« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est Braconnier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Braconnier. Afficher tous les articles

lundi 28 novembre 2016

L'Ordinaire du Politique. Enquêtes sur les rapports profanes au politique, François Buton, Patrick Lehingue, Nicolas Mariot, Sabine Rozier (dir.)

L'Ordinaire du Politique 
Enquêtes sur les rapports profanes au politique  
François Buton, Patrick Lehingue, Nicolas Mariot, Sabine Rozier (dir.)
P.U.Septentrion
Paradoxa
2016

Présentation de l'éditeur
Quels sont les liens ordinaires des Français à la politique ? Les études réunies dans ce volume reprennent cette question classique en montrant tout à la fois ce que la politique signifie dans les situations routinières et quotidiennes des citoyens, en quoi les rapports au politique sont inscrits dans des trajectoires biographiques autant individuelles que collectives, et finalement ce qu'est le « cours ordinaire » de nos sociétés démocratiques. L’analyse de ces rapports profanes au politique est conduite à partir de terrains très variés, depuis les lieux d’habitation ou de travail jusqu’aux rares situations de contact avec les élus, en passant par la reconstitution détaillée du lien qu’un seul individu entretient avec la politique le temps d’une campagne présidentielle.


mardi 7 avril 2015

écouter: Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires


écouter:
Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires (avec Nonna Mayer)
La La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 06.06.2015

Céline Braconnier Les inaudibles. Sociologie politique des précaires(avec Nonna Mayer)
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 30.03.2015



Sous la direction de
Céline Braconnier et Nonna Mayer
Les inaudibles 
Sociologie politique des précaires 
Presses de Sciences Po
2015

Présentation de l'éditeur
Ce livre va au-devant d'une population oubliée et hétérogène, celle des « précaires » : travailleurs pauvres, chômeurs en fin de droits, mères seules avec enfants, bénéficiaires des minima sociaux ou personnes en hébergement d'urgence. Il s'appuie sur une enquête réalisée lors de l’élection présidentielle de 2012, qui cherchait à comprendre et à mesurer l’impact de la précarité sur les rapports des individus à la politique, et sur des entretiens effectués dans des centres d’accueil de jour et lieux de distribution alimentaire à Paris, Grenoble et Bordeaux.
La lutte quotidienne pour la survie incite aux comportements individualistes, à la « débrouille » plus qu’à l’action collective. Elle suscite un profond sentiment d’injustice face aux riches, mais ne pousse pas à la révolte. Le lien avec la politique institutionnelle n’est pourtant pas rompu : les hommes et les femmes en situation de précarité suivent la campagne présidentielle, expriment des préférences, font davantage confiance à François Hollande qu’à Nicolas Sarkozy et plus à Marine le Pen qu’au candidat du Front de gauche.
Ces positions se traduisent néanmoins rarement en bulletins de vote. Faute de dispositifs leur facilitant l’accès à l’espace public, les individus en situation de précarité demeurent, la plupart du temps, inaudibles.
Céline Braconnier est professeure des Universités et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Nonna Mayer est directrice de recherche CNRS émérite au Centre d'études européennes (CEE) de Sciences Po.




mardi 17 mars 2015

Les inaudibles. Sociologie politique des précaires, Sous la direction de Céline Braconnier et Nonna Mayer


Sous la direction de
Céline Braconnier et Nonna Mayer
Les inaudibles 
Sociologie politique des précaires 
Presses de Sciences Po
2015

Présentation de l'éditeur
Ce livre va au-devant d'une population oubliée et hétérogène, celle des « précaires » : travailleurs pauvres, chômeurs en fin de droits, mères seules avec enfants, bénéficiaires des minima sociaux ou personnes en hébergement d'urgence. Il s'appuie sur une enquête réalisée lors de l’élection présidentielle de 2012, qui cherchait à comprendre et à mesurer l’impact de la précarité sur les rapports des individus à la politique, et sur des entretiens effectués dans des centres d’accueil de jour et lieux de distribution alimentaire à Paris, Grenoble et Bordeaux.
La lutte quotidienne pour la survie incite aux comportements individualistes, à la « débrouille » plus qu’à l’action collective. Elle suscite un profond sentiment d’injustice face aux riches, mais ne pousse pas à la révolte. Le lien avec la politique institutionnelle n’est pourtant pas rompu : les hommes et les femmes en situation de précarité suivent la campagne présidentielle, expriment des préférences, font davantage confiance à François Hollande qu’à Nicolas Sarkozy et plus à Marine le Pen qu’au candidat du Front de gauche.
Ces positions se traduisent néanmoins rarement en bulletins de vote. Faute de dispositifs leur facilitant l’accès à l’espace public, les individus en situation de précarité demeurent, la plupart du temps, inaudibles.
Céline Braconnier est professeure des Universités et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Nonna Mayer est directrice de recherche CNRS émérite au Centre d'études européennes (CEE) de Sciences Po. 





