« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 24 octobre 2017

Savoir/Agir n° 41, Conflits d'intérêts


du Croquant
2017


Présentation de l'éditeur
Conflits d’intérêts : aussi bien l’expression que des situations, révélées par des scandales dans lesquelles des acteurs ayant une mission de service public (juger ou prendre une décision dans l’intérêt de tous) sont soupçonnés d’avoir été influencés par un intérêt second,  se sont multipliées ces vingt dernières années.
Affaire du Mediator révélant les liens entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques, rôle des puissants lobbies de la chimie ou de l’agroalimentaire dans les non-décisions au niveau européen concernant l’évaluation et la circulation de leurs produits toxiques, cumul de positions faisant des experts ou des responsables politiques à la fois juges et parties dans l’élaboration de politiques publiques, distribution de « faveurs trafiquées »… Sans compter les situations où des hauts fonctionnaires, des anciens gouvernants ou élus vont « pantoufler » dans le secteur privé et tirent des bénéfices personnels substantiels de la mise au service d’entreprises économiques de leur connaissance des procédures et de leur carnet d’adresses acquis précédemment. Cas particulièrement exemplaires : Mario Monti, ancien commissaire européen chargé de la concurrence ou José Manuel Borroso, président de la Commission européenne, devenant conseillers de la banque américaine Golden Sachs, Karel Van Miert, lui aussi commissaire européen à la concurrence, siégeant ensuite dans de nombreux conseils d’administration de multinationales. Ou encore ces situations où élus locaux et nationaux, ministres, experts ne « voient » pas le problème éthique ou juridique  à user de leur position publique ou de leurs informations d’initiés à fins privatives. Le dossier de ce numéro de Savoir/Agir analyse de nombreux exemples de telles situations.
Ce numéro consacre aussi une partie substantielle aux publications des éditions du Croquant dénonçant le danger que le Front national représente pour la démocratie.

Page 7 à 9
Frédéric Lebaron
Éditorial
Europe : refonte ou renforcement des politiques d’austérité concurrentielle ?

Dossier : Conflits d’intérêts

Page 11 à 16 
Annie Collovald
Conflits d’intérêts
Au-delà de l’éthique, la démocratie en questions
 
Page 17 à 22
Stéphane Horel
Perturbateurs d’intérêts
Un baroud d’experts contre la réglementation européenne des perturbateurs endocriniens
  
Page 23 à 28
Marc-Olivier Déplaude
Neutraliser des savoirs inconfortables
L’exemple du Comité des salines de France
Page 29 à 33
Emmanuel Henry
En amont des conflits d’intérêts
De l’invisibilité des maladies professionnelles à l’inaction publique en santé au travail
Page 35 à 40
Florian Pedrot
Comment sauver sa carrière politique ?
Le mélange des intérêts dans l’action publique sanitaire
Page 41 à 48
Valentin Behr, Sébastien Michon
La porosité entre champ politique et mondes économiques
Éclairages à partir d’une enquête sur les ministres
Page 49 à 57
Yiorgos Vassalos
Le pantouflage financier à la Commission européenne

Page 59 à 64
Sylvain Laurens
« Multi-consacré », « Ex-insider » ou « professionnel de la représentation »
Trois figures ordinaires du conflit d’intérêts
 
Page 65 à 76
Grand entretien avec Arlette Farge
Propos recueillis par  Antony Burlaud
Un dialogue fort avec le passé

La rhétorique réactionnaire
Page 77 à 81
Gérard Mauger
« Ouvert / Fermé »

Chroniques du monde
Page 83 à 91
Jean-Noël Sanchez
Putang inang Amerika
Un an après l’entrée en fonction de Rodrigo Duterte
La révolution des relations diplomatiques entre les Philippines et les États-Unis

Page 93 à 122 
Pour combattre le Front national


lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
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Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon
 

lundi 22 septembre 2014

écouter: Odile Henry, Les guérisseurs de l'économie. Ingénieurs-conseils en quête de pouvoir


écouter:  Odile Henry, Les guérisseurs de l'économie. Ingénieurs-conseils en quête de pouvoir
Angle(s) Mort(s), Radio Canut, 09.02.2014

Odile Henry
Les guérisseurs de l'économie
Ingénieurs-conseils en quête de pouvoir
CNRS 
Culture et société
2012

Présentation de l'éditeur
Véritables « médecins des affaires », les ingénieurs-conseils évaluent l’état de santé d’entreprises privées comme d’institutions publiques, et proposent des « thérapies » visant à corriger les dysfonctionnements constatés. Mais derrière leur prétention scientifique à l’objectivité, ces diagnostics et remèdes sont autant d’affirmations normatives sur le monde économique. Mis en oeuvre par les dirigeants, ils deviennent même constitutifs des réalités sociales.
À travers une histoire structurale de la profession de consultant et une analyse de l’émergence du management, Odile Henry nous emmène donc au coeur de l’incessant processus de production symbolique et idéologique de l’ordre social.
Placée, dès le début du xxe siècle, au centre de rivalités entre État et domaine civil, imprégnée de saint-simonisme, nourrie des apports conflictuels du taylorisme et de la doctrine administrative, la profession est l’objet d’âpres luttes d’influence. Elle trouve ensuite, dans le régime de Vichy et son nouvel ordre juridique, un « nouvel espace des possibles », éclairant le rôle décisif de l’État dans la constitution de son autorité.
Un grand ouvrage de sociologie historique.
Odile Henry est professeur de sociologie à l’Université Paris 8 (département de science politique), membre du LABTOP (Théories du politique, pouvoir et relations sociales) et membre associé du CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique).

