« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 6 octobre 2021

D'ici et d'ailleurs. Histoires globales de la France contemporaine , Sous la direction de Quentin Deluermoz

 

 

D'ici et d'ailleurs
Histoires globales de la France contemporaine
Sous la direction de Quentin Deluermoz

La Découverte 

Histoire-monde

2021

 

Présentation de l'éditeur

Préface de Mary Lewis

Postface de Christophe Charle

Ouvrir l’histoire nationale au « grand large » pour appréhender la complexité de la formation de l’État-nation français depuis le XVIIIe siècle, c’est le pari des historiennes et historiens qui ont pensé et réalisé cet ouvrage. Outre que celui-ci poursuit la perspective d’une histoire moins centrée sur l’exceptionnalisme supposé de l’Hexagone, il est surtout le premier à resituer systématiquement la France dans le contexte global. Et à produire ainsi un autre récit faisant voler en éclats le grand « récit national » ; un récit ouvert aux expériences du monde comme à ses multiples zones de friction ; un récit qui, loin de dissoudre le cadre national, montre qu’on ne peut comprendre la mise en place d’un État-nation qu’en le saisissant dans ses dynamiques à la fois internes et externes.
Empruntant aux histoires transnationales, impériales et globales, cet ouvrage montre la place prépondérante de l’impérialisme « informel » français dans la globalisation ; inscrit la Révolution dans les circulations politiques des Amériques jusqu’à l’Asie, en tenant compte des effets retour ; saisit l’histoire industrielle à partir de son insertion dans les évolutions multiformes du capitalisme mondial ; intègre l’État « moderne » dans le processus d’expansion des administrations à l’échelle transcontinentale ; ou encore montre que l’art « français » doit beaucoup aux circulations internationales avec les autres pôles de référence culturels, comme l’Allemagne puis les États-Unis…
De quoi bouleverser quelques-unes de nos certitudes les plus établies sur l’histoire de France.  

Extrait

 

 

 


jeudi 3 décembre 2020

Décolonisations, Pierre Singaravélou , Karim Miské et Marc Ball

 


Décolonisations
Pierre Singaravélou
Karim Miské
Marc Ball
Seuil/Arte
2020
 
 
Présentation de l'éditeur
La décolonisation commence au premier jour de la colonisation. Dès l’arrivée des premiers Européens, les peuples d’Afrique et d’Asie se soulèvent. Personne n’accepte de gaîté de cœur d’être dominé. Mais pour recouvrer un jour la liberté, il faut d’abord rester vivant. Face aux mitrailleuses des Européens, les colonisés reprennent la lutte sous d’autres formes : de la désobéissance civile à la révolution communiste, en passant par le football et la littérature. Un combat marqué par une infinie patience et une détermination sans limite. Cette longue lutte constitue l’objet de ce livre qui, restituant le foisonnement des recherches universitaires, propose avant tout un nouveau récit entraînant. Une épopée inoubliable qui nous fait découvrir des héroïnes et des héros inconnus ou oubliés de cette histoire douloureuse : Manikarnika Tambe, la reine de Jhansi qui mena ses troupes à l’assaut des Britanniques en Inde, Mary Nyanjiru, l’insurgée de Nairobi, Lamine Senghor, le tirailleur sénégalais devenu militant anticolonialiste à Paris. Au fil des pages, nous rencontrons des personnages plus familiers : l’Algérien Kateb Yacine, l’Indien Gandhi, les Vietnamiens Giap et Ho Chi Minh. Avec eux, un vent de résistance emporte le monde et aboutit à l’indépendance de presque toutes les colonies dans les années 1960. Mais à quel prix ? Dans l’Inde atomique d’Indira Gandhi, dans le Congo soumis à la dictature de Mobutu ou dans un Londres secoué par les émeutes des jeunes issus de l’immigration, cette histoire des décolonisations démontre à quel point il est crucial de la raconter aujourd’hui.
 
Pierre SINGARAVELOU est professeur d'histoire contemporaine au King's College de Londres et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des empires, du fait colonial et de la mondialisation. Narim MISKE est réalisateur de nombreux documentaires. Que ses films portent sur la surdité, l'histoire ou la bioéthique, ils interrogent toujours le rapport à l'autre.
Ecrivain, son premier roman, Arab Jazz, a reçu plusieurs prix et été traduit en neuf langues. Marc BALL est réalisateur de documentaires. Ses films s'attachent à décrire, à hauteur des gens, le monde qui nous entoure. Il a notamment réalisé, avec Karim Miské, Tunisie, les voix de la révolution, pour Arte, et Police, illégitime violence pour France 3 et Public Sénat.
 
