Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



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vendredi 27 mars 2015

écouter: Dominique Plihon, présentation de l'ouvrage d'ATTAC & Basta! Le livre noir des banques


écouter: Dominique Plihon, présentation de l'ouvrage d'ATTAC & Basta! Le livre noir des banques
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 17.02.2015



ATTAC & Basta!
Le livre noir des banques
Les Liens qui Libèrent
2015

Présentation de l'éditeur
Des centaines de milliards d’euros : c’est ce qu’ont coûté les plans de sauvetage des banques françaises après le quasi-effondrement du système financier mondial en 2008, pris au piège de ses propres folies spéculatives. Indignation de l’opinion, grandes promesses de régulation : on allait voir ce qu’on allait voir pour recadrer une finance devenue « ennemie ».
Six ans plus tard, où en est-on ? Les banques sont-elles redevenues utiles à l’économie et à la société ? C’est tout le contraire ! Elles paient toujours moins d’impôts et favorisent l’évasion fiscale. Elles continuent de spéculer sur les matières premières et financent des projets très polluants. Elles détournent l’épargne d’utilité sociale ainsi que les financements abondants et gratuits reçus de la Banque centrale européenne. Nos banques coûtent très cher à la société et constituent une véritable et dangereuse bombe à retardement. Ce livre révèle le prix exorbitant, mais passé sous silence, de leurs activités. Et permet de comprendre comment la finance, et notamment les principales banques françaises, organise cette gigantesque captation de richesse, d'une ampleur inégalée.
Ce livre explique aussi pourquoi les responsables politiques ont accepté, sans exception, de maintenir un système qui privatise les profits et socialise les pertes. Il montre comment les réformes annoncées ont été réduites à minima. Il retrace l'histoire de conflits d'intérêts et de collusions incroyables, d'une capture idéologique inouïe, de responsables politiques et administratifs sous influence. Une histoire de renoncements, d'aveuglements et de complicités. Entrons dans le monde des banques françaises. Là où la finance a un visage. Celui d'une oligarchie bancaire plus que grassement rémunérée, coupable d’un véritable hold-up planétaire… 


samedi 31 décembre 2011

en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Hume, Rousseau, Kant, Nietzsche, Hegel


en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Hume, Rousseau, Kant, Nietzsche, Hegel

 

(Cette liste de publications (en ligne) sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 21.01.2012,   Gilbert Quélennec)
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à propos de Hume

Esquisse d'une théorie de la pratique, Droz, 1972 et Seuil, 2000, p.259

Raisons pratiques, 1994, Points, 1996, p.128

Méditations pascaliennes, Seuil, 1997, et Points 2003, p.137, 197, 257, 369n

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-261, 274, 276, 299, 424


à propos de Rousseau

Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p.77, 161

La distinction, Minuit, 1979, p.36, 57

avec Loïc Wacquant, Réponses, Seuil, 1992, p.181

Méditations pascaliennes, Seuil, 1997, et Points 2003, p.97

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.88, 422, 484, 490, 515, 549, 551


à propos de Kant

Les héritiers, Minuit, 1964, p.104-105, 108
 
Un art moyen, Essai sur les usages sociaux de la photographie,
(sous la direction de Pierre Bourdieu), Minuit, 1965, p.122-126, 127, 130

avec Alain Darbel, L'amour de l'art. Les musées d'art européen et leur public, Minuit, 1965, p.73, 83, 162, 163

Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p.90, 187

avec Jean-Claude Passeron, La reproduction,Minuit, 1970, p.146, 156

Esquisse d'une théorie de la pratique, Droz, 1972 et Seuil, 2000, p.284

La distinction, Minuit, 1979, p.42-45, 80, 199, 424n 465, 543, 566-581, 583n, 585

