« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est sexualité. Afficher tous les articles
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mardi 29 août 2023

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 249. Socialisations sexuelles

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 249. Socialisations sexuelles 

Seuil

2023


Présentation de l'éditeur

L’intention de ce numéro est de faire dialoguer deux domaines de la sociologie rarement travaillés ensemble, celui de la sexualité et celui de la socialisation. Un premier objectif est d’étudier la façon dont la sexualité « s’apprend » tout au long de l’existence à travers différentes expériences socialisatrices. Alors que les comportements sexuels sont classiquement analysés sous l’angle de la conformation à des normes ou de la construction identitaire, les textes réunis dans ce dossier montrent que ces comportements sont aussi le produit de schèmes d’action et de perception (de techniques du corps, de goûts, de dégoûts, etc.) intériorisés par les individus au cours de leur histoire, et ils donnent à voir les processus à l’œuvre dans cette intériorisation. Un second objectif est d’explorer la socialisation par la sexualité. Il s’agit ici d’examiner comment la sexualité peut constituer un cadre socialisant à des pratiques et des visions du monde qui la dépassent, autrement dit comment les expériences vécues en matière de sexualité peuvent avoir des effets socialisateurs au-delà de la sexualité. Par-delà la diversité de leurs terrains et de leurs objets, les textes présentés envisagent tous la socialisation comme une question empirique et s’attachent à montrer les agents et les pratiques à l’œuvre dans ce processus. Tous s’intéressent également à la façon dont la socialisation – à ou par la sexualité – contribue à la reproduction, à la transformation ou à la subversion des rapports de domination, en matière de sexualité (entre hétérosexualité et sexualités minoritaires), de genre ou de classe.

 

jeudi 25 octobre 2018

Michel Foucault, La Sexualité, suivi de Le Discours de la sexualité


Michel Foucault
La Sexualité
Cours donné à l'université de Clermont-Ferrand (1964) 
suivi de 
Le Discours de la sexualité
Cours donné à l'université de Vincennes (1969) 
Ehess-Gallimard-Seuil
2018

