« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 20 janvier 2023

Fanny DARBUS, Emilie LEGRAND, Santé et travail dans les TPE. S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques

 

Fanny DARBUS

Emilie LEGRAND

Santé et travail dans les TPE

S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques

Érès 

2023

 



Présentation de l'éditeur

 « Small is beautiful » ? Ferait-il vraiment mieux vivre et bon vivre dans les toutes petites entreprises ? Les auteures explorent sur le terrain l’articulation entre santé et travail au sein de TPE comptant moins de 10 salarié.es dans les secteurs de la coiffure, de la restauration et du bâtiment.

La statistique publique montre que la santé des salarié.es des TPE tend à être meilleure qu’ailleurs alors même que la présence de risques professionnels et de pénibilités y est plus forte, et que la prévention y est très peu développée. C’est ce que l’on peut appeler le paradoxe des TPE. L’enjeu de ce livre est d’en démêler les fils en s'intéressant à la manière dont dirigeant.es et salarié.es gèrent au quotidien les problèmes de santé et de travail.

Qu'il s'agisse des pratiques de prévention "maison" ou des troubles de santé, ces deux phénomènes passent bien souvent sous les radars des institutions et de la connaissance scientifique. L’enquête donne à voir les ficelles et les arrangements à l'œuvre pour tenir malgré tout, mais au prix de la santé des salariés et des patrons de TPE.

Fanny Darbus est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Nantes, chercheure au laboratoire CENS (UMR CNRS).

Emilie Legrand est maîtresse de conférences en sociologie à l’université Le Havre Normandie, chercheure au laboratoire IDEES (UMR CNRS).

 

 

 

samedi 4 septembre 2021

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 239 – Santé critique (2)

 


Actes de la recherche en sciences sociales, n° 239, Santé critique (2)

Seuil

2021

 

 Page 4 à 9

Page 10 à 19
Page 20 à 29
Page 30 à 49
Page 50 à 65
Page 66 à 81

 





mardi 16 octobre 2018

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N°224, Septembre 2018, Champs intellectuels transnationaux




Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N°224, Septembre 2018,  
Champs intellectuels transnationaux
Seuil


Résumé
Les modes d’existence des espaces intellectuels semblent être particulièrement affectés par les processus de « globalisation », qu’il s’agisse du marché éditorial international, de la circulation des idées entre les pays ou de l’impact croissant des études de décolonisation dans les pays des « Suds » comme du Nord. La sociologie des intellectuels s’est emparé de ces nouveaux enjeux et elle a, depuis une vingtaine d’années, cherché à articuler les analyses des espaces nationaux avec ces nouvelles configurations transnationales. Elle montre que non seulement le national a été en grande partie créé dans les échanges supranationaux, mais encore que ces derniers, inscrits dans l’histoire des impérialismes, des cosmopolitismes élitaires ou des migrations populaires, se sont accélérés avec la « mondialisation ». Loin d’aplanir les inégalités politiques économiques et symboliques entre les régions voire les pays, elle reste fondée sur l’existence de centres et de périphéries. Par ailleurs, tandis que certains travaux ont estimé que la mondialisation conduisait à l’affaiblissement des déterminations nationales, d’autres ont montré que l’accroissement des flux culturels transnationaux n’est en rien corrélé à une disparition de contrôle étatique ou d’identification nationale. Néanmoins, les États-nations se sont eux-mêmes constitués de façon concurrente aux empires et à des organisations transnationales comme l’Église catholique. Tandis que leur création s’est accompagnée de la mise en place d’instances internationales (SDN puis ONU), avec leurs dérivés intellectuels (Institut de coopération internationale de la Société des nations, UNESCO), ou supranationales (comme l’Union européenne), des espaces transnationaux avec des centres plus ou moins forts ou concurrents n’ont cessé de fonctionner ou de se former, posant la question des limites géographiques des champs. Ces espaces transnationaux sont composés d’agents (individus et institutions) qui concourent pour l’accumulation de capital symbolique par-delà les frontières politiques de leurs pays, tout en restant soumis aux inégalités multiformes entre les pays. Ils constituent ainsi des « espaces d’ubiquité », coprésence synchronique d’acteurs en concurrence par-delà les frontières politiques. 
Le présent numéro se concentre sur les champs intellectuels transnationaux. Il se focalise sur les mécanismes par lesquels ces champs sont amenés à transcender le cadre de l’État-nation – instances de diffusion (édition, revues), organisations transnationales (religieuses, politiques ou autres) –, ainsi qu’aux conditions qui les favorisent (colonialisme, impérialisme, occupations, migrations, etc.). Les articles se placent à divers niveaux de l’analyse. Certains étudient les réceptions transnationales de l’oeuvre d’intellectuels « globalisés » (N. Klein, P. Sloterdijk), leur multi-positionnement, et leurs ressources nationales et transnationales dans différentes localisations. L’analyse de collectifs d’intellectuels permet de dessiner les contours géographiques d’espace transnationaux, avec par exemple les nouveaux penseurs de l’islam. Tandis que la plupart des auteurs mettent en avant la centralité des États-Unis dans la formation de ces espaces transnationaux, un certain nombre d’articles pose en particulier la question de l’héritage colonial et de la dissymétrie des rapports géographiques Nord-Sud. De manière peut-être plus forte encore qu’au niveau national, les échanges intellectuels, non seulement pour les militants, mais encore pour les penseurs, les écrivains, les universitaires ou les théologiens, sont toujours aussi politiques quand on se situe au niveau transnational.