Le sens pratique, Minuit,  1980, p.58, 101, 113, 426

Questions de sociologie, Minuit, 1980, p.157

Ce que parler veut dire, Fayard, 1982, p.7, 21, 166

Leçon sur la leçon, Minuit, 1982, p.31

Homo academicus, Minuit, 1984, p.45, 48, 54, 75, 88-89, 96

Choses dites, Minuit, 1987, p.16, 23, 36, 57, 191, 210, 211

L'ontologie politique de Martin Heidegger, Minuit, 1988, p.46, 52, 55, 56n, 57, 59, 68-73, 76-77, 79, 99

avec Loïc Wacquant, Réponses, Seuil, 1992, p.57, 64, 133, 137, 145

Les règles de l'art, Seuil, 1992, Points, 1998, p.13, 320, 347, 363, 465, 480, 484n, 503, 506, 511

Langage et pouvoir symbolique, Points Seuil, 2001, p.53, 66, 202, 267, 361

Raisons pratiques, 1994, Points, 1996, p.27, 84, 138, 166, 223-228, 236

Méditations pascaliennes, Seuil, 1997, et Points 2003, p.9, 41, 66, 67, 80, 95, 97, 98, 106, 107, 109, 113, 157, 174, 176, 308, 351, 356n, 362n, 370n

La domination masculine, Seuil collection Liber, 1998, Points, 2002, P.111-111n

Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir, 2001, p.10, 39, 92, 153-155, 158-159, 162-163, 176, 186, 199, 215, 217
 
Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, 2004, p.21, 57

« Secouez un peu vos structures ! »,  19 juillet 2001, in Le symbolique et le social. La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu, Actes du colloque de Cerisy-La-Salle, sous la direction de Jacques Dubois, Pascal Durand et Yves Winkin, Liège, Editions de l’Université de Liège, 2005, p.332

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.155, 234, 237, 270, 287, 424, 527, 538-540


à propos de Nietzsche 

Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p.43, 56, 86

Algérie 60. Structures économiques et structures temporelles, Minuit, 1977, p.47-47n

La distinction, Minuit, 1979, p.197, 281n, 485

Le sens pratique, Minuit,  1980, p.47-48, 58, 74, 81

Ce que parler veut dire, Fayard, 1982, p.165, 185, 207, 217

Choses dites, Minuit, 1987, p.38, 191-193, 196
 
L'ontologie politique de Martin Heidegger, Minuit, 1988, p.17, 45, 48, 80, 81n, 93, 94n, 104n, 113

avec Loïc Wacquant, Réponses, Seuil, 1992, p.62, 129, 214, 240n.45

Langage et pouvoir symbolique, Points Seuil, 2001, p.267-269, 329, 331, 359, 389

Méditations pascaliennes, Seuil, 1997, et Points 2003, p.12, 356n


Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir, 2001, p.11

Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002, p.181
 
Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, 2004, p. 27, 130

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.158, 241, 452


à propos de Hegel

Un art moyen, Essai sur les usages sociaux de la photographie,
(sous la direction de Pierre Bourdieu), Minuit, 1965, p.23

avec Alain Darbel, L'amour de l'art. Les musées d'art européen et leur public, Minuit, 1965, p.163

Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, avec Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p.187, 193, 194

Esquisse d'une théorie de la pratique, Droz, 1972 et Seuil, 2000, p.258, 278, 285, 304, 305

La distinction, Minuit, 1979, p.570n

Le sens pratique, Minuit,  1980, p.12, 63, 89, 153, 225n

Leçon sur la leçon, Minuit, 1982, p.19

Homo academicus, Minuit, 1984, p.212

Choses dites, Minuit, 1987, p.22-23, 109, 195

La Noblesse d'Etat, Minuit, 1989, p.99

avec Loïc Wacquant, Réponses, Seuil, 1992, p.72,  98


Les règles de l'art, Seuil, 1992, Points, 1998, p.327, 347, 348

Raisons pratiques, 1994, Points, 1996, p.27, 65, 102, 105, 123, 160, 236

Méditations pascaliennes, Seuil, 1997, et Points 2003, p.67, 69, 106, 194, 207, 213, 303, 309, 361n, 367n, 371n


Les structures sociales de l'économie, Seuil, collection Liber, 2000, p.23

Langage et pouvoir symbolique, Points Seuil, 2001, p.271, 299

Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir, 2001, p.25, 37, 82

Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002, p.111, 113, 116, 136, 350, 475

