« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 14 avril 2026

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 261 – avril 2026 // Du côté obscur de la famille (2)



 

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 261 – avril 2026 // Du côté obscur de la famille (2)

Seuil

2026

 

 Présentation par la Revue

Ce numéro est la seconde partie du dossier consacré au « côté obscur de la famille », qui propose de (re) penser les rapports de domination à l’œuvre dans la famille pour comprendre les différents modes d’exercice du pouvoir qui s’y jouent. La vie familiale n’est ni un long fleuve tranquille, ni un sanctuaire protégé des logiques marchandes et capitalistes, ni un espace de liens électifs, comme l’ont clamé les théoriciens de la (post) modernité. Elle est parfois le lieu de violences extrêmes – féminicide, inceste – mais aussi de transactions quotidiennes engageant des rapports asymétriques entre parents et enfants, conjoints et conjointes ou encore aîné·es et cadet·tes. Mais la famille n’est pas un isolat : elle est traversée par d’autres institutions, notamment l’État social et le droit, qui l’encadrent, la contrôlent et participent parfois à renforcer les inégalités en son sein plutôt qu’à les réduire. Plus encore, ces institutions contribuent à définir la norme familiale d’où découlent des violences institutionnelles et des inégalités. Les articles de ce dossier explorent ainsi l’intervention de ces institutions et la façon dont celle-ci travaille les rapports sociaux de classe, de sexe et de race qui s’articulent au sein de la parenté. Ils portent sur différentes configurations socio-historiques, montrant comment les nœuds du pouvoir se recomposent à chaque fois : enquêtes sur les violences familiales en vue de placer les enfants dans le Paris dans l’entre-deux-guerres ; construction du droit de la famille en contexte post-colonial au Sénégal et au Bénin ; procédures d’émancipation des mineur·es dans la France contemporaine ; traitement des mères lesbiennes et des parents trans par la justice aux affaires familiales au Québec, au Chili et en France. Ces contributions montrent ainsi que le privé est plus que jamais politique.
 

 Sommaire

À l’indignation de tous »
Classes populaires et régulation des violences sur enfants à Paris dans l’entre-deux-guerres
Lola Zappi

Une domination sous tutelle
Désordres familiaux et usages du droit dans les procédures d’émancipation des mineur·es
Baptiste Coulmont et Camille François

Enquêter la justice et le droit de la famille en contexte post-colonial
Entretien avec Sophie Andreeta et Marième N’Diaye

Cet entretien a été réalisé par Altaïr Despres, Sibylle Gollac, Anne Lambert 

Les coûts familiaux et judiciaires du coming out
Trajectoires post-hétérosexuelles en France, au Québec et au Chili
Émilie Biland

Hors thème // L’histoire du droit, une science sociale
Entretien avec Jean-Louis Halpérin

Propos recueillis par Sara Dezalay, Sibylle Gollac  

 

 


jeudi 3 octobre 2019

La France d’en bas ? Idées reçues sur les classes populaires , Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)


La France d’en bas ? 
Idées reçues sur les classes populaires
Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)
Le Cavalier bleu
Idées reçues
2019

Présentation de l'éditeur
On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »…
Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d’exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s’abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l’extrême droite et auraient pour rêve ultime l’achat de leur pavillon…
Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.
Olivier Masclet est maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris Descartes et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS).
Séverine Misset est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes et membre du Centre nantais de sociologie (CENS).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du CENS.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Amossé, Anne-Marie Arborio, Christelle Avril, Stéphane Beaud, Marie Cartier, Violaine Girard, Anne Lambert, Marie-Hélène Lechien, Marie-Clémence Le Pape, Gérard Mauger, Gilles Moreau, Dominique Pasquier, Camille Peugny, Fanny Renard, Olivier Schwartz et Jean-Pierre Terrail.



 

jeudi 9 mars 2017

Lire Les Sciences Sociales, présentation des ouvrages Rester bourgeois d'Anaïs Collet et Tous propriétaires ! d'Anne Lambert, 15 mars 2017


Anaïs Collet, Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction, La Découverte, 2015
Présenté par Violaine Girard

Anne Lambert, Tous propriétaires ! L'envers du décor pavillonnaire, Seuil, 2015
Présenté par Yasmine Siblot


Lire Les Sciences Sociales
mercredi 15 mars 2017 de 14 h à 17h 
salle 124 du site Pouchet 
(59-61 rue Pouchet, 75017)

lundi 9 janvier 2017

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 215 – Décembre 2016, Les classes sociales au foyer

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 215 – Décembre 2016, Les classes sociales au foyer
Seuil

