« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 7 février 2023

Le je, l’entre-soi, le nous dans les classes populaires. Sous la direction de Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

 

 

Le je, l’entre-soi, le nous dans les classes populaires

Sous la direction de

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger
 du Croquant
Champ social
2023



Présentation de l'éditeur
Le nous populaire a longtemps été confondu avec « la classe ouvrière ». Or, depuis la deuxième moitié des années 1970, de multiples mécanismes ont contribué à le dé-faire objectivement et subjectivement. Ce délitement est renforcé par de nouvelles incitations à être soi. Comment cerner les effets de ces processus sur les je dans les classes populaires d’aujourd’hui ? Quelle place ces ego accordent-ils à l’entre-soi familial ? Comment peuvent-ils se préserver au travail et en dehors du travail ? Alors que ces questions convoquent souvent des réponses abstraites en termes d’individualisation ou encore de subjectivation, les contributions réunies dans cet ouvrage livrent des analyses empiriquement étayées sur les rapports du je, de l’entre-soi et du nous dans les classes populaires au sein de la société française contemporaine, mais aussi dans des configurations antérieures aux années 1970. Ces analyses montrent que si le délitement du nous populaire favorise le repli sur la sphère privée et une plus forte exposition aux normes individualistes, les je populaires qui s’affirment aujourd’hui témoignent d’une revendication de reconnaissance indissociablement collective et personnelle.

Sommaire

Introduction

Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Gérard Mauger

Des « individus » dans l’ancienne culture ouvrière ?

Olivier Schwartz

Retour critique sur l’« attention oblique ». Une contribution à l’étude des individualités populaires

Olivier Masclet

Actualité du familialisme populaire. « Bien élever ses
enfants »

Gérard Mauger

Surveiller et servir. Rester soi-même dans une position
professionnelle subalterne

Séverine Misset

Moi, nous et les autres. Sur quelques enjeux de lutte dans
le monde des « hommes du fer »

Gérard Noiriel

Un nous contrarié ?

Henri Eckert

Travailler sur soi pour mieux vendre

Marie-Pierre Pouly

« Avoir le courage de faire des choses ». Usages du « psy » par des ménages de classes populaires stables

Anne-Marie Arborio & Marie-Hélène Lechien

Les interventions institutionnelles auprès des jeunes de milieu populaire : entre « travail de soi » et « travail des relations familiales »

Isabelle Coutant

Un « individu » à l’usage des sociologues

Gérard Mauger

 

 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 17 juin 2020

Être comme tout le monde, Employées et ouvriers dans la France contemporaine, Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot (dir.)


Être comme tout le monde
Employées et ouvriers dans la France contemporaine
Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot (dir.) 
Raisons d'Agir
Cours & Travaux
2020


Présentation de l'éditeur
Il est question dans ce livre de ces femmes et de ces hommes, employées ou ouvriers, qui vivent des revenus de leur travail et s’efforcent de « s’en sortir » par eux-mêmes. Ces travailleurs représentent, aujourd’hui encore, un groupe social stable et important. Beaucoup plus qu’autrefois, ils entrent en interaction directe avec les membres des classes moyennes et supérieures, comme clients ou professionnels de services (garde d’enfants, santé, éducation, commerce, sécurité, transports publics, etc.). Par leurs aspirations, leur fréquentation plus longue du système scolaire, leur accès à la consommation, ils se rapprochent des catégories moyennes ; en même temps, ils demeurent éloignés du capital culturel, leurs ressources économiques restent incertaines et leur travail, peu payé et peu considéré, est toujours subalterne.
Par des portraits de couples et de familles, résidant dans des espaces aussi bien ruraux qu’urbains, de générations et d’âges différents, ce livre éclaire ce que signifie « s’en sortir » ou plus exactement « s’en sortir à peu près » dans la société française actuelle. À rebours des discours convenus sur la « France périphérique » ou sur le « déclassement des classes moyennes », il donne à voir les conditions d’existence de ces classes populaires, stables mais fragiles, leurs pratiques à la fois publiques (travail, sociabilités, engagements bénévoles, rapport à la politique et aux institutions) et privées (économie domestique, rapports de genre et entre générations, loisirs individuels et « temps pour soi »).
Cette série de 21 portraits montre comment ces femmes et ces hommes travaillent à « être comme tout le monde », c’est-à-dire à éviter la relégation parmi les « assistés » et à s’affirmer comme membres à part entière de ce que Robert Castel appelait la « société des semblables ». Elle fait comprendre leurs aspirations autant que leurs déceptions et leurs griefs, la manière dont ils s’efforcent de jouer le jeu d’un ordre social qui pourtant leur fait peu crédit.



