« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 15 janvier 2024

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 250, Politiques de l'attente

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 250

Politiques de l'attente

Seuil

2024

 

 Présentation de l'éditeur

Ce dossier propose d’aller voir ce qu’il se passe dans ces espaces où les individus passent leur vie à attendre, suspendus à l’espérance d’un changement à venir. De façon documentée, il montre que l’attente constitue l’un des principaux marqueurs de la condition populaire et un espace-temps où se façonne le rapport des classes populaires aux institutions. L’attente relève d’une dynamique de la domination, faite de l’alternance entre des promesses et des frustrations qui précarise leurs capacités de projection dans l’avenir. L’attente se révèle ainsi une ressource de pouvoir pour les instances en mesure de délivrer la chose attendue. Elle représente un levier déterminant de gouvernement et de normalisation des pratiques populaires : loin d’être un temps-mort, elle est scrutée de près, et rythmée par des injonctions sur les bonnes et les mauvaises manières d’attendre. Loin d’être le simple fait d’une carence de moyens, elle peut être entretenue par une mise en suspens de la distribution des avantages sociaux en jeu dans la société.

La démonstration repose sur une analyse comparative de plusieurs politiques de l’attente, définies comme l’ensemble d’activités organisées qui la génère – mise en attente –, la gèrent – gouvernement de l’attente – et la mobilisent comme un levier du pouvoir – gouvernement par l’attente. Elle dégage les logiques de différenciation de l’expérience de ce temps suspendu – waiting– et de la manière dont il est utilisé pour classer les individus et les groupes sociaux – l’organisation du queing. Elle montre ainsi que l’attente est le lieu où se jouent les divisions internes aux classes populaires et où se nouent, par conséquent, des « avenirs de classe » différenciés. Elle cherche, enfin, à comprendre quel rapport à l’État se construit dans cette expérience de l’arbitraire, comment cette épreuve temporelle socialise les administré·es à des formes horizontales de concurrence, et sous quelles conditions elle peut laisser place à des formes d’appropriations stratégiques ou résistantes.


en ligne sur Cairn.info

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samedi 19 janvier 2019

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 225 – décembre 2018//Capital social en migration


Actes de la recherche en sciences sociales, n° 225 – décembre 2018
Capital social en migration
Seuil



Numéro coordonné par Hugo Bréant, Sébastien Chauvin et Ana Portilla

Hommage à Pascale Casanova

Les migrations internationales à l’épreuve du capital social
Hugo Bréant, Sébastien Chauvin et Ana Portilla


De bonnes fréquentations
Envoyer au « bercail » les enfants né•e•s aux États-Unis de parents sénégalais•e•s
Amélie Grysole

Une famille dans l’église
Sociabilités des classes populaires immigrées aux États-Unis
Ana Portilla

Retours sur capital(e)
Socialiser les immigré•e•s au retour
Hugo Bréant

Déplacements
Migrations et mobilités sociales en contexte transnational
Jennifer Bidet

« L’Algérie n’a pas faim ! »
Prise de position et engagements du sociologue Abdelmalek Sayad
Samir Hadj Belgacem


vendredi 14 septembre 2018

Comprendre le social dans la durée - Les études longitudinales en sciences sociales , Sous la direction de Joanie Cayouette-Remblière, Bertrand Geay, Patrick Lehingue


Comprendre le social dans la durée
Les études longitudinales en sciences sociales
Sous la direction de 
Joanie Cayouette-Remblière, Bertrand Geay, Patrick Lehingue
P.U.Rennes
Res Publica
2018

