« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 4 juillet 2026

Actes de la recherche en sciences sociales, N° 262-263, Race en pratique(s)



 

Actes de la recherche en sciences sociales, N° 262-263, Race en pratique(s)

Seuil

2026 

 

 Présentation de l'éditeur

Alors que les sciences sociales françaises – et la sociologie bourdieusienne en particulier – ont montré depuis longtemps ce que les différentes manières d’agir, de parler, ou de se mouvoir devaient aux positions de classe, elles se sont peu intéressées à la façon dont les rapports sociaux de race s’incarnent dans les pratiques. Or, certaines pratiques sociales et certaines techniques du corps sont régulièrement associées, dans le langage courant, à des groupes raciaux : on entend, par exemple, parler de comportements « de Blanc », d’éducation « à l’asiatique », de « voix noire », etc. Ces qualificatifs s’appliquent parfois indépendamment du phénotype de celles et ceux dont on décrit les conduites ou les caractéristiques. Ce numéro prend ces qualifications au sérieux et propose d’interroger, à travers des enquêtes empiriques, la production sociale des pratiques racialisées. Il en propose un double éclairage. Il revient, d’une part, sur la manière dont les pratiques orientent les mécanismes d’assignation raciale. D’autre part (et réciproquement), il montre comment les positions raciales peuvent façonner, à travers des logiques de socialisation, des façons d’être au monde qui sont dès lors perçues comme raciales. Ce volume comprend cinq contributions issues de différentes disciplines (sociologie, histoire et géographie), portant sur des espaces nationaux divers (États-Unis, France, Danemark-Groenland) et examinant des espaces sociaux variés (famille, école, sphère professionnelle). Il se conclut par un entretien avec la romancière et poétesse afro-descendante Seynabou Sonko, avec laquelle nous abordons la façon dont la race est pensée et mise en mot dans le champ littéraire. Enfin, un dernier article (hors thème) analyse comment le new public management se déploie dans un espace professionnel a priori réfractaire à ses principes : le secteur du médico-social.

 

Sommaire
6 Vers une théorie de la pratique attentive à la race
Solène Brun, Altaïr Despres, Narguesse Keyhani
et Adèle Momméja
20 Le maître de sa voix ?
Pratiques sonores de la race dans les radios
africaines-américaines aux États-Unis (1920-1980)
Tristan Pinet-Le Bras
38 Apprendre et faire la race à l’école
Simon Massei
56 Une migration qui blanchit ?
Classe, race et nationalité dans la migration étudiante
postcoloniale groenlandaise
Marine Duc
76 La couleur du capital
Ascensions sociales de descendants d’immigré·es
malien·nes et (dé)placements dans l’espace social de la race
Théoxane Camara
96 Mettre la race au travail
Dispositions racialisées et socialisation professionnelle
des cadres asiatiques du privé en France
Anne Zhou-Thalamy
116 Écrire la race, pirater le milieu littéraire
Entretien avec Seynabou Sonko
126 HORS THÈME
L’évidence du new public management
Les directeur·rices du social face à la norme gestionnaire
Ruggero Iori, François Sarfati et Jules Simha
144 Résumés 

mardi 14 avril 2026

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 261 – avril 2026 // Du côté obscur de la famille (2)



 

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 261 – avril 2026 // Du côté obscur de la famille (2)

Seuil

2026

 

 Présentation par la Revue

Ce numéro est la seconde partie du dossier consacré au « côté obscur de la famille », qui propose de (re) penser les rapports de domination à l’œuvre dans la famille pour comprendre les différents modes d’exercice du pouvoir qui s’y jouent. La vie familiale n’est ni un long fleuve tranquille, ni un sanctuaire protégé des logiques marchandes et capitalistes, ni un espace de liens électifs, comme l’ont clamé les théoriciens de la (post) modernité. Elle est parfois le lieu de violences extrêmes – féminicide, inceste – mais aussi de transactions quotidiennes engageant des rapports asymétriques entre parents et enfants, conjoints et conjointes ou encore aîné·es et cadet·tes. Mais la famille n’est pas un isolat : elle est traversée par d’autres institutions, notamment l’État social et le droit, qui l’encadrent, la contrôlent et participent parfois à renforcer les inégalités en son sein plutôt qu’à les réduire. Plus encore, ces institutions contribuent à définir la norme familiale d’où découlent des violences institutionnelles et des inégalités. Les articles de ce dossier explorent ainsi l’intervention de ces institutions et la façon dont celle-ci travaille les rapports sociaux de classe, de sexe et de race qui s’articulent au sein de la parenté. Ils portent sur différentes configurations socio-historiques, montrant comment les nœuds du pouvoir se recomposent à chaque fois : enquêtes sur les violences familiales en vue de placer les enfants dans le Paris dans l’entre-deux-guerres ; construction du droit de la famille en contexte post-colonial au Sénégal et au Bénin ; procédures d’émancipation des mineur·es dans la France contemporaine ; traitement des mères lesbiennes et des parents trans par la justice aux affaires familiales au Québec, au Chili et en France. Ces contributions montrent ainsi que le privé est plus que jamais politique.
 

