« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 1 novembre 2019

vidéo: Frédéric Lordon, Vivre sans? Institutions, police, travail, argent...

Frédéric Lordon
Vivre sans?
Institutions, police, travail, argent...
La Fabrique
2019


Présentation de l'éditeur
Conversation avec Félix Boggio Éwanjé-Épée
C’est peut-être le discours le plus dynamique dans l’imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d’attraction est aussi ce qu’il a de plus problématique. Car il nous promet la « vie sans » : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent – « ingouvernables ».

La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d’une « antipolitique », entendue soit comme politique restreinte à des intermittences (« devenirs », « repartages du sensible »), soit comme politique réservée à des virtuoses (« sujets », « singularités quelconques »). Soit enfin comme politique de « la destitution ».

Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer – mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s’exerce nécessairement et que, par « institution », il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d’être même du collectif. S’il en est ainsi, chercher la formule de « la vie sans institutions » est une impasse. En matière d’institution, la question pertinente n’est pas « avec ou sans ? » – il y en aura. C’est celle de la forme à leur donner. Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D’autres que nous pouvons faire régresser (l’argent). D’autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas « vivre sans », mais vivre différemment.
Frédéric Lordon est directeur de recherches au CNRS. Derniers ouvrages parus : Imperium. Structures et affects des corps collectif (La Fabrique, 2015), La condition anarchique (Seuil, 2018).

extrait


 

mardi 9 octobre 2018

vidéo: Frédéric Lordon, La Condition anarchique. Affects et institutions de la valeur

Frédéric Lordon
La Condition anarchique  
Affects et institutions de la valeur
Seuil
L'Ordre philosophique
2018
Présentation de l'éditeur
Disons les choses d’emblée : la condition anarchique ici n’a rien à voir avec l’anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d’une axiologie générale et critique. Générale parce qu’elle prend au sérieux qu’on parle de « valeur » à propos de choses aussi différentes que l’économie, la morale, l’esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu’elle en cherche le principe commun. Critique parce qu’elle établit l’absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n’y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n’a que ses propres passions pour s’aider à méconnaître qu’elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.
Frédéric Lordon est chercheur en philosophie au CNRS. Sous le programme d’un « structuralisme des passions », il s’intéresse aux usages de la philosophie de Spinoza en sciences sociales. Il a publié, entre autres, Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010), Imperium (La Fabrique, 2015) et Les Affects de la politique (Seuil, 2016)
 

mercredi 4 avril 2018

vidéo: discussion entre Frédéric Lordon et Bernard Friot,"La révolution est-elle toujours d'actualité ?"


C'était en direct de Tolbiac, université occupée par les étudiants, discussion entre Frédéric Lordon et Bernard Friot organisée par Projet d'Utopie : "La révolution est-elle toujours d'actualité ?"
03.04.2018

TvDebout 

vendredi 27 octobre 2017

audio: Sandra Laugier, Antidémocratie (avec Albert Ogien), et Mariana Otero, L'Assemblée



audio: Sandra Laugier, Antidémocratie (avec Albert Ogien)  et Mariana Otero, L'Assemblée
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, 17.10.2017
L'Assemblée
Un film de Mariana Otero 
Epicentre
2017

Résumé
Le 31 mars 2016, place de la République à Paris naît le mouvement Nuit debout. Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion à l’invention d’une nouvelle forme de démocratie.
Comment parler ensemble sans parler d'une seule voix ? 


Antidémocratie
Sandra Laugier et Albert Ogien
La Découverte
Cahiers libres
2017

Présentation de l'éditeur
L’usage extensif et indifférencié du terme « populisme » traduit aujourd’hui la prégnance de ce que Albert Ogien et Sandra Laugier appellent l’antidémocratie, c’est-à-dire le refus de reconnaître que les citoyen.ne.s ont la capacité de prendre collectivement des décisions respectueuses de l’égalité, de la justice et de la dignité de tou.te.s.
Cette répugnance n’est pas l’apanage des ennemis déclarés de la démocratie. Elle se donne à entendre chaque fois qu’on hésite à accorder une liberté nouvelle aux individus, qu’on craint l’expression de leur jugement ou qu’on limite leur intervention dans la vie publique. Derrière cette méfiance, il y a le soupçon de l’incapacité du « peuple » à s’occuper des affaires publiques et le risque de chaos que la société courrait si on confiait la responsabilité de gouverner à ces « incompétents ».
À partir de l’analyse d’événements récents (terrorisme, crise grecque, Nuit debout, élections), le livre plaide en faveur de l’accroissement du contrôle que les citoyen.ne.s exercent sur les institutions publiques, en s’appuyant sur leur intelligence collective et en écoutant la voix de chacun.e. Il rappelle également que l’usage de la langue pèse sur la manière dont on pense et pratique la politique. Il soutient enfin que dénoncer toutes les expressions de l’antidémocratie contribuerait à élaborer non pas une postdémocratie, mais une démocratie enfin réelle. 
Sandra Laugier est professeure de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France, directrice du Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne. Elle est l’auteure, entre autres, de Wittgenstein. Les sens de l’usage (Vrin, 2009) et de Tous vulnérables ? Le care, les animaux, l’environnement (Payot, 2012).
Albert Ogien est sociologue, directeur de recherches au CNRS, directeur de l’Institut Marcel-Mauss (CNRS-EHESS). Il est notamment l’auteur de L’Esprit gestionnaire (EHESS, 1995), Les Règles de la pratique sociologique (PUF, 2007) ou encore de Désacraliser le chiffre (Quaé, 2013).


