« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


Affichage des articles dont le libellé est ouvriers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ouvriers. Afficher tous les articles

jeudi 9 septembre 2021

Franck Poupeau, Altiplano. Fragments d’une révolution (Bolivie, 1999-2019)

 

 

 

Franck Poupeau
Altiplano
Fragments d’une révolution 
(Bolivie, 1999-2019)
Raisons d'Agir
Cours & Travaux
2021


Présentation de l'éditeur
Si l’Altiplano évoque l’image spectaculaire des hauts plateaux boliviens, il est aussi le foyer des insurrections indiennes, paysannes et ouvrières qui ont précipité, dans les années 2000, l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales, dont le projet de « révolution démocratique et culturelle » visait à en finir avec la domination coloniale et à récupérer la souveraineté des ressources naturelles. Conforté par une série de victoires électorales, ce processus de transformation sociale a obtenu des résultats manifestes en termes de réduction de la pauvreté, de redistribution des richesses ou encore de refondation de l’État.
Pendant plus de vingt ans, Franck Poupeau a sillonné les plaines arides et les périphéries urbaines de l’Altiplano. Son livre commence comme un roman, mais il entrelace très vite plusieurs niveaux d’écriture et d’analyse, sur les luttes sociales et les inégalités, les actions du gouvernement et les formes d’autogouvernement. Il emmène au cœur d’enquêtes de terrain, avec leurs émotions et leurs difficultés, pour tenter de comprendre autrement le déroulement d’un processus révolutionnaire. Il suit le devenir d’initiatives populaires dans des lieux que la politique officielle ne semble pas atteindre, pour en restituer un récit imagé et parsemé d’interventions en prise sur l’actualité politique.
À l’encontre de l’enchantement des visions militantes et des froids diagnostics d’experts internationaux tous terrains, ce livre offre une vision à la fois composite et cohérente de l’une des expériences politiques les plus marquantes du xxie siècle. Au moment où l’on ne pense plus l’avenir des sociétés qu’en termes d’effondrement, il propose une réflexion sur les façons d’inventer encore des alternatives politiques et de maintenir un idéal de révolution populaire.
Directeur de recherche au CNRS, Franck Poupeau parcourt les pays d'Amérique latine depuis une vingtaine d'années. Ce retour souvent personnel sur l'expérience politique bolivienne, entre insurrections et révolution démocratique.  


 

vendredi 20 janvier 2017

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales, 2013/1-2 (n° 196-197), Usines :ouvriers, militants, intellectuels

en ligne sur Cairn.info
Actes de la recherche en sciences sociales, 2013/1-2 (n° 196-197), Usines : ouvriers, militants, intellectuels
Seuil

Cédric Lomba, Julian Mischi
Ouvriers et intellectuels face à l'ordre usinier
 
Christian Corouge, Michel Pialoux,   Julian Mischi
Engagement et désengagement militant aux usines Peugeot de Sochaux dans les années 1980 et 1990
Pourquoi la « Chronique Peugeot » de 1984-1985 parue dans Actes s'est-elle interrompue ? (avec Julian Mischi)
 
Cédric Lomba
Restructurations industrielles : appropriations et expropriations des savoirs ouvriers
 
Paul Boulland
Sortir du rang ?
Rapports à l'usine des cadres ouvriers communistes
 
Sophie Pochic
Women on the Line de Miriam Glucksmann : quand un engagement féministe produit un classique d'ethnographie ouvrière
 
Ingrid Hayes
Les limites d'une médiation militante
L'expérience de Radio Lorraine Cœur d'Acier, Longwy, 1979-1980
 
Kimi Tomizaki
Deux générations de syndicalistes au Brésil : pratiques quotidiennes et formation politique
 
Pascal Marichalar, Laure Pitti
Réinventer la médecine ouvrière ?
Retour sur des mouvements médicaux alternatifs dans la France post-1968
 
Julian Mischi
Savoirs militants et rapports aux intellectuels dans un syndicat cheminot
 
Audrey Mariette
De la fabrique d'une génération à la fabrique de la reproduction
La complexité des rapports entre intellectuels et ouvriers militants à l'aune du cas de Georges Valero et de Christian Chevandier



lundi 2 mai 2016

vidéo: Julian Mischi, Le Bourg et l’Atelier. Sociologie du combat syndical



La Boîte à Idées, Un entretien de Rachida El Azzouzi
Julian Mischi
Le Bourg et l’Atelier 
Sociologie du combat syndical
Agone
L'Ordre des choses
2016