Présentation de l'éditeur
EN 1966, H. Becker écrivait que « les sociologues aiment parler de fonctionnement, de processus, etc., mais [que] leurs méthodes les empêchent, en général, de saisir concrètement les processus dont ils parlent si abondamment ». Près de cinquante ans plus tard, les techniques permettant de saisir les processus in itinere, que l’on a pris pour habitude de qualifier de longitudinales se sont développées. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est moins l’absence de méthodes ajustées à l’étude longitudinale des phénomènes que la diversité des techniques et la dispersion des lieux où elles sont débattues. 
Ces méthodes de recueil et d’analyse longitudinales sont rarement discutées ensemble et sont au contraire souvent présentées comme constitutives de traditions de recherche opposées. C’est à ces différentes manières de faire usage des techniques longitudinales que cet ouvrage voudrait constituer une introduction. 
En partant d’exemples précis d’études conduites dans des domaines aussi différents que la participation électorale, la socialisation enfantine ou l’intégration des populations migrantes, on souhaite d’abord restituer les enjeux pratiques, théoriques et épistémologiques des différentes techniques de type longitudinal, qu’elles relèvent de l’ethnographie, de la statistique sur grands échantillons de population, du traitement de corpus de documents ou d’archives et de tous les cas intermédiaires de production et d’analyse des données. Résolument pratique, l’approche proposée pourra suggérer la part d’illusion qu’enferme la démarche longitudinale elle-même, comme ambition de rendre exhaustivement compte du social en train de se faire.  
Introduction
Les auteurs 



 

jeudi 8 juin 2017

En immersion. Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales, Sous la direction de Pierre Leroux et Eric Neveu

En immersion
Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales
Sous la direction de Pierre Leroux et Eric Neveu
P.U.Rennes
Res Publica
2017

Présentation de l'éditeur
L’ « IMMERSION », comme entreprise d’insertion – dans un milieu, un terrain, un groupe – qui suppose partage d’expérience et présence prolongée, empathie et peut-être rêve de « devenir indigène », est un geste fondateur de nombreuses pratiques de mise en intelligibilité du monde. On la rencontre en journalisme. Elle est le fait d’écrivains. Elle est, bien sûr, le socle de l’ethnographie mais aussi l’outil de recherches en maintes disciplines. Or, pour avoir suscité nombre de réflexions, cette pratique avait donné lieu à peu de synthèses, moins encore à une prise en compte de la diversité de ses usagers. C’est cette lacune que veut combler ce recueil. 
Il le fait via cinq questions. D’où vient la pratique de l’immersion ? Comment pareilles expériences affectent-elles l’observateur ? Que peut-on ainsi voir de plus, de mieux ? Et si la démarche est génératrice d’un plus d’intelligibilité, de quel prix, de quelles tensions avec le terrain ou une éthique professionnelle ces gains peuvent-ils se payer ? Comment enfin restituer l’immersion... tant en termes de respect de ceux et celles qu’on a côtoyés que de modes d’écriture propices à en communiquer l’expérience, les affects ? 
Ce volume combine une vingtaine de contributions de praticiens et analystes de ces démarches, que viennent mettre en perspective cinq denses textes de cadrage et que ponctue un article important d’Andrew Abbott sur l’écriture du terrain. L’ensemble offre une référence durable sur le terrain des méthodologies de l’enquête, de leurs histoires, de leurs écritures.



mardi 31 janvier 2017

écouter: Juliette Rennes présente l'Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux


écouter: Juliette Rennes présente l'Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux
La Matinale de 19h, Radio Campus Paris, 25.01.2017


Encyclopédie critique du genre
Corps, sexualité, rapports sociaux
sous la direction de Juliette Rennes
La Découverte
2016

Présentation de l'éditeur
« Désir(s) », « Mondialisation », « Nudité », « Race », « Voix »… Les soixante-six textes thématiques de cette encyclopédie explorent les reconfigurations en cours des études de genre.Trois axes transversaux organisent cette enquête collective : le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Dans les activités familiales, sportives, professionnelles, artistiques ou religieuses, les usages du corps constituent désormais un terrain privilégié pour appréhender les normes et les rapports de genre. Les pratiques érotiques que les sociétés, à travers l’histoire, ont catégorisées comme normales ou déviantes occupent quant à elles une place inédite pour éclairer les articulations entre hiérarchies des sexes et des sexualités. Enfin, les inégalités liées au genre sont de plus en plus envisagées en relation avec celles liées à la classe sociale, la couleur de peau, l’apparence physique, la santé ou encore l’âge. Cette approche multidimensionnelle des rapports sociaux a transformé radicalement les manières de penser la domination au sein des recherches sur le genre.
En analysant les concepts, les enquêtes empiriques et les débats caractéristiques de ces transformations saillantes, les contributrices et contributeurs de cet ouvrage dessinent une cartographie critique des études de genre en ce début de XXIe siècle.
Juliette Rennes est sociologue, enseignante-chercheuse à l'EHESS

jeudi 6 novembre 2014

La culture et ses intermédiaires. Dans les arts, le numérique et les industries créatives, Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff

