« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 15 novembre 2019

La littérature au-delà des nations - Hommage à Pascale Casanova (1959-2018), 4 décembre 2019

La littérature au-delà des nations

Hommage à Pascale Casanova (1959-2018)


4 décembre 2019, 9h-17h30 
EHESS Paris, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris
Amphithéâtre François Furet


Cette journée d’hommage est organisée par Gisèle Sapiro (CNRS-EHESS), Claire Ducournau (Université Paul-Valéry Montpellier 3 / Institut Universitaire de France), et Tristan Leperlier (CNRS, THALIM), avec le soutien des laboratoires CESSP, THALIM et RIRRA21.



Pascale Casanova nous a quittés le 29 septembre 2018, à l’âge de 59 ans. Critique littéraire et sociologue, longtemps animatrice d’émissions sur France Culture, qui ont été saluées comme « l'un des lieux les plus stimulants pour la littérature* », puis professeure à l’Université de Duke aux États-Unis, elle est devenue une référence dans le monde entier avec son livre La République mondiale des lettres (Seuil, 1999 ; traduit en anglais chez Harvard UP en 2004). Elle laisse une œuvre importante, traversée par la question de l’autonomie de la littérature (Beckett l'abstracteur. Anatomie d'une révolution littéraire, Seuil, 1997) et de sa « connexion avec la politique » (Kafka en colère,Seuil, 2011), scrutant des écritures singulières replacées dans les coordonnées socio-historiques et relationnelles de leur conception, élucidant les inégalités entre langues et cultures (La Langue mondiale, Seuil, 2015). Cette journée d’hommage organisée en France, où cette intellectuelle n’a pas obtenu de son vivant la reconnaissance institutionnelle qu’elle méritait, sera l’occasion d’évoquer sa mémoire et de discuter ses travaux, qui ont inspiré et nourri aussi bien des réflexions théoriques que des recherches empiriques.

 


Programme

  • 9h - Accueil des participants
  • 9h25 - Ouverture de la journée par Cécile Rabot, directrice adjointe du CESSP
  • 9h30 - Introduction par Gisèle Sapiro, Claire Ducournau, Tristan Leperlier

9h45–11h15 : Session 1 – Une conception de la littérature ouverte sur le monde (modératrice : Gisèle Sapiro)

  • Franco Moretti (EPFL, Lausanne) « Uncommon Encounter »
  • Françoise Lavocat (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle) « Sur le comparatisme de Pascale Casanova » (sous réserve)
  • Claire Ducournau (Université Paul-Valéry Montpellier 3) « Une écriture critique »
Pause

11h30–13h : Session 2 – Des circulations inégales (modératrice : Cécile Rabot)

  • Tiphaine Samoyault (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) « Pour une théorie des traductions-relais »
  • Christophe Charle (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) « République mondiale des lettres, discordance des temps et dérégulation culturelle »
  • Julien Duval (EHESS) « Une république mondiale du film »
Déjeuner

14h30–16h : Session 3 – Transnationalisme et postcolonialisme (modératrice : Claire Ducournau)

  • Joseph Slaughter (Columbia University) « World Literature Is Burning »
  • Tristan Leperlier (CNRS, THALIM) « Penser un champ littéraire transnational avec Pascale Casanova »
  • Mélanie Bourlet (INALCO, LLACAN) « Les littératures combatives au prisme de l’espace littéraire peul »
Pause

16h30–17h30 : Session 4 – Témoignages : une trajectoire combative (modérateur : Tristan Leperlier)

  • Laurent Jeanpierre (Université Paris 8) « Pascale Casanova face à l’exil »
  • Gisèle Sapiro (CNRS-EHESS) « Les engagements de Pascale Casanova »


Télécharger le programmePDF - 294.4 ko

jeudi 25 juillet 2019

en ligne: Bourdieu et le travail, Maxime Quijoux (dir.)