Présentation de l'éditeur
Michel Foucault avait engagé le projet d’une histoire de la sexualité dès les années 1960, et lui avait notamment consacré deux cours, jusqu’ici inédits.
Le premier, donné à Clermont-Ferrand en 1964, s’interroge sur les conditions d’apparition, en Occident, d’une conscience problématique et d’une expérience tragique de la sexualité, ainsi que de savoirs qui la prennent pour objet. Partant d’une réflexion sur l’évolution du statut des femmes et du droit du mariage, ce cours aborde l’ensemble des savoirs sur la sexualité, de la biologie ou l’éthologie à la psychanalyse.
Le second, donné à Vincennes en 1969, prolonge en même temps qu’il déplace ces interrogations. Foucault s’y intéresse en détail à l’émergence d’un savoir biologique sur la sexualité et à la manière dont celle-ci a été investie dans un ensemble d’utopies au long des XIXe et XXe siècles : utopies transgressives de Sade à Histoire d’O., utopies intégratives, visant à réconcilier la société et la nature sexuelle de l’Homme, de Fourier à Marcuse. C’est l’occasion pour Foucault d’approfondir sa généalogie critique du double thème de la sexualité naturelle et de la libération sexuelle, engagée dès 1964 mais qui prend d’autant plus de sens après Mai 1968.
Ces cours sont deux jalons essentiels pour une archéologie de la sexualité comme expérience moderne. On y découvre un Foucault qui n’hésite pas à faire jouer les données biologiques sur la sexualité contre une certaine conception étriquée du sujet humain ; un Foucault attentif à maintenir le potentiel transgressif contenu dans l’expérience sexuelle et à analyser les conditions économiques, sociales et épistémologiques de sa constitution récente en objet de savoir et en enjeu politique.Michel Foucault avait engagé le projet d’une histoire de la sexualité dès les années 1960, et lui avait notamment consacré deux cours, jusqu’ici inédits.
Le premier, donné à Clermont-Ferrand en 1964, s’interroge sur les conditions d’apparition, en Occident, d’une conscience problématique et d’une expérience tragique de la sexualité, ainsi que de savoirs qui la prennent pour objet. Partant d’une réflexion sur l’évolution du statut des femmes et du droit du mariage, ce cours aborde l’ensemble des savoirs sur la sexualité, de la biologie ou l’éthologie à la psychanalyse.
Le second, donné à Vincennes en 1969, prolonge en même temps qu’il déplace ces interrogations. Foucault s’y intéresse en détail à l’émergence d’un savoir biologique sur la sexualité et à la manière dont celle-ci a été investie dans un ensemble d’utopies au long des XIXe et XXe siècles : utopies transgressives de Sade à Histoire d’O., utopies intégratives, visant à réconcilier la société et la nature sexuelle de l’Homme, de Fourier à Marcuse. C’est l’occasion pour Foucault d’approfondir sa généalogie critique du double thème de la sexualité naturelle et de la libération sexuelle, engagée dès 1964 mais qui prend d’autant plus de sens après Mai 1968.
Ces cours sont deux jalons essentiels pour une archéologie de la sexualité comme expérience moderne. On y découvre un Foucault qui n’hésite pas à faire jouer les données biologiques sur la sexualité contre une certaine conception étriquée du sujet humain ; un Foucault attentif à maintenir le potentiel transgressif contenu dans l’expérience sexuelle et à analyser les conditions économiques, sociales et épistémologiques de sa constitution récente en objet de savoir et en enjeu politique.Michel Foucault avait engagé le projet d’une histoire de la sexualité dès les années 1960, et lui avait notamment consacré deux cours, jusqu’ici inédits.
Le premier, donné à Clermont-Ferrand en 1964, s’interroge sur les conditions d’apparition, en Occident, d’une conscience problématique et d’une expérience tragique de la sexualité, ainsi que de savoirs qui la prennent pour objet. Partant d’une réflexion sur l’évolution du statut des femmes et du droit du mariage, ce cours aborde l’ensemble des savoirs sur la sexualité, de la biologie ou l’éthologie à la psychanalyse.
Le second, donné à Vincennes en 1969, prolonge en même temps qu’il déplace ces interrogations. Foucault s’y intéresse en détail à l’émergence d’un savoir biologique sur la sexualité et à la manière dont celle-ci a été investie dans un ensemble d’utopies au long des XIXe et XXe siècles : utopies transgressives de Sade à Histoire d’O., utopies intégratives, visant à réconcilier la société et la nature sexuelle de l’Homme, de Fourier à Marcuse. C’est l’occasion pour Foucault d’approfondir sa généalogie critique du double thème de la sexualité naturelle et de la libération sexuelle, engagée dès 1964 mais qui prend d’autant plus de sens après Mai 1968.
Ces cours sont deux jalons essentiels pour une archéologie de la sexualité comme expérience moderne. On y découvre un Foucault qui n’hésite pas à faire jouer les données biologiques sur la sexualité contre une certaine conception étriquée du sujet humain ; un Foucault attentif à maintenir le potentiel transgressif contenu dans l’expérience sexuelle et à analyser les conditions économiques, sociales et épistémologiques de sa constitution récente en objet de savoir et en enjeu politique.Michel Foucault avait engagé le projet d’une histoire de la sexualité dès les années 1960, et lui avait notamment consacré deux cours, jusqu’ici inédits.
Le premier, donné à Clermont-Ferrand en 1964, s’interroge sur les conditions d’apparition, en Occident, d’une conscience problématique et d’une expérience tragique de la sexualité, ainsi que de savoirs qui la prennent pour objet. Partant d’une réflexion sur l’évolution du statut des femmes et du droit du mariage, ce cours aborde l’ensemble des savoirs sur la sexualité, de la biologie ou l’éthologie à la psychanalyse.
Le second, donné à Vincennes en 1969, prolonge en même temps qu’il déplace ces interrogations. Foucault s’y intéresse en détail à l’émergence d’un savoir biologique sur la sexualité et à la manière dont celle-ci a été investie dans un ensemble d’utopies au long des XIXe et XXe siècles : utopies transgressives de Sade à Histoire d’O., utopies intégratives, visant à réconcilier la société et la nature sexuelle de l’Homme, de Fourier à Marcuse. C’est l’occasion pour Foucault d’approfondir sa généalogie critique du double thème de la sexualité naturelle et de la libération sexuelle, engagée dès 1964 mais qui prend d’autant plus de sens après Mai 1968.
Ces cours sont deux jalons essentiels pour une archéologie de la sexualité comme expérience moderne. On y découvre un Foucault qui n’hésite pas à faire jouer les données biologiques sur la sexualité contre une certaine conception étriquée du sujet humain ; un Foucault attentif à maintenir le potentiel transgressif contenu dans l’expérience sexuelle et à analyser les conditions économiques, sociales et épistémologiques de sa constitution récente en objet de savoir et en enjeu politique.