Résumé
En plongeant dans l'intimité des foyers, ce dossier propose une contribution originale à la sociologie des classes sociales. Alors que les débats se focalisent d'ordinaire sur certaines dimensions de la culture de classe (tout particulièrement sur les pratiques culturelles), il déplace l'attention vers un lieu qui, avec l'autonomisation de la vie privée et l'amélioration des conditions de logement, fait l'objet d'un investissement croissant .Les enquêtes présentées dans les articles portent sur des groupes sociaux et des contextes résidentiels contrastés : classes populaires des cités HLM ou de milieu rural, agriculteurs embourgeoisés, classes populaires et moyennes du périurbain, classes supérieures urbaines ou familles nombreuses occupant diverses positions dans l'espace social. Attentives également à la dimension genrée des styles de vie domestique, elles explorent les pratiques, les relations et les logiques symboliques qui prennent corps à l'intérieur des frontières de l'habitat. Chacun des articles souligne ainsi combien les pratiques de décoration, d'aménagement et d'ameublement, ainsi que les usages personnels et l'organisation des sociabilités domestiques, sont l'expression de goûts socialement situés. En prenant en compte le rôle de l'économie de la maisonnée, ils montrent également les formes variées que prend l'organisation du travail domestique, dont une partie peut être déléguée à des employé-e-s subalternes par les classes supérieures mais qui, à l'intérieur de chaque ménage, fait l'objet d'une division sexuée persistante.L'espace domestique apparaît ainsi doté de propriétés spécifiques - en particulier celle d'offrir à ses occupants un lieu à l'abri relatif des rapports de domination dont ils font l'expérience dans d'autres espaces. Il existe donc bien une relative autonomie symbolique des cultures de classes et de fractions de classe, comme en attestent les résistances face à l'imposition de modèles d'habiter hétéronomes. Mais les manières d'habiter se transforment aussi, sous l'effet des logiques de distinction et des aspirations à différentes voies d'ascension sociale, qui viennent redessiner les frontières culturelles séparant les classes sociales.  

Classes, genre et styles de vie dans l’espace domestique
Pierre Gilbert
Ferme, pavillon ou maison de campagne
Les formes résidentielles de l’embourgeoisement agricole
Gilles Laferté
Du luxe bon marché
Travail de service et classement social dans les résidences fermées de Buenos Aires
Eleonora Elguezabal
Échapper à l’enfermement domestique
Travail des femmes et luttes de classement en lotissement pavillonnaire
Anne Lambert
Qui débarrasse la table ?
Enquête sur la socialisation domestique primaire
Martine Court, Julien Bertrand, Géraldine Bois, Gaële Henri-Panabière et Olivier Vanhée
« Nos volets transparents »
Les potes, le couple et les sociabilités populaires au foyer
Benoît Coquard
Troubles à l’ordre privé
Les classes populaires face à la cuisine ouverte
Pierre Gilbert




vendredi 23 septembre 2016

vidéo: Marie-Albane de Suremain, Enseigner les colonisations et les décolonisations (avec Sophie Dulucq et David Lambert)



vidéo: Marie-Albane de Suremain, Enseigner les colonisations et les décolonisations (avec Sophie Dulucq et David Lambert)


Enseigner les colonisations et les décolonisations
Marie-Albane de Suremain, Sophie Dulucq, David Lambert
Canopé
Maîtriser
2016

Présentation de l'éditeur
Comment faire connaître l'histoire des colonisations et des décolonisations, comprendre une question sensible inscrite dans les programmes scolaires et proposer des outils pour aborder de manière sereine cet enseignement ? Enseignants de collège et de lycée général, technologique et professionnel, élèves et étudiants, cet ouvrage vous propose :
  • des mises au point scientifiques par thèmes rendant compte des dernières recherches historiques
  • une approche au plus près des sociétés coloniales restituant la diversité des acteurs - colonisés et colons - ainsi que la complexité de la situation coloniale
  • des dossiers documentaires (textes, cartes, photographies, etc.), assortis de présentations scientifiques, proposant des pistes d'utilisation pédagogique adaptées à différents niveaux de classe.

Cet ouvrage a été réalisé en partenariat avec le Musée de l'histoire de l'immigration.
  

 

mardi 17 février 2015

vidéo: Anne Lambert, "Tous propriétaires !" L'envers du décor pavillonnaire



Boîte à Idées.  par Mediapart
Anne Lambert
"Tous propriétaires !"
L'envers du décor pavillonnaire
Seuil
Liber
2015

Présentation de l'éditeur
Faut-il faire de la France un pays de propriétaires et liquider le parc HLM de l'après-guerre ? C'est en tout cas le tournant pris par les politiques publiques depuis les années 1970. Etre propriétaire de son pavillon, profiter des attraits de la ville à la campagne, réinventer la sociabilité de voisinage et la mixité sociale, tel est le projet qu'ont vocation à incarner les nouveaux lotissements et que favorisent les aides à l'accès à la propriété.
Mobilisant données statistiques, enquêtes de terrain et témoignages vécus, ce livre montre qu'en nourrissant un vaste mouvement de périurbanisation des classes populaires, la diffusion de la propriété transforme en profondeur leurs conditions d'existence : déstabilisation de l'économie domestique par le poids de l'endettement, éloignement des bassins d'emploi et des réseaux de solidarité, repli des femmes sur la sphère domestique, "mixité" sociale conflictuelle...
Entre la maison individuelle rêvée et le logement standardisé souvent exigu et inachevé que ces "primo-acquérants" ont pu se payer, entre le quartier pavillonnaire imaginé sur papier glacé et le lotissement sous-doté en équipements collectifs et coupé du monde auquel ses habitants se trouvent assignés, ce nouveau monde de "HLM à plat" est gros de tensions dont Anne Lambert souligne l'importance politique pour les années à venir.
Anne Lambert, sociologue, est chercheuse à l'INED. Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure (Lyon), agrégée de sciences économiques et sociales, elle a enseigné la sociologie à l'Université Paris 1 puis au département de sciences sociales de l'ENS Paris

mardi 25 mars 2014

en ligne: Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Éditorial
Vers la déflation  ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