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.53, 83, 119, 161, 171, 187, 220, 260, 500
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voir également:

en ligne: Pierre Bourdieu, entretiens avec Didier Eribon
en ligne: Pierre Bourdieu, avec et contre John Langshaw Austin
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Claude Lévi-Strauss
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Maurice Merleau-Ponty
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Georges Canguilhem + du projet de thèse "Les structures temporelles de la vie affective" à la théorie de la pratique
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de: Georges Canguilhem, Jean-Paul Sartre et Claude Lévi-Strauss
en ligne: Pierre Bourdieu, "méditations Wittgensteiniennes"
en ligne: Pierre Bourdieu, autour de L’Ontologie politique de Martin Heidegger
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Karl Kraus + Gerald STIEG, Pierre Bourdieu et Karl Kraus
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Marx, Durkheim, Weber
en ligne: Pierre Bourdieu, à propos de Descartes, Pascal, Spinoza, Leibniz

samedi 19 mars 2011

Ernst Cassirer, Rousseau, Kant Goethe

Ernst Cassirer
Rousseau, Kant, Goethe
Belin
2011

Présentation de l'éditeur
Ce volume réunit deux ultimes essais d'Ernst Cassirer, parus initialement en 1945 (année de la mort de leur auteur).
Consacrés à Rousseau, Kant et Goethe, trois figures essentielles du Siècle des Lumières, et aux relations entre leurs pensées, ces textes sont d'une précision et d'une subtilité insurpassables. Mais, en filigrane, l'auteur de la Philosophie des Formes symboliques revient aussi sur lui-même et sur l'effort de pensée de toute une vie. « C'est en allemand, souligne Jean Lacoste dans sa préface, qu'il rédige ces deux monographies … comme si […] il avait voulu arracher aux ruines et préserver des menaces de la barbarie nazie ce qu'il y avait de plus précieux, de plus humain, de plus "européen" dans la culture allemande ».
Cet ouvrage est la réédition en poche d'un livre publié en 1991 dans la collection « L’Extrême contemporain », dirigée par Michel Deguy.

jeudi 17 février 2011

François-Xavier Devetter & Sandrine Rousseau, Du balai - Essai sur le ménage à domicile et le retour

François-Xavier Devetter & Sandrine Rousseau
Du balai - Essai sur le ménage à domicile et le retour
Raisons d'Agir
2011

Présentation de l'éditeur
Faire le ménage est une activité particulièrement commune : l'entretien du domicile apparaît comme une nécessité naturelle, répétitive, routinière, d'ordre privé.
Ce n'est apparemment pas une question politique et économique. Pourtant, le ménage est au centre de nombreux rapports de force et de pouvoir. La question du partage des tâches entre hommes et femmes est évidemment la première qui vient à l'esprit : les femmes plus souvent que les hommes se chargent de ces tâches peu valorisées. Mais là n'est pas le seul enjeu, à la division du travail au sein de la famille se superpose une division du travail extra-familiale, par le biais de l'externalisation, autrement dit, du recours à une femme de ménage.
Ainsi d'intime cette question apparemment banale prend des aspects plus larges, interférant avec de nombreuses questions sociales et politiques fondamentales comme " qui occupe ces emplois ? ", " quelle valeur accorder à ces activités ? " ou encore " sous quelles modalités déléguer ou non certaines tâches ? ". La réponse à ces questions loin d'être anodine, est au contraire au centre d'enjeux politiques, économiques et éthiques.
L'externalisation repose sur l'idée suivante : puisque les hommes rechignent à prendre leur part de tâches domestiques, l'égalité au sein du couple peut être en partie retrouvée ou contournée grâce au recours à une tierce personne dont la tâche est de décharger les femmes d'une partie de ce qui crée de l'inégalité au sein du couple. Cette solution non seulement semble résoudre en grande partie la question des rapports de genre mais elle s'inscrit également dans le cadre des politiques de l'emploi et constitue un véritable " gisement d'emplois " pour les salarié(e)s les moins qualifié(e)s et les services rendus facilitent la vie des femmes actives.
Cet aspect justifie les nombreuses mesures d'incitation au recours aux services d'une femme de ménage par les particuliers. Le " plan Borloo " en est le dernier exemple. Enfin, les caractéristiques du marché du travail domestique font que la question de l'entretien du domicile est également au cœur des politiques d'immigration. En effet, une part très importante des employées de maison sont étrangères ou d'origine étrangère (presque la moitié selon l'enquête emploi qui minore très largement la population étrangère en ne mesurant que très imparfaitement le travail informel encore élevé dans le secteur).
La question du ménage et de son organisation sous-tend ainsi plusieurs débats fondamentaux. Pourtant ce thème est assez peu traité en France, notamment en comparaison avec les pays anglo-saxons. Partant d'un objet apparemment marginal, il aboutit à des questions qui touchent à des aspects essentiels du fonctionnement de l'égalité et de la démocratie en France aujourd'hui.