 
 

mardi 6 octobre 2020

Dictionnaire historique de la comparaison. Mélanges en l'honneur de Christophe Charle, Sous la direction de Nicolas Delalande, Béatrice Joyeux-Prunel, Pierre Singaravélou, Marie-Bénédicte Vincent

 
Dictionnaire historique de la comparaison 
Mélanges en l'honneur de Christophe Charle

Sous la direction de Nicolas Delalande, Béatrice Joyeux-Prunel, Pierre Singaravélou, Marie-Bénédicte Vincent  

De la Sorbonne

Histoire contemporaine

2020

 

 

Présentation de l'éditeur

Qu'est-ce que la comparaison ? En quoi est-elle utile au raisonnement historique, et plus généralement aux sciences humaines et sociales ?

De l’histoire comparée proposée par Marc Bloch aux débats les plus récents sur l’histoire transnationale et connectée, ce dictionnaire offre un large panorama des références, des concepts, des débats, des méthodes et des outils essentiels à la mise en œuvre de la démarche comparatiste, à la fois dans l’espace et dans le temps.

Ses courtes notices seront utiles à celles et ceux qu’intéresse cette approche, qu’il s’agisse de la pratiquer, de la penser ou de la critiquer, notamment en histoire moderne et contemporaine. Le classement des quatre-vingt-quatre entrées en plusieurs rubriques – « Épistémologies », « Boîte à outils », « Groupes sociaux », « Pratiques politiques », « Cultures européennes », « Lieux », « Croisements », « Temporalités » et « Collectifs » – éclaire les axes et les enjeux explorés par les auteurs ici rassemblés. Principalement historiens et historiennes, sociologues ou spécialistes de littérature, ils ont pour point commun de dialoguer avec la pensée de l’historien Christophe Charle, dont toute l’oeuvre s’est efforcée de proposer une histoire sociale et culturelle comparée à l’échelle de l’Europe.

Introduction. La comparaison est une course de fond(s)
Nicolas Delalande, Béatrice Joyeux-Prunel, Pierre Singaravélou et Marie-Bénédicte Vincent

ÉPISTÉMOLOGIES

Bloch. Marc Bloch et la comparaison historique
Peter Schöttler

Bourdieu. Pierre Bourdieu
Gisèle Sapiro

Civilisation. Comparaison n'est pas raison – « civilisation et barbarie »
Annick Lempérière

Comparatisme. Comparatisme historique et histoire transnationale : choisir ou combiner ?
Hartmut Kaelble

Connexions. Comparaison, connexions et histoire globale
Rahul Markovits

Durkheim. Durkheim, sociologue comparatiste
Louis Pinto

Échelles. Les échelles de la comparaison
Michael Werner

Historiographies. Comparer les comparatismes
Michel Espagne

Transnational. Le concept de transnational
Anna Boschetti

BOÎTE À OUTILS |

Cartographie. Cartographier
Béatrice Joyeux-Prunel

Contrefactuel. Possibles du passé et histoire contrefactuelle
Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou

Genre. La comparaison systématique des femmes et des hommes : un outil épistémologique incontournable
Anne-Marie Sohn

Global. Mondialisations
Laurent Jeanpierre et Béatrice Joyeux-Prunel

Prosopographie. Prosopographie, quel outil pour comparer ?
Claire Zalc

Statistique. Les comparaisons statistiques
Antoine Prost

Textométrie. Pour une textométrie comparative
Jean-Philippe Genet

Urbex. Archives de hasard et séries maîtrisées (exploration urbaine et collections raisonnées) : que vaut la comparaison ?
Nicolas Offenstadt

GROUPES SOCIAUX

Aristocraties. Ordre ancien et aristocraties européennes de la fin du XIXe au début du XXe siècle
Alice Bravard

Écrivains. L’usage social du grand écrivain (en Occident)
Pierre Boudrot

Élites. « L’élite intellectuelle des Noirs civilisés », ou les damnés de la comparaison
Emmanuelle Sibeud

Noblesses. La radicalisation des noblesses britannique et italienne avant la Première Guerre mondiale
Maria Malatesta

Patrons. Les élites économiques
Hervé Joly

Policiers. Polices et gendarmeries dans l’Europe du XIXe siècle
Arnaud-Dominique Houte

Préfets. Préfets et gouverneurs dans l’Europe du XIXe siècle
Pierre Karila-Cohen

Universitaires. Comparer les universitaires
Emmanuelle Picard

Veuves et veufs. Veuvage masculin, veuvage féminin au XIXe siècle : une comparaison asymétrique
Jean-Paul Barrière