Politiques du logement, par Fabien Desage et Manuel Schotté
Au nom de la « mixité sociale », par Christine Lelévrier
Crise du logement  ? Quelles crises  ?, par Jean-Claude Driant
« Qui a le droit… au logement opposable  ? », par Pierre-Édouard Weill
20 % de logements sociaux minimum, mais pour qui  ?, par Fabien Desage
Trajectoires résidentielles de classes moyennes et gentrification des anciens quartiers populaires, par Anaïs Collet
Les quartiers refondés des Hauts-de-Seine et l’entre-soi des cadres d’entreprise, par Bruno Cousin
Les métamorphoses « du » périurbain, par Anne Lambert
Promouvoir l’accès à la propriété dans les cités HLM, par Pierre Gilbert

Grand entretien avec Emmanuel Terray De l’anthropologie à la défense des sans-papiers

Paroles
Les deux mondes de la coiffure, par Céline Dumoulin

Chronique de la gauche de gauche Dérives du gouvernement, un mouvement social actif, par Louis Weber

Enquête (3) Sociogenèse du « Front de gauche » Entretien avec Véronique Lamy et Christian Perriel, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de France

La rhétorique réactionnaire Talents  : de Gérard Depardieu à Bernard Arnault, par Gérard Mauger

Idées L’égalité des chances  : un contresens logique, par Patrick Massa

Politiques d’ailleurs Venezuela de l’après-Chavez, par Gisèle Jean
Margaret Thatcher  : the witch is dead  ?, par Keith Dixon


(source: Savoir/Agir)

dimanche 5 janvier 2014

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français


en ligne sur Cairn.info:
Actes de la Recherche en Sciences Sociales n° 183 – juin 2010, Les classes populaires dans l’enseignement supérieur français, Seuil (Abonnement à la revue)










(source: Cairn.info)

mercredi 26 juin 2013

Revue Savoir/agir n° 24, Politiques du logement

Revue Savoir/agir n° 24
Politiques du logement
éd du Croquant
2013
Présentation de l'éditeur
« Au fil des époques successives, une répétition marque l’histoire du logement marchandise : c’est à la fois le lancinant problème de l’habitat populaire, et celui des difficultés de l’expansion du capitalisme dans le secteur immobilier. Les deux phénomènes sont intimement liés. Ils manifestent une contradiction structurelle à partir de laquelle on peut lire l’évolution des formes de production et de circulation du logement »
Ces propos, écrits par C. Topalov il y a plus de 25 ans, pourraient être repris tels quels pour justifier la démarche qui caractérise ce dossier tant ils semblent d’actualité.
Le refrain de la « crise du logement », s’il est repris à l’unisson depuis quelques années, n’est pas nouveau. Il fait écho à un ensemble de dynamiques structurelles anciennes, liées notamment à un mouvement de marchandisation du logement, qui s’est intensifié ces dernières décennies après avoir été endigué partiellement dans l’après-guerre. Ce mouvement de marchandisation généralisée, en France et en Europe, tend à exclure les moins nantis, et confronte une proportion croissante des « classes moyennes » à une augmentation des prix et aux difficultés qui l’accompagnent.

lundi 20 mai 2013

video-audio: Festival Raisons d’agir 2013, «Éducation et émancipation»


Festival Raisons d’agir 2013 : «Éducation et émancipation»




SAMEDI 23 MARS
PLACE DU MARCHÉ NOTRE-DAME
Présentation festive
Avec la participation de la Brigade d’Intervention Poétique et de la Maison de la poésie.

MERCREDI 3 AVRIL
PRÉAMBULE À L’UFR DE SCIENCES HUMAINES ET ARTS, AMPHI BOURDIEU
Une école pour émanciper?
Table-ronde avec Choukri Ben Ayed, professeur à l’université de Limoges (GRESCO), Samuel Bouron, doctorant (CURAPP), Bertrand Geay, professeur à l’université de Picardie (CURAPP) et Stanislas Morel, maître de conférences à l’université de Saint-Etienne (ECL).