 

mardi 31 janvier 2017

écouter: Juliette Rennes présente l'Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux


écouter: Juliette Rennes présente l'Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux
La Matinale de 19h, Radio Campus Paris, 25.01.2017


Encyclopédie critique du genre
Corps, sexualité, rapports sociaux
sous la direction de Juliette Rennes
La Découverte
2016

Présentation de l'éditeur
« Désir(s) », « Mondialisation », « Nudité », « Race », « Voix »… Les soixante-six textes thématiques de cette encyclopédie explorent les reconfigurations en cours des études de genre.Trois axes transversaux organisent cette enquête collective : le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Dans les activités familiales, sportives, professionnelles, artistiques ou religieuses, les usages du corps constituent désormais un terrain privilégié pour appréhender les normes et les rapports de genre. Les pratiques érotiques que les sociétés, à travers l’histoire, ont catégorisées comme normales ou déviantes occupent quant à elles une place inédite pour éclairer les articulations entre hiérarchies des sexes et des sexualités. Enfin, les inégalités liées au genre sont de plus en plus envisagées en relation avec celles liées à la classe sociale, la couleur de peau, l’apparence physique, la santé ou encore l’âge. Cette approche multidimensionnelle des rapports sociaux a transformé radicalement les manières de penser la domination au sein des recherches sur le genre.
En analysant les concepts, les enquêtes empiriques et les débats caractéristiques de ces transformations saillantes, les contributrices et contributeurs de cet ouvrage dessinent une cartographie critique des études de genre en ce début de XXIe siècle.
Juliette Rennes est sociologue, enseignante-chercheuse à l'EHESS

lundi 29 juin 2015

Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine, Sous la direction de Jacques Dubois

 
Sexe et pouvoir dans la prose française contemporaine
Sous la direction de Jacques Dubois
Presses universitaires de Liège
2015

Présentation de l'éditeur
Amour et pouvoir. Sexe et révolte. Éros et Polis. Autant de duos thématiques qui passent pour difficiles à intégrer de façon couplée à une fiction romanesque. Stendhal en proscrivait l’alliance, tenant que les affaires publiques, toujours plus ou moins vulgaires, n’avaient pas à être mêlées aux affaires privées, plus raffinées.
Et pourtant, tout au long du XXe siècle et selon des formules variables, le roman de langue française n’a guère cessé de mettre en scène ces deux registres éminents de l’activité humaine, tantôt pour les unir et tantôt pour les mettre en conflit. À chaque fois l’entreprise avait quelque chose de risqué : bien souvent on y touchait à des tabous et quelques-unes des oeuvres qui sont ici commentées ont choqué ou fait scandale.
Le volume commence avec Proust, Desnos et Aragon, pour arriver à Ernaux, Houellebecq, Chessex et Carrère.
Avec des textes de Danielle Bajomée, Jean-Pierre Bertrand, Benoît Denis, Laurent Demoulin, Laure Depretto, Paul Dirkx, Jacques Dubois, Pascal Durand, Karen Haddad, Maya Lavault, Jeannine Paque, Pierre Popovic, Dominique Rabaté, Matthieu Vernet. 
Jacques DUBOIS est professeur émérite de l’Université de Liège. Spécialiste du roman français moderne et de la sociologie de la culture, il a donné dans l’esprit déjà du présent ouvrage Pour Albertine. Proust et le sens du social (Seuil, 1997) et Figures du désir. Pour une critique amoureuse (Les Impressions Nouvelles, 2011).

