« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 17 juin 2020

Être comme tout le monde, Employées et ouvriers dans la France contemporaine, Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot (dir.)


Être comme tout le monde
Employées et ouvriers dans la France contemporaine
Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot (dir.) 
Raisons d'Agir
Cours & Travaux
2020


Présentation de l'éditeur
Il est question dans ce livre de ces femmes et de ces hommes, employées ou ouvriers, qui vivent des revenus de leur travail et s’efforcent de « s’en sortir » par eux-mêmes. Ces travailleurs représentent, aujourd’hui encore, un groupe social stable et important. Beaucoup plus qu’autrefois, ils entrent en interaction directe avec les membres des classes moyennes et supérieures, comme clients ou professionnels de services (garde d’enfants, santé, éducation, commerce, sécurité, transports publics, etc.). Par leurs aspirations, leur fréquentation plus longue du système scolaire, leur accès à la consommation, ils se rapprochent des catégories moyennes ; en même temps, ils demeurent éloignés du capital culturel, leurs ressources économiques restent incertaines et leur travail, peu payé et peu considéré, est toujours subalterne.
Par des portraits de couples et de familles, résidant dans des espaces aussi bien ruraux qu’urbains, de générations et d’âges différents, ce livre éclaire ce que signifie « s’en sortir » ou plus exactement « s’en sortir à peu près » dans la société française actuelle. À rebours des discours convenus sur la « France périphérique » ou sur le « déclassement des classes moyennes », il donne à voir les conditions d’existence de ces classes populaires, stables mais fragiles, leurs pratiques à la fois publiques (travail, sociabilités, engagements bénévoles, rapport à la politique et aux institutions) et privées (économie domestique, rapports de genre et entre générations, loisirs individuels et « temps pour soi »).
Cette série de 21 portraits montre comment ces femmes et ces hommes travaillent à « être comme tout le monde », c’est-à-dire à éviter la relégation parmi les « assistés » et à s’affirmer comme membres à part entière de ce que Robert Castel appelait la « société des semblables ». Elle fait comprendre leurs aspirations autant que leurs déceptions et leurs griefs, la manière dont ils s’efforcent de jouer le jeu d’un ordre social qui pourtant leur fait peu crédit.



 




jeudi 21 novembre 2019

Savoir/Agir n° 48 et 49, Les classes sociales en question (1&2)



du Croquant


Présentation de l'éditeur
Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes. Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd’hui retrouver droit de cité.
C’est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l’outil « classe » et l’approche « classiste ».
Ce premier volet du dossier présente quelques éléments de cartographie macro-sociale – à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde – en s’efforçant de saisir à chaque fois les dynamiques de cohésion et de fragmentation qui travaillent les classes.
La deuxième partie du dossier s’attachera à quelques-uns des « outils conceptuels » propres aux traditions sociologiques « classistes » et évoquera certains enjeux politiques liés à la question des classes



Savoir/Agir, N° 49, 2019, Les classes sociales en question (2)
du Croquant


Présentation de l'éditeur
Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».
Postulant qu’en délaissant cette approche la sociologie s’est privée d’un ensemble de questionnements, de notions et de résultats forgés par une longue tradition de recherche, il propose une série de contributions démontrant, à partir de points de vue variés, la fécondité des outils conceptuels « classistes » pour saisir et analyser les dynamiques sociales du présent.
Il soulève enfin quelques questions plus immédiatement politiques, en interrogeant la capacité de mobilisation (partisane et syndicale) des « classes populaires », et en reposant, contre les fausses évidences de la stratégie « populiste », la (vieille) question des « alliances de classes ».