 




jeudi 3 octobre 2019

La France d’en bas ? Idées reçues sur les classes populaires , Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)


La France d’en bas ? 
Idées reçues sur les classes populaires
Olivier Masclet, Séverine Misset, Tristan Poullaouec (dir.)
Le Cavalier bleu
Idées reçues
2019

Présentation de l'éditeur
On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »…
Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d’exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s’abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l’extrême droite et auraient pour rêve ultime l’achat de leur pavillon…
Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.
Olivier Masclet est maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris Descartes et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS).
Séverine Misset est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Nantes et membre du Centre nantais de sociologie (CENS).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du CENS.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Amossé, Anne-Marie Arborio, Christelle Avril, Stéphane Beaud, Marie Cartier, Violaine Girard, Anne Lambert, Marie-Hélène Lechien, Marie-Clémence Le Pape, Gérard Mauger, Gilles Moreau, Dominique Pasquier, Camille Peugny, Fanny Renard, Olivier Schwartz et Jean-Pierre Terrail.



 

mardi 28 octobre 2014

en ligne: Savoir/agir 26, Les dominations

en ligne: Savoir/agir 26, Les dominations, éditions du Croquant, 2014, ABONNEMENT  


Éditorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Les dominations

Présentation, par Annie Collovald
Comment retracer l’état de la cause des classes populaires dans le champ politique et dans le champ intellectuel des années 1960 ?, par Gérard Mauger
Stratégies de défense ou de résistance à la domination ? Le cas des assistantes maternelles, par Marie-Hélène Lechien
Au-delà du vote FN : quels rapports à la politique parmi les classes populaires périurbaines ? Par Violaine Girard
Domination autoritaire et circularité entre savoir et pouvoir : l’exemple de la RDA, par Jay Rowell 
Dominer n’est pas jouer. Un docteur en droit dans les tranchées, par Nicolas Mariot
Analyser la domination masculine, ses ambivalences et ses coûts : intérêt et enjeux d’une étude en terrain sensible, par Christine Guionnet
Comment rester dominant ? Les classes supérieures face aux incertitudes de leur reproduction, par Wilfried Lignier
Ce que l’Europe coûte à la domination politique « ordinaire », par Marine de Lassalle

Grand entretien

Christian Topalov, chercheur et militant, propos recueillis par Louis Weber et Laurent Willemez

Paroles

« Une fermeture honorable » : entretien autour de l’arrêt de la production sur site des Papeteries de la Seine.

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche : le temps des turbulences, par Louis Weber
Socio-genèse du Front de gauche,
Articuler élections et résistance sociale, entretien avec Myriam Martin

La rhétorique réactionnaire

La résistible ascension du Front National, par Gérard Mauger

Europe

Représenter les citoyens via les groupes d’intérêts : enjeux et lacunes d’un système communautaire routinisé, par Emmanuelle Reungoat

Chronique d’outre-Manche

De Blair à Valls : réflexions sur une dérive sécuritaire, par Keith Dixon

Idées

Mouvement familial et classes sociales, par Rémi Lenoir

(source: Savoir/agir)

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voir également:
video: 5e congrès international de l'association française de sociologie, Les dominations

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la domination

 

vendredi 10 janvier 2014

Savoir/agir 26, Les dominations

Savoir/agir 26, Les dominations
éditions du Croquant
2014

Présentation de l'éditeur
L’analyse des formes de domination est centrale en sociologie pour comprendre ce qui fait tenir l’ordre social. De Marx, Durkheim, Weber en passant par Foucault et Bourdieu, la domination constitue cette relation sociale qui répartit et hiérarchise les groupes sociaux, discrimine les forces sociales en structurant leur dissymétrie tout en contribuant à l’acceptation de l’ordre existant. Savoir/agir a consacré un premier dossier à cette question, sous le titre : « Comment les dominants dominent » (n° 19, mars 2012).

