« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 3 octobre 2019

La France d’en bas ? Idées reçues sur les classes populaires , Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)


La France d’en bas ? 
Idées reçues sur les classes populaires
Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)
Le Cavalier bleu
Idées reçues
2019

Présentation de l'éditeur
On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »…
Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d’exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s’abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l’extrême droite et auraient pour rêve ultime l’achat de leur pavillon…
Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.
Olivier Masclet est maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris Descartes et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS).
Séverine Misset est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes et membre du Centre nantais de sociologie (CENS).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du CENS.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Amossé, Anne-Marie Arborio, Christelle Avril, Stéphane Beaud, Marie Cartier, Violaine Girard, Anne Lambert, Marie-Hélène Lechien, Marie-Clémence Le Pape, Gérard Mauger, Gilles Moreau, Dominique Pasquier, Camille Peugny, Fanny Renard, Olivier Schwartz et Jean-Pierre Terrail.



 

jeudi 8 mars 2018

Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard (dir.), La reconnaissance à l'oeuvre. Luttes de classement artistique, processus, ambivalence



La reconnaissance à l'oeuvre 
Luttes de classement artistique, processus, ambivalence
Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard (dir.),
P. U. de Limoges
Sociologie & Sciences sociales
2018

Présentation de l'éditeur
S’inscrivant dans l’analyse des continuités mais aussi des transformations contemporaines des mondes de l’art, cet ouvrage met l’accent sur les processus de longue durée et les changements historiques des règles du jeu de la reconnaissance. Il explore les modalités de construction de la valeur et la transformation des critères et des formes de classification des œuvres en fonction de différents cadres sociaux, historiques et politiques et pointe le rôle qu’y joue la scène internationale.
L’intérêt porté aux critères de classification de l’excellence artistique permet de souligner les luttes existant entre différents principes de reconnaissance, entre des principes autonomes et hétéronomes de classification des biens culturels.
Enfin, l’ouvrage invite à prêter attention à des œuvres et des genres dominés, ou dont l’identification comme art n’est pas « allée de soi » (bandes dessinées, affiches, cinéma, cirque, littérature best-seller, avant-garde plasticienne, musique populaire, etc.) et souligne l’ambivalence même des reconnaissances acquises. De la sorte, il souhaite rendre tangible le caractère profondément social des critères esthétiques et des modes de production des créations artistiques. 



Introduction - Processus de reconnaissance :  études de genres artistiques dominés (Laurence Ellena, Pierig Humeau, Fanny Renard)

Première partie : La légitimation ambivalente de genres artistiques dominés

- L’artiste plutôt que son art :  Ambivalence de la reconnaissance de la bande dessinée par l’exposition (Jean-Matthieu Méon)
- De la relégation à la consécration :  L’accès à la reconnaissance  du « nouveau cirque » (Marine Cordier)
- Le cinéma d’animation malgré lui : reconnaissance et renouvellement (Cécile Noesser)
- Une Biennale internationale de l’Affiche  à Varsovie (Katarzyna Matul)
- Du divertissement populaire à l’art :  La légitimation de Chaplin dans les années 1920 (Fabio Andreazza)

Deuxième partie : Luttes de classement dans la définition de l’excellence artistique

- Vendre sans se vendre.  La valorisation paradoxale d’un roman bestseller littéraire (Marie-Pierre Pouly)
- Concurrence, consensus et consécration dans la musique populaire (Vaughn Schmutz, Alex Van Venrooij)
- Premiers canons :  Comment l’avènement de l’histoire de l’art a structuré la compréhension de l’art moderne aux États-Unis (Laura Braden)
- L’arrivée de nouveaux artistes dans le champ culturel argentin au sortir de la dictature, (1984-1993) (Mariana Cerviño)
- Qui choisit qui ?  Le droit d’entrée pour les nouveaux pensionnaires de la Villa Médicis après la suppression du Grand Prix de Rome (Annie Verger)
Postface Reconnaissance de l’art /  Art de la reconnaissance (Yvon Lamy)