Table des matières
Éditorial : Pour un changement de paradigme, Frédéric Lebaron

Dossier
Les classes sociales en question (II), Antony Burlaud et Gérard Mauger
Penser les classes avec Erik Olin Wright, Ugo Palheta
« Élite(s) » et « classe(s) dirigeante(s) ». Les sœurs ennemies de la sociologie, François-Xavier Dudouet
Compromis de classe et réformisme des dominants. Une approche néoréaliste, Stefano Palombarini
Le capitalisme managérial. Les voies de l’hybridité, Gérard Duménil et Dominique Lévy
Préférences électorales et normes d’emploi. Comment votent les catégories populaires ?, Antoine de Cabanes et Yann Le Lann
Les classes populaires au travail : Quelle représentation ?, Sophie Béroud

Grand entretien avec Francine Muel-Dreyfus
Accéder à l’inconscient social, Annie Collovald

Alterindicateurs
La pauvreté subjective comme mesure de l’insécurité sociale. Une comparaison des différents indicateurs de pauvreté, Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon

Chroniques du monde
Coup d’œil sur l’éducation au Brésil de Bolsonaro. « Pas de financements pour la philosophie et la sociologie : il faut respecter l’argent du contribuable », Marie France Garcia Parpet

Idées
Une thérapie sociologique ? « Devenir quelque chose comme un sujet » , Gérard Mauger

 

jeudi 3 octobre 2019

La France d’en bas ? Idées reçues sur les classes populaires , Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)


La France d’en bas ? 
Idées reçues sur les classes populaires
Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)
Le Cavalier bleu
Idées reçues
2019

Présentation de l'éditeur
On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »…
Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d’exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s’abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l’extrême droite et auraient pour rêve ultime l’achat de leur pavillon…
Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.
Olivier Masclet est maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris Descartes et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS).
Séverine Misset est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes et membre du Centre nantais de sociologie (CENS).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du CENS.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Amossé, Anne-Marie Arborio, Christelle Avril, Stéphane Beaud, Marie Cartier, Violaine Girard, Anne Lambert, Marie-Hélène Lechien, Marie-Clémence Le Pape, Gérard Mauger, Gilles Moreau, Dominique Pasquier, Camille Peugny, Fanny Renard, Olivier Schwartz et Jean-Pierre Terrail.



 

lundi 4 janvier 2016

Savoir/agir n° 34, De la classe ouvrière aux classes populaires

Savoir/agir n° 34
De la classe ouvrière aux classes populaires
éditions du Croquant
2016 
Présentation de l'éditeur
Il fut un temps qui n’est pas si lointain où « la classe ouvrière » était créditée d’un rôle messianique par les uns, d’épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l’effondrement du socialisme « réellement existant », à la désindustrialisation massive, etc., a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais « moyennisée » et/ou « individualisée ». La montée du chômage et de la précarité, le retour de « l’insécurité sociale », le creusement des inégalités, etc., ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s’est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que « les classes populaires » ne sont pas pour autant disparues avec « la classe ouvrière ». Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n’a jamais été ailleurs que dans l’imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s’agira dans ce dossier de cerner « ce que populaire veut dire », de s’interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d’étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s’en échappe, de reposer la question de « la culture populaire ».

Sommaire

Éditorial
Géopolitisations, par Frédéric Lebaron
Dossier : De la classe ouvrière aux classes populaires, coordonné par Gérard Mauger
Portrait statistique des classes populaires contemporaines, par Thomas Amossé
Compter les classes populaires  : où sont les femmes  ?, par Monique Meron
École  : les trois chemins, par Tristan Poullaouec
L’accession à la propriété  : facteur de division des classes populaires  ?, par Violaine Girard
Le retour des classes est «  populaire  » à l’Association française de sociologie, par Jean-Luc Deshayes
De la sociologie de la classe ouvrière à la sociologie des classes populaires. Penser ensemble la condition des ouvriers et des employé-e-s, par Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Yasmine Siblot
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires  ?, par Stéphane Beaud, Michel Pialoux
Représenter les classes populaires  ?, par Lorenzo Barrault-Stella, Bernard Pudal
Grand entretien avec Thomas Piketty : Pour une approche qui mêle histoire, sociologie, culture… Propos recueillis par Frédéric Lebaron
Paroles
Tuer la contestation dans l’œuf. Histoire d’une implantation syndicale avortée dans la restauration rapide, par Charles Berthonneau
Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche  : toujours la panne, par Louis Weber
L’expérience grecque (III)
«  Un pistolet sur la tempe   », par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Le «  prix  » de la Révolution en Tunisie, par Amin Allal
Culture
Représentations du social et positionnement esthétique de deux transfuges. Le cinéma des frères Dardenne, par Cédric Lomba

mardi 3 février 2015

vidéo: Sociologie des classes populaires contemporaines (Présentation de l'ouvrage par Yasmine Siblot et Isabelle Coutant )