jeudi 11 octobre 2012

Odile Henry, Les guérisseurs de l'économie. Ingénieurs-conseils en quête de pouvoir

Odile Henry
Les guérisseurs de l'économie
Ingénieurs-conseils en quête de pouvoir
Culture et société
CNRS
2012

Présentation de l'éditeur
Véritables « médecins des affaires », les ingénieurs-conseils évaluent l’état de santé d’entreprises privées comme d’institutions publiques, et proposent des « thérapies » visant à corriger les dysfonctionnements constatés. Mais derrière leur prétention scientifique à l’objectivité, ces diagnostics et remèdes sont autant d’affirmations normatives sur le monde économique. Mis en oeuvre par les dirigeants, ils deviennent même constitutifs des réalités sociales.
À travers une histoire structurale de la profession de consultant et une analyse de l’émergence du management, Odile Henry nous emmène donc au coeur de l’incessant processus de production symbolique et idéologique de l’ordre social.
Placée, dès le début du xxe siècle, au centre de rivalités entre État et domaine civil, imprégnée de saint-simonisme, nourrie des apports conflictuels du taylorisme et de la doctrine administrative, la profession est l’objet d’âpres luttes d’influence. Elle trouve ensuite, dans le régime de Vichy et son nouvel ordre juridique, un « nouvel espace des possibles », éclairant le rôle décisif de l’État dans la constitution de son autorité.
Un grand ouvrage de sociologie historique.
Odile Henry est professeur de sociologie à l’Université Paris 8 (département de science politique), membre du LABTOP (Théories du politique, pouvoir et relations sociales) et membre associé du CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique).

lundi 24 septembre 2012

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 194 – septembre 2012 // Le conseil de l’État (2) – Le « moment RGPP »

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 194 – septembre 2012 // Le conseil de l’État (2) – Le « moment RGPP », Seuil, 2012

Numéro coordonné par Odile Henry et Frédéric Pierru

Les sommets très privés de l’État
Le « Club des acteurs de la modernisation » et l’hybridation des élites
Julie Gervais

« On n’y comprend rien »
Des salariés européens face à l’action des cabinets de conseil dans la réforme de l’audiovisuel public
Pierre-Emmanuel Sorignet

Le mandarin, le gestionnaire et le consultant
Le tournant néolibéral de la politique hospitalière
Frédéric Pierru

Les syndicats et l’expertise en risques psychosociaux
Note de recherche sur les années noires du management à France Télécom Orange
Odile Henry

Les comptes des générations
Les valeurs du futur et la transformation de l’État social
Yann Le Lann et Benjamin Lemoine
……………………………………………………………………………………………….
Hors thème :
Transformations morphologiques et mobilisations disciplinaires
Les enseignants et étudiants de l’Institut d’anglais de la Sorbonne en 1968
Christophe Gaubert et Marie-Pierre Pouly

mardi 19 juin 2012

Actes de la recherche en sciences sociales n°193, Le conseil de l’État (1)



Actes de la recherche en sciences sociales n°193, Juin 2012, Le conseil de l’État (1)
Expertise privée et réformes des services publics

Numéro coordonné par Odile Henry et Frédéric Pierru
Les consultants et la réforme des services publics
Odile Henry et Frédéric Pierru
Etat, experts et savoirs néo-managériaux
Les producteurs et diffuseurs du New Public Management en France depuis les années 1970
Philippe Bezes
Du grand soir au clair obscur
Expertise économique et privatisation bureaucratique de l’assurance maladie
Daniel Benamouzig
Du militant au manager
La trajectoire d’un syndicaliste au sein d’une entreprise publique
Sylvain Thine
………………………………………………………………………………………………………………………
Hors thèmes :
L’économie symbolique du capital social
Note pour un programme de recherche
Bruno Cousin et Sébastien Chauvin


samedi 12 février 2011

écouter et lire en ligne: L'organisation des professions intellectuelles, Le Mouvement Social no 214

écouter: « Qu’est-ce qu’un auteur ? », Cette table ronde était animée par Christophe Kantcheff, et réunissait Paul Otchakovsky-Laurens, Gisèle Sapiro, Agnès Tricoire, Boris Gobille et Marie Carbonnel.
table ronde organisée le 18 mars 2006 par Le Mouvement Social au Salon du livre autour des professions intellectuelles



L'organisation des professions intellectuelles
Le Mouvement Social
no 214, 2006/1
188 pages


Page 3 à 18
Gisèle Sapiro,   Les professions intellectuelles entre l'État, l'entrepreneuriat et l'industrie

Page 19 à 36
Robert A. Nye,   Médecins, éthique médicale et État en France 1789-1947

Page 37 à 54
Odile Henry,   L'impossible professionnalisation du métier d'ingénieur-conseil (1880-1954)

Page 55 à 76
Denyse Rodriguez Tomé,   L'organisation des architectes sous la IIIe République

Page 77 à 91
Alain Chatriot,   La lutte contre le « chômage intellectuel » : l'action de la Confédération des Travailleurs Intellectuels (CTI) face à la crise des années trente

Page 93 à 111
Marie Carbonnel,   Profession : critique ? Les défis de l'Association syndicale professionnelle de la critique littéraire de la Belle Époque à la fin des années trente

Page 113 à 139
Gisèle Sapiro et Boris Gobille,   Propriétaires ou travailleurs intellectuels ? Les écrivains français en quête d'un statut

Page 141 à 163
Ingrid Gilcher-Holtey,   La transformation par la participation ? Le mouvement de 1968 et la « démocratisation des conditions de la production littéraire »

Page 165 à 188
  Notes de lecture