Sommaire
4 Qu’est-ce qu’un champ intellectuel transnational ?
Gisèle Sapiro, Tristan Leperlier et Mohamed Amine Brahimi

12 Un champ littéraire transnational
Le cas des écrivains algériens
Tristan Leperlier

34 Les intellectuels néo-confucéens et le débat
sur les droits humains, années 1990
Trois études de cas sur les formes de l’autonomie intellectuelle
en situation transnationale
Thomas Brisson

46 Théories sans frontières ?
Les théories littéraires en France et la construction d’un espace
transnational, années 1960-années 1970
Lucile Dumont

64 Les experts au concile Vatican II, 1962-1965
Note de recherche sur les conditions de possibilité
d’un champ transnational
François Weiser

76 HORS THÈME Des morales de classe ?
Dispositions éthiques et positions sociales dans la France contemporaine
Rémy Caveng, Fanny Darbus, François Denord,
Delphine Serre et Sylvain Thine

102 Résumés





lundi 22 juin 2015

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

en ligne: Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant, 2014
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Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ?par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ?par Vanessa Pinto

Grand entretien avec Lyonel Trouillot Haïti, une occupation molle

Chronique de la gauche de gauche
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber

La rhétorique réactionnaire
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger

Médias
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue

Chronique d’outre-Manche
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon


 (source: Savoir/agir)

lundi 20 octobre 2014

Savoir/agir n°29, Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes

Savoir/agir n°29
Austère université. Faux diagnostics pour vraies réformes
éditions du Croquant
2014
Présentation de l'éditeur
Ecrire, ou simplement prendre position, au sujet des universités n’est pas sans poser de nombreuses difficultés. L’éducation fait partie de ces objets de discussion sur lesquels tout le monde a un avis ou, mieux, se doit d’en avoir un. Qu’il s’agisse du supérieur ou des autres niveaux de l’éducation nationale, les publications scientifiques, les commentaires médiatiques et les jugements les plus divers se suivent année après année, avec la même régularité et la même intensité. Les fonctions d’encadrement de la jeunesse, de reproduction et de légitimation des hiérarchies remplies par l’enseignement expliquent sans doute cette logorrhée collective et le caractère particulièrement tranché des prises de positions qui la constituent, mais aussi l’inquiétude et le pessimisme qui semblent généralement les animer. Il y a de ce point de vue une forte proximité entre ces dernières et les discours sur la famille, le mariage, les valeurs ou encore l’immigration. Ecrire sur l’enseignement supérieur c’est donc de fait s’inscrire dans un espace discursif saturé et déjà fortement structuré, où la rhétorique de la crise, du déclin, de la dégradation, tient une place centrale. Or, le discours de la « crise de l’université » est un élément clé de la rhétorique réformiste qui tend à remettre en question aujourd’hui la mission de service public de formation et de diffusion des connaissances scientifiques au plus grand nombre qui est celle des universités.

Sommaire

Éditorial, par Frédéric Lebaron
Dossier : Austère Université. Faux diagnostics pour vraies réformes
Présentation du dossier, par Romuald Bodin et Sophie Orange
De l’autonomie à la mise sous tutelle ? Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités, par Odile Henry et Jérémy Sinigaglia
Folle rationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Universitaires en danger par Fanny Darbus et Fanny Jedlicki
Le rôle des palmarès et classements, ou comment les étudiant.e.s en Licence 3 de Gestion à Paris-Dauphine évaluent leur formation par Séverine Chauvel et Pierre Clément
Une hausse des frais d’inscription en France est-elle inéluctable ou même simplement souhaitable ? par Léonard Moulin
La résistible ascension de la gestion universitaire et la transformation de la culture académique par Brice Le Gall
L’essor des écoles supérieures de commerce, cas d’école de la privatisation de l’enseignement supérieur en France ? par Marianne Blanchard
La « réussite pour tous » passe-t-elle par la « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ? par Vanessa Pinto
Grand entretien avec Lyonel Trouillot
Haïti, une occupation molle
Chronique de la gauche de gauche 
Front de gauche. Refondation ? Relance ? par Louis Weber
La rhétorique réactionnaire 
Sur l’origine et les fondements de l’inégalité, par Gérard Mauger
Médias 
Front national : indignations sélectives et banalisation effective, par Henri Maler et Julien Salingue
Chronique d’outre-Manche 
Les écrivains écossais et la question de l’indépendance, par Keith Dixon