mercredi 8 février 2012

2012 : les sociologues s’invitent dans le débat



2012 : les sociologues s’invitent dans le débat
Textes rassemblés par Louis Pinto
éditions du Croquant
2012

Présentation de l'éditeur
L’expérience de la collection savoir/agir révèle la richesse et l’originalité des analyses proposées par des intellectuels critiques. Or ceux-ci, plus familiers avec la description et l’explication du réel qu’avec l’élaboration de programmes, ne sont pas à l’aise dans une conjoncture électorale. Mais, précisément pour cette raison, ils ne sont pas nécessairement mal placés pour faire ce qu’eux seuls sont en mesure de faire. À savoir d’une part, étblir un diagnostic synthétique de l’état des choses dans un domaine de leur compétence ; d’autre part, énumérer un certain nombre de points qui leur semblent décisifs pour ce que pourrait être une politique de gauche.
L’exercice de militantisme intellectuel proposé ici a quelque chose de paradoxal. Alors que la gauche de gauche se voit d’ordinaire associée à des idées dites maximalistes, il s’agit de favoriser, sur des points précis, la formulation de principes d’action en deçà desquels une gauche digne de ce nom ne pourrait que se déjuger : non pas placer la barre très haut, la placer plutôt au minimum, un minimum qui pourrait aussi être l’essentiel, bref ce qui ne saurait être escamoté.
L’urgence semble aujourd’hui de montrer qu’autre chose est possible, réalisable, en refusant à la fois la capitulation social-démocrate devant la loi d’airain du capitalisme financier et le délire incantatoire du discours « anticapitaliste ». Le « réalisme utopique » dont parlait Bourdieu ne se distingue ni par les fausses précisions du discours d’expert ni par des proclamations grandioses mais vagues : il consiste à chercher les points précis où peut se faire un basculement des rapports de force en faveur de la justice sociale, de la démocratie et de la maîtrise collective du futur. Être « radical » consiste à être simplement conséquent : c’est, après avoir pris connaissance des questions posées, chercher des réponses qui pourraient être à la hauteur de ces questions. En matière d’environnement ou de marché financier, la réalité se charge de montrer que des idées autrefois considérées comme radicales, et donc exclues de l’horizon du pensable, ne sont pas aussi extravagantes qu’on avait bien voulu le dire.
Table des matières
Aller à l’essentiel
Louis Pinto
Sortir du capitalisme financier, étape nécessaire, mais non suffisante d’une alternative globale
Frédéric Lebaron
La crise est là
Le capitalisme financier reste dominant
Ordre et désordre néolibéraux
Quelles réponses ?
Réduire fortement et structurellement les inégalités de revenus et de patrimoines
Anéantir la spéculation financière
Faire du système bancaire un instrument au service d’objectifs économiques, sociaux et environnementaux
Développer des mécanismes de solidarités
Remobiliser électoralement les milieux populaires
Céline Braconnier
Reconstruire l’électorat populaire
Ce qui peut faire voter malgré le désenchantement