  

vendredi 29 mai 2015

Lilian Mathieu, Sociologie de la prostitution

Lilian Mathieu
Sociologie de la prostitution 
La Découverte
Repères 
2015

Présentation de l'éditeur
La prostitution est un objet social double. Il s’agit bien sûr d’une pratique singulière qui articule sexualité et économie et qui implique divers protagonistes (femmes et hommes prostitués, clients, proxénètes). Mais elle est aussi un « problème social » à la définition et au traitement desquels participent entrepreneurs de morale, législateurs, policiers ou encore travailleurs sociaux, dont l’action exerce en retour de considérables effets sur la pratique et le quotidien des personnes prostituées.
C’est toute la complexité des rapports entre ces deux dimensions de la prostitution que cet ouvrage s’est donné pour objet d’explorer, en dressant un bilan des recherches sociologiques qui lui sont consacrées. Un tel enjeu n’est pas anodin, s’agissant d’une réalité sociale davantage objet de polémique, voire de fantasme, que de connaissance scientifique. Pourtant, la sociologie de la prostitution a connu ces dernières années d’importants développements, en France comme à l’étranger, qui ont permis d’atténuer son statut d’« objet sale » trop longtemps relégué aux marges de la recherche.    
Lilian Mathieu est sociologue, directeur de recherche au CNRS (Centre Max-Weber, ENS de Lyon). Il a publié de nombreux ouvrages sur la prostitution, dont il est l’un des principaux spécialistes français, parmi lesquels Prostitution et sida (L’Harmattan, 2000), Mobilisations de prostituées (Belin, 2001), La Condition prostituée (Textuel, 2007) et La Fin du tapin. Sociologie de la croisade pour l’abolition de la prostitution (François Bourin, 2014)

mardi 28 janvier 2014

Jean Zaganiaris, Queer Maroc: Sexualités, genres et (trans)identités dans la littérature marocaine

Jean Zaganiaris
Queer Maroc
Sexualités, genres et (trans)identités dans la littérature marocaine
Des ailes sur un tracteur
2013

Présentation de l'éditeur
Loin d’un exotisme littéraire, c’est un miroir que tendent les artistes, aux sociétés. Les formes de vie hybrides et métissées viennent faire contrepoids aux différents normativismes identitaires, les œuvres littéraires marocaines mettent la lumière sur quatre grands enjeux politiques : le renversement des rapports de domination des hommes sur les femmes ; la présence d’une sexualité hors mariage déculpabilisée à l’égard du sentiment religieux ; la force du désir homosexuel ; la beauté des corps transidentitaires. Rompant à la fois avec les postures culturalistes et néo-colonialistes, cet ouvrage entend restituer sociologiquement et philosophiquement – donc sans tabou - les représentations plurielles de la sexualité, du genre et de l’identité au sein des productions littéraires marocaines. 
Où l'on découvre ou décortique les images, miroirs et personnages proposées par les auteurs marocains : Driss Chraïbi, Badia Haj Nasser et Lamia Berrada Berca, Mamoun Lahbabi, Abdellah Taïa et de Mohamed Leftah, Fatima Mernissi, Rajae Benchemsi, Stéphanie Gaou et de Valérie Morales Attias, Ghita El Khayat et Chrysultana Rivet, Siham Bouhlal, Rajae Benchemsi et Siham Benchekroun, Mohamed Choukri et El Mostafa Bouignane, Mohamed Nedali, Baha Trabelsi, Tahar Benjelloun, Ghita El Khayat, Abdelkébir Khatibi et Bouchra Boulouiz, Hicham Tahir... 
 Jean Zaganiaris est enseignant-chercheur au CERAM/EGE Rabat. Il est l’auteur de Penser l’obscurantisme aujourd’hui, Casablanca, Afrique Orient, 2009.
Postface d’Arnaud Alessandrin, Karine Espineira, Maud-Yeuse Thomas, les auteur.e.s de la Transyclopédie

jeudi 31 octobre 2013

écouter: Mathieu Trachman, Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes

écouter:
Mathieu Trachman, Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes
La tête au carré, par Mathieu Vidard, le 21/02/2013

Mathieu Trachman, Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, le 19/01/2013