Présentation de l'éditeur
Pourquoi et comment des ouvriers continuent à se syndiquer et à militer malgré la force des processus favorisant leur exclusion politique

On veut bien travailler, mais au bout d’un moment, quand tu vois que tu passes beaucoup de temps à faire des tracts, des papiers pour tout le monde, pour expliquer telle ou telle chose, et qu’en fin de compte le patron te casse la gueule et que ça sert à rien... Tu as beau faire ce que tu veux, avoir des camarades qui te disent : « Allez vas-y ! Ne t’inquiète pas : ça va payer ! »… Au bout d’un moment, tu es démoralisé, tu les as là.

La culture cheminote, c’est ça qu’ils essaient de casser aujourd’hui : des valeurs de solidarité. C’est une société de plus en plus individualiste. Tout le monde fait les constats, tout le monde dit : « On a le pouvoir d’achat qui baisse. » On est tous d’accord globalement, mais entre faire le constat et emmener les gens dans l’action, il y a de la marge. Alors peut-être qu’un jour, il y aura un déclic. Je ne sais pas. Des fois, je ne sais pas ce qu’il faut pour qu’il y ait ce déclic.
Ce livre s’appuie sur une enquête menée pendant cinq ans sur le quotidien de syndicalistes ouvriers dans un atelier SNCF, au sein d’un bourg industriel de 3 000 habitants. Donnant la parole à des populations souvent associées à tort au seul monde agricole et essentiellement dépeintes par les médias nationaux comme des électeurs du FN, il montre que les ouvriers constituent le premier groupe social des campagnes françaises et tente de répondre à la question : comment s’engager quand tout pousse à la désyndicalisation ?
La restitution d’entretiens et de discussions dans le syndicat, tout comme l’observation des mobilisations, font entrer le lecteur dans l’ordinaire de la vie d’ouvriers syndiqués et montrent des tentatives d’organisation collective concrètes face aux réorganisations managériales. Explorant les réalités du militantisme en entreprise, l’ouvrage souligne que les clivages de classes, loin d’avoir disparu, se sont reconfigurés dans un nouveau contexte politique et économique – contexte où l’engagement à gauche peut aussi se perpétuer dans des conditions renouvelées, voire se développer.

Sommaire : Introduction : S’engager malgré tout ; I. Hiérarchies et culture de classe en atelier ; II. Au-delà de l’atelier : les ressorts de l’adhésion syndicale ; III. « On n’est pas une amicale de pêcheurs à la ligne » ; IV. Le travail militant des responsables syndicaux ; V. Quand les conflits de classes se déplacent de l’atelier à la commune.

Sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA),
Julian Mischi est notamment l’auteur de : Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (PUR, 2010), Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970 (Agone, 2014), Le Bourg et l’Atelier. Sociologie du combat syndical (Agone, 2016).

vendredi 25 mars 2016

Bande-annonce: COMME DES LIONS, un film de Françoise Davisse

BANDE ANNONCE COMME DES LIONS from Les films du balibari on Vimeo.

COMME DES LIONS, un film de Françoise Davisse
Les films du balibari, coproduit par Les productions du Verger
2016


Résumé
“COMME DES LIONS” plonge le spectateur au cœur de deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay contre la fermeture de leur usine qui employait plus de 3 000 personnes dont près de 400 intérimaires. Des immigrés, des enfants d’immigrés, des militants, bref des ouvriers du 93 se sont découverts experts et décideurs. Ces salariés ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l’État. Bien sûr ils n’ont pas « gagné ». Mais peut être faut-il arrêter de tout penser en terme de « gain ». La vie est faite d’expériences, de risques, d’aventure et de fierté. Et là, ces deux ans sont une tranche de vie exceptionnelle. Un moment d’intelligence collective, de démocratie et de révélations.

mercredi 3 février 2016

Julian Mischi, Le Bourg et l’Atelier. Sociologie du combat syndical



Julian Mischi
Le Bourg et l’Atelier 
Sociologie du combat syndical
Agone
L'Ordre des choses
2016

Présentation de l'éditeur
Pourquoi et comment des ouvriers continuent à se syndiquer et à militer malgré la force des processus favorisant leur exclusion politique

On veut bien travailler, mais au bout d’un moment, quand tu vois que tu passes beaucoup de temps à faire des tracts, des papiers pour tout le monde, pour expliquer telle ou telle chose, et qu’en fin de compte le patron te casse la gueule et que ça sert à rien... Tu as beau faire ce que tu veux, avoir des camarades qui te disent : « Allez vas-y ! Ne t’inquiète pas : ça va payer ! »… Au bout d’un moment, tu es démoralisé, tu les as là.