PRATIQUES POLITIQUES

Caricature. Pour une histoire comparée de la caricature européenne
Laurent Bihl

Centre. Du centrisme
Rosemonde Sanson

Éducation. Comparer pour tricher ? La fausse information au service de la promotion de la préscolarisation française au XIXe siècle
Jean-Noël Luc

Inégalités. La République et les inégalités
Nicolas Delalande

Intellectuels. Les intellectuels dreyfusards
Vincent Duclert

Néolibéralisme. La France et les États-Unis : la fin du New Deal ?
Philip Nord

Pétitions. La pétition et les modalités d’action collective de part et d’autre de la Manche au XIXe siècle
Benoît Agnès

Sécularisation. Religion et politique en France et en Grande-Bretagne
Clarisse Berthezène

Symbolique. Statues de grands hommes
Jacqueline Lalouette

CULTURES EUROPÉENNES

Artistes . Colonies d’artistes
Anne-Marie Thiesse

Chevaux. Chevaux et culture équestre dans l’Europe des notables
Daniel Roche

Espace public. Espace public intellectuel (Europe)
Laurent Jeanpierre

Magnétisme. Le magnétisme animal en France et en Allemagne
Bruno Belhoste

Mémoires. Comparer les mémoires
Étienne François

Morale. Morale religieuse, morale laïque
Philippe Boutry

Musique. Musique et colonialisme
Jann Pasler

Pèlerinage. Le pèlerinage, lieu de la comparaison
Dominique Julia

Philosophie. La réception de Hegel en France et en Chine
Qi Xiao

Racisme. L’Internationale raciologique fin-de-siècle
Carole Reynaud-Paligot

Sports. Déconstruire les catégories : le cas du spectacle sportif
Sylvain Ville

LIEUX

Asie. Relations internationales et Asie
Hugues Tertrais

Bas-fonds. Marges et bas-fonds
Dominique Kalifa

capitales. Capitales coloniales
Hélène Blais et Armelle Enders

États-unis. Christophe Charle, la modernité et les États-Unis : une rencontre ratée ?
Romain Huret

Europe(s). Europe du Nord, Europe du Sud
Jeanne Moisand

Exil. Les capitales de l’exil au XIXe siècle
Delphine Diaz

Facultés. Comparer les facultés de droit : entre histoire juridique et histoire intellectuelle
Jean-Louis Halpérin

Moyen-orient. Modernité : à l’ouest d’Aden
Olivier Bouquet

Opéra. L’Opéra de Paris pendant les Première et Seconde Guerres mondiales : l’art au service de la politique
Claire Paolacci

Quartiers. Histoire urbaine et avant-garde artistique : approche croisée entre Montmartre et Montparnasse
Laurent Bihl

Régions. Le national en tous ses états
Maïté Bouyssy

Universités. Universités médiévales, universités contemporaines
Jacques Verger

CROISEMENTS

Comptabilité. Savoirs marchands du premier âge moderne : entre principes généraux et adaptations locales
Jacques Bottin

Critique littéraire. L’histoire intellectuelle et la critique littéraire
Stefan Collini

Écrits sur l’art. Comparer en histoire de l’art
Michela Passini

Émotions. Les régimes d’émotionalité dans les trois « sociétés impériales » : l’exemple de 1914 et de 1919
Robert Frank

enquête. L’histoire en trois comparaisons. La source, le puits, le tuyau
Ivan Jablonka

Environnement. L’histoire environnementale au prisme du comparatisme
François Jarrige

Histoire de l’art. Histoire et histoire de l’art
Marie-Claude Genet-Delacroix

religions. L’histoire comparée des religions au fondement de la République
Julien Vincent

Sciences. Histoire des sciences
Stéphane Van Damme

Sociologie. Sociologie historique
Laurent Jeanpierre

TEMPORALITÉS

Après-guerres. Les après-guerres en Europe au XXe siècle
Christina Theodosiou

Empire. Le Second Empire
Xavier Mauduit

Guerres lointaines. Les guerres outre-mer du XIXe siècle
Sylvain Venayre

Guerres mondiales. Histoire comparée de la guerre depuis le XXe siècle
Jay Winter

Mai 68. « Spectres de Mai ». 1968 et la comparaison historique
Ludivine Bantigny

Printemps des peuples. 1848 et le « Printemps des peuples »
François Jarrige

Révoltes. Actualité du XIXe siècle
Pierre Vermeren

Sixties. Les années 1960 en Europe
Rémy Pawin

Trois glorieuses. Une Glorieuse Révolution à la française ?
Jean-Claude Caron

COLLECTIFS

Engagement. L’Areser
Charles Soulié

Europe. De l’hygiène du détour à la sagesse du foisonnement : Christophe Charle, historien de l’Europe
Blaise Wilfert