Mathieu Trachman
Le travail pornographique
Enquête sur la production de fantasmes 
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1970, la pornographie s'organise comme un monde professionnel, se fixant pour tâche de représenter les désirs des consommateurs, mobilisant des savoir-faire spécifiques pour y parvenir. Alors que l'influence de ces images ou la violence qui les caractériserait sont souvent au centre des débats, ce livre, en s'appuyant sur une enquête de terrain au sein la production pornographique française, pose d'autres questions : comment les pornographes parviennent-ils à circonscrire un espace pour leur activité ? Quelles formes prennent les relations de travail dans un contexte de professionnalisation de la sexualité ? Comment s'opèrent les partages entre sexualité féminine et masculine, homosexualité et hétérosexualité, et pourquoi sont-ils ici un enjeu majeur ? Mettant en marché les fantasmes, mobilisant les désirs des actrices et des acteurs, reposant sur des formes spécifiques d'exploitation, le monde de la pornographie permet de saisir certaines évolutions contemporaines du capitalisme, et leurs articulations avec les rapports de genre et de sexualité. Il offre également l'occasion de faire de l'hétérosexualité un objet d'enquête à part entière. Alors que réalisateurs et producteurs se donnent pour tâche de saisir une multiplicité de fantasmes, ils définissent leur métier comme masculin, mais aussi comme hétérosexuel. L'enquête met en évidence une circonscription paranoïaque de l'homosexualité masculine et les contradictions au principe de l'hétérosexualité, dans lesquelles les pornographes sont pris.
Mathieu Trachman est docteur en sociologie (IRIS/EHESS).


mercredi 10 avril 2013

en ligne: Savoir/Agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique

Savoir/agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique 


Éditorial
Le triple échec du candidat de la finance et des rentiers, par Frédéric Lebaron

Dossier
Couples, sexualités, vie privée/vie publique, coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Trajectoires sexuelles, représentations sexuelles, avec Nathalie Bajos et Michel Bozon
De la nature des petits arrangements entre les sexes, par Odile Fillod
Politique familiale et politique de la sexualité ne font pas bon ménage, par Virginie De Luca Barrusse
Élever un enfant un week-end sur deux, par Aurélie Fillod-Chabaud
Théories du genre et théorie du droit, par Stéphanie Hennette-Vauchez et Charlotte Girard
Régulation de la vie privée dans le contrat social en Islande et en Suède, par Marie Digoix et Nathalie Le Bouteillec
Transgenre et transsexualité dans la littérature marocaine de langue française, par Jean Zaganiaris

Grand entretien avec Margaret Maruani
Travail, genre, deux fils rouges pour décrypter le réel

Paroles
Bibliothécaires en quête de reconnaissance, par Cécile Rabot

La rhétorique réactionnaire
Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Comment continuer  ?, par Louis Weber

Idées
Les mutations de l’édition généraliste anglo-américaine, un entretien avec John B. Thompson, par Sophie Noël.

Culture
Préserver le patrimoine et conserver l’ordre social, par Maïa Drouard

mardi 24 juillet 2012

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien au mouvement gay et lesbien

Pierre Bourdieu et Didier Eribon, manifestation en faveur du Pacs, Paris, octobre 1998


Interventions de Pierre Bourdieu:  en soutien au mouvement gay et lesbien




Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 26.08.2013, Gilbert Quélennec
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avec Jacques Derrida, Didier Eribon, Michelle Perrot, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet, Pour une reconnaissance légale du couple homosexuel, Le Monde, 01.03.1996

L'appel des 234 : pour une reconnaissance légale du couple homosexuel, Le Nouvel Observateur, 9/5/96

En soutien à la Marche de la visibilité homosexuelle, 22 juin 1996, in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, 2002
 
Quelques questions sur la question gay et lesbienne, (Beaubourg, 23 juin 1997), Liber, 33, décembre, p.7-8 ; aussi, in D. Eribon (ed.), Les études gay et lesbiennes, Paris, Editions du Centre Pompidou, 1998, p.45-50 ; aussi in La domination masculine, Seuil, Collection Liber, 1998, Points, 2002

Une lettre de Pierre Bourdieu, Le Monde, 11 juillet 1997

La transgression gay, entretien avec Catherine Portevin et Jean-Philippe Pisanias, Télérama n°2535, 12/08/1998




