« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 21 juillet 2020

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 232-233 – Juin 2020 // Affinités électorales

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 232-233 – Juin 2020 // Affinités électorales

Seuil

  Sommaire

Affinités sociales, intermédiations politiques
Lorenzo Barrault-Stella et Patrick Lehingue
Voter entre soi et contre les autres
Altérisation raciale et appartenance de classe dans le 18e arrondissement de Paris
Lorenzo Barrault-Stella, Martin Baloge, Clémentine Berjaud, Safia Dahani
et Anne-France Taiclet
Des petits actionnaires du système
Dire sa condition d’électeur·trice au milieu et au bas du milieu de l’espace social
Philippe Aldrin
La banalisation du Front national au village
Les relais informels des référents frontistes dans un territoire rural et populaire
Armèle Cloteau, Guillaume Letourneur, Pierre Rouxel et Julien Bourdais
HORS-THEME Les bonnes manières d’habiter
La presse d’architecture et de décoration entre hiérarchies du marché et autorité culturelle, 2000-2015
Carolina Pulici





mardi 21 février 2017

Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée

 
Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Une génération sacrifiée ? 
Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
Postface de Florence Weber
Rue d'Ulm 
Sciences sociales
2017

Présentation de l'éditeur
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités  ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine. 

Stéphane BEAUD est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard MAUGER est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’œuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo BARRAULT-STELLA, Thomas BEAUBREUIL, Clémentine BERJAUD, Charles BERTHONNEAU, Samuel BOURON, Vincent BURCKEL, Benoît COQUARD, Pierig HUMEAU, Sophie ORANGE, Akim OUALHACI, Ugo PALHETA, Martin THIBAULT.
 


vendredi 13 mai 2016

Clémentine Berjaud, Cinq sur Cinq, Mi Comandante ! Contribution à l'étude des réceptions des discours politiques télévisés


Clémentine Berjaud
Cinq sur Cinq, Mi Comandante !
Contribution à l'étude des réceptions des discours politiques télévisés
Préface de Jacques Gerstlé
Dalloz
Nouvelle Bibliothèque de Thèses
2016

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage propose un cadre d’analyse de la réception des discours politiques par les citoyens ordinaires, focalisé sur les récepteurs, sur leurs pratiques concrètes, et sur les ancrages sociaux de ces processus. En prenant pour terrain le Venezuela d’Hugo Chávez, il explore ainsi systématiquement les différentes dimensions et étapes des réceptions du politique grâce à une enquête empirique approfondie, donnant à voir autrement la question des effets de la communication politique.

mardi 8 mars 2016

SPEL, Les sens du vote. Une enquête sociologique (France 2011-2014)

SPEL
Les sens du vote
Une enquête sociologique 
(France 2011-2014)
P.U.Rennes
Res Publica
2016

Présentation de l'éditeur
Que savons-nous des électeurs ? Tantôt honorés comme les garants de la démocratie, tantôt dénigrés pour leur apathie, parfois dénoncés pour leurs choix irrationnels ou soupçonnés de se laisser trop aisément séduire par les sirènes populistes, les électeurs des démocraties contemporaines font l'objet d'analyses contradictoires et leurs choix paraissent aujourd'hui plus mystérieux que jamais. La science électorale qui a construit, en France et aux Etats-Unis, de solides modèles d'interprétation du vote semble elle-même partiellement désarmée.
Face à un électeur qui se donne désormais à voir comme plus versatile et moins prévisible, plus critique à l'égard du politique et qui donne moins aveuglément sa voix à ses représentants, les enquêtes par sondage paraissent de moins en moins susceptibles d'éclairer les racines sociales du vote et de comprendre les mécanismes des choix électoraux. Une équipe de onze politistes et sociologues français a mené pendant deux ans une enquête inédite : suivre et interroger tout au long de la campagne de l'élection présidentielle et des législatives de 2012, 69 électeurs représentant une certaine diversité de la population française, constituant un témoignage inédit sur les perceptions du politique et les rapports qu'entretiennent au vote ces Français ordinaires.
Le collectif SPEL est composé de 11 chercheurs(ses) qui ont participé à cette enquête collective sur l’élection présidentielle et les élections législatives de 2012 : Éric Agrikoliansky, Lorenzo Barrault-Stella, Clémentine Berjaud, Thibaud Boncourt, Julien Fretel, Daniel Gaxie, Kevin Geay, Jérôme Heurtaux, Brigitte Le Grignou, Sabine Rozier et Anne-France Taiclet.

Les auteurs