« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 22 février 2024

Revue Savoir/Agir n° 63, L’engagement sociologique

 

 

Revue Savoir/Agir n° 63, L’engagement sociologique

du Croquant

2024

 

Présentation de l'éditeur

Parce qu’elle cherche à représenter et à rendre compte du monde social ou de tel ou tel de ses aspects, la sociologie est inévitablement prise dans les luttes symboliques (scientifiques, politiques, médiatiques) qui ont pour enjeu la vision légitime du monde social. C’est pourquoi l’engagement sociologique n’est au fond qu’une façon de tirer les conséquences d’un état de fait. Mais cette forme d’engagement porte elle-même à conséquences. Outre qu’elle implique la défense de l’autonomie de la recherche contre les tentatives récurrentes d’arraisonnement politique, elle impose un devoir de réflexivité qui a pour corollaire un devoir de scientificité. Le souci de préserver la spécificité de l’engagement sociologique impose, en effet, de ne pas réduire la tâche du sociologue à celle d’un militant comme un autre. Il ne s’agit pas seulement, en effet, de positions à prendre ou d’indignation à faire entendre, mais de choses à savoir et à comprendre. C’est pourquoi l’engagement sociologique, loin d’affranchir des contraintes et des compétences exigées des chercheurs, implique la défense des valeurs de vérité et de désintéressement qui sont celles de la science.

 

sur Cairn.info

Page 5 à 7
Page 9 à 18
Page 19 à 36
Page 37 à 53
Page 55 à 63
Page 65 à 71
Page 73 à 78
Page 79 à 88
Page 89 à 100
Page 101 à 113
Page 115 à 129

Culture

Page 131 à 143

Paroles

Page 145 à 152

Varia

Page 153 à 159

 





mardi 12 avril 2022

Revue Savoir/Agir n° 58, Varia

 

Revue Savoir/Agir n° 58, Varia

du Croquant

2022

Tables des matières

Varia

5 L’injonction au projet professionnel. La violence ordinaire des politiques d’activation

Victor Poilliot

15 Les ouvriers, le vote et le FN. Misères de la politologie

Emmanuel Pierru

35 L’inégal accès aux arènes participatives en santé

Alexandre Fauquette

43 Vers une retraite plus juste ? Des inégalités de classe entre retraité·es

Paul Hobeika

51 Dignité par le travail et ethos de classe au sein de la diaspora africaine. Les conditions d’accès aux « fractions stables » des classes populaires

Thomas Beaubreuil

59 « Les compétences », pièce maîtresse d’une révolution pédagogique

Christian de Montlibert

67 Savoirs nomologiques versus connaissances critiques. En écho au « Manifeste pour la science sociale » de Bernard Lahire

Fabien Granjon

75 Des pouvoirs fiscaux fédéraux : un objectif majeur pour la gauche européenne

Christakis Georgiou

85 Pédagogie

Qu’est-ce que la sociologie ?

Gérard Mauger

91 Grand entretien avec Éric Vuillard

« L’imagination n’est plus suffisante »

Propos recueillis par Antony Burlaud

101 Asie

Genèse des European Studies en Corée du Sud. Une réflexion sociologique sur les usages des références européennes par les élites

Kil-Ho Lee

115 Culture

Un regard ethnographique sur le soulèvement des « Gilets aunes ». À propos de « Un peuple ». Un film documentaire d’Emmanuel Gras. 

Brice Le Gall

 

mardi 16 novembre 2021

Savoir/Agir, N°56, Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

 


Savoir/Agir, N°56, Moment d’effervescence dans l’économie mondiale

du Croquant

2021 

 

Présentation de l'éditeur

La crise économique induite par la pandémie de COVID-19 s’annonce déjà d’une ampleur considérable. Les mesures de confinement prises pour stopper la propagation du virus ont mis sous cloche l’activité économique et industrielle. Ces mesures inédites dans l’histoire moderne donnent aux processus en cours un caractère indéniablement singulier. Pourtant cette crise n’est pas un simple accident exogène ou conjoncturel mais prolonge de façon sous-jacente une crise structurelle du capitalisme. Cette crise agit tout d’abord comme un révélateur des pratiques de financiarisation qui ont fragilisé les systèmes de santé et accru la vulnérabilité des populations aux cycles financiers. La pandémie a ainsi renforcé des processus financiers que la crise de 2008 avait déjà mis en exergue : endettement généralisé, fragilités bancaires, titrisation, etc. Ensuite, cette crise peut être vue comme un « moment effervescent » au sens d’Émile Durkheim, c’est-à-dire un moment de flottement et de contestation des schémas de pensées et des pratiques établies. Les faillites d’entreprises et le gonflement spectaculaire de l’endettement public ont ainsi conduit les banques centrales, le Fonds monétaire international et des acteurs du droit international à faire des annonces en profond décalage avec les habitudes de pensées dominantes. Mais sans surprise, et au-delà de ces effets d’annonce, l’évolution des pratiques concrètes suscitent de vives résistances.