La culture et ses intermédiaires
Dans les arts, le numérique et les industries créatives
Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff
Editions des archives contemporaines
2014

Présentation de l'éditeur
Qui sont les protagonistes des « fonctions » d’intermédiation en pleine expansion actuellement ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d’accès à la culture. À côté de ces grands noms d’entreprises transnationales, c’est en réalité l’ensemble des activités d’intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s’expose aujourd’hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion?
Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création?
À travers une vingtaine d’enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l’offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d’intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu’aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des œuvres.
La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d’activité professionnalisés ou plus informels. L’ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d’intermédiation : méthode d’analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d’une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit.

Ouvrage dirigé par Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff avec des contributions d’Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine et Pierre-Édouard Weill.

mercredi 19 février 2014

Dvd: ON VIENT POUR LA VISITE, Réalisation Lucie Tourette

Dvd: ON VIENT POUR LA VISITE, Réalisation Lucie Tourette
Vezfilm, 2014

Résumé
En situation irrégulière, Mohamed, Diallo, Hamet travaillent pourtant légalement depuis des années dans la restauration, le nettoyage ou le bâtiment. En 2009, ils se mettent en grève pour obtenir leur régularisation. Ils investissent toute leur énergie dans cette bataille : une fois leur clandestinité révélée au grand jour, impossible de revenir en arrière. Pour la première fois, une caméra a pu filmer sans restrictions tout le quotidien de cette grève pendant plusieurs mois.






vendredi 5 juillet 2013

video: Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky, Histoire des mouvements sociaux en France: De 1814 à nos jours


Histoire des mouvements sociaux en France 
De 1814 à nos jours
Sous la direction de
Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky
La Découverte avec Le Mouvement social
2012

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage vient à son heure combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attentes a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.
L'histoire développée ici s'attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
Michel Pigenet est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-I et directeur du Centre d'histoire sociale du XXe siècle.
Danielle Tartakowsky est professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII.

mardi 14 mai 2013

Sébastien Chauvin et Arnaud Lerch, Sociologie de l'homosexualité

Sébastien Chauvin
Arnaud Lerch
Sociologie de l'homosexualité
Repères n°618
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage s'inscrit dans le foisonnement de la sociologie du genre et des études gaies et lesbiennes. Il propose une synthèse des recherches en sciences sociales sur l'homosexualité en France et dans le monde. Nourri des apports de la réflexion théorique et de la critique historique, il donne à voir la diversité des figures de la dissidence sexuelle selon les périodes, les milieux sociaux et les aires culturelles, et la façon dont celle-ci interroge les constructions contemporaines de l'hétérosexualité.
Des inscriptions territoriales aux trajectoires sociales, des styles de vie aux mobilisations politiques, des codes langagiers aux modes de consommation, les multiples traits associés aux gays et aux lesbiennes ne se limitent ni aux pratiques sexuelles ni à l'institution conjugale. L'ouvrage se propose de mettre en lumière non seulement la manière dont la culture façonne la sexualité, mais aussi comment, à partir de ces sexualités minoritaires, s'élaborent en retour des cultures originales.
Sébastien Chauvin est sociologue à l’université d’Amsterdam et directeur de l’Amsterdam Research Center for Gender and Sexuality. Il est notamment l’auteur, avec L. Bereni, A. Jaunait et A. Revillard, de Introduction aux études sur le genre (De Boeck, 2012, 2e édition).
Arnaud Lerch est sociologue et a mené des recherches dans les domaines de la conjugalité, de l’homosexualité et de la santé. Il a notamment coordonné le Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes (sous la dir. de D. Eribon, Larousse, 2003). 

mardi 19 juin 2012

Actes de la recherche en sciences sociales n°193, Le conseil de l’État (1)



Actes de la recherche en sciences sociales n°193, Juin 2012, Le conseil de l’État (1)
Expertise privée et réformes des services publics