La culture cheminote, c’est ça qu’ils essaient de casser aujourd’hui : des valeurs de solidarité. C’est une société de plus en plus individualiste. Tout le monde fait les constats, tout le monde dit : « On a le pouvoir d’achat qui baisse. » On est tous d’accord globalement, mais entre faire le constat et emmener les gens dans l’action, il y a de la marge. Alors peut-être qu’un jour, il y aura un déclic. Je ne sais pas. Des fois, je ne sais pas ce qu’il faut pour qu’il y ait ce déclic.
Ce livre s’appuie sur une enquête menée pendant cinq ans sur le quotidien de syndicalistes ouvriers dans un atelier SNCF, au sein d’un bourg industriel de 3 000 habitants. Donnant la parole à des populations souvent associées à tort au seul monde agricole et essentiellement dépeintes par les médias nationaux comme des électeurs du FN, il montre que les ouvriers constituent le premier groupe social des campagnes françaises et tente de répondre à la question : comment s’engager quand tout pousse à la désyndicalisation ?
La restitution d’entretiens et de discussions dans le syndicat, tout comme l’observation des mobilisations, font entrer le lecteur dans l’ordinaire de la vie d’ouvriers syndiqués et montrent des tentatives d’organisation collective concrètes face aux réorganisations managériales. Explorant les réalités du militantisme en entreprise, l’ouvrage souligne que les clivages de classes, loin d’avoir disparu, se sont reconfigurés dans un nouveau contexte politique et économique – contexte où l’engagement à gauche peut aussi se perpétuer dans des conditions renouvelées, voire se développer.

Sommaire : Introduction : S’engager malgré tout ; I. Hiérarchies et culture de classe en atelier ; II. Au-delà de l’atelier : les ressorts de l’adhésion syndicale ; III. « On n’est pas une amicale de pêcheurs à la ligne » ; IV. Le travail militant des responsables syndicaux ; V. Quand les conflits de classes se déplacent de l’atelier à la commune.

Sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA),
Julian Mischi est notamment l’auteur de : Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (PUR, 2010), Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970 (Agone, 2014), Le Bourg et l’Atelier. Sociologie du combat syndical (Agone, 2016).

vendredi 4 avril 2014

écouter: Ouvriers et intellectuels: tensions et engagements, avec Christian Corouge, Bruno Lajara, Olivier Azam, Laure Pitti

Michel Pialoux, Christian Corouge © DR

écouter: Ouvriers et intellectuels: tensions et engagements, avec Christian Corouge, Bruno Lajara, Olivier Azam, Laure Pitti
Débat organisé en partenariat avec les Actes de la recherche en sciences sociales, les éditions du Seuil et les éditions Agone, Maison des métallos. 24.10.2013
Les Oreilles Loin Du Front, 30.10.2013


lundi 26 août 2013

Publications de Pierre Bourdieu: Ethnologie et sociologie rurale (Algérie, Béarn)



Publications de Pierre Bourdieu: Ethnologie et sociologie rurale (Algérie, Béarn)




 (Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------




Publications de Pierre Bourdieu: sur l'Algérie

Publications de Pierre Bourdieu: sur le Béarn

Pierre Bourdieu sur le concept d'Habitus

Publications de Pierre Bourdieu: la notion de Stratégie

Pierre Bourdieu et Abdelmalek Sayad

Pierre Bourdieu et Mouloud Mammeri

Pierre Bourdieu, à propos de Claude Lévi-Strauss

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la famille

Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la domination

en ligne: Pierre Bourdieu, autour de ses ouvrages consacrés à l'Algérie et au Béarn










 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: Sociologie de la Science (champ scientifique, science de la science, réflexivité, livres) 