Une démocratie sociale apportant plus de pouvoir aux salariés
Sophie Béroud et Karel Yon
Un remède à la crise ?
Des syndicats plus « légitimes » pour négocier dans l’entreprise
Démocratie sociale ou fétichisme de la négociation ?
Vers de véritables points d’appui pour conférer du pouvoir aux salariés
Pour une réappropriation collective de la démocratie locale
Michel Koebel
Comment contrecarrer ces tendances ?
La désocialisation de la santé
Frédéric Pierru
Le dilemme électoral du candidat Sarkozy
La privatisation progressive du financement des soins courants
La révolution conservatrice de la médecine libérale
Les cliniques au secours de la Sécu…
Une santé de moins en moins publique
Le remède : reconstruire les quatre services publics constitutifs du système de santé égalitaire et solidaire
« Délinquance zéro »
Gérard Mauger
« Angélisme » – « Réalisme » ?
Sociogenèse des pratiques délinquantes ordinaires
Le répertoire des « politiques de sécurité »
Pour une « politique de gauche » face à la délinquance
Une autre justice
Laurent Willemez
La justice : fonction symbolique, fonction répressive
L’offensive contre le pouvoir judiciaire et les magistrats
L’affaiblissement de la fonction judiciaire par la RGPP
Une « autre justice » ?
Remettre les droits des étrangers au centre des politiques d’immigration
Emmanuel Blanchard et Alexis Spire
Défendre le droit à quitter son pays
Pour une régulation démocratique des mouvements migratoires
Construire une politique de l’hospitalité
Développer la sécurité et la stabilité juridique des règles d’entrée et de séjour
Un chômage contre les chômeurs ?
Emmanuel Pierru
Le poids du stigmate
La peau de chagrin des droits des chômeurs
Une assurance chômage qui assure de moins en moins
La paupérisation des chômeurs
Accompagnement ou contrôle renforcé des chômeurs ? La création de Pôle Emploi
Les laissés pour compte de la formation professionnelle continue
En guise de conclusion : réconcilier les chômeurs avec les syndicats et la gauche ?
L’école pour tous, enfin !
Bertrand Geay
Le bilan contrasté de « l’école unique »
L’incohérence du curriculum
La dialectique des ségrégations et de la concurrence
Une entreprise de déprofessionnalisation
Cinq propositions
Université : contre la bureaucratie de marché
Bertrand Geay, Samuel Bouron et Pierre Clément
Le marché à marche forcée
L’anomie bureaucratique
Quelques mesures d’urgence pour en sortir
Une recherche résolument publique et vraiment autonome
Louis Pinto
Gouvernance des personnels
Gouvernance de l’évaluation
Gouvernance de la recherche
Propositions
Transformer les médias
Henri Maler
Éléments de diagnostic
Quelques cibles
Constituer et constitutionnaliser un Conseil national des médias
Contrecarrer la concentration et la financiarisation des médias
Constituer un service public de l’information et de la culture
Garantir les droits des journalistes, des créateurs et des usagers
Affranchir les sondages politiques de l’emprise du marché
Rémy Caveng
Les sondages : un marché ; les sondeurs : des marchands
Une économie de la précarité
Que faire des sondages politiques ?

