« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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lundi 3 décembre 2018

Jürgen Kocka, Histoire du capitalisme

 
Jürgen Kocka  
Histoire du capitalisme
Traduit de l'allemand par Isabelle Kalinowski
Markus Haller
2017

Préface à l'édition française


Présentation de l'éditeur
Peu de mots sont si souvent utilisés et si rarement compris que le mot « capitalisme ». Dans ce livre, l’historien Jürgen Kocka explique les formes diverses que le capitalisme a pris au fil des siècles et comment ses exploits et ses échecs ont façonné le monde moderne.

Les mutations du capitalisme ont été nombreuses, de ses débuts médiévaux explorés par les marchands chinois et arabes, à son extension à la finance dans l’Europe de la Renaissance ; de sa variante coloniale au début des Temps modernes, à son remplacement de l’agriculture de subsistance et de la manufacture artisanale par des formes de production industrielle dans l’Europe du XIXe siècle ; de la prédominance des entreprises familiales au capitalisme managérial. La mondialisation, avec la croissance énorme des marchés financiers, caractérise seulement l’étape la plus récente de la longue histoire du capitalisme.
À travers tous ces changements, la reconnaissance des droits de propriété individuels, la prédominance des décisions économiques décentralisées, la priorité des marchés dans la coordination des activités économiques, et la possibilité d’accéder à du capital emprunté ont été indispensables. Mais aussi controversées.
Le capitalisme a créé à la fois des richesses et des problèmes sociaux auparavant inimaginables. Il a radicalement transformé le travail et la relation entre le marché et l’État. Aucune innovation du capitalisme n’a échappé à la critique et à la résistance, que ce soit par l’Église, par les penseurs politiques ou par les mouvements populaires. Cette opposition n’a pas conduit à la disparition du capitalisme, mais elle a contribué à sa domestication. Alors qu’aucune alternative sérieuse au capitalisme n’est en vue, cette fonction de la critique reste importante car, comme l’explique Kocka, beaucoup de variantes du capitalisme sont pensables.


vendredi 8 mai 2015

en poche: Max Weber, La domination

Max Weber
La domination
La découverte
Poche
2015

Présentation de l'éditeur
Traduit de l’allemand par Isabelle Kalinowski
Introduction et édition critique française par Yves Sintomer
Près d’un siècle après sa publication en allemand, La Domination est enfin disponible en français, sur la base de l’édition critique de référence. Il s’agit d’une pièce fondamentale de la sociologie politique de Max Weber.
Ces manuscrits, rédigés avant la Première Guerre mondiale, sont fascinants par leur érudition et leur inventivité conceptuelle. C’est en les rédigeant que Weber forge des notions aujourd’hui encore incontournables pour toute sociologie politique : les trois modes de domination légitime, le passage de la domination des notables à la domination des partis de masse, l’opposition groupe de statut (Stand)/classe (Klasse), le patrimonialisme, la hiérocratie, la domination charismatique et le charisme de fonction n’en sont que les exemples les plus célèbres.
Weber se lance dans une sociologie historique comparative qui préfigure l’histoire globale. Brossant un tableau impressionnant par son ampleur de vue, l’auteur construit les idéaux-types des différents régimes de domination pour mettre le monde occidental moderne en perspective et étudie aussi les relations entre domination spirituelle et domination temporelle. 
Max Weber (1864-1920), principal fondateur de la sociologie allemande, fait l'objet d'une redécouverte en France depuis quelques années, comme l'attestent les traductions récentes ou annoncées d'œuvres du sociologue allemand (Sociologie des religions, Gallimard, 1996), ainsi que les travaux qui lui sont consacrés (Pierre Bouretz, Les promesses du monde, la philosophie de Max Weber, Gallimard, 1996). Il est notamment l'auteur de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme et de Le Savant et le Politique.

jeudi 9 janvier 2014

Max Weber, La domination

Max Weber
La domination
Traduit de l’allemand par Isabelle Kalinowski
Introduction et édition critique française par Yves Sintomer
La Découverte
2014

Présentation de l'éditeur
Près d’un siècle après sa publication en allemand, La Domination est enfin disponible en traduction française, sur la base de l’édition critique de référence. Il s’agit d’une pièce fondamentale de la sociologie politique de Max Weber.
Ces manuscrits, rédigés avant la Première Guerre mondiale, sont fascinants par leur érudition et leur inventivité conceptuelle. C’est en les rédigeant que Weber forge des notions qui restent aujourd’hui encore des références incontournables pour toute sociologie politique : les trois modes de domination légitime, le passage de la domination des notables à la domination des partis de masse, l’opposition groupe de statut (Stand)/classe (Klasse), le patrimonialisme, la hiérocratie, la domination charismatique et le charisme de fonction n’en sont que les exemples les plus célèbres. 
Weber se lance dans une sociologie historique comparative qui préfigure l’histoire globale. Brossant un tableau impressionnant par son ampleur de vue, l’auteur construit les idéaux-types des différents régimes de domination pour mettre le monde occidental moderne en perspective : les dominations bureaucratique, patrimoniale, féodale et charismatique sont ainsi passées en revue. Il étudie aussi les relations entre domination spirituelle et domination temporelle. 
Cette sociologie historique place le projecteur « par en haut », adoptant le point de vue des dominants et de leur appareil de domination. Elle jette une lumière sans fard sur la réalité des rapports sociaux et pose en retour une série de défis : comment penser l’action des dominés ? Comment articuler le rôle de savant et celui de politique ? Comment bâtir des idéaux-types de la politique qui dépassent radicalement l’eurocentrisme ?
Table des matières
Note éditoriale sur les éditions de Wirtschaft und Gesellschaft et leurs traductions françaises
Note éditoriale sur la présente traduction de La domination
Introduction, par Yves Sintomer

Le contexte de la rédaction
Une approche sociologique
De la domination
Typologies de la domination
Une conception élitiste de la politique
Le savant et le politique
Quel comparatisme ?
I / La domination
1. Pouvoir et domination. Formes de transition
2. Domination et administration. Nature et limites de l'administration démocratique
3. La domination par l'« organisation ». Raisons de sa validité
II / La domination bureaucratique
1. Le mode de fonctionnement spécifique du fonctionnariat moderne
2. La position du fonctionnaire
3. Les présupposés sociaux et économiques du fonctionnariat moderne
4. La domination bureaucratique
III / La domination patrimoniale
1. De la domination patrimoniale
La domination patriarcale - La domination patrimoniale - L'armée patrimoniale - Les « sujets politiques » du prince patrimonial - Les groupements liturgiques
2. L'administration patrimoniale
Les fonctionnaires patrimoniaux - Les prébendes - Entre stéréotypisation et arbitraire
3. Le fonctionnement des administrations patrimoniales
L'Égypte ancienne - L'Empire chinois - Domination patrimoniale et décentralisation - L'administration des juges de paix en Angleterre - L'administration fondée sur le rang social dans la Russie tsariste
4. Patrimonialisme et féodalisme
IV / Le féodalisme
1. Le système féodal
Fief et féodalisme : définitions - Fiefs et prébendes - Féodalismes orientaux - L'armée féodale - Le lien vassalique - Honneur et statut social - Le droit féodal - Les tendances à la stéréotypisation - L'État des Stände - Les tendances à la bureaucratisation - L'éducation féodale
2. Les formes structurelles des dominations patrimoniale et féodale dans leur relation avec l'économie
Structure économique et organisation politique - Le rôle du commerce dans le patrimonialisme et le féodalisme - Patrimonialisme patriarcal et capitalisme (1) - Féodalisme et capitalisme - Patrimonialisme patriarcal et capitalisme (2) - Puissances politiques et frappe de monnaie - Les types de conduite de vie dans le féodalisme et le patrimonialisme patriarcal et leur rapport au capitalisme
V / La domination charismatique
1. Le charisme
Le charisme comme relation extra-quotidienne - Charisme et royauté
2. La transformation du charisme
Le charisme dans son rapport à la tradition, à la bureaucratie et au communisme - La quotidianisation du charisme - La domination charismatique : la question de la succession - La succession par élection : démocratie, domination des notables et bureaucratisation partidaire - La quotidianisation du charisme, source d'émergence de l'État et de la royauté - La quotidianisation du charisme : la succession héréditaire - Le charisme de fonction - L'éducation au charisme
3. Préservation du charisme et discipline
La discipline - La discipline guerrière - Du communisme de guerre à la rationalisation de la discipline guerrière - La discipline d'entreprise - Le charisme institutionnalisé : la monarchie parlementaire
VI / L'État et la hiérocratie
1. La hiérocratie : charisme de fonction religieux et pouvoir politique
Le césaropapisme - L'Église et le charisme de fonction - Le monachisme - L'ascèse monastique et sa rationalisation - Monachisme et pouvoir politique - Monachisme et charisme de fonction hiérocratique - Charisme politique et charisme religieux - Hiérocratie et théologie
2. La hiérocratie et sa relation à l'économie
Hiérocratie, bourgeoisie et noblesse féodale - L'impact de l'activité économique de la hiérocratie sur le développement économique en général - L'impact de la conduite de vie hiérocratique sur l'économie - Le communisme charismatique - Les accommodements éthiques de l'Église avec le capitalisme - L'impact du capitalisme et de la démocratie modernes sur la domination hiérocratique
3. Le pluralisme religieux occidental dans son rapport avec le capitalisme et la démocratie modernes
Églises luthériennes et capitalisme - Calvinisme, ascèse intramondaine et capitalisme - Religion juive et capitalisme - Les sectes protestantes, le capitalisme et le système moderne des droits
Index. 
Max Weber (1864-1920) est le principal fondateur de la sociologie allemande, auteur d’une oeuvre majeure aujourd’hui encore étudiée dans le monde entier. Il est notamment l’auteur de L’Éthique protestante et l’Esprit du capitalisme, d’Économie et société ou de Le Savant et le Politique.