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voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: autour de La domination masculine

Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif


lundi 18 juin 2012

Emile Durkheim, Sur l'éducation sexuelle

Emile Durkheim
Sur l'éducation sexuelle
Préface de Virginie De Luca Barrusse
Payot
2011

Présentation de l'éditeur
Le 28 février 1911, devant la Société française de philosophie, Durkheim se prononce sur un programme d'éducation sexuelle que le Dr Doléris, membre de l'Académie de médecine, propose de mettre en place dans les écoles. Jusque-là, Durkheim s'était peu exprimé sur la sexualité et les normes sexuelles ; il en débat ici, face à un médecin hygiéniste qui conçoit l'acte sexuel uniquement comme un acte biologique. Mais l'éducation sexuelle peut-elle se résumer à une présentation des organes reproducteurs ? Est-elle une éducation aux relations amoureuses ? Quelle place faire aux sentiments ? Faut-il dire la même chose aux filles et aux garçons ? Quelle attitude les enseignants doivent-ils adopter face aux confessions que leurs élèves leur font ? Comment, par le biais de l'éducation sexuelle, permettre l'apprentissage du respect de l'autre ?

Revue Savoir/agir n°20 Couples, sexualités, vie privée/vie publique

Revue Savoir/agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique 
éditions du Croquant, 2012

Présentation de l'éditeur
Qui épouse qui ? Qui vit en couple avec qui ? Ces questions ne sont pas nouvelles pour la sociologie. L’Institut national des études démographiques a mené des enquêtes dès les années 1960. La première a donné lieu à un livre de référence d’Alain Girard, Le Choix du conjoint. Vingt ans plus tard, la seconde s’est intéressée plus largement aux couples, incluant les cohabitants non mariés. Ont été ainsi étudiés sur une période de quelques décennies les évolutions dans des domaines comme les circonstances de la rencontre, l’écart d’âge et les rapports de domination, l’apparence physique dans le choix du conjoint, les rituels de mariage, les rapports entre mariage et mobilité sociale.
Les débats plus récents sur le PACS, sur les nouvelles formes de parentalité, sur l’homosexualité, rejoignent et en même temps renouvellent les réflexions sur les questions de genre.
Un drame social et humain comme l’épidémie du sida a contribué au développement, cette fois sous l’égide de l’Inserm, de grandes enquêtes sur la sexualité. Certes, une enquête suivie d’un rapport sur « le comportement sexuel des Français » avait été menée dès les années 1970. Mais c’est « l’analyse des comportements sexuels en France » menée en 1992 auprès de 20000 personnes, sous la responsabilité d’Alfred Spira (Inserm) et coordonnée par Nathalie Bajos (Inserm) qui a eu un grand retentissement au plus fort de l’épidémie. Elle sera suivie en 2006 de l’enquête Inserm/Ined sur le « Contexte de la Sexualité en France », sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos (Inserm) et de Michel Bozon (Ined). Cette enquête s’inscrit dans les recherches actuelles sur la sexualité : pratiques, représentations, normes et rapports de genre, sur l’évolution des comportements en France et en Europe, sur les représentations et les théories de la sexualité.
Que disent ces travaux sur la société française et son évolution ? Où en sont les rapports entre sexualité, santé, droits reproductifs et sexuels, en France et dans d’autres pays ? Quelle est la place de ces questions dans les projets politiques, en France et ailleurs ? Sont-elles réductibles aux clivages droite/gauche ? Quel regard nouveau peut apporter la sociologie critique ?
L’objet de ce dossier de la revue Savoir/agir est de faire le point sur ces questions.
Sommaire
Éditorial
Le triple échec du candidat de la finance et des rentiers
Frédéric Lebaron

Dossier
Couples, sexualités, vie privée/vie publique
Frédéric Lebaron, Louis Weber
Trajectoires sexuelles, représentations sexuelles
Nathalie Bajos, Michel Bozon
De la nature des petits arrangements entre les sexes
Odile Fillod
Politique familiale et politique de la sexualité ne font pas bon ménage
Virginie De Luca Barrusse
Élever un enfant un week-end sur deux
Aurélie Fillod-Chabaud
Théories du genre et théorie du droit
Stéphanie Hennette-Vauchez, Charlotte Girard
Régulation de la vie privée dans le contrat social en Islande et en Suède
Marie Digoix, Nathalie Le Bouteillec
Transgenre et transsexualité dans la littérature marocaine de langue française
Jean Zaganiaris