Des études récentes en ont cependant renouvelé la compréhension sous plusieurs dimensions : en insistant sur la diversité des modes de domination et leur variation historique et spatiale, en révélant les « ratés » du consentement ou son caractère de façade chez les groupes subalternes, en mettant en évidence le travail nécessaire aux dominants pour imposer et exercer leur domination …

L’actualité n’a sans doute pas été étrangère à cette inquiétude scientifique devant ce qui semble aller de soi : déstabilisation des politiques sociales s’accompagnant d’une montée des inégalités, de la précarisation et du chômage (plans sociaux à répétition, restrictions budgétaires), effondrement de régimes admis comme fondés dans la durée et sur l’assentiment ou l’apathie de leurs citoyens (écroulement de l’empire soviétique, « Printemps arabes », ébranlement des institutions européennes), surgissement de mobilisations perçues comme improbables voire impossibles (mouvements des « Indignés », Occupy Wall Street, grèves longues et dures dans des secteurs d’emploi peu syndiqués, luttes des « sans papiers », révolte de peuples insoumis aux décisions de leurs dirigeants politiques), multiplication de catastrophes révélant les incertitudes des savoirs et des expertises (Fukushima après Tchernobyl, épidémies et accidents sanitaires, crise financière).

Des pistes d’interrogation et d’investigation ont été ainsi rouvertes sur les relations entre les diverses figures de l’autorité – le pouvoir social, le pouvoir économique et le pouvoir politique – et leurs conditions de félicité ou de discordance. Subaltern studies, analyse du genre, étude sur le racisme et le post-colonialisme, retour « des classes sociales », par exemple, sont venus irriguer les questionnements et les enquêtes dans la plupart des sous-disciplines sociologiques. Si ces approches ont permis de remettre sur le métier sociologique bien des idées que l’on croyait acquises, elles ont également relancé l’effort de réflexivité sur « l’opération » sociologique que ce soit sous l’angle de la posture analytique à adopter, des méthodes à employer ou de l’écriture et du raisonnement à déployer. Ce faisant, elles ont aussi renforcé les échanges croisés avec les autres sciences sociales - histoire, science politique, géographie, ethnologie, économie.

Ce numéro vise ainsi à contribuer à susciter une réflexion collective sur les recompositions des différenciations et des frontières sociales qui mutualise non seulement les connaissances déjà produites sur ces processus, mais également les renouvellements épistémologiques en cours pour les saisir.

Sommaire

Editorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Les dominations

Présentation, par Annie Collovald
Comment retracer l’état de la cause des classes populaires dans le champ politique et dans le champ intellectuel des années 1960 ?, par Gérard Mauger
Stratégies de défense ou de résistance à la domination ? Le cas des assistantes maternelles, par Marie-Hélène Lechien
Au-delà du vote FN : quels rapports à la politique parmi les classes populaires périurbaines ? Par Violaine Girard
Domination autoritaire et circularité entre savoir et pouvoir : l’exemple de la RDA, par Jay Rowell (CNRS, UMR SAGE, Université de Strasbourg)
Dominer n’est pas jouer. Un docteur en droit dans les tranchées, par Nicolas Mariot
Analyser la domination masculine, ses ambivalences et ses coûts : intérêt et enjeux d’une étude en terrain sensible, par Christine Guionnet
Comment rester dominant ? Les classes supérieures face aux incertitudes de leur reproduction, par Wilfried Lignier
Ce que l’Europe coûte à la domination politique « ordinaire », par Marine de Lassalle

Grand entretien

Christian Topalov, chercheur et militant, propos recueillis par Louis Weber et Laurent Willemez

Paroles

« Une fermeture honorable » : entretien autour de l’arrêt de la production sur site des Papeteries de la Seine.