À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
« Sur l’école »
Étienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO)
Intervention – lecture par un groupe d’étudiants de lettres de l’université de Poitiers. Présentation par Véronique Rauline, maître de conférences, universités Paris-Ouest Nanterre et Poitiers.
Projections
Présentation par Benoit Perraud, réalisateur et programmateur.
100 Jours+ 41 de Delphine V. Lambert & William Lambert, France / 2012 / 4 min
Issu de la série « 100 jours ». http://100jours2012.org


France, détours, ce trait, c’est ton parcours de Frédéric Moser & Philippe Schwinger, France / 2011/ 53 min

Le film se décline dans le concret des actions pédagogiques d’une structure pionnière qui accueille les élèves exclus temporairement de l’école pour des raisons de discipline. Le local se situe dans l’enceinte d’un collège ZEP (zone d’éducation prioritaire) en banlieue parisienne. Des éducateurs encadrent ces écoliers récalcitrants et abordent les raisons de leur sanction. Il est question de contrat, de rôles donnés et de rôles à prendre. Les réalisateurs observent attentivement comment les en- fants reçoivent la parole des adultes, leur écoute, leur ennui, leur refus, leur acquiescement…

L’éducation à l’épreuve du libéralisme
Discussion animée par Jean-Charles Royer, GFEN, enseignant de philosophie, et Alexis Cukier, doctorant en philosophie, SOPHIAPOL.

JEUDI 4 AVRIL
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
L’École : fabrique de l’impuissance ou apprentissage de la citoyenneté ?
Conférence-débat avec Charlotte Nordmann, essayiste et traductrice
Discutante : Marie-Hélène Motard, professeur de philosophie, institut de recherche de la FSU.
Savoirs et inégalités
Table-ronde avec Charles Soulié, maître de conférences à l’université Paris 8 et Jean-Pierre Terrail, sociologue, professeur des universités, Université de Versailles, St Quentin en Yvelines : Comment rendre aux savoirs leur portée émancipatrice ? Comment les transmettre pour lutter contre les inégalités ? Points de vue croisés du CP à l’université.
Discutant : Pascal Canaud, enseignant.
AU CINÉMA TAP CASTILLE
Projection-débat
Tempête sous un crâne de Clara Bouffartigue France / 2012 / 78 min

En présence de Clara Bouffartigue, réalisatrice.
Présentation du film par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, débat animé par Etienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO) et Cyril Nazareth, enseignant et doctorant en sociologie.
Au collège Joséphine Baker de Saint-Ouen, en Seine-Saint- Denis, Alice et Isabelle enseignent à la même classe tour à tour agitée, timide, joyeuse, turbulente, mélancolique et vivante: la Quatrième C. La première est professeure de lettres, la seconde d’arts plastiques. Tempête sous un crâne nous plonge le temps d’une année scolaire au coeur de ce collège tenu par une équipe énergique et soudée, dans ses couloirs et dans ses classes où les deux professeures sont bien déterminées à trans- mettre à leurs élèves les moyens de s’exprimer.

VENDREDI 5 AVRIL
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
Pratiques scolaires et universitaires
Conférence-débat avec Stéphane Bonnéry, maître de conférences, université Paris 8 (ESCOL) : « Démocratisation scolaire: quels défis?» ; Frédéric Neyrat, maître de conférences, université de Limoges (sous réserve) ; Sylvain Broccolichi, maître de conférences, université d’Artois (RECIFES): «Émancipation versus disqualification: enjeux, contraintes et pratiques usuelles en situation scolaire ».
Discutant : Ludovic Marchand, directeur d’école.
Changer l’école ?
Table-ronde avec Ugo Palheta, maître de conférences, université Lille-3, membre du comité de rédaction de Contretemps ; Christine Passerieux, formatrice, responsable nationale du GFEN ; Arnaud Tiercelin, responsable national de la Ligue de l’enseignement.
Face aux ségrégations, aux difficultés à apprendre et à tous les gadgets qui encombrent les politiques scolaires, quelles perspectives tracer pour une école de l’égalité et de l’émancipation pour tous ?
Discutants : Magali Espinasse, professeur de lettres, co-secrétaire académique du SNES-FSU et Tanguy Le Bolloc’h, lecteur dans le Plac’Art.
Espérer ou désespérer de l’école ?
Débat avec des élèves et des étudiants animé par Etienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO) et Bertrand Geay, professeur à l’université de Picardie (CURAPP).
À partir de quelques extraits d’entretien avec des élèves ou anciens élèves, on propose ici d’explorer la mise en mots de la difficulté ou de la réussite, des heurs et des malentendus qui peuvent se nouer dans les parcours d’apprentissage, dans et hors l’école. La parole est ici d’abord celle des principaux intéressés, les jeunes.
AU CRDP
Projection-débat
L’école buissonnière de Jean-Paul Le Chanois, France / 1948 / 99 min

Présentation du film par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, débat en présence de Stéphane Bonnéry, maître de conférences, université de Paris 8, et de M et Mme Geminey, instituteurs Freinet de l’après-guerre (sous réserve)
1920, dans un petit village de Provence. M. Pascal, jeune instituteur, se heurte au manque d’intérêt de ses élèves. Il décide de changer radicalement ses méthodes. Il écoute les enfants, s’inspire de leurs découvertes, les emmène dans la nature. Les élèves vont retrouver le plaisir d’apprendre, et lui celui d’enseigner. Mais des parents et les notables ne voient pas cette petite révolution d’un bon œil…
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voir également:
écouter: Festival Raisons d’agir 2012 : «Démocratie(s) aujourd’hui»


lundi 11 mars 2013

Programme: Festival Raisons d’agir 2013 : «Éducation et émancipation»