Le dossier a été coordonné par Laurent Bonelli et Annie Collovald

 

 

 

mardi 9 février 2021

Voter au village. Les formes locales de la vie politique, XXe-XXIe siècles (Christophe Granger, Laurent Le Gall, Sébastien Vignon, dir.)

 


Voter au village 

Les formes locales de la vie politique, XXe-XXIe siècles

Christophe Granger, Laurent Le Gall, Sébastien Vignon (dir.)

PU Spetentrion

Paradoxa

2021 



Présentation de l'éditeur

En prenant pour objet « le vote au village » au XXe et au XXIe siècle, ce livre s'attache à construire une sociologie et une histoire « au ras du sol » des pratiques politiques locales.
À rebours des grands paradigmes interprétatifs qui voient des idéologies partout, et qui déduisent ce que font les acteurs d’une simple adhésion à des idées politiques, les contributeurs – historiens, sociologues et politistes – s’inspirent d’une approche écologique du vote soucieuse de saisir l’électeur en contexte.
Le principe de l’élection est loin de résumer l’ensemble des rapports au politique et des occasions au gré desquelles ces derniers se nouent. Il constitue néanmoins un observatoire particulièrement fertile pour analyser les pratiques (et la manière changeante dont celles-ci s’organisent) et les répertoires d’appréciation que mobilisent les acteurs et les circonstances dans lesquelles ils les (ré)activent dès lors qu’ils votent.

 Sommaire

Parties de campagne. Enquête sur la variable de localité

Christophe Granger, Laurent Le Gall, Sébastien Vignon

 

1. « L'élection au village »

Pertinence et permanence d’une catégorie de classement des conduites politiques

 

1. L’élection au village est-elle toujours un long fleuve tranquille ?

Christophe Voilliot

2. Vers une dé-singularisation tendancielle des communes rurales en matière de participation électorale ? Le cas des élections municipales en Picardie

Sébastien Vignon

3. Représenter le vote au village. Télévision et reconfiguration des regards à l’heure de la révolution silencieuse

Édouard Lynch

4. Le vote blanc comme seule alternative ? Retour sur les conséquences du changement de mode de scrutin lors des municipales de 2014 dans les petites communes

Aurélia Troupel

 

2. L’ordre villageois du vote.

Logiques territoriales et stratégies politiques

5. Idéologies, maisonnées et dissidences. Des élections villageoises en Pays basque sous la IIIe République

Xabier Itçaina

6. Pouvoir politique et espace social local.

Les élites municipales d’un bourg au XXe siècle

Julian Mischi

7. Le Front national au village. Éléments de compréhension des votes FN et du milieu partisan frontiste en Mayenne, 1980-2010

Guillaume Letourneur

8. Les électrices et les élues au village

Magali Della Sudda, Victor Marneur

 

3. La citoyenneté au village, ou les négociations « ordinaires » du politique

9. La citoyenneté au coin de la rue. D’une bagarre au village comme ressource d’intellection du politique (Cantal, 1910)

Christophe Granger

10. Bal politique à Plouescat : un survivant (1928-1935). Séquence électorale, démocratie chrétienne et ajustement des croyances

Laurent Le Gall

11. « Ils ont volé l’identité de la foire aux agriculteurs ! »

Sociabilités festives, luttes de pouvoir et conflits d’appartenance dans un bourg périurbain de l’ouest de la France (1980-2015)

Sally Schnapper

Conclusion

Patrick Champagne

 

 

vendredi 22 novembre 2019

Justice et Respect. Le soulèvement des Gilets jaunes, Brice Le Gall, Lou Traverse, Thibault Cizeau

Justice et Respect
Le soulèvement des Gilets jaunes 
Photographie / Brice Le Gall 
Textes et enquête / Brice Le Gall / Thibault Cizeau / Lou Traverse
Syllepse
Côté cour
2019