mardi 4 octobre 2016

Savoir/Agir n° 37, Jeunesses rurales

Savoir/Agir n° 37, Jeunesses rurales
Du Croquant
2016  

Présentation de l'éditeur
La question de la jeunesse rurale demeure un objet de recherche relativement sous-exploré par les sciences sociales. Son invisibilité tient pour beaucoup à ce qu’il s’agit d’une jeunesse « sans éclat » et « sans écart » qui ne se distingue ni par son excellence, ni par ses troubles. Ces jeunes ruraux ne font par ailleurs pas ou peu l’objet de politiques publiques spécifiques – du moins à l’échelle nationale – contrairement aux jeunes des quartiers. Ce numéro de Savoir/Agir est consacré à cette jeunesse ordinaire à travers son rapport à l’école. Le parti pris est celui d’une sociologie de l’éducation qui dépasse et déborde les murs de l’école et prête attention aux configurations locales (familiales, amicales, conjugales, etc.) dans lesquelles sont pris les élèves. Les auteurs ont cherché à déconstruire un certain nombre de conceptions essentialisantes, en tout cas fortement culturalistes, portées notamment par les chefs d’établissement et les acteurs locaux de l’orientation scolaire, qui tendent à attribuer aux élèves des campagnes un « manque d’ambitions » à l’égard des études. Ils proposent une approche en différence, en mettant en évidence les logiques propres de leurs représentations et de leurs pratiques. Ils considèrent l’école et la jeunesse rurale au pluriel, contre une approche homogénéisante des espaces ruraux et de leurs habitants, en montrant la diversité des groupes sociaux qui composent les campagnes et les rapports entre ces groupes. Ils donnent ainsi à voir des écoles (primaires, publiques, privées, lycées, collèges, agricoles, etc.) et des élèves ruraux (garçons, filles, enfants d’artisans, enfants de cadres, apprentis, etc.), mais aussi d’autres groupes sociaux investis autour de la cause scolaire (des parents d’élèves, des élus locaux, etc.). Si la question scolaire constitue le point d’entrée des articles de ce dossier, ils pourront cependant sortir de ce cadre pour évoquer les loisirs, les engagements, les sociabilités ou encore les lieux privilégiés par les jeunes ruraux.

Éditorial
Chocs, par Frédéric Lebaron
Dossier
Jeunesses rurales – jeunesses ordinaires, par Claire Lemêtre et Sophie Orange
Qui va scolariser nos enfants  ? Les réouvertures d’écoles publiques dans les communes rurales, par Juliette Mengneau
Jeunes ruraux. Les contours d’un rapport ambivalent au monde scolaire, par Séverine Depoilly
Perdre sa jeunesse en classe, par Thibault Cizeau
«  Paris  ? Jamais de la vie  ». Goûts et dégoûts territoriaux chez les jeunes ruraux de classes populaires, par Benoît Coquard
Un salon à la campagne, par Fanny Renard
Les stratégies scolaires des artisans ruraux de l’Ouest, par Caroline Mazaud
Les ambitions scolaires et sociales des lycéens ruraux, par Claire Lemêtre et Sophie Orange
Grand entretien avec Bernard Pudal
Communisme, propos recueillis par Gérard Mauger et Louis Pinto
Chronique de la gauche de gauche
Gauche de gauche et Islam, par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire
Islamophobie (2). Sur la «  radicalisation islamiste  », par Gérard Mauger
Culture
Effets de lieux, par Gérard Mauger
Chroniques du monde
Biopolitique et bureaucratie. Une tragédie en trois actes de l’affaiblissement des universités nationales japonaises, par Stéphane Heim

mardi 24 septembre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS (séance 3), "Savoirs, disciplines et pratiques d’études", Poitiers, 18 octobre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS

Séminaire inter-laboratoires
Organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP-CSE (CNRS/Université de Paris-1 Panthéon Sorbonne), le CRESSPA-CSU (CNRS-Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS-Université de Picardie Jules Verne), le Circeft Escol (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges)
La parution en 1964 du premier livre écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture apparaît aujourd’hui comme un des actes fondateurs de la sociologie de l’éducation française. L’ouvrage est en effet rapidement au cœur des discussions sociologiques et politiques qui s’intensifient autour de l’augmentation des effectifs étudiants et des inégalités scolaires. Au fur et à mesure que la sociologie s’institutionnalise et s’enseigne à l’université, le livre devient même, aux côtés de La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, publié par les mêmes auteurs en 1970, un classique de la discipline. Ce projet de séminaire part du constat que cet ouvrage classique demeure paradoxalement peu connu pour ses conclusions sur l’université et l’enseignement supérieur. Il semble dès lors opportun d’entrer dans la mécanique des Héritiers pour comprendre la rupture qu’il représente dans l’espace académique de l’époque mais aussi en matière de perspectives de recherches et de résultats.


PROGRAMME DE LA JOURNÉE "Savoirs, disciplines et pratiques d’études" (séance 3) ORGANISÉE A POITIERS, 18 octobre 2013