lundi 11 septembre 2017

jeudi 6 octobre 2016

écouter: Frédéric Lordon, Les Affects de la politique


écouter:
1) Frédéric Lordon, Les Affects de la politique
L'Invité des Matins par Guillaume Erner, 05.10.2016

2) Frédéric Lordon, Les Affects de la politique
L'Invité des Matins par Guillaume Erner, 05.10.2016


Frédéric Lordon
Les Affects de la politique 
Seuil
2016
Présentation de l'éditeur
Que la politique soit en proie aux « passions », tout le monde l’accordera sans la moindre difficulté. Autrement malaisé serait de faire entendre qu’elle ne connaît que cela, que les affects sont son étoffe même. La politique n’est-elle pas aussi affaire d’idées et d’arguments, protestera-t-on, et les « passions » ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d’une politique discursive rationnelle ?
Le point de vue spinoziste bouscule ces fausses évidences, en soustrayant la catégorie d’« affect » à ses usages de sens commun – les « émotions » – pour en faire le concept le plus général de l’effet que les hommes produisent les uns sur les autres : ils s’affectent mutuellement. Il n’y a alors plus aucune antinomie entre les « idées » et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu’un – pour l’affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d’affects. Autrement, elles nous laissent indifférents. En « temps ordinaires » comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d’affects collectifs. Et pour tous ceux qui y interviennent, elle est un ars affectandi.
Frédéric Lordon est directeur de recherche en philosophie au CNRS. 


jeudi 1 septembre 2016

Euro, plan B. Sortir de la crise en Grèce, en France et en Europe

Euro, plan B
Sortir de la crise en Grèce, en France et en Europe
Costas Lapavitsas, Heiner Flassbeck, Cédric Durand, 
Guillaume Etievant, Frédéric Lordon
Détox
2016

Présentation de l'éditeur
Il y a un an, le 5 juillet 2015, un nouveau plan d’austérité était massivement rejeté en Grèce. Le gouvernement d’Alexis Tsipras cédait pourtant à la pression des institutions européennes et signait une semaine plus tard un troisième Mémorandum. Cette capitulation a ouvert un débat sur les perspectives de la gauche radicale en Europe. Y avait-il une alternative ?
Pour les auteurs de ce livre, la réponse est clairement positive. Ils récusent l’idée qu’il est possible de réformer de l’intérieur l’Union européenne et ce qui en est le noyau : la monnaie unique et la zone euro.
Le cœur du livre est constitué par la présentation par Heiner Flassbeck et Costas Lapavitsas d’un « programme de salut public pour la Grèce  ». À partir d’une analyse économique rigoureuse, ils montrent que le problème de la zone euro est pour l’essentiel à chercher dans la politique allemande, qui est à l’origine de l’écart de compétitivité en faveur de ce pays. Et ils proposent des solutions concrètes pour sortir de la zone euro, régler le problème de la dette publique et libérer les peuples du pouvoir de la finance. Les contributions de Cédric Durand, Guillaume Etiévant et Frédéric Lordon complètent cet ouvrage de référence dans les débats pour un « plan B » en Grèce, en France et en Europe.


mardi 28 juin 2016

mardi 16 février 2016

Bande-annonce: Merci patron ! Un film de François Ruffin (+ une intervention de Frédéric Lordon)


 
Merci patron !
Un film de François Ruffin 
Sortie : 24/02/2016

Résumé
Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, et risquant désormais de perdre sa maison.
C'est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d'un inspecteur des impôts belge, d'une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d'ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l'assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l'emporter contre un Goliath milliardaire ?
Du suspense, de l'émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l'homme le plus riche de France ?
avant-premières

 

vendredi 27 novembre 2015

écouter: Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015


écouter:

Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 10.12.2015

Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015
Le téléphone sonne, 26.11.2015