Présentation de l'éditeur
Dans la tradition de la photographie sociale et de l’enquête sociologique, ce livre revient sur ce soulèvement avec deux objectifs. Celui de faire comprendre par l’image les multiples facettes d’une révolte inédite dans l’histoire des luttes sociales en France. Celui aussi de donner la parole à ses protagonistes afin qu’ils évoquent leur engagement.
180 photos pour saisir la force de ce mouvement
C’est au moyen de la puissance des images que les auteurs nous invitent à une compréhension de cette révolte, en documentant visuellement toutes les dimensions de l’organisation et de la vie des Gilets jaunes.
Le noir et blanc de la photographie restitue la force du combat collectif, tandis que le texte permet de comprendre la durée et l’ampleur de la révolte : le rôle déterminant des femmes, la façon dont les groupes tentent de neutraliser leurs divisions, les attitudes face à la répression policière, ou encore les manières d’entretenir la fraternité et la croyance en « un autre monde possible ».
Histoire visuelle d’un soulèvement, ce livre est aussi l’histoire de Sassia, Patrick, Anne-Marie, Manu, et de tant d’autres anonymes qui ont grandi, travaillé et élevé leurs enfants dans des espaces qui subissent de plein fouet les effets du capitalisme néolibéral.
En suivant plusieurs Gilets jaunes dans leur vie quotidienne, en se faisant les témoins de leurs galères, leurs doutes, leurs espoirs, les auteur·es se font aussi les passeur·euses de la parole de ces hommes et ces femmes entré·es en révolte.
Les courts portraits sociologiques qui jalonnent le livre, souvent complétés par des prises de vues au domicile ou avec les familles des Gilets jaunes, permettent ainsi d’incarner ce mouvement, d’en montrer la diversité et surtout de le rendre sensible à un large lectorat.


mercredi 14 février 2018

Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, N° 220 ,Varia

Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, N° 220 ,Varia
Seuil
2018


Page 4 à 25
Francis Lebon, Maud Simonet
« Des petites heures par-ci par-là »
Quand la réforme des rythmes scolaires réorganisait le temps des professionnels de l’éducation
Page 26 à 47
Hadrien Clouet, Jean-Marie Pillon
Le chômeur et le chronomètre
Course contre la montre à Pôle emploi
Page 49 à 67
Brice Le Gall
L’aggiornamento d’un département d’économie
Conversion à la gestion et marginalisation des savoirs critiques
Page 68 à 85
Marianne Blanchard, Sophie Orange, Arnaud Pierrel
La noblesse scientifique
Jugements scolaires et naturalisation des aspirations en classes préparatoires aux grandes écoles
  
Page 87 à 101 
Laure Flandrin
Les contradictions du capitalisme informationnel à la lumière de l’affaire Renault, 2010-2011
Résumé 
 

lundi 19 juin 2017

Maurice Agulhon. Aux carrefours de l'histoire vagabonde. Édité par Christophe Charle et Jacqueline Lalouette

Maurice Agulhon
Aux carrefours de l'histoire vagabonde
Édité par Christophe Charle et Jacqueline Lalouette
Publications de la Sorbonne
Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles 
2017
 
Présentation de l'éditeur
Professeur d'histoire contemporaine à Aix-en-Provence puis à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et au Collège de France, Maurice Agulhon (1926-2014) est l’un des historiens majeurs du second XXe siècle. Il a non seulement renouvelé l’histoire de la France contemporaine dans une triple dimension politique, sociale et symbolique et a ouvert de nouvelles pistes aux historiographies d’autres pays, mais il a aussi établi des liens fructueux avec les études littéraires, la science politique et l’ethnologie. Un an après son décès, une journée d’étude, dont ce volume rassemble les contributions, a éclairé la multiplicité de ses apports à l’histoire comme discipline, à la fonction d’historien comme maître, à la vie intellectuelle française comme citoyen engagé dans son époque.
Ce portrait intellectuel, humain et politique n’entend pas se tourner seulement vers le passé. À l’heure où les grands combats que Maurice Agulhon a menés, pour la liberté et l’inventivité intellectuelles, la République et l’émancipation humaine, sont plus que jamais d’actualité, les contributions montrent comment il a su être un guide et un exemple pour l’avenir de l’histoire, de l’université et de la République, trois engagements indissociables dans sa vie et dans son œuvre.
 
 
 
 

lundi 12 septembre 2016

La Vie intellectuelle en France - Tomes 1 & 2, Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre

 
La vie intellectuelle en France
I Des lendemains de la Révolution à 1914 
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Présentation de l'éditeur
La vie intellectuelle ne saurait être réduite à une galerie de grandes figures de la pensée ni au récit épique de leurs combats. Elle ne se limite pas davantage aux idées politiques, aux grands courants littéraires et aux doctrines philosophiques. Avec cette somme sans équivalent par son approche de longue durée, elle englobe tout à la fois le monde des sciences, des lettres et des arts comme les idéologies militantes ou religieuses.
Attentif aux espaces de production et de diffusion des idées, à leur circulation internationale comme à leurs ferments locaux et régionaux, aux soubassements collectifs et institutionnels de leur genèse ainsi qu’à leurs interactions avec la société, cet ouvrage retrace l’histoire de la France contemporaine au prisme des idées qui l’ont transformée et qui s’y sont affrontées. De ses groupements emblématiques à ses courants marginaux, de ses moments d’effervescence à ses mouvements souterrains, il donne à lire une histoire de la vie intellectuelle entièrement décloisonnée et renouvelée.
Ce premier volume couvre une période qui s’étend des lendemains de la Révolution à 1914. Elle débute par la conquête des libertés d’expression, marquée par une imbrication forte entre le monde intellectuel et les pouvoirs politiques et religieux. Elle se prolonge par une phase déterminante d’autonomisation collective des intellectuels et d’affirmation de nouvelles sciences. Il en résulte une lutte entre eux pour définir les valeurs à faire valoir publiquement dans la nouvelle société démocratique.