Festival Raisons d’agir 2013 : «Éducation et émancipation»


Poitiers, du 3 avril au 5 avril 2013 - 
Pour sa huitième édition, le Festival Raisons d’Agir réfléchira aux rapports entre «éducation» et «émancipation». Fidèle à sa formule, le festival associe le regard objectivant des chercheurs à celui, plus subjectif, des artistes, des militants et des étudiants, afin de mener une réflexion collective sur les débats politiques contemporains et ainsi d’y prendre part.
Éduquer pour émanciper. Instruire le peuple, les femmes, les reclus, les opprimés contre l’emprise des traditions et de toutes les formes de domination. Apprendre par soi-même, les uns des autres, pour conquérir sa liberté, pour le plaisir d’apprendre. Tels furent les mots d’ordre des luttes pour l’instruction publique et des mouvements d’éducation populaire, avec ou contre l’action conduite par l’Etat, en lien ou non avec les prophéties révolutionnaires.
Longtemps, il fut surtout question d’instituer l’égal accès à l’instruction. Des « Lumières » aux luttes ouvrières et féministes, de la création de l’école républicaine aux vagues de démocratisation scolaire du XXe siècle, l’idée s’est peu à peu imposée que l’éducation était un droit pour tous et que chaque citoyen devait disposer des moyens de son autonomie. La contestation est également venue de l’intérieur ou des marges du système d’enseignement, contre les formes d’autoritarisme et de compétition que drainaient avec elles les traditions pédagogiques et les structures scolaires. Il s’agissait alors d’instaurer une « éducation nouvelle », plus coopérative, plus sociale. Hors les murs, les mouvements de jeunesse s’essayaient aux « méthodes actives ». Les enseignants eux-mêmes se divisaient entre « anciens » et « modernes ». La révolution éducative se retournait contre le pouvoir des clercs.
Mais déjà, un autre bouleversement était à l’œuvre. L’instauration de « l’école pour tous » finissait elle-même par produire son lot de désillusions. La critique sociologique mettait à mal le mythe de « l’école libératrice ». Et la statistique scolaire ne cessait de confirmer que la massification de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur ne réduisait en rien les inégalités. Dans le fonctionnement ordinaire du système d’enseignement, chacun était en quelque sorte renvoyé à lui-même, à ses « talents », à sa « nature ». La réforme scolaire contribuait malgré tout à des mouvements d’émancipation, à celui des femmes tout particulièrement. Mais le progressisme scolaire perdait peu à peu de sa force d’entraînement, en même temps que s’installait un climat de consumérisme et d’individualisme cynique. Les mouvements pédagogiques et les associations d’éducation populaire voyaient leur base militante s’effriter peu à peu.
À la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, la révolte est revenue par un autre côté, contre la montée en puissance d’une vision marchande, utilitariste et instrumentaliste de l’éducation. L’école serait de plus en plus conçue comme un moyen d’améliorer l’employabilité des futurs travailleurs et la croissance économique. Les luttes scolaires reprirent de la vigueur en même temps que s’inventait l’altermondialisme. Alors que le mouvement d’extension de la scolarisation semblait être durablement bloqué, le droit à l’éducation était exigé sous de multiples formes, dans les luttes des territoires déshérités comme dans la défense de programmes scolaires universalistes, dans la solidarité avec les enfants de sans-papiers comme dans la défense de l’organisation nationale de l’institution scolaire.
Où en est-on exactement aujourd’hui? Quels sont les enjeux actuels de la réforme éducative dans le contexte de la refondation de l’école annoncée par le nouveau pouvoir en place ? Quelles formes prennent les tensions contemporaines entre tendances objectives au maintien des inégalités, renoncement ou désenchantement et volontarisme politique? Par quelles voies s’invente aujourd’hui une école ambitieuse pour tous, démocratique? Quels faux-semblants mais aussi quels espoirs se dessinent sous nos yeux, s’expérimentent ici ou là ?

Programme

SAMEDI 23 MARS
PLACE DU MARCHÉ NOTRE-DAME
10h30 – 12h30 – Présentation festive
Avec la participation de la Brigade d’Intervention Poétique et de la Maison de la poésie.