Publications de Pierre Bourdieu: Sur la Culture (sociologie, champ, revue Liber, Parlement International des Ecrivains, la culture est en danger, livres)

Publications de Pierre Bourdieu: Sur l'Éducation (sociologie, Mai 68, surnuméraires, rapports officiels, l'ARESER, livres)

Publications de Pierre Bourdieu: Sur l'économie (sociologie, champ, travail, biens symboliques, interventions, économie du bonheur, livres)

Publications de Pierre Bourdieu: Sur la Philosophie et la théorie (projet de Thèse, contributions théoriques dans des incises ou des notes, contribution à la philosophie analytique, sociologie, champ, à propos des philosophes, livres)



vendredi 24 mai 2013

bande annonce: "On vient pour la visite", documentaire de Lucie Tourette sur les grèves de travailleurs sans papiers


COMING FOR A VISIT (ON VIENT POUR LA VISITE) | Post-Prod. | Co-Production with ASPLAN | French | 58 min | HD

Undocumented migrants win the battle to get their papers. A historic strike filmed from within. Paris, 2009. More than 6000 undocumented migrants (sans-papiers) go on strike to demand their legalization. Despite being illegals, Mohamed, Diallo, Hamet and others have worked and paid taxes in France for years in restaurants, cleaning companies, or construction. They have invested all their energy in this battle: now that their status has been disclosed publically, there is no way back.
"On vient pour la visite", de Lucie Tourette, suit pas à pas des intérimaires sans papiers qui se mettent en grève pour obtenir leur régularisation, dans le cadre des grèves de 2008-2010.
Des sans-papiers gagnent leur régularisation : une grève
inédite filmée de l'intérieur. En situation irrégulière, Mohamed, Diallo, Hamet travaillent depuis des années dans la restauration, le nettoyage ou le bâtiment. En 2009, ils se mettent en grève pour obtenir leur régularisation. Ils investissent toute leur énergie dans cette bataille : une fois leur clandestinité révélée au grand jour, impossible de revenir en arrière.
En avant-première - Samedi 1er juin à 21h00
ON VIENT POUR LA VISITE
De Lucie Tourette
2013, 58', France, Prod. Asplan - Vez Film
En présence de l'équipe du film. La projection sera suivie d'un débat animé par Tangui Perron (Périphérie).
Au Magic Cinema
Centre commercial Bobigny 2 rue du Chemin vert, 93000 Bobigny, France
tel. 01 41 60 12 34
www.magic-cinema.fr

vendredi 29 mars 2013

Actes de la recherche en sciences sociales n°196-197, Usines: Ouvriers, Militants, Intellectuels


Actes de la recherche en sciences sociales n°196-197, Usines: Ouvriers, Militants, Intellectuels, Seuil, 2013

SOMMAIRE

Page 4 à 19
Cédric Lomba et Julian Mischi   Ouvriers et intellectuels face à l'ordre usinier
Page 20 à 33
Christian Corouge et Michel Pialoux   Engagement et désengagement militant aux usines Peugeot de Sochaux dans les années 1980 et 1990 Pourquoi la « Chronique Peugeot » de 1984-1985 parue dans Actes s'est-elle interrompue ?
(avec Julian Mischi)
Page 34 à 53
Cédric Lomba   Restructurations industrielles : appropriations et expropriations des savoirs ouvriers
Page 54 à 71
Paul Boulland   Sortir du rang ? Rapports à l'usine des cadres ouvriers communistes
Page 72 à 83
Sophie Pochic   Women on the Line de Miriam Glucksmann : quand un engagement féministe produit un classique d'ethnographie ouvrière
Page 84 à 101
Ingrid Hayes   Les limites d'une médiation militante L'expérience de Radio Lorraine Cœur d'Acier, Longwy, 1979-1980
Page 102 à 113
Kimi Tomizaki   Deux générations de syndicalistes au Brésil : pratiques quotidiennes et formation politique
Page 114 à 131
Pascal Marichalar et Laure Pitti   Réinventer la médecine ouvrière ? Retour sur des mouvements médicaux alternatifs dans la France post-1968
Page 132 à 151
Julian Mischi   Savoirs militants et rapports aux intellectuels dans un syndicat cheminot
Page 152 à 157
Audrey Mariette   De la fabrique d'une génération à la fabrique de la reproduction La complexité des rapports entre intellectuels et ouvriers militants à l'aune du cas de Georges Valero et de Christian Chevandier



vendredi 28 décembre 2012

écouter: Xavier Vigna, Histoire des ouvriers en France au XXe siècle



écouter: Xavier Vigna, Histoire des ouvriers en France au XXe siècle
La marche de l'histoire par Jean Lebrun, 29.02.2012


