité française. Au ras de la pratique administrative, elle établit comment se dessinent les visages des « mauvais Français », et comment ceux-ci ont tenté de protester contre l'arbitraire. Elle apporte une nouvelle pièce aux débats historiographiques sur l'antisémitisme de Vichy et son autonomie vis-à-vis des pressions allemandes, mais aussi sur la continuité des pratiques et personnels entre la IIIe République, Vichy et la IVe République.
Une analyse implacable des mécanismes, de la violence d'Etat et du fonctionnement d'une administration en régime autoritaire.
"Une enquête passionnante, exceptionnelle."
Annette Wieviorka
Claire Zalc est directrice de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle a publié Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, avec Nicolas Mariot (Odile Jacob, 2010) et Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France (Perrin, 2010). Elle a dirigé, avec Tal Bruttmann, Ivan Ermakoff et Nicolas Mariot, Pour une microhistoire de la Shoah (Seuil, 2012).

mercredi 12 mars 2014

Agone 53, « L’ordinaire de la guerre »

Agone 53
« L’ordinaire de la guerre »
Coordination Philippe Olivera
Agone
2014

Présentation de l'éditeur
Au moment où s’ouvrent les commémorations du centenaire de 1914–1918, ce numéro est conçu comme un dossier à charge contre l’école historique qui domine à la fois la scène médiatique et le champ académique. Depuis une vingtaine d’années, ces historiens d’État s’efforcent d’imposer l’idée d’un consentement patriotique de combattants animés par la haine de l’ennemi. Au-delà de la critique de ce révisionnisme historique, les auteurs de ce numéro soulignent les enjeux intellectuels et politiques ­attachés à l’étude des violences de masse : contre l’esthétisation de la violence, la fascination pour les bourreaux et le déni des relations de classes, ils veulent montrer la ­fécondité d’une histoire menée au cœur des expériences ordinaires.

Sommaire
Philippe Olivera, « Histoire des violences et violence (sociale) de
l’histoire. À propos de la “nouvelle histoire” de la Grande Guerre »

Blaise Wilfert, « Aux sources d’une histoire controversée : une
lecture de 14–18 Retrouver la guerre de Stéphane Audoin-Rouzeau et
d’Annette Becker »

François Buton, « Norbert Elias ou la Grande Guerre du sociologue »

André Loez, « Vers une histoire au plus proche des situations sociales
? Entretien avec Claire Zalc sur l’histoire récente de la Shoah »

Claudine Vidal, « Enquêtes au Rwanda. Questions de recherche sur le
génocide tutsi »

Dimitri Chavaroche & André Loez, « “L’opération a été bien menée
et vigoureusement exécutée”. Un compte-rendu de coup de main à
l’été 1916 »

Nicolas Mariot, « Comment faire une histoire populaire des tranchées ? »

La leçon des choses : « Le traité de non-protestation nucléaire », par Susan Watkins

Pour s’abonner à la revue Agone

vendredi 5 juillet 2013

video: Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky, Histoire des mouvements sociaux en France: De 1814 à nos jours


Histoire des mouvements sociaux en France 
De 1814 à nos jours
Sous la direction de
Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky
La Découverte avec Le Mouvement social
2012

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage vient à son heure combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attentes a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.
L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
Michel Pigenet est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-I et directeur du Centre d'histoire sociale du XXe siècle.
Danielle Tartakowsky est professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII.