« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 7 avril 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 241 – Mars 2022 // Moraliser le capitalisme ou capitaliser sur la morale ?

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 241 – Mars 2022 // Moraliser le capitalisme ou capitaliser sur la morale ?

Seuil


Numéro coordonné par Charles Bosvieux-Onyekewelu et Valérie Boussard

Moraliser le capitalisme ou capitaliser sur la morale ?
Charles Bosvieux-Onyekwelu et Valérie Boussard

Le féminisme de marché, ou comment la demande d’égalité « pour toutes » est devenue une égalité pour certaines
Sophie Pochic

Les stigmates de la vertu.
Légitimer la diversité en entreprise, à New York et à Paris
Laure Bereni

Le lobbying ou l’emballage vertueux des marchandises
Quand les agro-industriels s’opposent aux agrocarburants au nom de l’environnement
Armèle Cloteau

Un éthos pondérateur
Adoucir et filtrer la critique écologique, l’ouvrir au capitalisme. Et vice-versa
Jean-Baptiste Comby

De quoi le capitalisme se soucie-t-il ?
Entretien avec Emily Barman

 

vendredi 29 janvier 2021

vidéo: Gisèle Sapiro, dialogue avec Alain Berland à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, le Dictionnaire international Bourdieu (Beaux-Arts de Paris)

 

Gisèle Sapiro, dialogue avec Alain Berland à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, le Dictionnaire international Bourdieu
« Penser le présent » 
Beaux-Arts de Paris
jeudi 28 janvier 2021 - Instagram Live



 

mercredi 21 octobre 2020

Ariel Wilkis, Le pouvoir moral de l’argent. Classes populaires et économie du quotidien

 


Ariel Wilkis
Le pouvoir moral de l’argent
Classes populaires et économie du quotidien 
préface de Viviana A. Zelizer
EHESS
En temps & lieux
2020

 
Présentation de l'éditeur

À travers des scènes de vie à Villa Olimpia, une villa miseria située dans la banlieue de Buenos Aires, Ariel Wilkis explique comment la dimension morale de l’argent offre une perspective unique sur les relations de pouvoir dans le monde des pauvres. À l’intérieur des foyers, à l’occasion des rassemblements politiques ou au cœur des rapports entre hommes et femmes comme entre différentes générations, l’argent s’est imposé comme un opérateur social doté de l’étonnante capacité de maintenir, d’altérer ou de renverser les hiérarchies morales placées au fondement des rapports de pouvoir.

En faisant dialoguer la sociologie du pouvoir de Pierre Bourdieu avec la sociologie de l’argent de Viviana Zelizer, cette approche permet au lecteur de mieux saisir les liens entre argent, morale et pouvoir. À la fois ethnographie de l’économie et de la politique dans un milieu défavorisé et essai sur les multiples significations de l’argent, cette traduction inédite développe le concept de « capital moral» pour montrer que les transactions monétaires sont façonnées par les croyances morales de ceux qui en profitent.  

Traduit de l’espagnol par Francesco Callegaro 


 
 

mercredi 19 avril 2017

Ariel Wilkis, The Moral Power of Money. Morality and Economy in the Life of the Poor

Ariel Wilkis
The Moral Power of Money 
Morality and Economy in the Life of the Poor 
Stanford University Press
2017

Présentation de l'éditeur
Looking beneath the surface of seemingly ordinary social interactions, The Moral Power of Money investigates the forces of power and morality at play, particularly among the poor. Drawing on fieldwork in a slum of Buenos Aires, Ariel Wilkis argues that money is a critical symbol used to negotiate not only material possessions, but also the political, economic, class, gender, and generational bonds between people.
Through vivid accounts of the stark realities of life in Villa Olimpia, Wilkis highlights the interplay of money, morality, and power. Drawing out the theoretical implications of these stories, he proposes a new concept of moral capital based on different kinds, or "pieces," of money. Each chapter covers a different "piece"—money earned from the informal and illegal economies, money lent through family and market relations, money donated with conditional cash transfers, political money that binds politicians and their supporters, sacrificed money offered to the church, and safeguarded money used to support people facing hardships. This book builds an original theory of the moral sociology of money, providing the tools for understanding the role money plays in social life today.
About the author
Ariel Wilkis is a researcher at the National Council of Scientific and Technological Research (CONICET) and Co-Director of the Center for Social Studies of Economics at the National University of San Martín, Argentina. 

lundi 24 octobre 2016

José Luis Moreno Pestaña, La classe du corps. Morale corporelle et troubles alimentaires

José Luis Moreno Pestaña
La classe du corps
Morale corporelle et troubles alimentaires
Pulim
Sociologie & Sciences sociales
2016

Philippe Hunt (trad.) 
Postface: Dialogue sur les dispositions corporelles et l'ascétisme, avec Christophe Gaubert et Marie-Pierre Pouly. 