MERCREDI 3 AVRIL
PRÉAMBULE À L’UFR DE SCIENCES HUMAINES ET ARTS, AMPHI BOURDIEU
13h30 – Une école pour émanciper?
Table-ronde avec Choukri Ben Ayed, professeur à l’université de Limoges (GRESCO), Samuel Bouron, doctorant (CURAPP), Étienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO), Bertrand Geay, professeur à l’université de Picardie (CURAPP) et Stanislas Morel, maître de conférences à l’université de Saint-Etienne (ECL).
Au moment où le projet de loi d’orientation pour la « refondation » de l’école va entrer dans les faits, on peut s’interroger sur ce qu’il en est des conceptions explicites ou implicites qui caractérisent la politique gouvernementale sur l’éducation. Et s’efforcer de les mettre en perspective à partir des connaissances sociologiques.
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
17h – « Sur l’école »
Intervention – lecture par un groupe d’étudiants de lettres de l’université de Poitiers. Présentation par Véronique Rauline, maître de conférences, universités Paris-Ouest Nanterre et Poitiers.
18h30 – Projections
Présentation par Benoit Perraud, réalisateur et programmateur.
100 Jours+ 41 de Delphine V. Lambert & William Lambert, France / 2012 / 4 min
Issu de la série « 100 jours ». http://100jours2012.org


France, détours, ce trait, c’est ton parcours de Frédéric Moser & Philippe Schwinger, France / 2011/ 53 min

Le film se décline dans le concret des actions pédagogiques d’une structure pionnière qui accueille les élèves exclus temporairement de l’école pour des raisons de discipline. Le local se situe dans l’enceinte d’un collège ZEP (zone d’éducation prioritaire) en banlieue parisienne. Des éducateurs encadrent ces écoliers récalcitrants et abordent les raisons de leur sanction. Il est question de contrat, de rôles donnés et de rôles à prendre. Les réalisateurs observent attentivement comment les en- fants reçoivent la parole des adultes, leur écoute, leur ennui, leur refus, leur acquiescement…
Les films de Frédéric Moser et Philippe Schwinger interrogent le présent à partir de faits politiques et sociaux issus de l’histoire récente. Ils remettent alors en scène les sources de la réalité contemporaine, pour les placer dans le lieu de discussion d’un conflit. En 2009, Moser et Schwinger initient le projet d’une série de quatre épisodes intitulée «France, détours» et partent là où ils sont invités à «interroger la France» et capturer des situations emblématiques de la société d’aujourd’hui. Le 1er épisode a été réalisé à la Cité du Mirail de Toulouse. Nous vous présentons ici le second épisode, alors que le 3e épisode, en cours de finalisation, se tient à Marseille avec des adolescents issus de milieux aisés.
POSSIBILITÉ DE RESTAURATION PAYANTE SUR PLACE
21h – L’éducation à l’épreuve du libéralisme
Conférence-débat avec Grégory Chambat, enseignant en collège à Mantes-la-Ville, membre du comité de rédaction de la revue N’Autre école : « De l’école de Jules Ferry à ses contestations politiques, syndicales et pédagogiques » ; et Pierre Clément, doctorant (CURAPP) : « Les racines nationales et internationales du néo-libéralisme à l’école ».
Discussion animée par Jean-Charles Royer, GFEN, enseignant de philosophie, et Alexis Cukier, doctorant en philosophie, SOPHIAPOL.

JEUDI 4 AVRIL
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
14h – L’École : fabrique de l’impuissance ou apprentissage de la citoyenneté ?
Conférence-débat avec Charlotte Nordmann, essayiste et traductrice
Discutante : Marie-Hélène Motard, professeur de philosophie, institut de recherche de la FSU.
15h30 – Savoirs et inégalités
Table-ronde avec Charles Soulié, maître de conférences à l’université Paris 8 et Jean-Pierre Terrail, sociologue, professeur des universités, Université de Versailles, St Quentin en Yvelines : Comment rendre aux savoirs leur portée émancipatrice ? Comment les transmettre pour lutter contre les inégalités ? Points de vue croisés du CP à l’université.
Discutant : Pascal Canaud, enseignant.
AU CINÉMA TAP CASTILLE
21h – Projection-débat – 5 euros
Tempête sous un crâne de Clara Bouffartigue France / 2012 / 78 min

En présence de Clara Bouffartigue (sous réserve), réalisatrice.
Présentation du film par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, débat animé par Etienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO) et Cyril Nazareth, enseignant et doctorant en sociologie.
Au collège Joséphine Baker de Saint-Ouen, en Seine-Saint- Denis, Alice et Isabelle enseignent à la même classe tour à tour agitée, timide, joyeuse, turbulente, mélancolique et vivante: la Quatrième C. La première est professeure de lettres, la seconde d’arts plastiques. Tempête sous un crâne nous plonge le temps d’une année scolaire au coeur de ce collège tenu par une équipe énergique et soudée, dans ses couloirs et dans ses classes où les deux professeures sont bien déterminées à trans- mettre à leurs élèves les moyens de s’exprimer.
Issue d’une longue lignée d’enseignants, la monteuse devenue réalisatrice Clara Bouffartigue trouve la juste distance dans ce documentaire vibrant sur l’acte de transmission. Sans angélisme ni misérabilisme, elle cherche sa place au sein de situations difficiles, où l’acte de filmer devient urgence devant la passion d’enseigner. Un espace et un temps où l’éducation est un enjeu majeur, entre refus et découvertes, entre cris de rage et fous rires.