Yasmine Siblot et Isabelle Coutant reviennent sur l'ouvrage Sociologie des classes populaires contemporaines (dont elles sont coauteures avec Marie Cartier, Olivier Masclet et Nicolas Renahy) Le grand entretien : une radiographie du peuple par Mediapart

  Sociologie des classes populaires contemporaines. Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy (Présentation de l'ouvrage par Yasmine Siblot)
(source: Canal-U)
Journées d’étude organisées par les réseaux Classes sociales, inégalités, fragmentations, Méthodes, Sociologie des élites et Justice sociale de l’AFS.
Site CNRS Pouchet, Paris, 16 décembre 2014

 
Sociologie des classes populaires contemporaines 
Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy
Armand Colin
2015

vendredi 16 janvier 2015

vidéos: Journées d'études sur "Les classes sociales en Europe", 15 et 16 décembre 2014

 

Vidéos: Les classes sociales en Europe

(source: Canal-U)
Programme
Journées d’étude organisées par les réseaux Classes sociales, inégalités, fragmentations, Méthodes, Sociologie des élites et Justice sociale de l’AFS.
Avec le soutien du Ceraps (UMR 8026), du Cresppa (UMR 7217), et de la Maison des Sciences de l’Homme de Lorraine. 15 et 16 décembre 2014
Site CNRS Pouchet, Paris

lundi 12 janvier 2015

Sociologie des classes populaires contemporaines. Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy

 
Sociologie des classes populaires contemporaines 
Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy
Armand Colin
2015

Présentation de l'éditeur
Classes populaires, milieux populaires, quartiers populaires, électorat populaire… Autant d’expressions récurrentes dans les discours médiatiques et les débats politiques. Pourtant, la notion demeure floue, le « populaire » étant perçu tantôt comme une figure sociale inquiétante, tantôt comme une figure à revaloriser.
Revenant sur plusieurs décennies de recherches et s’appuyant sur des travaux récents, cet ouvrage propose une analyse sociologique inédite. Après un retour sur la constitution d’une sociologie des classes populaires en France et ses enjeux, chaque chapitre comporte un cadrage empirique et une mise en perspective théorique : qui sont les ouvriers et les employés aujourd’hui ? Quels conditions et modes de vie caractérisent ces hommes et ces femmes ? Quelles sont les dynamiques qui animent ces groupes et en modifient sans cesse les contours ?
Fondé sur des données historiques, statistiques et des enquêtes de terrain, enrichi de nombreux encadrés, ce manuel propose une lecture d’ensemble de la société française contemporaine, vue à partir des groupes populaires, qui en composent la majeure partie.

Yasmine SIBLOT est professeure de sociologie à l’université Paris 8 et membre du CRESSPA (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris) dans l’équipe CSU.
Marie CARTIER est maître de conférences à l’université de Nantes, chercheuse au CENS (Centre nantais de sociologie), membre junior de l’IUF (Institut universitaire de France).
Isabelle COUTANT est chercheuse au CNRS au laboratoire IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux).
Olivier MASCLET est maître de conférences à l’université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité et chercheur au CERLIS (Centre de recherche sur les liens sociaux).
Nicolas RENAHY est chercheur à l’INRA, directeur du CESAER (Centre d’économie et de sociologie appliquées à l’agriculture et aux espaces ruraux).


dimanche 18 mars 2012

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 191-192 – Mars 2012 //Légitimités culturelles. Classes sociales et modes de domination (2)

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 191-192 – Mars 2012 //Légitimités culturelles. Classes sociales et modes de domination (2), Seuil