dimanche 8 décembre 2013

à paraître: Max Weber, La domination

Max Weber
La domination
Traduit par Isabelle Kalinowski
La Découverte
janvier 2014

Présentation de l'éditeur
Près d'un siècle après sa publication en allemand, La Domination est enfin disponible en traduction française, sur la base de l'édition critique de référence. Il s'agit d'une pièce fondamentale de la sociologie politique de Max Weber.
Ces manuscrits, rédigés avant la Première Guerre mondiale, sont fascinants par leur érudition et leur inventivité conceptuelle. C'est en les rédigeant que Weber forge des notions qui restent aujourd'hui encore des références incontournables pour toute sociologie politique : les trois modes de domination légitime, le passage de la domination des notables à la domination des partis de masse, l'opposition groupe de statut (Stand)/classe (Klasse), le patrimonialisme, la hiérocratie, la domination charismatique et le charisme de fonction n'en sont que les exemples les plus célèbres.
Weber se lance dans une sociologie historique comparative qui préfigure l'histoire globale. Brossant un tableau impressionnant par son ampleur de vue, l'auteur construit les idéaux-types des différents régimes de domination pour mettre le monde occidental moderne en perspective : les dominations bureaucratique, patrimoniale, féodale et charismatique sont ainsi passées en revue. Il étudie aussi les relations entre domination spirituelle et domination temporelle.
Cette sociologie historique place le projecteur « par en haut », adoptant le point de vue des dominants et de leur appareil de domination. Elle jette une lumière sans fard sur la réalité des rapports sociaux et pose en retour une série de défis : comment penser l'action des dominés ? Comment articuler le rôle de savant et celui de politique ? Comment bâtir des idéaux-types de la politique qui dépassent radicalement l'eurocentrisme ?
Max Weber, fondateur de la sociologie allemande, fait l'objet d'une redécouverte en France depuis quelques années, comme l'attestent les traductions récentes ou annoncées d'œuvres du sociologue allemand (Sociologie des religions, Gallimard, 1996), ainsi que les travaux qui lui sont consacrés (Pierre Bouretz, Les promesses du monde, la philosophie de Max Weber, Gallimard, 1996). Il est notamment l'auteur de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme.

      

vendredi 6 mai 2011

en ligne: Regards Sociologiques, numéro 33/34, Les champs artistiques (2007)

 en ligne: Regards Sociologiques, numéro 33/34, Les champs artistiques (2007)
 