Programme. La fabrique du comparatisme : retour d’expérience sur un programme franco-allemand
Martine Grelot, Isabelle Havelange et Sabine Juratic

Revue. Actes de la recherche en sciences sociales
Jérôme Bourdieu

Séminaire. Le séminaire et la fabrique de la comparaison
Marie-Bénédicte Vincent

transmission. « Un article à brûler » ? Les élèves de Christophe Charle, essai d’histoire sociale
Pierre Verschueren

Christophe Charle en fiche

Christophe Charle en capitales
Par les membres de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC)

Les auteurs

 

 



lundi 4 septembre 2017

Histoire du Monde au XIXe siècle, Sous la direction de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre


Histoire du Monde au XIXe siècle 
Sous la direction de 
Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre 
Fayard
2017

Présentation de l'éditeur
En Europe et dans les Amériques, le XIXe  siècle a longtemps été défini comme l’époque de la «  modernité  », quand le rêve du progrès se mêlait à l’idée de révolution, et le désir de nouveauté à l’angoisse de l’accélération. Mais qu’en est-il lorsque, abandonnant l’étalon de l’Occident et optant pour l’échelle du monde, on change de point de vue  ?
Ce livre, «  monstrueux et discordant  », pour reprendre les mots par lesquels Michelet désignait sa propre Histoire du XIXe  siècle, veut faire entendre les voix d’un passé pluriel. Car le monde est avant tout l’objet d’expériences contrastées pour ceux qui y vivent, et auxquelles cette somme convie le lecteur.
Elle le guide à travers les circulations de cette ère nouvelle, des migrations à l’expansion coloniale, conséquences des mutations rapides des transports, de l’industrie ou des sciences. Et à y regarder de près, on s’aperçoit que la mondialisation ne fut pas un processus univoque d’occidentalisation.
Elle le conduit au fil des «  temps du monde  » scandés par des événements qui résonnèrent à l’échelle globale, de l’indépendance d’Haïti (1804) à la révolution chinoise (1911), de l’épidémie de choléra (1817) à la révolte des cipayes (1857).
Elle l’entraîne au cœur d’un «  magasin du monde  » qu’approvisionnent bibelots, cartes, tatouages, fez, ivoire, opium, dévoilant des processus historiques qui affectent le monde entier, tout en installant le lointain dans l’intime et le quotidien.
Elle le transporte dans les «  provinces du monde  »   indienne, sud-américaine, ottomane, européenne, etc.  , ces laboratoires qui permettent de décentrer notre regard, et révèlent tout autant la grande diversité de la planète que l’existence de «  modernités  » alternatives.
Attestant à la fois les dynamiques d’intégration mondiale et une exacerbation des identités, cette Histoire du monde au XIXe  siècle, qui réunit les contributions de près de cent historiennes et historiens, nous laisse une certitude  : celle d’être alors devenus, ensemble, et pour la première fois, contemporains.



mercredi 15 février 2017

écouter: L’unité brisée des savoirs sur l’homme, avec Laurent Jeanpierre et Pierre Singaravélou

 
À partir de l'ouvrage La Vie intellectuelle en France - Tome 2. De 1914 à nos jours (Seuil, septembre 2016)
Rencontre animé par Catherine Portevin, journaliste à Philosophie Magazine
Jeudi 2 Février 2017

Odéon 6e


jeudi 12 janvier 2017

écouter: Patrick Boucheron, Histoire mondiale de la France


La Grande table (2ème partie) Olivia Gesbert, 11.01.2017
Histoire mondiale de la France
Sous la direction de Patrick Boucheron
Coordination : Nicolas Delalande, Florian Mazel,Yann Potin, Pierre Singaravélou 
Seuil

Extrait
 
Présentation de l'éditeur
« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France »
Jules Michelet, Introduction à l’histoire universelle (1831)
Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.
Une histoire qui ne s’embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l’identité, mais prend au large le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.
Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l’ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d’historiennes et d’historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s’agit de prendre la mesure d’une histoire mondiale de la France, c’est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l’élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !
Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu’un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.

lundi 6 janvier 2014

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales N° 185, Décembre 2010, Représenter la colonisation


en ligne sur Cairn.info:
Actes de la recherche en sciences sociales N° 185, Décembre 2010,  Représenter la colonisation, Seuil (Abonnement à la revue)

Page 4 à 11
Gisèle Sapiro, George Steinmetz et Claire Ducournau   La production des représentations coloniales et postcoloniales

samedi 26 mai 2012

Atlas des empires coloniaux - XIXe-XXe siècles, Jean-François Klein, Pierre Singaravélou, Marie-Albane De Suremain