Présentation de l'éditeur
L’ouvrage de José Luis Moreno Pestaña porte sur les troubles alimentaires. Il construit son objet sociologique en s’appuyant sur une enquête de terrain menée en Andalousie. S’inscrivant dans la lignée des meilleurs travaux de sciences sociales sur la maladie, la santé mentale et les troubles alimentaires, il réaffirme et approfondit trois propositions. En premier lieu, ce qui est considéré comme sain dans une configuration sociale spécifique, ou à un moment donné du temps, sera vu comme pathologique dans une autre configuration et à un autre moment. En deuxième lieu, il convient de prendre en compte à divers titres les effets que les systèmes experts et institutionnels exercent sur les personnes sur lesquelles ils ont prise. Troisièmement, les troubles alimentaires existent parce que les personnes se trouvent en situation problématique au sein des structures sociales et dans certaines configurations, familiales ou professionnelles. L’ouvrage apporte une contribution inédite à ces perspectives en montrant notamment que les troubles alimentaires peuvent surgir à des points très différents de l’espace social. Les exigences esthétiques peuvent entrer en conflit avec les équilibres économiques et symboliques en vigueur au sein des classes populaires. Le surgissement des troubles alimentaires engage le rapport au corps des membres des différents groupes sociaux. José Luis Moreno Pestaña explicite les relations qui existent entre les trajectoires des personnes malades, leurs ressources sociales et les diverses possibilités qu’offre le système sanitaire. Il propose ainsi une reconstruction compréhensive des pratiques de diagnostic et de traitement. L’étude de la diversité des parcours éclaire, parallèlement, la distribution différenciée des modalités et des possibilités de sortie des troubles alimentaires.
José Luis Moreno Pestaña est docteur en philosophie (Grenade, Espagne) et HDR en sociologie (EHESS, Paris). Maître de conférences de philosophie à l’Université de Cadix et professeur invité en sociologie à l’université de Limoges à plusieurs reprises, il est l’auteur, entre autres, d’En devenant Foucault. Sociogenèse d’un grand philosophe (Broissieux, Croquant, 2006), de Foucault, la gauche et la politique (Paris, Textuel, 2011) et de La cara oscura del capital erótico. Capitalización del cuerpo y trastornos alimentarios (Madrid, Akal, 2016).

dimanche 19 juillet 2015

vidéo: Entretien avec Gisèle Sapiro à propos de son ouvrage La responsabilité de l'écrivain. Littérature, droit et morale en France. (XIXème-XXIème siècle)


Max Kohn s'entretient avec Gisèle Sapiro à propos de son ouvrage La responsabilité de l'écrivain. Littérature, droit et morale en France. (XIXème-XXIème siècle)",  Seuil. 2011
source: Yiddish Pour les Nuls !


mercredi 5 février 2014

Sophie Djigo, La raison vivante. Robert Musil et la vérité romanesque

Sophie Djigo
La raison vivante
Robert Musil et la vérité romanesque
Préface de Jacques Bouveresse 
L'improviste
2013

Présentation de l'éditeur
La raison est-elle incapable de nous faire agir ? Lui faut-il nécessairement le secours de quelque désir ou passion afin de nous émouvoir, et en dernière instance, de nous mouvoir ? C'est ce reproche bien connu, qui discrédite les pouvoirs de la raison sous prétexte de son inertie, que ce livre entreprend de discuter et de contester. Aux antipodes de la vision caricaturale d'une rationalité aride et abstraite, privée d'efficacité pratique, l'auteure puise dans la pensée et les oeuvres de Robert Musil, les éléments d'une raison vivante et expressive, qui s'adresse à l'intellect autant qu'à la volonté. Les pensées qui proviennent de la raison ne sont pas mortes et nous n'y sommes pas insensibles ; ce sont des pensées vivantes, qui nous « parlent » et nous sollicitent. En examinant les pouvoirs expressifs de la raison, ce livre aborde les questions de la nature de la rationalité pratique, du pouvoir des idées morales et de la possibilité d'une connaissance littéraire.  
Sophie Djigo est agrégée et docteur en philosophie Ses travaux portent sur la rationalité pratique, l'éthique littéraire et la philosophie morale.