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche : le temps des turbulences, par Louis Weber
Socio-genèse du Front de gauche,
Articuler élections et résistance sociale, entretien avec Myriam Martin

La rhétorique réactionnaire

La résistible ascension du Front National, par Gérard Mauger

Europe

Représenter les citoyens via les groupes d’intérêts : enjeux et lacunes d’un système communautaire routinisé, par Emmanuelle Reungoat

Chronique d’outre-Manche

De Blair à Valls : réflexions sur une dérive sécuritaire, par Keith Dixon

Idées

Mouvement familial et classes sociales, par Rémi Lenoir

ABONNEMENT 

(source: Savoir/agir)


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voir également:

video: 5e congrès international de l'association française de sociologie, Les dominations

 

mardi 10 décembre 2013

à paraître: Savoir/agir 26, Les dominations

Savoir/agir 26, Les dominations
éd. du Croquant
janvier 2014

Présentation de l'éditeur

Sommaire

Editorial, par Frédéric Lebaron

Dossier : Les dominations

Présentation, par Annie Collovald
Comment retracer l’état de la cause des classes populaires dans le champ politique et dans le champ intellectuel des années 1960 ?, par Gérard Mauger
Stratégies de défense ou de résistance à la domination ? Le cas des assistantes maternelles, par Marie-Hélène Lechien
Au-delà du vote FN : quels rapports à la politique parmi les classes populaires périurbaines ? Par Violaine Girard
Domination autoritaire et circularité entre savoir et pouvoir : l’exemple de la RDA, par Jay Rowell (CNRS, UMR SAGE, Université de Strasbourg)
Dominer n’est pas jouer. Un docteur en droit dans les tranchées, par Nicolas Mariot
Analyser la domination masculine, ses ambivalences et ses coûts : intérêt et enjeux d’une étude en terrain sensible, par Christine Guionnet
Comment rester dominant ? Les classes supérieures face aux incertitudes de leur reproduction, par Wilfried Lignier
Ce que l’Europe coûte à la domination politique « ordinaire », par Marine de Lassalle

Grand entretien

Christian Topalov, chercheur et militant, propos recueillis par Louis Weber et Laurent Willemez

Paroles

« Une fermeture honorable » : entretien autour de l’arrêt de la production sur site des Papeteries de la Seine.

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche : le temps des turbulences, par Louis Weber
Socio-genèse du Front de gauche,
Articuler élections et résistance sociale, entretien avec Myriam Martin

La rhétorique réactionnaire

La résistible ascension du Front National, par Gérard Mauger

Europe

Représenter les citoyens via les groupes d’intérêts : enjeux et lacunes d’un système communautaire routinisé, par Emmanuelle Reungoat

Chronique d’outre-Manche

De Blair à Valls : réflexions sur une dérive sécuritaire, par Keith Dixon

Idées

Mouvement familial et classes sociales, par Rémi Lenoir

ABONNEMENT 

(source: Savoir/agir)

mercredi 19 juin 2013

Trente ans après La Distinction, Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval (en librairie le 27 juin 2013)

Trente ans après La Distinction
Sous la direction de Philippe Coulangeon et Julien Duval
La Découverte
2013