Numéro coordonné par Odile Henry et Frédéric Pierru
Les consultants et la réforme des services publics
Odile Henry et Frédéric Pierru
Etat, experts et savoirs néo-managériaux
Les producteurs et diffuseurs du New Public Management en France depuis les années 1970
Philippe Bezes
Du grand soir au clair obscur
Expertise économique et privatisation bureaucratique de l’assurance maladie
Daniel Benamouzig
Du militant au manager
La trajectoire d’un syndicaliste au sein d’une entreprise publique
Sylvain Thine
………………………………………………………………………………………………………………………
Hors thèmes :
L’économie symbolique du capital social
Note pour un programme de recherche
Bruno Cousin et Sébastien Chauvin


dimanche 29 janvier 2012

Workshop: Symbolic power and urban inequality: taking Bourdieu to town, 31 mai-01 juin 2012

". En mai prochain se tiendra à York une conférence organisée avec des collègues britanniques qui réunira des chercheurs du monde entier pour "Emmener Bourdieu en ville", soit tirer un bilan des mérites et des limites de la théorie bourdieusienne appliquée aux études urbaines. Dans tous les cas, il ne s'agit nullement de célébrer un maître momifié mais de mettre ses travaux au travail, en élargissant et en approfondissant les modèles qu'il a construit, mais aussi en les révisant et en les réfutant pour les dépasser lorsque c'est possible. Ainsi va la science et Bourdieu ne l'aurait pas voulu autrement. La grande force de sa pensée réside justement dans le rare alliage qu'elle opère entre la foi dans la raison et l'énergie iconoclaste avec laquelle il l'applique au monde social, et au monde scientifique en tout premier lieu" Loïc Wacquant, Propos recueillis par Nicolas Truong, Le Monde, 23.01.2012

Symbolic power and urban inequality: taking Bourdieu to town

SEMINAR AND WORKSHOP, UNIVERSITY OF YORK, MAY 31ST – JUNE 1ST  2012

Hosts:  the York European Centre for Cultural Exploration (YECCE) and the Centre for Urban Research (CURB)

Organisers: Mike Savage and Loic Wacquant

The city remains the site of entrenched social and cultural divisions, which take new and acute forms in polarising urban environments. Although the economic dimensions of these are relatively well researched, they also involve a key symbolic and moral dimension, which will be the focus of this workshop. This workshop will explore the role of field analysis in developing conceptual tools for analysing urban inequality; reflect on the role of cultural capital and symbolic violence in urban space, and contribute to our understanding of the spatialisation of urban inequality
The event will comprise two linked sections. On the first day, leading scholars from across the world will be invited to give papers as part of the preparation of a special issue of a leading urban journal. For the workshop on the second day, there will be an open call for papers from any researcher wishing to contribute a paper on any of the themes listed here. Discussants and chairs will be arranged from amongst the speakers on the seminar on the first

Seminar 31 May 2012
09.00–10.30 - Morning 1: Territorial segregation and seclusion and the spatialization of inequality in the city
  1. Franck Poupeau, Centre de Sociologie Europeenne, EHESS, Paris
  2. Rowland Atkinson/ Simon Parker, University of York
  3. Annick Prieur, University of Aalborg, author of Mema’s House,
    Discussant: Loic Wacquant, University of Berkeley
10.30-11.00 - Refreshments
11.00-13.00 - Morning 2: Urban migration, ethnicity and precarity
  1. Sebastien Chauvin, University of Amsterdam
  2. Alford Young, University of Michigan, Ann Arbor, author of The Mind of Marginalized Black Men
  3. Philippe Bourgois, University of Pennsylvania, author of Righteous Dope fiend (to be confirmed)
    Discussant: Talja Blokland, Humboldt University, Berlin
13.00-14.00 – Lunch
14.00-15.30 - Afternoon 1: urban policy and the remaking of city space
  1. Sylvie Tissot (Center for Urban Sociology, Paris), author of L'état et les Quartiers
  2. Matt Desmond (Harvard Society of Fellows), author of forthcoming book on evictions in Milwaukee
  3. Discussant: Michael Keith, University of Oxford
15.30-16.00 - Refreshments
16.00-15.30 - Afternoon 2: Symbolic domination, cultural capital and the urban middle classes
  1. Mike Savage and Laurie Hanquinet, University of York
  2. Maria-Luisa Mendez, University Diego Portales, Santiago de Chile
  3. Patrick Le Gales. Sciences Po, Paris
  4. Discussant: Tim Butler, Kings College, University of London
5.45: Special Public lecture, Loic Wacquant
Open to everyone venue to be confirmed