VENDREDI 5 AVRIL
À L’ESPACE MENDÈS-FRANCE
9h30 – Pratiques scolaires et universitaires
Conférence-débat avec Stéphane Bonnéry, maître de conférences, université Paris 8 (ESCOL) : « Démocratisation scolaire: quels défis?» ; Frédéric Neyrat, maître de conférences, université de Limoges (sous réserve) ; Sylvain Broccolichi, maître de conférences, université d’Artois (RECIFES): «Émancipation versus disqualification: enjeux, contraintes et pratiques usuelles en situation scolaire ».
Discutant : Ludovic Marchand, directeur d’école.
14h – Changer l’école ?
Table-ronde avec Ugo Palheta, maître de conférences, université Lille-3, membre du comité de rédaction de Contretemps ; Christine Passerieux, formatrice, responsable nationale du GFEN ; Arnaud Tiercelin, responsable national de la Ligue de l’enseignement.
Face aux ségrégations, aux difficultés à apprendre et à tous les gadgets qui encombrent les politiques scolaires, quelles perspectives tracer pour une école de l’égalité et de l’émancipation pour tous ?
Discutants : Magali Espinasse, professeur de lettres, co-secrétaire académique du SNES-FSU et Tanguy Le Bolloc’h, lecteur dans le Plac’Art.
17h – Espérer ou désespérer de l’école ?
Débat avec des élèves et des étudiants animé par Etienne Douat, maître de conférences à l’université de Poitiers (GRESCO) et Bertrand Geay, professeur à l’université de Picardie (CURAPP).
À partir de quelques extraits d’entretien avec des élèves ou anciens élèves, on propose ici d’explorer la mise en mots de la difficulté ou de la réussite, des heurs et des malentendus qui peuvent se nouer dans les parcours d’apprentissage, dans et hors l’école. La parole est ici d’abord celle des principaux intéressés, les jeunes.
AU CRDP
21h – Projection-débat
L’école buissonnière de Jean-Paul Le Chanois, France / 1948 / 99 min

Présentation du film par Benoît Perraud, réalisateur et programmateur, débat en présence de Stéphane Bonnéry, maître de conférences, université de Paris 8, et de M et Mme Geminey, instituteurs Freinet de l’après-guerre (sous réserve)
1920, dans un petit village de Provence. M. Pascal, jeune instituteur, se heurte au manque d’intérêt de ses élèves. Il décide de changer radicalement ses méthodes. Il écoute les enfants, s’inspire de leurs découvertes, les emmène dans la nature. Les élèves vont retrouver le plaisir d’apprendre, et lui celui d’enseigner. Mais des parents et les notables ne voient pas cette petite révolution d’un bon œil…
Ce film marque un temps fort de l’histoire du cinéma d’après-guerre : produit par la Coopérative Générale du Cinéma Français, et tourné suivant des méthodes nouvelles (les enfants pouvaient décou- vrir les postes techniques du tournage…), il relate aussi les débuts du célèbre pédagogue que fut Célestin Freinet, interprété avec brio par Bernard Blier. Jean-Paul Chanois (1909-1985) est connu pour son grand engagement politique et cinématographique: résistant, syndicaliste dans le milieu du cinéma, il sera un important réalisateur engagé des années 50 mais aussi un homme de théâtre recon- nu. Il est notamment un des co-scénaristes et co- réalisateurs de « La Vie est à Nous », film culte du Front Populaire.

Informations pratiques

Le festival est ouvert à tous. L’accès à l’ensemble des manifestations est libre et gratuit, hormis à la projection de Tempête sous un crâne au cinéma TAP Castille, le jeudi soir au tarif unique de 5 euros. La librairie La Belle Aventure est partenaire du festival et proposera une sélection de livres.

Les lieux

UNIVERSITÉ DE POITIERS – UFR SCIENCES HUMAINES ET ARTS
Hôtel Fumé, 8 rue René Descartes
tel. 05 49 45 45 45 – sha.univ-poitiers.fr
ESPACE MENDÈS FRANCE
1 Place de la Cathédrale
tel. 05 49 50 33 08 – emf.fr
LA BELLE AVENTURE
15 rue des Grandes Écoles
tel. 05 49 01 32 21
CINEMA TAP CASTILLE
24 place du Maréchal Leclerc
tel. 05 49 39 40 00 – tap-poitiers.com
CRDP – CENTRE RÉGIONAL DE DOCUMENTATION PÉDAGOGIQUE
6 rue Sainte-Catherine
tel. 05 49 60 67 00 – cndp.fr/crdp-poitiers

Partenaires

Le festival Raisons d’agir 2013 est organisé par l’association Raisons d’agir Poitiers et L’Associo (Association des étudiants en sociologie de l’université de Poitiers), en partenariat avec le cinéma TAP Castille, l’UFR Sciences humaines et arts, l’Espace Mendès France, l’Association culturelle de l’UFR Lettres et Langues, la librairie La Belle Aventure et le CRDP Poitou-Charentes, avec le soutien financier de l’université de Poitiers, de la ville de Poitiers, de la région Poitou-Charentes et de la Ligue de l’enseignement.