mercredi 29 juin 2011

en ligne: Savoir/Agir n° 13 La crise, la fausse sortie


Éditorial
Vous avez dit « populisme » ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

La crise, la fausse sortie
Dossier coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Libérale ou social-démocrate, les deux improbables stratégies de sortie de crise, par Henri Sterdyniak
Havres fiscaux et places financières sous-régulées, par Thierry Godefroy et Pierre Lascoumes
Peut-on sortir de la crise sans re-penser la gestion ?, par Jean-Luc Metzger
Payer plus pour être soigné moins, par Frédéric Pierru
Le vote et l’abstention en temps de crise, par Céline Braconnier
Acteurs et contradictions du capitalisme étatico-financier : quelques hypothèses, par Frédéric Lebaron

Grand entretien avec Jean-Paul Fitoussi

Une révolution dans la statistique publique ?

Paroles

Le « rapport de force ». Entretien avec un conseiller prud’homme de l’industrie, par Laurent Willemez.

La rhétorique réactionnaire

Populisme, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Gauche radicale et transformation sociale en Europe, par Louis Weber

Alterindicateurs

Retraites et (in)sécurité économique : d’autres indicateurs (et d’autres politiques) sont possibles, par Frédéric Lebaron

Actualité

Un autre miracle allemand. La montée de la gauche allemande à la gauche de la social-démocratie, par Peter Wahl

Europe

Créer un espace public transnational : l’exemple des Attac d’Europe, par Marie Plassart et Michel Christian

Politiques d’ailleurs

Usines récupérées d’Argentine : genèse d’une mobilisation ouvrière inédite, par Maxime Quijoux

Culture

L’ère Onfray des universités populaires, par Hugues Lethierry

commander la version papier
Savoir/Agir n° 13
La crise, la fausse sortie
Éditions du Croquant
2010



mardi 7 septembre 2010

revue Savoir/Agir n° 13, La crise, la fausse sortie


Savoir/Agir n° 13
La crise, la fausse sortie
Éditions du Croquant
2010









Le dossier : La crise, la fausse sortie a été coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber.

Ce dossier de Savoir/agir revient sur les interprétations de la crise et sur ses conséquences dans différents domaines. À l’heure où la « reprise » de l’économie mondiale est présentée comme acquise par les commentateurs officiels, organisations internationales en tête, la crise économique, sociale et écologique mondiale, née des déficiences structurelles du capitalisme, continue de déstabiliser les sociétés et d’engendrer souffrances, protestations, révoltes. Elle suscite aussi de nouvelles formes de résignation et de pessimisme.

Rien n’est réglé dans la finance, où s’épanouit un « nouveau discours régulateur » et où se reconstituent rapidement les forces déstabilisatrices qui ont conduit à l’effondrement de 2008-2009 ; la politique économique, où une nouvelle offensive orthodoxe promeut la réduction drastique des dépenses publiques pour rétablir les « équilibres » ; les relations internationales, qui voient s’affirmer l’Asie émergente et, plus largement, les États-nations les moins dépendants des États-Unis et des puissances occidentales ; l’écologie, où l’échec du Sommet de Copenhague met en péril l’avenir même de la planète ; le monde du travail, au sein duquel le chômage, la précarité, les diverses formes de sous-emploi s’accroissent rapidement, alors que les inégalités de revenus continuent d’être au plus haut ; la politique, enfin, marquée par l’abstention ou diverses formes de radicalisation au sein des classes populaires...

Les auteurs dressent un premier « bilan » de la crise dans ces domaines, de ce qu’elle a changé ou va changer, et analysent les scénarios possibles d’une « sortie de crise » qui pourrait être le signal d’un réveil du mouvement social et de politiques économiques de gauche, au moment même où certains voudraient y voir une nouvelle restauration conservatrice.
Sommaire du numéro

Éditorial

Vous avez dit « populisme » ?, par Frédéric Lebaron
Dossier

La crise, la fausse sortie

Dossier coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber

Libérale ou social-démocrate, les deux improbables stratégies de sortie de crise, par Henri Sterdyniak

Havres fiscaux et places financières sous-régulées, par Thierry Godefroy et Pierre Lascoumes

Peut-on sortir de la crise sans re-penser la gestion ?, par Jean-Luc Metzger

Payer plus pour être soigné moins, par Frédéric Pierru

Le vote et l’abstention en temps de crise, par Céline Braconnier

Acteurs et contradictions du capitalisme étatico-financier : quelques hypothèses, par Frédéric Lebaron
Grand entretien avec Jean-Paul Fitoussi

Une révolution dans la statistique publique ?
Paroles

Le « rapport de force ». Entretien avec un conseiller prud’homme de l’industrie, par Laurent Willemez.
La rhétorique réactionnaire

Populisme, par Gérard Mauger
Chronique de la gauche de gauche

Gauche radicale et transformation sociale en Europe, par Louis Weber
Alterindicateurs

Retraites et (in)sécurité économique : d’autres indicateurs (et d’autres politiques) sont possibles, par Frédéric Lebaron
Actualité

Un autre miracle allemand. La montée de la gauche allemande à la gauche de la social-démocratie, par Peter Wahl
Europe

Créer un espace public transnational : l’exemple des Attac d’Europe, par Marie Plassart et Michel Christian
Politiques d’ailleurs

Usines récupérées d’Argentine : genèse d’une mobilisation ouvrière inédite, par Maxime Quijoux
Culture

L’ère Onfray des universités populaires, par Hugues Lethierry
----

Pour information: L’association Savoir/Agir a pris la suite de l’association Raisons d’agir, conformément à la décision prise par l’assemblée générale extraordinaire de cette dernière le 16 mars 2010.