Workshop 1 June 2012
 Venue: Bowland Theatre, Berrick Saul Building
This day will consist of around 12 papers which will be selected from proposals submitted.  If you are interested to propose a paper please use the attached proposal form and send this to Josine Opmeer (Josine.Opmeer@york.ac.uk) by April 1st 2012. Abstracts should not be more than 250 words long and please indicate how your proposal links to the themes of this workshop.
A final selection of papers will be decided by April 15th, at which point the precise themes will be identified, and discussants arranged.

Location: Tree House, Berrick Saul Building, University of York
Admission: Combined ticket for 31 May and 1 June 150; Concessions combined ticket for 31 May and 1 June £75; 31 May only £100; Concessions 31 May only £50; 1 June only £100; Concessions 1 June only £50
Telephone: 01904 324738

vendredi 8 avril 2011

On bosse ici, on reste ici ! La grève des sans-papiers : une aventure inédite, Barron, Bory, Tourette, Chauvin et Jounin

On bosse ici, on reste ici !
La grève des sans-papiers : une aventure inédite

Pierre BARRON, Anne BORY, Lucie TOURETTE, Sébastien CHAUVIN, Nicolas JOUNIN
Collection : Cahiers libres
La Découverte
2011

Présentation de l'éditeur
Le 15 avril 2008, trois cents travailleurs sans papiers se mettent en grève et occupent leurs entreprises, en région parisienne. Ils seront bientôt des milliers. Ce mouvement est inédit : il lie un mode d'action traditionnel du mouvement ouvrier, une grève avec occupation des lieux de travail, à la revendication centrale de la lutte des sans-papiers, la régularisation. S'ouvrent alors deux années de lutte, tantôt souterraine, tantôt médiatisée, dont ce livre retrace l'histoire de façon très vivante.
Ces grèves révèlent que des pans entiers de l'économie (construction, nettoyage, restauration, confection, aide à la personne...), des petites aux grandes entreprises, du traiteur du coin aux familiers du pouvoir, de l'intérim aux ministères, reposent sur le recours à une main-d'œuvre qui, privée de titre de séjour, devient la proie et l'instrument du dumping social. En contestant cette situation, des milliers de grévistes sans papiers ont pointé les contradictions de la politique de l'« immigration choisie » promue par Nicolas Sarkozy.
Fruit d'une enquête collective, réalisé à partir d'observations directes (sur des piquets de grève, lors de manifestations, réunions, assemblées générales de grévistes...), de la collecte d'archives (tracts, dossiers de grévistes, protocoles de fin de conflit, circulaires ou notes des ministères), mais aussi d'une centaine d'entretiens avec des grévistes, des syndicalistes ou associatifs soutenant ou encadrant le mouvement, des employeurs, des agents de l'État à un niveau local et national, ce livre raconte au plus près les péripéties de ce mouvement, et en analyse les enjeux économiques, syndicaux et politiques.

Pierre Barron est sociologue, expert auprès des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sur les questions de santé au travail.
Anne Bory est sociologue au Centre lillois d’études et de recherches économiques (CLERSE), maître de conférences à l’université Lille-I, associée au Centre d’études de l’emploi  
Lucie Tourette est journaliste.  
Sébastien Chauvin est sociologue, professeur assistant à l’université d’Amsterdam, auteur de Les agences de la précarité, journaliers à Chicago (Seuil, 2010).
Nicolas Jounin est maître de conférences en sociologie à l’université Paris-VIII et chercheur au laboratoire URMIS (Unité de recherches Migrations et société). En 2009, il a reçu pour Chantier interdit au public (La Découverte, 2008),le prix « La Ville à lire », créé par France Culture et la revue Urbanisme.