Xavier Vigna 
Histoire des ouvriers en France au XXe siècle
Perrin
2012

Présentation de l'éditeur
C'est lorsqu'un cycle se termine qu'il faut le raconter. Or, depuis la fi n des années 1970, au rythme de la désindustrialisation, le nombre d'ouvriers décline inexorablement. Spécialiste de l'histoire sociale de la France contemporaine, Xavier Vigna a donc décidé de retracer la vie et l'évolution de ces hommes et de ces femmes qui ont profondément marqué la France du XXe siècle.
Faisant la part belle aux témoignages, il nous décrit leur quotidien : leur travail, leurs engagements, leurs combats, mais aussi leur vie de famille, leurs logements, leurs loisirs. Enfin, il se penche sur les grands moments qui ont scandé leur histoire, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930.
Balayant bien des clichés ? comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière ? et investissant d'autres thèmes ? les femmes, les immigrés, la « centralité» ouvrière ?, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

Maître de conférences à l'université de Bourgogne et membre de l'Institut universitaire de France, Xavier Vigna a notamment publié L'Insubordination ouvrière dans les années 68.

jeudi 8 mars 2012

Michel PIALOUX et Stéphane BEAUD, Retour sur la condition ouvrière. Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard

Michel PIALOUX et Stéphane BEAUD
Retour sur la condition ouvrière 
Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard
Collection : La Découverte Poche / Sciences humaines et sociales n°PSC
La Découverte
2012

 Présentation de l'éditeur
Que sont devenus les ouvriers ? Objet de toutes les attentions depuis la révolution industrielle jusqu'aux années 1980, les travailleurs d'usine n'intéressent plus grand monde après l'échec du projet communiste et l'effondrement de leurs bastions industriels. Brisée dans son unité, démoralisée, désormais dépourvue de repères politiques, méprisée par ses enfants, la classe ouvrière vit un véritable drame -à l'écart des médias. Les ouvriers continuent pourtant d'opposer avec un succès relatif certaines de leurs traditions de résistance à la dynamique qui les détruit. Cette remarquable enquête, sensible et documentée, fait toute sa place à la parole ouvrière pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes dont la dignité est aussi imposante que celle dont firent preuve leurs parents à l'heure des victoires. Treize ans après sa première édition, dans un contexte ou le monde ouvrier n'en finit plus de subir l'impact dévastateur de ce capitalisme financiarisé dans le cadre duquel une petite minorité de puissants actionnaires dicte sa loi aux managers et aux peuples, cet ouvrage n'a rien perdu de son actualité. Il permet de comprendre la réalité ouvrière d'aujourd'hui et peut servir de garde-fou contre la dénégation plus ou moins subtile de son existence dans l'espace public.

samedi 3 mars 2012

Lire les sciences sociales, présentation et discussion de l’ouvrage L'ÉCOLE DES OUVRIERS, 20 mars 2012


Lire les sciences sociales

Mardi 20 mars 2012

Présentation et discussion de l’ouvrage

L'ÉCOLE DES OUVRIERS

comment les enfants d'ouvriers obtiennent des boulots d'ouvriers

 (Marseille, Agone, 2011)

 de Paul WILLIS

En présence de l’auteur

débat avec Sylvain Laurens et Julian Mischi


Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter. Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel.



          10 h 00 - 12 h 00
CNRS/Site Pouchet, Salle 255
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


vendredi 16 septembre 2011

Paul Willis, L’École des ouvriers. Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers


Paul Willis
L’École des ouvriers 
Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers
Traduction de l’anglais par Bernard Hœpffner
Préface, postface et entretien avec l’auteur par Sylvain Laurens & Julian Mischi
Agone
2011

Présentation de l'éditeur
Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter. Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel. Sociologue et ethnographe britannique rattaché au courant des cultural studies, Paul Willis enseigne la sociologie à l’Université de Princeton (USA).