Numéro coordonné par Delphine Serre
Briller sous l’épaulette
Capital culturel et capital combattant dans le corps des officiers de l’armée de terre
Christel Coton
Les stratégies éducatives des classes supérieures néerlandaises
Professions intellectuelles supérieures, managers et entrepreneurs face au choix entre capital culturel «classique» et capital culturel cosmopolite
Don Weenink
Un cas d’école
L’entrée dans le métier de professeur d’une « enfant de la démocratisation scolaire »
Ludivine Balland
Une petite bourgeoisie au pouvoir
Sur le renouvellement des élus en milieu rural
Ivan Bruneau et Nicolas Renahy
Le capital culturel non certifié comme mode d’accès aux classes moyennes
L’entregent des agents immobiliers
Lise Bernard
Ressources et lignes de clivage parmi les aides à domicile
Spécifier une position sociale : quelles opérations de recherche ?
Christelle Avril
LECTURES CRITIQUES Le caring, un capital culturel populaire ?
Marie Cartier
Parler des classes dans une société présumée égalitaire
Les représentations des inégalités dans une ancienne ville ouvrière danoise
Stine Thidemann Faber et Annick Prieur
Note de recherche sur la fabrique de la nomenclature socio-économique européenne ESeC
Étienne Penissat et Jay Rowell

samedi 30 octobre 2010

Enquêter sur le travail Concepts, méthodes, récits Christelle AVRIL, Delphine SERRE, Marie CARTIER



Enquêter sur le travail
Concepts, méthodes, récits

Christelle AVRIL, Delphine SERRE, Marie CARTIER
Collection : Grands Repères Guides 
La Découverte
2010


Présentation de l'éditeur
Nombreux sont les ouvrages qui retracent les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. À partir de récits d'enquêtes, trois sociologues explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en œuvre pour mener une étude sociologique du travail, à partir de récits d'enquêtes sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les enquêtes sont exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue. Loin d'être sacralisée ou déniée, la « théorie » est présentée de façon concrète. Les concepts prennent sens et s'affinent à l'épreuve des faits et d'exemples précis.
Ce guide d'enquête et d'analyse s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, et aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes sociologiques et les ficelles du métier.

Christelle Avril enseigne la sociologie à l’université Paris-XIII. Les recherches qu’elle mène au sein de l’IRIS portent sur les aides à domicile et combine les approches de la sociologie du travail, du genre et des classes sociales. Elle a écrit de nombreux articles sur cette question et sa thèse de doctorat, S’approprierson travail au bas du salariat. Les aides à domicile pour personnes âgées, doit paraître en 2011.
Delphine Serre enseigne la sociologie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Les recherches qu’elle mène au sein du CSE-CESSP portent sur les professions intermédiaires de l’enfance et du social, dans une perspective de sociologie des normes, du travail et des classes sociales. Elle a écrit Les Coulisses de l’État social. Enquête sur les signalements d’enfant en danger (Raisons d’agir, 2009) et a coécrit Travailler pour être heureux ? Le bonheur et le travail en France (avec C. Baudelot, M. Gollac, C. Bessière, I. Coutant, O. Godechot et F. Viguier, Fayard, 2003).
Marie Cartier, université de Nantes, Centre nantais de sociologie et CMT-ETT, auteure de Les Facteurs et leurs tournées. Un service public au quotidien (La Découverte, 2003).

dimanche 3 octobre 2010

à paraître: Enquêter sur le travail. Christelle Avril, Marie Cartier, Delphine Serre


Delphine Serre, Christelle Avril et Marie Cartier
Enquêter sur le travail
Concepts, méthodes, récits

(collection «Guide/Grands Repères»)
La Découverte
à paraître en octobre 2010













Présentation de l'éditeur
Nombreux sont les ouvrages qui retracent avec une ambition d'exhaustivité les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. A partir de récits d'enquêtes, Christelle Avril, Marie Cartier et Delphine Serre explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail. Ce guide d'enquête est aussi un guide d'analyse des situations de travail et des pratiques des travailleurs. Dans cet ouvrage, loin d'être sacralisée ou déniée, la " théorie " est présentée de façon concrète. En effet, les auteurs mobilisent des enquêtes menées sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les concepts prennent sens à l'épreuve des faits et les enjeux s'affinent au contact d'exemples concrets. Ces enquêtes sont toujours exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue, à ses méthodes, mais aussi aux multiples facettes des expériences de travail, passées et présentes. Ce guide s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, mais aussi aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs, toutes trois sociologues, y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes et les ficelles du métier. Il intéressera tous ceux qui souhaitent armer empiriquement et théoriquement leur réflexion sur le travail et les travailleurs.