« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 18 avril 2024

Actes de la recherche en sciences sociales, n°251. Affaires publiques, intérêts privés

 

 
 
Actes de la recherche en sciences sociales, n°251. Affaires publiques, intérêts privés
Seuil
2024 


Présentation de l'éditeur

Enrôlés dans la promotion du marché concurrentiel, de l’entreprise compétitive et de la financiarisation, le droit et la justice sont au cœur du néolibéralisme. Ce dossier prend pour objet un processus moins documenté : la façon de dire le droit et de réguler du pouvoir étatique est devenue un objet de négociations et de transactions marchandes que les politiques publiques encouragent.

Les États commercialisent une fraction de leur souveraineté juridique. Des traités d’investissement remettent en cause le « droit de réguler » afin de construire un climat favorable aux détenteurs de capitaux étrangers ; des formes de transaction permettent aux grandes entreprises de négocier leurs peines et d’éviter le procès pour fraude et corruption ; la promotion d’une « culture de l’innovation » offre aux entreprises étrangères un statut juridique et fiscal dérogatoire ; enfin, des compétences régaliennes, comme l’attribution de visas, sont octroyées en contrepartie d’investissements.

Certes, la souveraineté juridique n’a jamais atteint la pureté du modèle du monopole. Le droit de dire le droit a toujours été un champ de luttes dont les organisations étatiques ne sont qu’une partie des acteurs. Pour autant, la façon dont le pouvoir règlementaire et le pouvoir de justice se trouvent redéfinis dans leurs conditions d’exercice a été peu étudiée. Ce dossier décrit les contours d’une puissance publique qui s’ajuste aux conditions néolibérales, en élargissant l’espace de négociation des règles du droit au cœur même de l’État.

 

vendredi 14 septembre 2018

Comprendre le social dans la durée - Les études longitudinales en sciences sociales , Sous la direction de Joanie Cayouette-Remblière, Bertrand Geay, Patrick Lehingue


Comprendre le social dans la durée
Les études longitudinales en sciences sociales
Sous la direction de 
Joanie Cayouette-Remblière, Bertrand Geay, Patrick Lehingue
P.U.Rennes
Res Publica
2018

Présentation de l'éditeur
EN 1966, H. Becker écrivait que « les sociologues aiment parler de fonctionnement, de processus, etc., mais [que] leurs méthodes les empêchent, en général, de saisir concrètement les processus dont ils parlent si abondamment ». Près de cinquante ans plus tard, les techniques permettant de saisir les processus in itinere, que l’on a pris pour habitude de qualifier de longitudinales se sont développées. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est moins l’absence de méthodes ajustées à l’étude longitudinale des phénomènes que la diversité des techniques et la dispersion des lieux où elles sont débattues. 
Ces méthodes de recueil et d’analyse longitudinales sont rarement discutées ensemble et sont au contraire souvent présentées comme constitutives de traditions de recherche opposées. C’est à ces différentes manières de faire usage des techniques longitudinales que cet ouvrage voudrait constituer une introduction. 
En partant d’exemples précis d’études conduites dans des domaines aussi différents que la participation électorale, la socialisation enfantine ou l’intégration des populations migrantes, on souhaite d’abord restituer les enjeux pratiques, théoriques et épistémologiques des différentes techniques de type longitudinal, qu’elles relèvent de l’ethnographie, de la statistique sur grands échantillons de population, du traitement de corpus de documents ou d’archives et de tous les cas intermédiaires de production et d’analyse des données. Résolument pratique, l’approche proposée pourra suggérer la part d’illusion qu’enferme la démarche longitudinale elle-même, comme ambition de rendre exhaustivement compte du social en train de se faire.  
Introduction
Les auteurs 



 

jeudi 18 février 2016

Dictionnaire des acteurs de l'Europe, Sous la direction de Elisabeth Lambert Abdelgawad et Hélène Michel