 Sommaire

À l’indignation de tous »
Classes populaires et régulation des violences sur enfants à Paris dans l’entre-deux-guerres
Lola Zappi

Une domination sous tutelle
Désordres familiaux et usages du droit dans les procédures d’émancipation des mineur·es
Baptiste Coulmont et Camille François

Enquêter la justice et le droit de la famille en contexte post-colonial
Entretien avec Sophie Andreeta et Marième N’Diaye

Cet entretien a été réalisé par Altaïr Despres, Sibylle Gollac, Anne Lambert 

Les coûts familiaux et judiciaires du coming out
Trajectoires post-hétérosexuelles en France, au Québec et au Chili
Émilie Biland

Hors thème // L’histoire du droit, une science sociale
Entretien avec Jean-Louis Halpérin

Propos recueillis par Sara Dezalay, Sibylle Gollac  

 

 


vendredi 5 septembre 2025

Actes de la recherche en sciences sociales N° 258-259 , septembre 2025, Cinquante ans

 


 Actes de la recherche en sciences sociales N° 258-259 , septembre 2025

Cinquante ans

Seuil

  

4 Prendre Actes
Comité de rédaction
20 Des actes révolutionnaires
Les inventions d’une « revue très peu académique »
Julien Duval
58 La multiplication des revues de sciences sociales
(1975-2025) : crise de surproduction et spécialisation ?
Pierre Blavier
72 Une revue peut en cacher une autre
Liber, supplément d’Actes : brève histoire d’une utopie
Christophe Charle
94 Négatifs
Note sur les refus de publication d’Actes de la recherche
en sciences sociales (1983-2005)
Camille François
108 La fabrique d’Actes de la recherche
en sciences sociales
Portraits du « travail normal »
Anne Bory et Eleonora Elguezabal
126 La part du genre
Genre et approche intersectionnelle dans les revues
de sciences sociales françaises au XXIe siècle
Julien Boelaert, Samuel Coavoux, Estelle Delaine,
Altaïr Despres, Sibylle Gollac, Narguesse Keyhani,
Adèle Mommeja et Étienne Ollion
146 Résumés


mercredi 13 juin 2018

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales 2015/1-2 (N° 206-207), La culture entre rationalisation et mondialisation



Actes de la recherche en sciences sociales 2015/1-2 (N° 206-207), La culture entre rationalisation et mondialisation
Seuil
en ligne sur Cairn.info


Gisèle Sapiro, Jérôme Pacouret, Myrtille Picaud
Transformations des champs de production culturelle à l’ère de la mondialisation
Page 4 à 13
 
Romain Lecler
Nouvelles vagues
Le marché-festival de Cannes ou la fabrique française d’un universel cinématographique
Page 14 à 33
 
Claire Ducournau
Qu’est-ce qu’un classique « africain » ?
Les conditions d’accès à la reconnaissance des écrivain-e-s issu-e-s d’Afrique subsaharienne francophone depuis 1960
Page 34 à 49
  
Altaïr Despres
Un intérêt artistique à construire
L’engagement des danseurs africains dans le champ chorégraphique contemporain
Page 50 à 67
 
Myrtille Picaud
Les salles de musique à Paris : hiérarchies de légitimité et manières d’entendre les genres musicaux
Version HTML Version PDF
Page 68 à 89
 
Laurent Denave
La musique « répétitive » : une révolution conservatrice dans le monde musical savant américain
Version HTML Version PDF
Page 90 à 99
 
Heribert Tommek
Une littérature moyenne
La littérature allemande contemporaine entre production restreinte et grande production
Page 100 à 107
 
Gisèle Sapiro, Myrtille Picaud, Jérôme Pacouret, Hélène Seiler
L’amour de la littérature : le festival, nouvelle instance de production de la croyance
Le cas des Correspondances de Manosque
Page 108 à 137
 
Jérôme Pacouret
Logiques d’engagement des réalisateurs de films au sujet de la loi HADOPI
Effet de corps, effet de champ et division du travail de représentation professionnelle des cinéastes
Page 138 à 155
 
Mauricio Bustamante
Les politiques culturelles dans le monde 
Comparaisons et circulations de modèles nationaux d’action culturelle dans les années 1980
Page 156 à 173

lundi 26 juin 2017

Altaïr Despres, Se faire contemporain. Les danseurs africains à l’épreuve de la mondialisation culturelle