Frédéric Lordon
On achève bien les Grecs
Chroniques de l'euro 2015
Les Liens qui Libèrent
2015

Présentation de l'éditeur
L’eurozone a jeté le masque. S’il en était encore besoin, 2015 aura été la date de la pleine révélation, et la Grèce son lieu. Nous savons désormais quel cas l’Union monétaire européenne fait des peuples européens et de la démocratie. La brutalité sans frein, le chantage ouvert, l’humiliation sans pitié : rien n’a été épargné au gouvernement Syriza – mais c’est qu’il s’agissait de faire un exemple. Un exemple pour montrer à tous ce qu’il adviendra à tout gouvernement authentiquement de gauche en Europe.
Syriza a été broyée. Mais ce sont sa pusillanimité stratégique et le refus d’envisager la rupture qui ont scellé son échec. Il est temps, pour tous ceux qui à gauche ont trop longtemps poursuivi la chimère d’un « autre euro possible », de méditer cette leçon : il n’existe aucune solution institutionnelle de transformation réellement progressiste de l’euro. Les institutions de l’euro ne laissent que le choix de les souffrir, de les fuir ou de les détruire. C’est à la gauche qu’il appartient de rompre, et dans les formes d’un internationalisme enfin bien compris.
Frédéric Lordon est économiste et philosophe au CNRS, il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Imperium. Structures et affects des corps politiques (La Fabrique, 2015) ou La malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique (LLL, 2014).


mercredi 23 septembre 2015

vidéo: Frédéric Lordon, Imperium. Structures et affects des corps politiques

vidéo: Frédéric Lordon, Imperium. Structures et affects des corps politiques
L'invité des Matins 2ème partie par Guillaume Erner, le 23.09.2015
Frédéric Lordon
Imperium
Structures et affects des corps politiques
La Fabrique
2015 


Présentation de l'éditeur
Que faire des idéaux que sont l’internationalisme, le dépérissement de l’Etat et l’horizontalité radicale ? Les penser. Non pas sur le mode de la psalmodie mais selon leurs conditions de possibilité. Ou d’impossibilité ? C’est plutôt la thèse que ce livre défend, mais sous une modalité décisive : voir l’impossible sans désarmer de désirer l’impossible. C’est-à-dire, non pas renoncer, comme le commande le conservatisme empressé, mais faire obstinément du chemin. En sachant qu’on n’en verra pas le bout.
Les hommes s’assemblent sous l’effet de forces passionnelles collectives dont Spinoza donne le principe le plus général : l’imperium – « ce droit que définit la puissance de la multitude ». Cet ouvrage entreprend de déplier méthodiquement le sens et les conséquences de cet énoncé. Pour établir que la servitude passionnelle, qui est notre condition, nous voue à la fragmentation du monde en ensembles finis distincts, à la verticalité d’où ils tirent le principe de leur consistance, et à la capture du pouvoir. Il ne s’en suit nullement que l’émancipation ait à s’effacer de notre paysage mental – au contraire ! Mais elle doit y retrouver son juste statut : celui d’une idée régulatrice, dont l’horizon est le communisme de la raison.
Frédéric Lordon est économiste et philosophe, directeur de recherche au CNRS. 

mercredi 15 juillet 2015

vidéo: Rencontre-débat avec Eric Hazan et Frédéric Lordon, autour du livre À nos amis du Comité invisible


Rencontre-débat avec Eric Hazan et Frédéric Lordon, autour du livre À nos amis du Comité invisible (La Fabrique, 2014)
Lieu-Dit, Paris
27 novembre 2014
Dans le Texte, Hors série




jeudi 15 janvier 2015

vidéo: « La dissidence, pas le silence ! », Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015

Replay de la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.
Avec Emmanuel Vire (SNJ-CGT), Frédéric Lordon, Gérard Mordillat, Frédéric VIale (ATTAC), Danièle Simonnet (PG), Eric Coquerel (PG), Gérard Filoche (PS), Jean-Pierre Garnier, Julien Salingue (Acrimed), et Lionel Thompson (SNJ-CGT)





mardi 7 octobre 2014

vidéo: "Conquérir la souveraineté populaire sur la valeur et sur la monnaie" avec Frédéric Lordon et Bernard Friot


Rencontre-débat, "Conquérir la souveraineté populaire sur la valeur et sur la monnaie" avec Frédéric Lordon et Bernard Friot
Librairie Tropiques, avec Réseau Salariat et les Ateliers Populaires de la Connaissance et Télé14, 03.10.2014


 par telequatorze


Bernard Friot et Frédéric Lordon chez Tropiques 2 par telequatorze
 

jeudi 10 juillet 2014