 
Christian de Montlibert
“La culture et le marché” [Version pdf]
Isabelle Kalinowski
“La sociologie de l’art : l’oeuvre stéréotype” [Version pdf]
Simon Borja
“Production de l’art : éléments théoriques pour l’élaboration scientifique d’une Sociologie-Critique de l’art”
Bernard Lehmann
“Berlioz, l’orchestre et l’institution” [Version pdf]
Vassili Rivron
“Le reclassement de la musique populaire brésilienne. Trajectoires de producteurs radiophoniques et construction d’un patrimoine national (1936-1970)” [Version pdf]
Marie Halari
“Structure et fonctionnement du champ musical en Grèce” [Version pdf]
Marie Halari
“La production de la musique enregistrée” [Version pdf]
Emmanuel Brandl
“Culture et politique en région. Les conditions sociale et politique de l’activité culturelle en région” [Version pdf]
Olivier Christin
“Stratégies sociales et négociations politiques : un tableau de dévotion de l’époque d’Henri IV” [Version pdf]
Simon Borja
“Caractères de peintres (dé)peints” [Version pdf]
Claire Ducournau
“la scène énonciative des ‘Soleils des indépendances’ à celle d’‘Allah n’est pas obligé’. Comment la consécration d’Ahmadou Kourouma a-t-elle rejailli sur son écriture ?” [Lire]
Ioana Popa
“Politique des éditeurs ou politiques éditoriales ? Logiques d’importation en France des littératures d’Europe de l’Est à partir des années 70″ [Version pdf]
Claire Lemêtre
“Le théâtre saisi par l’école” [Version pdf]
Laura Delavaud
“Tentative de création d’un nouveau ‘centre’ : la lutte politique et artistique d’imposition d’une nouvelle référence” [Version pdf]
Jérémy Sinigaglia
“La cause des intermittents du spectacle : insatisfactions, revendications et justifications” [Version pdf]

lundi 21 mars 2011

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales no 144, 2002/4, Traduction : les échanges littéraires internationaux

 Actes de la recherche en sciences sociales no 144, 2002/4, Traduction : les échanges littéraires internationaux
Page 3 à 5
Johan Heilbron et Gisèle Sapiro,   La traduction littéraire, un objet sociologique

Page 7 à 20
Pascale Casanova,   Consécration et accumulation de capital littéraire La traduction comme échange inégal

Page 21 à 32
Zohar Shavit,   Fabriquer une culture nationale Le rôle des traductions dans la constitution de la littérature hébraïque

Page 33 à 46
Blaise Wilfert-Portal,   Cosmopolis et l'homme invisible Les importateurs de littérature étrangère en France, 1885-1914

Page 47 à 54
Isabelle Kalinowski,   La vocation au travail de traduction

Page 55 à 69
Loana Popa,   Un transfert littéraire politisé Circuits de traduction des littératures d'Europe de l'Est en France, 1947-1989

Page 70 à 79
Hervé Serry,   Constituer un catalogue littéraire La place des traductions dans l'histoire des Éditions du Seuil

Page 80 à 98
Gisèle Sapiro,   L'importation de la littérature hébraïque en France Entre communautarisme et universalisme
Résumé ]Version HTML ]Version PDF ]

mercredi 20 janvier 2010

Max Weber, Le judaïsme antique





Max Weber
Le judaïsme antique
Traduction inédite par Isabelle Kalinowski
Flammarion, 2010



Présentation de l'éditeur
Le Judaïsme antique (1917-1918), qui fait partie de la série des grandes études de sociologie des religions de Max Weber, dépeint avec force deux événements décisifs de l'histoire religieuse : la berith, l'alliance conclue par Dieu avec le peuple d'Israël, et l'émergence d'un discours à la portée fulgurante, la " prophétie de malheur ".
L'intimité de Max Weber avec le monde de l'Ancien Testament porte ce texte dont les analyses magistrales font pendant à celles de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Une présentation et un glossaire détaillé viennent soutenir la lecture de cet ouvrage clé de la sociologie des religions.

  • LA CONFEDERATION ISRAELITE ET YAHVE
  • Conditions historiques générales et conditions climatiques
  • Les Bédouins
  • Les villes et les giborim
  • LA CONSTITUTION DU PEUPLE PARIA JUIF
  • La prophétie préexilique ; son orientation politique
  • Spécifités psychologiques et sociologiques des prophètes de l'écrit
  • Ethique et théodicée des prophètes

Né en Thuringe en 1864, disparu en 1920, Max Weber est un des fondateurs de la sociologie et, par l'ampleur et la diversité de son oeuvre, un incontournable analyste de la modernité.
Traduction inédite par Isabelle Kalinowski, avec la collaboration de Camille joseph et Benjamin Lévy. Présentation, glossaire et notes par Isabelle Kalinowski.


http://editions.flammarion.com/