samedi 5 mars 2011

écouter: Gisèle Sapiro, La Responsabilité de l'écrivain




Gisèle Sapiro, Ondes de choc par Jehan Van Langhenhoven, Radio Libertaire, 9 janvier 2012


Conférence de Gisèle Sapiro, La responsabilité de l'écrivain, Dans le cadre du cycle de conférences « A quoi pense la littérature ? », en partenariat avec le master « Littératures et politique » et le master « Lettres et arts » de l’UFR lettres et langues de l’université de Poitiers ainsi que le laboratoire Forell, Formes et représentations en linguistique et littérature, E.A 3816, Maison des sciences de l’homme et de la société, université de Poitiers, sous la responsabilité scientifique de Michel Briand, directeur du Laboratoire Forell, 18 octobre 2011

Entretien avec Gisèle Sapiro
Propos recueillis par Alexandre Prstojevic, Vox-poetica, 7 juin 2011

Gisèle Sapiro, Idées par Edouard Deldique, 26 juin 2011




1 - Gisèle Sapiro: «La responsabilité de l'écrivain, littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècle)»
(19:29)











2 - Gisèle Sapiro: «La responsabilité de l'écrivain, littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècle)»
(26:31)








Gisèle Sapiro, La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin
24.06.2011

Entretien avec Gisèle Sapiro, Entre les lignes, RSR.ch, 12 mai 2011

Gisèle Sapiro, entretien avec Michelle Perrot, Les Lundis de l'histoire, 09.05.2011

Gisèle Sapiro, Questions d'éthique, 25.04.2011

Gisèle Sapiro, entretien avec Frédéric Bonnaud, Plan B... pour Bonnaud, 06.04.2011

Gisèle Sapiro, entretien réalisé par Alain Nicolas, L'Humanité, 18 Mars 2011

écouter: Gisèle Sapiro, à propos de son livre La Responsabilité de l'écrivain
La Suite dans les idées
par Sylvain Bourmeau
05.03.2011

Gisèle Sapiro, A propos de Céline, la responsabilité morale de l'écrivain sous la IIIe République Concordance des temps par Jean-Noël Jeanneney 19.02.2011

samedi 26 février 2011

Gisèle Sapiro, La Responsabilité de l'écrivain Littérature, droit et morale en France XIXe-XXIe siècles

Gisèle Sapiro
La Responsabilité de l'écrivain
Littérature, droit et morale en France
XIXe-XXIe siècles

Seuil
2011


Présentation de l'éditeur
Un écrivain peut-il tout dire et, si non, quelles sont les limites que la société et l’époque lui assignent ? Un écrivain doit-il tout dire et, si oui, les lois de la République des lettres lui font-elles obligation d’enfreindre celles du pouvoir et de la morale ?

Depuis le XVIIIe siècle, les discours sur les dangers de la lecture et l’influence subversive des hommes de lettres sur les esprits confortent la croyance dans les pouvoirs de l’écrit. Face à eux, tenants de l’art pour l’art et partisans de l’engagement des intellectuels se retrouvent autour de la défense d’une éthique propre à la littérature. Ces débats, hantés à l’origine par la mémoire des événements révolutionnaires et profondément redéfinis au moment de l’épuration par la « collaboration de plume », n’ont cessé depuis deux siècles d’animer les prétoires, le Parlement et les colonnes de presse.

Cet ouvrage en restitue toute l’importance, intellectuelle et politique, à travers l’étude de quatre moments-clés, qui marquent autant d’étapes dans l’histoire de la liberté d’expression et de la morale publique en France : la Restauration, le Second Empire, la Troisième République et la Libération. On y revisite des procès célèbres : ceux de Béranger, Courier, Flaubert, Baudelaire, ceux des naturalistes et, à partir d’archives inédites, ceux des intellectuels collaborationnistes.

L’épilogue examine la redéfinition de ces enjeux des années 1950 à nos jours : les formes de censure se font plus discrètes, la parole de l’écrivain a perdu de son poids dans l’espace public, mais l’actualité montre que la littérature peut et sait encore être scandaleuse.

Gisèle Sapiro est directrice de recherche au CNRS (Centre européen de sociologie et de science politique). Auteure de La Guerre des écrivains, 1940-1953 (Fayard, 1999), elle a notamment dirigé Translatio. Le Marché de la traduction en France à l’heure de la mondialisation (CNRS, 2008) et L’Espace intellectuel en Europe (La Découverte, 2009).