Documents

samedi 1 décembre 2012

Dvd: Les nouveaux chiens de garde, Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Les nouveaux chiens de garde
Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat
Scénario : Serge Halimi, Pierre Rimbert, Renaud Lambert, Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Production : JEM Productions
Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.
commande sur:
www.epicentrefilms.com
www.fakirpresse.info
www.acrimed.org
 

jeudi 15 novembre 2012

Économistes à gages, Serge Halimi, Renaud Lambert, Frédéric Lordon

Économistes à gages
Serge Halimi, Renaud Lambert, Frédéric Lordon
Prendre parti
LLL/Le monde diplomatique
2012

Présentation de l'éditeur
"Le changement, c'est maintenant", affirmait le candidat François Hollande. Impossible répondaient alors et répètent toujours les économistes à gages. Leur mission : démontrer au bon peuple égaré qu'il n'y a pas d'alternative. 
Le Monde diplomatique a souvent analysé cette antienne. En voici 3 exemples : une enquête de Renaud Lambert sur "les liaisons dangereuses des experts ès économie", une étude de serge Halimi de la "lancinante petite musique des chroniques économiques " et une analyse de Frédéric Lordon intitulée" "les prodiges de l'amnésie".

lundi 9 juillet 2012

video: Rencontres Déconnomiques (6-8 juillet 2012) avec Frédéric Lordon, Renaud Lambert, François Ruffin, etc.



Vendredi 6 juillet 2012

Cérémonie avec « Le Grand Mamamouchi »

• André-Jacques Holbecq (conférence) « La monnaie et la dette »

• Alain Persat (conférence) « Comprendre nos erreurs économiques
pour proposer des solutions »



Jacques Le Bohec (conférence)
• « Les journalistes et l'économie,
un regard historique sur la presse »

• Fabrice Aubert (conférence)
• « La crise… c'est la faute aux grecs »



• François Ruffin (conférence)
• « Le protectionnisme »


• «Les nouveaux chiens de garde» (projection)
Un film de Gilles Balbastre et de Yannick Kergoat
Débat animé par Gilles Balbastre



Samedi 7 juillet 2012

Autoentartage


 • Conférence musicale de Richie Jobs (sketch)


 • Gérard Duménil, Gérard Filoche, Frédéric Lordon
• Débat : « Crise économique ? Réponses politiques ? »


  • Renaud Lambert (conférence)
• « Conflits d'intérêts, la responsabilité des médias »


• René Teboul (conférence)
• « Les origines de la pensée économique »


  • Frédéric Lordon (conférence)
• « Etat de décrépitude de la zone euro »


• Gérard Filoche (conférence)
• « La dette et la destruction du code du travail »







  • Jean-Philippe Desbordes (conférence)
• « L'économie dans les relations
et les problématiques du management »


  • Gérard Duménil (conférence)
• « D'où vient la crise,
où vont le néolibéralisme et le capitalisme ? »


• Hervé Kempf (conférence)
• « Economie politique du post-capitalisme »



Dimanche 8 juillet 2012

• Lancement de la journée
• avec « Le Grand Mamamouchi »

 • Lecture d'un texte de Frédéric Lordon



• Gérard Mordillat (conférence)
• « Il n'y a pas d'alternatives »
• Lecture de Cécile Mazan pendant la conférence

 • Claude Escarguel (conférence)
• « L'entreprise équitable : faire des salariés
les copropriétaires de leur entreprise »


 • « Margin Call » de J.C. Chandor (projection)

jeudi 21 juin 2012

« Les Rencontres Déconnomiques d’Aix en Provence », du 6 au 8 juillet 2012




 Présentation
Depuis de nombreuses années, début juillet, le Cercle des Economistes organise les Rencontres Economiques d’Aix en Provence. 
Une poignée d’économistes, habituée à quadriller l’espace médiatique, monopolise le débat public pour livrer une réflexion économique indigente. 
Plutôt qu’une contre-manifestation, Le Cercle des Déconnomistes a préféré créer « Les Rencontres Déconnomiques d’Aix en Provence »

Celles-ci seront joyeuses, festives, un peu taquines, inventives, créatives, mais aussi studieuses. 
Les Amis du Monde diplomatique d’Aix en Provence, La Choucroute de Marseille, Le Repaire d’Aix en Provence, Le Repaire de Marseille, ainsi qu’Attac Marseille sont les premières structures qui forment le Cercle des Déconnomistes.

L’ambition des Rencontres Déconnomiques est double.
Il s’agit d’une part de démontrer que la pensée économique est foisonnante, qu’elle ne se limite pas à une pensée unique développée sur les médias dominants pour le plus grand profit de l’oligarchie.
D’autre part, les Rencontres Déconnomiques expertiseront ces experts pour mettre en évidence les éventuels conflits d’intérêts.

Au programme des Rencontres Déconnomiques, il y a des conférences, des animations de rue, du théâtre, du cinéma, des lectures et de la musique.
Les Rencontres Déconnomiques se déroulent dans les lieux de vie et dans les rues du centre d’Aix en Provence, du 6 au 8 juillet 2012.