jeudi 7 avril 2011

en ligne: revue Savoir/Agir n° 12, Luttes au travail

Savoir/Agir n° 12




revue Savoir/Agir n° 12, Luttes au travail
 Le dossier : Luttes au travail a été coordonné par Annie Collovald, Nathalie Ethuin et Laurent Willemez.
Éditions du Croquant







Sommaire
Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier

Luttes au travail, coordonné par Annie Collovald, Nathalie Ethuin et Laurent Willemez
Restriction du droit de grève et stratégies syndicales dans les transports publics, par Sophie Béroud et Baptiste Giraud
L’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom : logiques et modes d’action d’une structure originale, par Corinne Delmas, Jean-Robin Merlin
L’intérim en grève : la mobilisation des travailleurs sans papiers intérimaires, par Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin et Lucie Tourette
Quelle syndicalisation des travailleurs de l’intérim ?, par Sébastien Grollier
La toge, la paillasse et le mégaphone, par Bertrand Geay
Luttes de classes, conflits de genre : les ouvrières de Chantelle à Nantes, par Ève Meuret-Campfort

Grand entretien

Reportage en précarité, un entretien avec Florence Aubenas
Paroles
« T’as toujours cette image là qui te retombe sur le dos »
Chronique de la gauche de gauche
Après les régionales, quel Front de gauche ?, par Louis Weber
Alterindicateurs
Les conséquences sociales de la crise mondiale : quelques réflexions à partir de données récentes, par Frédéric Lebaron
Actualité
Une nouvelle méritocratie, par Gérard Mauger
Europe
La grève « européenne » du lait de 2009 : réorganisation des forces syndicales sur fond de forte dérégulation du secteur, par Élise Roullaud
Politiques d’ailleurs
Le Mouvement vert en République islamique d’Iran, par Fariba Adelkhah
Culture
Venise, Biennale 2009, par Éveline Pinto,
Ruban comme le fil du récit, blanc comme un trou de mémoire, « Le ruban blanc », par Renée Falson

[Pour commander la version papier]
 

vendredi 22 octobre 2010

jeudi 10 juin 2010

Revue Savoir/agir n°12, Luttes au travail


Revue Savoir/agir n°12
Luttes au travail
Éditions du Croquant
2010



Présentation de l'éditeur
« Luttes au travail », s’efforce d’apporter un éclairage original sur les conflits salariaux de l’année 2009. Il ne s’agit pas de braquer les projecteurs sur les stratégies nationales des organisations syndicales, mais de rassembler des textes issus d’enquêtes empiriques, menées dans divers univers professionnels, qui se distinguent tant sur le plan des activités de travail qu’au niveau de la structuration syndicale. C’est donc une logique du zoom qui est privilégiée et non une vue d’ensemble des mobilisations au travail. La focale est centrée sur les protestations liées aux conditions de travail, sur les modes d’action, les ressources qui peuvent favoriser l’action collective ou au contraire les contraintes qui pèsent sur les salariés dans leur entreprise de contestation. Des enquêtes de terrain permettent de nourrir la réflexion politique sur les conditions de possibilité de mobilisations sur des bases professionnelles et sur les raisons de leurs relatifs succès ou échecs. Sans prétendre à l’exhaustivité, il s’agit d’éclairer des processus généraux en partant d’exemples locaux et circonstanciés de luttes menées par des salariés certes différents, mais dont les revendications et parfois les modes d’action sont proches.
Un article de Sophie Béroud et Baptiste Giraud sur le mouvement des transports en commun lyonnais analyse les effets de la loi sur le service minimum.
Corinne Delmas et Jean-Robin Merlin abordent la façon dont SUD-PTT et la CGC ont appréhendé les questions de « souffrance au travail » à France Télécom, en s’appuyant sur une contre-expertise au sein de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées.
Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin et Lucie Tourette présentent une partie de l’enquête qu’ils mènent actuellement auprès des travailleurs sans-papiers en lutte.
Sébastien Grollier éclaire la difficile prise en charge des intérimaires par les syndicats.
Bertrand Geay montre à quel point les conditions de travail étaient au cœur des mobilisations des enseignants-chercheurs de 2009.
Enfin, Eve Meuret-Campfort revient sur la grève des ouvrières de Chantelle à Nantes dans les années 1980 en plaçant les questions de genre au centre de ses analyses.