Présentation de l'éditeur
Dès sa parution en 1979, le livre de Pierre Bourdieu, La Distinction, fait l'objet de vifs débats. Mettant au jour les déterminants sociaux de nos goûts et de nos choix dans des domaines très divers (culture, alimentation, politique...) et il montre la « lutte des classes » à l'oeuvre dans les jugements les plus quotidiens. Il bouscule simultanément les routines de la recherche en sciences sociales. À partir des années 1980, les débats ont pris un tour international. Aujourd'hui, La Distinction est le livre de sociologie le plus cité au monde et il continue d'alimenter les discussions.
Le présent ouvrage dresse un bilan de sa postérité et de son actualité. La culture savante joue-t-elle, dans les sociétés contemporaines, le même rôle qu'il y a trente ans ? Comment l'élévation générale du niveau d'instruction, le développement d'un chômage de masse, ou encore la ségrégation spatiale croissante, ont-ils affecté les rapports entre les groupes sociaux ? Et que nous apprennent les sociologues étrangers qui transposent le cadre théorique de La Distinctionà d'autres contextes nationaux ?
En rassemblant une trentaine de spécialistes, français et étrangers, cet ouvrage invite à réfléchir aux transformations qui travaillent nos sociétés et, simultanément, au destin unique (quoique paradoxal) de La Distinction et de la sociologie de Pierre Bourdieu dans les sciences sociales contemporaines.
Introduction,par Philippe Coulangeon et Julien Duval
Un « classique » très discuté
Un livre-gigogne
Une réception mouvementée
L'actualité de La Distinction et ses facettes
I / Genèse et réception internationale de La Distinction
1. Les tentatives de construction de l'espace social, de l'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Quelques repères pour l'histoire d'une recherche,par Monique de Saint-Martin La composition du livre
L'enquête sur le goût
Construction de l'espace social et de l'espace des styles de vie
Les différents groupes et classes
D'« Anatomie du goût » àLa Distinction. Variations dans les schémas et dans l'interprétation
Les analyses des correspondances
Les conditions de validité des analyses
Les failles d'une interprétation des données parfois unidimensionnelle
2. La carrière internationale de La Distinction,par Gisèle Sapiro Les traductions de La Distinction La réception et l'impact de La Distinction 3. En quoi Bourdieu a-t-il été utile à notre réflexion ? Le cas des États-Unis, par Michèle Lamont Le changement de relation entre sociologie française et sociologie américaine
La prise en compte inégale des critiques de Bourdieu du côté américain
La centralité de la quantification dans la réception américaine de Bourdieu
L'impact de Bourdieu sur la mutation culturelle de la « théorie »
Un regain d'intérêt pour la question des frontières
4. Distinction, légitimité et classe sociale,par Jean-Louis Fabiani
5. Du bon usage de
La Distinction, par Louis Pinto
Un système de différences
Axes, facteurs, pouvoirs
Faut-il donner raison au dernier qui a parlé ?
II / La Distinction, oeuvre phare de la sociologie de la culture
6. Dissonance et consonance dans l'amour de la musique contemporaine. Les limites de l'omnivorisme musical dans l'auditoire de l'Ensemble intercontemporain, par Stéphane Dorin
Un auditoire idéal pour une écoute totale ?
Le vieillissement des publics de la musique savante
Les incomplétudes de l'écoute totale : typologie des goûts et des pratiques musicales de l'auditoire
Omnivorisme contraint et omnivorisme choisi
7. Des jeunes « univores » ? Musique, ethnicité et (il)légitimité culturelle dans l'East-End londonien et en Seine-Saint-Denis,par Agathe Voisin Un goût omnivore et autonome
Un répertoire « minoritaire » ?
Une double illégitimité ?
8. Les grands lecteurs de romans policiers. Plaisirs et appropriations lectorales entre logiques de trajectoires et informalisation du rapport à la culture, par Annie Collovald et Erik Neveu
Des pratiques rétives aux interprétations les plus systématiques
Culture à l'état pratique ou rapport réaliste à la lecture
Goût pour les enjeux sociaux concrets et dispositions critiques
Lectures de polars et échappées identitaires
Au-delà de la légitimation d'un art mineur : une problématique de l'informalisation culturelle
Informalisation culturelle ?
9. « Anything but Soul Food ». Goûts et dégoûts alimentaires chez les habitants d'un quartier gentrifié, par Sylvie Tissot Diversité et distinction
Genèse d'un régime cosmopolite
Espace des goûts, espace des établissements
De l'art d'esthétiser les nourritures populaires
10. Les homologies structurales : une magie sociale sans magiciens ? La place des intermédiaires dans la fabrique des valeurs, par Olivier Roueff Une approche relationnelle et probabiliste : l'homologie entre les positions et les prises de position dans un champ
Une théorie de l'espace social : taux de conversion et homologies structurales entre les champs
Une théorie de la valeur : l'homologie entre les champs de production (offre) et l'espace social (demande) Une magie sociale sans magiciens ? Le statut causal des homologies structurales
Zones franches, domination(s), frontières