L’idée de la journée organisée par le GRESCO (EA3815 – Universités de Poitiers et Limoges) est de revisiter Les Héritiers à l’aune de la question des savoirs disciplinaires et des pratiques d’études. L’entrée choisie par les auteurs du livre consistait à prendre l’ habitus littéraire comme exemplaire du rapport à la culture des étudiants. Partant de ce constat, les interventions de la journée réinterrogeront ce choix descriptif sous l’angle des variations dans les formes de savoirs et de cultures disciplinaires. Seront ainsi abordés un ensemble de questions, ouvertes ou fermées par Les Héritiers , autour de l’ancrage social et cognitif différentiel des pratiques d’études et des socialisations scolaires ou universitaires


vendredi 22 juin 2012

en ligne: Savoir/Agir n° 17, septembre 2011, Les inégalités devant l’éducation

Éditorial
Austérité perpétuelle ?, par Frédéric Lebaron

Dossier : Les inégalités devant l’éducation, présentation par Romuald Bodin et Louis Weber
D’hier à aujourd’hui, les enjeux d’une sociologie de la pédagogie, par Stéphane Bonnéry
Les Héritiers et La Reproduction dans les débats des années 1960-70, par Louis Weber
Sur « l’idéologie du don ». Note de recherche, par Gérard Mauger
Repenser le curriculum commun, par Bertrand Geay
L’appréhension des inégalités de scolarisation ou comment y voir clair dans la jungle des idées reçues et des fausses oppositions, par Choukri Ben Ayed et Sylvain Broccolichi
La question de l’« abandon » et des inégalités dans les premiers cycles à l’Université, par R. Bodin et Mathias Millet
La construction des habitudes de lecture, par Fanny Renard

Grand entretien avec Stéphane Beaud,Les sociologues doivent intervenir dans l’espace public

Paroles
Officiers de police et commissaires : domination ou corps unique ?, par Adélaïde Bargeau

Rhétorique réactionnaire
Racisme de classe, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
La gauche de gauche en Europe (suite), par Louis Weber

Actualités
Le mouvement du 15-M : social et « libéral », générationnel et « assembléiste ». Un témoignage, par José Luis Moreno Pestaña

Idées
Le grand partage philosophique, par Louis Pinto

lundi 12 septembre 2011

revue Savoir/Agir n°17, Les inégalités devant l'éducation


Présentation de l'éditeur
La revue Savoir/Agir fait sa rentrée avec un important dossier sur les inégalités dans l’éducation. Au moment où la dégradation de la situation de l’École est devenue un fait social majeur, les auteurs reviennent, plus de quarante ans après leur publication, sur les apports fondateurs des ouvrages de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron dans les années 1960-70. Leurs thèses ont mis la question des inégalités sociales au cœur de la réflexion sur l’École.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Les choses ont-elles fondamentalement changé ? Comment voit-on en 2011 les origines et les facteurs qui déterminent le processus inégalitaire au sein même de l’École républicaine (pédagogie, structures, concurrences territoriales, etc.) ? Quelles sont les forces à l’oeuvre pour conserver ou au contraire transformer le système scolaire et son fonctionnement au regard de la production des inégalités ?
Le dossier, coordonné par Romuald Bodin et Louis Weber, réunit des contributions de Choukri Ben Ayed et Sylvain Broccolichi, Romuald Bodin et Mathias Millet, Stéphane Bonnery, Bertrand Geay, Gérard Mauger, Fanny Renard, Louis Weber.
Dans le grand entretien, Stéphane Beaud développe le point de vue selon lequel les sociologues devraient intervenir davantage dans l’espace public, qu’il s’agisse du monde ouvrier, de l’École ou du... football.
Enfin, ce numéro de 128 pages comprend les rubriques habituelles (Paroles, Rhétorique réactionnaire, Chronique de la gauche de la gauche, Idées et un article sur le mouvement du 15-M en Espagne).
Il est disponible en librairie (prix public :15 €) et peut être commandé franco de port par message électronique à revue@savoir-agir.org
Sommaire complet du numéro
Éditorial
Austérité perpétuelle ?, par Frédéric Lebaron
Dossier : Les inégalités devant l’éducation, présentation par Romuald Bodin et Louis Weber
D’hier à aujourd’hui, les enjeux d’une sociologie de la pédagogie, par Stéphane Bonnéry
Les Héritiers et La Reproduction dans les débats des années 1960-70, par Louis Weber
Sur « l’idéologie du don ». Note de recherche, par Gérard Mauger
Repenser le curriculum commun, par Bertrand Geay
L’appréhension des inégalités de scolarisation ou comment y voir clair dans la jungle des idées reçues et des fausses oppositions, par Choukri Ben Ayed et Sylvain Broccolichi
La question de l’« abandon » et des inégalités dans les premiers cycles à l’Université, par R. Bodin et Mathias Millet
La construction des habitudes de lecture, par Fanny Renard
Grand entretien avec Stéphane Beaud, Les sociologues doivent intervenir dans l’espace public
Paroles
Officiers de police et commissaires : domination ou corps unique ?, par Laurent Willemez
Rhétorique réactionnaire
Racisme de classe, par Gérard Mauger
Chronique de la gauche de gauche
La gauche de gauche en Europe (suite), par Louis Weber
Actualités
Le mouvement du 15-M : social et « libéral », générationnel et « assembléiste ». Un témoignage, par José Luis Moreno Pestaña
Idées
Le grand partage philosophique, par Louis Pinto