Éditorial
Vers un mouvement social européen ?
Frédéric Lebaron

Dossier
Luttes au travail
Annie Collovald, Nathalie Éthuin, Laurent Willemez

Restriction du droit de grève et stratégies syndicales dans
les transports publics
Sophie Béroud, Baptiste Giraud

L’intérim en grève : La mobilisation des travailleurs sans papiers intérimaires
Pierre Barron, Anne Bory, Sébastien Chauvin, Nicolas Jounin, Lucie Tourette

Quelle syndicalisation des travailleurs de l’intérim ?
Sébastien Grollier

L’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom : logiques et modes d’action d’une structure originale
Corinne Delmas, Jean-Robin Merlin

Luttes de classes, conflits de genre : les ouvrières de Chantelle à Nantes
Ève Meuret-Campfort

La toge, la paillasse et le mégaphone
Bertrand Geay

Grand entretien avec Florence Aubenas

Reportage en précarité

Paroles
« T’as toujours cette image-là qui te retombe sur le dos »

La rhétorique réactionnaire
Panne civique
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Après les régionales, quel Front de gauche ?
Louis Weber

Alterindicateurs
Les conséquences sociales de la crise mondiale : quelques réflexions à partir de données récentes
Frédéric Lebaron

Actualité
Une nouvelle méritocratie
Gérard Mauger

Europe
La grève « européenne » du lait de 2009
Élise Roullaud

Politiques d’ailleurs
Le Mouvement vert en République islamique d’Iran
Fariba Adelkhah

Culture
Venise, Biennale 2009
Éveline Pinto
(La version originale et complète de cet article est disponible sur ce blog Eveline Pinto, Venise, été 2009. En revenant de la Biennale)

Ruban comme le fil du récit, blanc comme un trou de mémoire, « Le ruban blanc »
Renée Falson

lundi 7 juin 2010

écouter: Sébastien Chauvin, Les Agences de la précarité Journaliers à Chicago

écouter:
Sébastien Chauvin, La Suite dans les idées, par Sylvain Bourmeau, 05.06.2010

Sébastien Chauvin, A plus d'un titre, par Jacques Munier, 03.06.2010

Sébastien Chauvin est sociologue, professeur assistant à l'université d'Amsterdam et chercheur à l'Institute for Migration and Ethnic Studies


Sébastien Chauvin
Les Agences de la précarité
Journaliers à Chicago
Collection Liber
SEUIL
2010

jeudi 1 avril 2010

Parution: Sébastien Chauvin, Les Agences de la précarité


Sébastien Chauvin
Les Agences de la précarité
Journaliers à Chicago

Collection Liber
SEUIL
2010



Présentation de l'éditeur
Qu’il soit célébré pour sa flexibilité ou dénoncé pour son caractère impitoyable, le marché du travail américain fait l’objet en Europe d’une attention continue. Il est cependant rarement exploré de première main. C’est ce projet qu’a mené l’auteur au cours d’une enquête de deux années à Chicago parmi les travailleurs les plus précaires du pays : les hommes et les femmes, immigrés mexicains sans papiers ou sous-prolétaires afro-américains, employés par des agences de travail journalier. Attendant à l’aube avec eux les offres d’emplois quotidiennes dans les locaux de ces établissements, travaillant à leurs côtés dans les usines de la région, et militant enfin dans les organisations où ils se mobilisent, il en dresse un portrait qui renouvelle notre vision de la précarité aux États-Unis et complexifie les théories contemporaines sur la fonction des intermédiaires du marché du travail. Il montre que les agences sont moins là pour faciliter le licenciement des travailleurs que pour assurer leur disponibilité permanente, qui implique de longues phases d’attente gratuite. Il met aussi en évidence les contradictions de l’utopie néolibérale de la flexibilité absolue : dans les usines et les entrepôts, l’emploi massif, durable et régulier de la main-d’œuvre journalière oblige en effet à la traiter « en masse » et interdit le recours des directions aux formes les plus extrêmes d’intermittence ou d’individualisation.

Sébastien Chauvin est sociologue, professeur assistant à l’université d’Amsterdam et chercheur à l’Institute for Migration and Ethnic Studies.