Atlas des empires coloniaux - XIXe-XXe siècles
Jean-François Klein, Pierre Singaravélou, Marie-Albane De Suremain
Autrement
2012

Présentation de l'éditeur
En plus de 130 cartes et infographies, voici le premier atlas historique mondial qui aborde l'ensemble des empires coloniaux du XIXe au milieu du XXe siècle. Un projet d'histoire globale : des grands empires, français et britannique, à des empires plus petits, non européens ou continentaux. Dynamiques, conflits, révoltes et résistances : une emprise coloniale inégale et discontinue. Une analyse des sociétés coloniales à différentes échelles, locale, impériale et mondiale.
Une attention particulière portée aux colonisés et à leurs interactions avec les colonisateurs, loin des stéréotypes. Valorisant les apports les plus récents de l'historiographie, cet atlas présente une histoire coloniale et impériale totalement renouvelée par trois spécialistes de la question.
Jean-François Klein est maître de conférences d'histoire de l'Asie du Sud-Est à l'Inalco et chercheur au Centre Roland- Mousnier (Paris-4 Sorbonne). Pierre Singaravélou est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheur à l'UMR Irice (CNRS/Paris- I/Paris-4). Marie-Albane de Suremain est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Upec-IUFM de l'académie de Créteil et chercheure au Sedet (Paris-7 Denis- Diderot).
Fabrice Le Goff est cartographe-géographe indépendant. 

vendredi 3 février 2012

Pierre Singaravélou, PROFESSER L'EMPIRE. Les "sciences coloniales" en France sous la IIIè République


Pierre Singaravélou
PROFESSER L'EMPIRE
Les "sciences coloniales" en France sous la IIIè République
Préface de Christophe Charle
Publications de la Sorbonne
2011

Présentation de l'éditeur
A partir des années 1880, la conjonction du scientisme et du renouveau de l'expansion ultramarine se traduit par l'institutionnalisation des savoirs sur les colonies et les populations colonisées, qui prennent la forme de nouvelles disciplines, les " sciences coloniales " (" histoire et géographie coloniales ", " législation et économie coloniales ", " psychologie indigène "), enseignées dans les universités et les grandes écoles françaises.
Les enseignants, universitaires et experts coloniaux, promeuvent une formation, tantôt pratique tantôt théorique, qui instruit les étudiants sur les colonies et justifie le projet impérial. Ces nouveaux spécialistes de la colonisation animent la " République des lettres coloniales ", une nébuleuse d'associations, de sociétés savantes, de musées et de maisons d'éditions, spécialisés dans les questions coloniales.
Toutefois cette adhésion du monde savant à la colonisation prend des formes très diverses, parfois contradictoires, irréductibles à un seul et même " discours colonial ". L'objet colonial et le terrain ultramarin induisent un décentrement épistémologique conduisant les savants à élaborer de nouvelles méthodes et catégories d'analyse. La marginalité des savants coloniaux et leur polyvalence professionnelle les incitent à franchir les frontières disciplinaires en défrichant des domaines inédits - histoire orale, " colonisation comparée ", science de l'aménagement, anthropologie juridique... 
Pierre Singaravélou, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur à l'UMR IRICE (CNRS/Paris 1/Paris 4), travaille sur l'histoire des Empires coloniaux français et britannique aux XIXe et XXe siècles.
Il a récemment publié L'Empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation (Belin, 2008), Au sommet de l'Empire. Les élites européennes dans les colonies du 16e au 20e siècle (avec C. Laux et F.-J. Ruggiu, Peter Lang, 2009), L'Empire des sports. Une histoire de la mondialisation culturelle (avec J. Sorez, Belin, 2010) et Territoires impériaux. Une histoire spatiale du fait colonial (avec H. Blais et F.
Deprest, Publications de la Sorbonne, 2011).
 

vendredi 28 janvier 2011

Actes de la recherche en sciences sociales N° 185, Décembre 2010, Représenter la colonisation


 
La production des représentations coloniales et postcoloniales
Gisèle Sapiro, George Steinmetz et Claire Ducournau
(Texte intégral)
Des historiens sans histoire ?
La construction de l’historiographie coloniale en France sous la Troisième République
Pierre Singaravélou
Tout parcours scientifique comporte des moments autobiographiques »
Georges Balandier, George Steinmetz et Gisèle Sapiro
Mélancolie postcoloniale ?
La réception décalée du roman Monnè, outrages et défis, d’Ahmadou Kourouma (1990)
Claire Ducournau