11. La culture à l'échelle individuelle : la transférabilité en question,par Bernard Lahire Au coeur des singularités
Des transferts imparfaits
III / Perspectives internationales
12. La Distinction revisitée : l'espace des styles de vie britannique en 2003
, par Tony Benett, Modesto Gayo-Cal, Brigitte Le Roèux, Mike Savage, Elisabeth Silva, Alan Warde et David Wright L'espace des styles de vie : la vie culturelle en Grande-Bretagne en 2003
Les groupes sociaux et l'espace des styles de vie
13. L'espace social, les pratiques quotidiennes et la ville. Repères pour une sociologie des divisions sociales et symboliques dans la ville de Porto, par Virgílio Borges Pereira Une lecture de La Distinction
L'espace social de Porto et la production des pratiques quotidiennes
Sur les processus de différentiation socio-spatiale de la ville de Porto
14. Le goût dominant comme goût traditionnel : préférences et aversions esthétiques des élites de São Paulo,par Carolina PuliciLe rejet du modernisme architectural
Les films nationaux et le pessimisme
Les valeurs sûres et l'art contemporain
15. Les formes émergentes de capital culturel,par Annick Prieur et Mike Savage Le déclin de la culture savante traditionnelle
L'avènement de l'« omnivore culturel » ?
Un mode « averti » d'appropriation culturelle
L'émergence d'un capital culturel cosmopolite ?
L'accession d'une « culture scientifique » à une position plus légitime ?
IV / La Distinction comme théorie des classes sociales
16. Bourdieu et les classes populaires. L'ambivalence des cultures dominées,
par Carolina Pulici Autonomie / hétéronomie des classes populaires
Diversité / unité des classes populaires
Crise de reproduction du groupe ouvrier et recomposition des classes populaires
17. « Petite bourgeoisie nouvelle » ou « nouvelles couches moyennes salariées » ? Retour sur un débat et sur un enjeu, la domination, par Marie-Hélène Lechien
« Nouvelles couches moyennes salariées » contre « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 1970-1980
L'enjeu implicite de la domination
18. Réflexions sur la « petite bourgeoisie nouvelle » dans les années 2000, par Lise Bernard Une approche statistique de l'espace social des années 2000
L'importance des ressources culturelles non scolaires
Les « commerciaux » : un segment des classes moyennes contemporaines situé au coeur de transformations sociales récentes et immergé dans un monde marchand
19. La compétition entre fractions des classes moyennes supérieures et la mobilisation des capitaux autour des choix scolaires, par Agnès Van Zanten Les intellectuels : une mobilisation intense du capital culturel et du capital social scolaire et local
Les technocrates : la double conversion, culturelle et sociale, du capital économique
V. La Distinction et la sociologie politique
20. Retour sur les modes de production des opinions politiques, par Daniel Gaxie Une typologie exhaustive ?
Le mode de production par référence aux conditions matérielles d'existence
Sur la caractérisation des modes de production
Sur les conditions d'activation des modes de production des opinions politiques
21. La production des opinions aux États-Unis, trente ans aprèsLa Distinction, par Daniel Laurison
Opinions formulées et non-réponses
Les mécanismes générateurs de l'opinion
Contenu des opinions et approche relationnelle
22. Retour sur l'hypothèse de « l'homologie structurale » : les déplacements des catégories sociales dans l'espace politique français depuis La Distinction, par Bruno Cautrès, Flora Chanvril et Nonna MayerRetour sur la thèse de l'homologie structurale
Les trajectoires électorales des groupes socio-professionnels (1978-2012)
VI / Nouveaux territoires
23. La morale des uns ne peut pas faire le bonheur de tous. Individualisation des problèmes publics, prescriptions normatives et distinction sociale, par Jean-Baptiste Comby et Matthieu Grossetête Les problèmes publics comme luttes normatives
De l'individualisation des causes à l'universalisation de la norme de prévoyance
Inégaux face aux comportements prévoyants
La norme de prévoyance comme motif de distinction sociale dans les milieux aisés
Une extension des logiques de domination des milieux populaires
Un marqueur de l'ascension sociale dans les classes moyennes
24. Des pêcheurs distingués. L'espace des pratiques halieutiques,par Frédéric Roux Une pratique « oubliée » dans l'espace des pratiques : des pêcheurs populaires « muets comme des carpes »
Des pratiques dans la pratique : l'espace social des techniques de pêche
Pêcheurs « civilisés » et pêcheurs « barbares »
25. Quelle dimension spatiale des structures sociales chez Bourdieu ? Localisations résidentielles et jeux d'échelles dans La Distinction, par Fabrice Ripoll
Une entrée paradoxale ?
La localisation résidentielle, composante des conditions et des positions sociales
Les échelles géographiques, ou le problème de la délimitation du (des) espace(s) social(ux)
Vers une intégration systématique de la dimension spatiale du monde social
Conclusion,par Philippe Coulangeon et Julien Duval Un livre toujours « redoutable »
Sociologie de la culture et théorie de l'action
Questions ouvertes
Innovation méthodologique et invention formelle
Bibliographie générale
Liste des auteurs.
 