mercredi 10 novembre 2010

videos: Colloque Economistes atterrés

Samedi 9 octobre
Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques 4 avenue de l’Observatoire, 75006 Paris


Introduction : la démarche des « économistes atterrés » (Philippe Askenazy, CNRS) 

Table Ronde N°1 : « Régulation financière : protéger ou désarmer les marchés ? »
(quelle analyse des initiatives de régulation prises depuis 2008 ? ne visent-elles pas surtout à protéger la finance de ses excès sans remettre en cause son pouvoir ? quelles alternatives proposer ?)
Frédéric Lordon (CNRS)

André Orléan (CNRS, Président de l'Association Française d'Economie Politique)

Dominique Plihon (Université Paris 13)

Nathalie Peré-Marzano (déléguée générale du CRID)

Romain Rancière (Ecole d’Economie de Paris)

Animateur : Bruno Tinel (Université Paris 1)
débat avec la salle
déjeuner

Table Ronde n°2 : « Sortir du piège de la dette et de l’austérité en Europe »
(quelles politiques monétaire et budgétaire, quelle coordination des politiques macroéconomiques...)
Antonella Stirati (Université de Rome)

Till Van Treeck (Institut für Makroökonomie und Konjunkturforschung (IMK), Düsseldorf)

Michel Devoluy (Université de Strasbourg)

Henri Sterdyniak (Observatoire Français des Conjonctures Economiques - OFCE)

Andrew Watt (Institut de Recherche de la Confédération Européenne des Syndicats, Bruxelles)

Pierre Khalfa (Union syndicale Solidaires)

James Galbraith (Université du Texas)

Animatrice : Julie Valentin (Université Paris 1)
débat avec la salle

Table Ronde n°3 : « Croissance, emploi, consommation, écologie, solidarités... : quelle économie pour quelles finalités ? »
(comment les crises, économique, sociale, écologique, géopolitique, obligent-elles à repenser les outils et les finalités de l’économie, à redéfinir le modèle européen de développement ?)
Geneviève Azam (Université Toulouse 2)

Cédric Durand (Université Paris 13)

Nasser Mansouri (CGT)

Sandrine Rousseau (Université Lille 1 et Conseil Régional du Nord Pas de Calais)

Jean-Paul Moatti (Université de la Méditerranée)

Animateur : Christophe Ramaux (Université Paris 1)
débat avec la salle

synthèses et perspectives
Thomas Coutrot (Conseil Scientifique d'Attac)
Dany Lang (Université Paris 13)

Débat avec la salle



Manifeste d'économistes atterrés
Crise et dettes en Europe : 10 fausses évidences, 22 mesures en débat pour sortir de l'impasse

Philippe Askenazy , Thomas Coutrot , André Orléan , Henri Sterdyniak
Editeur: Les Liens qui libèrent
2010

dimanche 26 septembre 2010

Entretien avec Louis Pinto : autour de la Théorie souveraine + Recensions et notes critiques


Entretien avec Louis Pinto : autour de La Théorie souveraine. Les philosophes français et la sociologie au XXème siècle, Éditions du Cerf, par Nicolas Rousseau, Actu-Philosophia, 19 octobre 2009