Altaïr Despres 
Se faire contemporain
Les danseurs africains à l’épreuve de la mondialisation culturelle
Publications de la Sorbonne
Homme et société
2016

Présentation de l'éditeur
Longtemps absents de la scène chorégraphique contemporaine, les danseurs africains semblent bien avoir, depuis une vingtaine d'années, le vent en poupe. Ils sont désormais les invités des festivals et des théâtres internationaux les plus prestigieux, et leurs pièces sont saluées tant par le public que par la critique. C’est que, disent les commentateurs, la mondialisation culturelle est passée par là.
Mais qu’est-ce, au juste, que cette mondialisation ?
L’auteure, sociologue et anthropologue, a mené une enquête de terrain de plusieurs années dans l’univers de la danse contemporaine africaine. À partir d’un travail d’archives, d’observations ethnographiques et du recueil de nombreux témoignages d’artistes et de professionnels de la culture, son livre retrace l’émergence de cette esthétique chorégraphique sur le continent africain. Il documente en particulier le parcours de jeunes danseurs, depuis les quartiers populaires de Bamako et de Ouagadougou jusqu’aux planches des grandes scènes parisiennes. Ce faisant, la mondialisation culturelle cesse d’apparaître comme un phénomène vague et irrépressible : elle devient une réalité concrète, une expérience pratique, dont on saisit tour à tour les ressorts politiques, artistiques ou migratoires.
L’apparition d’une forme « contemporaine » de danse en Afrique repose sur la formation de réseaux institutionnels connectés à l’Europe, sur la construction opportune d’intérêts esthétiques pour le continent noir, sur l’appropriation par les danseurs africains d’un rapport nouveau à l’art et, finalement, sur la formation de subjectivités inédites de danseurs et de chorégraphes qui en viennent à incarner, entre « ici » et « là-bas », l’art africain internationalisé.
Altaïr Despres est sociologue et anthropologue, docteure de l'université Paris-Diderot. Ses recherches portent sur les processus de transmission et de domination culturelles, en particulier dans l’Afrique post-coloniale.

lundi 12 juin 2017

Actes de la recherche en sciences sociales, n°218, Juin 2017, Plages, territoires contestés (& Rencontre autour de ce numéro et celui de décembre)


Actes de la recherche en sciences sociales, n°218, Juin 2017, Plages, territoires contestés
Seuil


"En relation avec la sortie de ce numéro (et avec le numéro paru en décembre dernier), les Actes de la Recherche organisent le 21 juin une rencontre à Paris,« À l’abri de la domination ? Du logement à la plage, espace et rapports sociaux ».  Librairie l'Atelier, 2bis Rue du Jourdain, 75020 Paris, 21 juin, 20h. "


(source: ARSS)


samedi 18 avril 2015

Actes de la recherche en sciences sociales, 2015/1 -2 (N° 206-207) La culture entre rationalisation et mondialisation



Actes de la recherche en sciences sociales, 2015/1 -2 (N° 206-207) La culture entre rationalisation et mondialisation, Seuil
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Page 4 à 13
Gisèle Sapiro, Jérôme Pacouret, Myrtille Picaud
Transformations des champs de production culturelle à l’ère de la mondialisation
 
Page 14 à 33
Romain Lecler
Nouvelles vagues
Le marché-festival de Cannes ou la fabrique française d’un universel cinématographique
 
Page 34 à 49
Claire Ducournau
Qu’est-ce qu’un classique « africain » ?
Les conditions d’accès à la reconnaissance des écrivain-e-s issu-e-s d’Afrique subsaharienne francophone depuis 1960
 
Page 50 à 67
Altaïr Despres
Un intérêt artistique à construire
L’engagement des danseurs africains dans le champ chorégraphique contemporain
 
Page 68 à 89
Myrtille Picaud
Les salles de musique à Paris : hiérarchies de légitimité et manières d’entendre les genres musicaux
 
Page 90 à 99
Laurent Denave 
La musique « répétitive » : une révolution conservatrice dans le monde musical savant américain ?

Page 100 à 107 
Heribert Tommek 
Une littérature moyenne
La littérature allemande contemporaine entre production restreinte et grande production
 
Page 108 à 137
Gisèle Sapiro, Myrtille Picaud, Jérôme Pacouret, Hélène Seiler
L’amour de la littérature : le festival, nouvelle instance de production de la croyance
Le cas des Correspondances de Manosque
 
Page 138 à 155 
Jérôme Pacouret 
Logiques d’engagement des réalisateurs de films au sujet de la loi HADOPI
Effet de corps, effet de champ et division du travail de représentation professionnelle des cinéastes
 
Page 156 à 173 
Mauricio Bustamante 
Les politiques culturelles dans le monde
Comparaisons et circulations de modèles nationaux d’action culturelle dans les années 1980



(source: Cairn.info)