Dictionnaire des acteurs de l'Europe
Sous la direction de
Elisabeth Lambert Abdelgawad
Hélène Michel
Larcier
Dictionnaires Larcier
2014


Présentation de l'éditeur
Si l’Europe est désormais une réalité incontournable, elle reste malheureusement trop souvent appréhendée à travers ses institutions, qu’il s’agisse de celles de l’Union européenne (Commission européenne, Parlement européen, Cour de Justice de l’UE, Banque centrale européenne…) ou de celles du Conseil de l’Europe (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Cour européenne des droits de l’homme…).
L’originalité de ce dictionnaire est de donner à voir l’Europe à travers ses acteurs, ceux qui travaillent au sein de ses institutions ou en constantes relations avec elles, ceux qui sont les destinataires des actions européennes, ceux au nom de qui des réformes sont menées, ceux qui promeuvent l’Europe ou encore ceux qui la combattent. Pour ce faire, il adopte une perspective large, interdisciplinaire, tenant ensemble ce qui est classiquement séparé, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe.
Ce dictionnaire réunit les meilleurs spécialistes sur chacune des entrées du dictionnaire qui livre un état des connaissances et des questionnements les plus actuels sur les acteurs de l’Europe. Il s’adresse aux étudiants, enseignants et chercheurs intéressés par l’Europe qui trouveront avec ce dictionnaire un précieux outil de référence et de réflexion pour apprendre sur l’Europe et sortir des routines de pensée sur cet objet. Il s’adresse aussi aux « professionnels de l’Europe » qui trouveront un ouvrage indispensable à la compréhension de leur environnement européen et plus largement à tout lecteur soucieux de comprendre l’Europe à travers ses acteurs.
Elisabeth Lambert Abdelgawad
Directrice de recherche C.N.R.S., Senior Expert pour l'Agence des droits fondamentaux.
Hélène Michel est professeure des universités en science politique à l’Université de Strasbourg, membre de l’Institut Universitaire de France et directrice de l’UMR SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe). Elle dirige le Master Politiques  européennes de l’IEP de Strasbourg.

samedi 22 juin 2013

Hélène MICHEL (dir.), Représenter le patronat européen. Formes d'organisation patronale et modes d'action européenne


Hélène MICHEL (dir.)
Représenter le patronat européen 
Formes d'organisation patronale et modes d'action européenne 
P.I.E. Peter Lang
2013

Présentation de l'éditeur
L’emprise des milieux d’affaires sur le cours de la construction européenne est un fait tellement bien admis qu’il a conduit les observateurs à ne voir dans les organisations patronales que des groupes de pression et à délaisser l’histoire et la sociologie du syndicalisme patronal européen. Or ce syndicalisme patronal, qui plus est européen, ne va pas de soi. 
Comment les intérêts patronaux peuvent-ils être représentés et défendus comme « européens » alors qu’ils sont très hétérogènes et qu’ils ne sont pas également affectés par la construction européenne ? Comment des organisations parviennent-elles à faire entendre la voix d’un patronat européen ? Comment cette représentation s’articule-t-elle avec des formes nationales et internationales de représentation ? Comment les représentants patronaux participent-ils à la politique européenne ? 
Les neuf chapitres de l’ouvrage collectif répondent à ces questions en étudiant les histoires tout à la fois nationales et européennes d’organisations (Businesseurope, CEEP, UEAPME, CNPF/Medef) et les différentes formes de représentation des entreprises et des patrons européens. L’étude de la genèse et de la structuration d’organisations patronales européennes montre le rôle qu’elles jouent dans l’histoire de la construction européenne et la place qu’elles ont acquises dans le fonctionnement de l’Union européenne. 
Hélène Michel est professeure de science politique à l’IEP de Strasbourg, membre junior de l’IUF et directrice du laboratoire CNRS/Université de Strasbourg SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe) UMR 7363. Spécialiste de sociologie politique européenne, ses travaux portent sur les groupes d’intérêt et les relations entre mondes économiques et mondes politiques.