Pour une sociologie de la philosophie.
par Delphine Thivet (CMH-IRIS/EHESS)

(Louis Pinto, La théorie souveraine. Les philosophes français et la sociologie au XXe siècle, Paris, Les éditions du Cerf, 2009, 382 p.
Louis Pinto, La vocation et le métier de philosophe. Pour une sociologie de la philosophie dans la France contemporaine, coll. "Liber", Paris, Éditions du Seuil, 2007, 312 p.)
Transeo Review






voir également:



Louis Pinto : Le collectif et l’individuel. Considérations durkheimiennes, Raisons d'Agir, par Nicolas Rousseau, Actu-Philosophia, 22 septembre 2010.





Louis Pinto, sociologue, directeur de recherche au CNRS, travaille sur différents domaines, la presse, les intellectuels, l’enseignement, la philosophie, le « mouvement consommateur ».

dimanche 13 juin 2010

à paraître: Francois-Xavier Devetter et Sandrine Rousseau, La place du travail domestique

Francois-Xavier Devetter
Sandrine Rousseau
La place du travail domestique
Editeur : Raisons D'Agir.
Date de parution : 18/11/2010


Présentation de l'éditeur
Faire le ménage est une activité particulièrement commune : l'entretien du domicile apparaît comme une nécessité naturelle, répétitive, routinière, d'ordre privé. Ce n'est apparemment pas une question politique et économique. Pourtant, le ménage est au centre de nombreux rapports de force et de pouvoir. La question du partage des tâches entre hommes et femmes est évidemment la première qui vient à l'esprit : les femmes plus souvent que les hommes se chargent de ces tâches peu valorisées. Mais là n'est pas le seul enjeu , à la division du travail au sein de la famille se superpose une division du travail extra-familiale, par le biais de l'externalisation, autrement dit, du recours à une femme de ménage. Ainsi d'intime cette question apparemment banale prend des aspects plus larges, interférant avec de nombreuses questions sociales et politiques fondamentales comme " qui occupe ces emplois ? ", " quelle valeur accorder à ces activités ? " ou encore " sous quelles modalités déléguer ou non certaines tâches ? ". La réponse à ces questions loin d'être anodine, est au contraire au centre d'enjeux politiques, économiques et éthiques.
L'externalisation repose sur l'idée suivante : puisque les hommes rechignent à prendre leur part de tâches domestiques, l'égalité au sein du couple peut être en partie retrouvée ou contournée grâce au recours à une tierce personne dont la tâche est de décharger les femmes d'une partie de ce qui crée de l'inégalité au sein du couple. Cette solution non seulement semble résoudre en grande partie la question des rapports de genre mais elle s'inscrit également dans le cadre des politiques de l'emploi et constitue un véritable " gisement d'emplois " pour les salarié(e)s les moins qualifié(e)s et les services rendus facilitent la vie des femmes actives. Cet aspect justifie les nombreuses mesures d'incitation au recours aux services d'une femme de ménage par les particuliers. Le " plan Borloo " en est le dernier exemple.
Enfin, les caractéristiques du marché du travail domestique font que la question de l'entretien du domicile est également au coeur des politiques d'immigration. En effet, une part très importante des employées de maison sont étrangères ou d'origine étrangère (presque la moitié selon l'enquête emploi qui minore très largement la population étrangère en ne mesurant que très imparfaitement le travail informel encore élevé dans le secteur).
La question du ménage et de son organisation sous-tend ainsi plusieurs débats fondamentaux. Pourtant ce thème est assez peu traité en France, notamment en comparaison avec les pays anglo-saxons. Partant d'un objet apparemment marginal, il aboutit à des questions qui touchent à des aspects essentiels du fonctionnement de l'égalité et de la démocratie en France aujourd'hui.

François-Xavier Devetter et Sandrine Rousseau sont Maîtres de Conférence en Sciences économiques à l'Université de Lille 1 - Telecom Lille I, membre du CLERSE - CNRS (UMR 8019).