Grand entretien avec Margaret Maruani
Travail, genre, deux fils rouges pour décrypter le réel

Paroles
Bibliothécaires en quête de reconnaissance
Cécile Rabot

La rhétorique réactionnaire
Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Comment continuer ?
Louis Weber

Idées
Les mutations de l’édition généraliste anglo-américaine
Un entretien avec John B. Thompson

Culture
Préserver le patrimoine et conserver l’ordre social
Marie Drouard

samedi 3 juillet 2010

video: Michel Bozon, Les usages sociaux des enquêtes sur la sexualité

conférence de Michel Bozon, Contextes et usages sociaux des enquêtes sur la sexualité. L'exemple de l'enquête CSF
La rencontre était animée par Pierre Mercklé.
La section de sociologie de l'ENS-LSH de Lyon a accueilli le 21 janvier 2010, Michel Bozon, directeur de recherches en soicologie à l'INED.


Enquête sur la sexualité en France
Pratiques, genre et santé

Nathalie BAJOS, Michel BOZON
coordination Nathalie Beltzer
La Découverte
2008





Présentation de l'éditeur
Le paysage de la sexualité est en pleine transformation. L’enquête « Contexte de la sexualité en France », réalisée en 2006, a pris la mesure de ces changements et a relevé un véritable défi scientifique et éthique. Les pratiques et les relations sexuelles, le plaisir et les désaccords entre partenaires y ont été explorés à divers âges, ainsi que les représentations de la sexualité et les conditions de vie.
Douze mille personnes ont accepté de participer à cette recherche et de parler de leurs différents partenaires, de leurs pratiques sexuelles, hétérosexuelles et homosexuelles, des rencontres par Internet, des phases de la vie sans activité sexuelle, des violences subies, de leurs difficultés sexuelles, du recours au viagra… Les enjeux de santé liés à la sexualité, tels que les infections sexuellement transmissibles et l’infection à VIH en particulier, sont aussi abordés, de même que les retentissements des problèmes de santé sur la vie sexuelle.
La question de l’asymétrie persistante en matière de sexualité entre femmes et hommes est un des thèmes centraux de l’ouvrage. Celle-ci est une des expressions des inégalités entre sexes qui prévalent dans le monde social (travail, famille, vie publique). Et l’opposition normative, sans cesse reformulée, entre une sexualité affective et un désir sexuel impérieux produit des exigences contradictoires qui rendent plus difficile l’adoption de pratiques préventives, notamment pour les femmes.
L’ouvrage s’adresse à tous celles et ceux, chercheurs, notamment en sciences sociales et humaines, professeurs, étudiants, acteurs politiques, médecins, psychologues, et citoyens qui s’intéressent à la sexualité et à la santé.

vendredi 25 juin 2010

Michel Bozon, Sociologie de la sexualité (2ème édition refondue)


Michel Bozon
Sociologie de la sexualité (2ème édition refondue)
Armand Colin
2009




Présentation de l'éditeur
La sexualité ne s’identifie plus à la procréation, au mariage et à l’hétérosexualité, et les institutions ne contrôlent plus la morale publique. Plus qu’à une libération sexuelle, ces évolutions correspondent à une diversification des trajectoires individuelles et à une prolifération des discours et des images, qui obligent chacun à élaborer lui-même sa ligne de conduite.
La médicalisation participe de ces transformations.
Cette nouvelle édition s’appuie notamment sur les résultats de la dernière enquête sur la sexualité en France, confrontés à ceux d’autres pays. Elle intègre l’approche de la théorie queer et analyse la mondialisation du désir. L’ouvrage montre aussi la persistance dans les rapports amoureux d’une dissymétrie de genre, que le sens commun continue d’attribuer à des différences indépassables entre femmes et hommes.

Michel Bozon, sociologue, est directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques (Ined).