La vie intellectuelle en France 
II. De 1914 à nos jours
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Présentation de l'éditeur
Depuis deux siècles, la vie des idées en France s’est étendue et en partie « démocratisée ». L’élévation du niveau d’éducation de la population, la croissance du nombre des producteurs intellectuels, les bouleversements des modes de circulation des idées et de l’espace public, l’évolution des hiérarchies entre les domaines de la pensée et les changements de rapports de force culturels, scientifiques et politiques entre nations ont modifié la physionomie du pays. Toutefois des tendances longues n’en continuent pas moins de produire leurs effets, qui expliquent le rapport particulier que la France entretient avec ses intellectuels et la forme qu’y prennent leurs interventions. 
C’est à rompre avec une conception étroite de la vie des idées que s’emploie cette nouvelle histoire intellectuelle de la France contemporaine, ouverte sur les échanges extérieurs avec le monde, la diversité des domaines d’exercice de la pensée, les institutions et les mouvements généralement négligés. 
Ce deuxième volume s’étend de 1914 à nos jours. Les conflits qui se succèdent de la Première Guerre mondiale à la guerre d’Algérie consacrent la valeur de l’engagement politique des intellectuels dans un contexte d’institutionnalisation du travail de la pensée. La déploration actuelle de leur perte d’influence et de légitimité dans l’espace public masque quant à elle la vitalité, la nouveauté et les voies inédites d’expression des idées qui, jusqu’à aujourd’hui, ambitionnent de comprendre le monde, voire de le transformer. 
Sous la direction de Christophe Charle (Université Paris 1, IUF) et Laurent Jeanpierre (Université Paris 8), cette somme collective en deux volumes réunit près de 130 des meilleurs spécialistes, français et étrangers, de l’histoire et de la sociologie des intellectuels et de la vie culturelle, scientifique, littéraire et artistique des deux derniers siècles.


lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
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Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon
 

vendredi 10 février 2012

Un mythe à détruire ? Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes

Un mythe à détruire ? 
Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes
Sous la direction de Charles Soulié
P.U. Vincennes
2012


Présentation de l'éditeur


Vincennes - cet enfant terrible de Mai 68 - est sans doute une des universités françaises les plus connues, tant en France qu’à l’étranger.
Cet ouvrage se livre à une histoire des premiers pas de cette institution hautement paradoxale, car foncièrement anti institutionnelle. C’est donc à une véritable exploration de l’inconscient académique  qu’invite ce livre qui, rompant avec la vision politique ordinairement de mise quand on pense l’histoire de l’université française d’après 68, dévoile quelques-uns des enjeux académiques, intellectuels et pédagogiques sous-jacents à cette formidable expérience collective.

Sommaire

Présentation des auteurs
Remerciements

Réinventer l’histoire des universités
 Christophe Charle

Présentation générale
Charles Soulié 

I - Les prodromes de Vincennes

La recomposition des facultés, disciplines dans l’université française des années soixante
Charles Soulié

Mai-juin 1968 : acmé d’un contexte de crise universitaire
Christelle Dormoy



II -  Des rêves aux réalités

La division du travail d’institution
Christelle Dormoy

Le recrutement des premiers enseignants de Vincennes
 Christelle Dormoy

L’irruption de la dynamique étudiante
Charles Soulié

De la politisation des questions pédagogiques
Charles Soulié

Des humanités aux « humanités modernes »
Charles Soulié

Jeux d’échelle entre les premiers pouvoirs universitaires vincennois : 1968-197
 Jean-Philippe Legois


III -  Perspectives disciplinaires et monographiques

L’anglais de la Sorbonne à Vincennes
 Marie-Pierre Pouly

La sociologie à Vincennes : une discipline dispersée
Frédéric Carin, Lucie Letinturier, Javier Rujas, Charles Soulié

Un soubresaut de 1968, la parenthèse critique de l’économie politique à Vincennes
Brice Le Gall

Voyage en terre d’asile académique
Éléments pour une histoire sociale des étudiants étrangers de Paris VIII et d’ailleurs
Brice Le Gall, Charles Soulié

Poursuivre
Charles Soulié

Bibliographie
Annexes
Table des illustrations
Liste des tableaux, graphiques