Philippe Coulangeon est directeur de recherche au CNRS, membre de l’Observatoire sociologique du changement à Sciences Po. Ses travaux portent notamment sur la sociologie de la culture et des pratiques culturelles. Parmi ses publications récentes, Les Métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d’aujourd’hui (2011).
Julien Duval est chargé de recherche au CNRS, au Centre européen de sociologie et de science politique. Il a en particulier travaillé sur le journalisme économique et le cinéma, et leurs transformations contemporaines en France. Il est notamment l’auteur de Critique de la raison journalistique (2004).

samedi 18 mai 2013

Agone 51, Campagnes populaires, campagnes bourgeoises

Agone 51, Campagnes populaires, campagnes bourgeoises, coordination Julian Mischi 

Les représentations dominantes des espaces ruraux ignorent ses habitants au profit d’une esthétisation (une nature sans habitants) ou d’une stigmatisation (les ploucs). Vus des villes, ces espaces sont perçus comme des territoires essentiellement agricoles ou comme de simples lieux de détente pour vacanciers et résidents secondaires. Or les campagnes françaises se caractérisent d’abord par la présence massive de classes populaires, la proportion d’ouvriers augmentant à mesure que l’on s’éloigne des villes. Loin d’être des espaces pacifiés et unanimistes, les communes rurales et périurbaines connaissent des logiques de différenciation sociale et des conflits d’usage. A l’image des agriculteurs, groupe éclaté en différentes fractions, les campagnes sont traversées par des rapports de classe et des inégalités sociales. De la bourgeoisie agricole aux ouvriers ruraux, quels sont les groupes sociaux en présence et quelles relations entretiennent-ils ? 

 SOMMAIRE
« Ouvriers ruraux, pouvoir local & conflits de classes », Julian Mischi (sociologue, INRA Dijon)
« Luttes paysannes dans les années 68. Remise en cause d’un ordre social local », Élise Roullaud (politiste, Université de Lyon 2)
« De l’exploitation des forêts à l’esclavage des hommes. Un exemple de chantier forestier utilisant des travailleurs marocains en Bourgogne (1974–1975) », Julien Gros (sociologue, ENS Paris) & Omar Tourougui
« Des ploucs de droite aux pavillonnaires lepénistes. Sur la construction médiatique du vote des ruraux », Jean Rivière (géographe, Université de Nantes)
« “La soif du travail ?” Alcool, salariat & masculinité dans le bâtiment : le témoignage d’un adepte du “black” », Sébastien Mary & Nicolas Renahy (sociologue, INRA Dijon)
« Trajectoires de l’embourgeoisement agricole », Gilles Laferté (sociologue, INRA Dijon)
« Processus de distinction d’une petite bourgeoisie rurale. Le cas d’une “association pour le maintien de l’agriculture paysanne” (AMAP) », Jean-Baptiste Paranthoën (sociologue, INRA Dijon)
« L’isolement des jeunes femmes appartenant aux classes populaires rurales. L’exemple d’une animatrice de loisirs », Marie-Hélène Lechien
« Fouler les bois & rasseoir une emprise. La chasse à courre comme inscription spatiale du pouvoir social », Héloïse Fradkine (sociologue, Sciences Po Paris)
LA LEÇON DES CHOSES
Suite du dossier « Les théories du complot » de la revue Agone n° 47.
Présentation de Miguel Chueca
« Ali Agça et la “filière bulgare” », Edward S. Herman et Frank Brodhead