Bourdieu et le travail
Maxime Quijoux (dir.)
P.U.Rennes
Le Sens social 
2015

en ligne sur OpenEdition Book, 2019




 
Maxime Quijoux
Préambule

Première partie. Bourdieu et le travail, une introduction

Maxime Quijoux
Introduction
Maxime Quijoux
Conclusions



mercredi 19 décembre 2018

en ligne: Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018 Questions d’in-disciplines


Biens symboliques / Symbolic Goods no 3, octobre 2018
Questions d’in-disciplines
Questions of In-Disciplines
Presses Universitaires de Vincennes 
 

lundi 6 novembre 2017

audio: Gisèle Sapiro, Profession ? Écrivain (Sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot)


audio: Gisèle Sapiro, Profession ? Écrivain  (Sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot)
Vous m'en direz des nouvelles !  Par Jean-François Cadet, 6 novembre 2017
Profession ? 
Écrivain
Sous la direction de 
Gisèle Sapiro 
et Cécile Rabot
CNRS
Culture & société
2017

Présentation de l'éditeur
Alors même que l’activité d’écrivain tend à se professionnaliser, les auteurs connaissent aujourd’hui une précarisation : rares sont celles ou ceux qui parviennent à vivre uniquement de leur plume. Certains exercent un autre métier plus ou moins lié à l’écriture (enseignement, édition, écriture de scénarios, etc.), qui est leur source de revenus principale. Pour d’autres, les activités connexes occasionnelles – lectures-débats, résidences, ateliers d’écriture – constituent une ressource économique de plus en plus importante. C’est sur ces activités et les échanges qu’elles impliquent avec d’autres médias, théâtre, cinéma, musique, qu’est centré le présent ouvrage. Quel est le rôle de ces interactions dans le processus de reconnaissance littéraire ? Comment s’articulent-elles avec l’écriture ? Comment sont-elles prises en compte et/ou en charge par les intermédiaires et représentants des écrivains : éditeurs, libraires, bibliothécaires, organisateurs de manifestations littéraires, sociétés d’auteurs ?
La première enquête de fond sur les conditions d’exercice du métier d’écrivain aujourd’hui en France.

Gisèle Sapiro est sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’étude à l’EHESS. Elle est notamment l’auteur de La Guerre des écrivains, 1940-1953 (1999) et de La Responsabilité de l’écrivain (2011).
Sociologue, Cécile Rabot est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et responsable du master Métier du livre et de l’édition à l’Université Paris Nanterre La Défense. Elle est l’auteur de La Construction de la visibilité littéraire en bibliothèque (2015).


lundi 28 août 2017

Profession ? Écrivain , Sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot

Profession ? 
Écrivain
Sous la direction de 
Gisèle Sapiro 
et Cécile Rabot
CNRS
Culture & société
2017

Présentation de l'éditeur
Alors même que l’activité d’écrivain tend à se professionnaliser, les auteurs connaissent aujourd’hui une précarisation : rares sont celles ou ceux qui parviennent à vivre uniquement de leur plume. Certains exercent un autre métier plus ou moins lié à l’écriture (enseignement, édition, écriture de scénarios, etc.), qui est leur source de revenus principale. Pour d’autres, les activités connexes occasionnelles – lectures-débats, résidences, ateliers d’écriture – constituent une ressource économique de plus en plus importante. C’est sur ces activités et les échanges qu’elles impliquent avec d’autres médias, théâtre, cinéma, musique, qu’est centré le présent ouvrage. Quel est le rôle de ces interactions dans le processus de reconnaissance littéraire ? Comment s’articulent-elles avec l’écriture ? Comment sont-elles prises en compte et/ou en charge par les intermédiaires et représentants des écrivains : éditeurs, libraires, bibliothécaires, organisateurs de manifestations littéraires, sociétés d’auteurs ?
La première enquête de fond sur les conditions d’exercice du métier d’écrivain aujourd’hui en France.

Gisèle Sapiro est sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d’étude à l’EHESS. Elle est notamment l’auteur de La Guerre des écrivains, 1940-1953 (1999) et de La Responsabilité de l’écrivain (2011).
Sociologue, Cécile Rabot est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et responsable du master Métier du livre et de l’édition à l’Université Paris Nanterre La Défense. Elle est l’auteur de La Construction de la visibilité littéraire en bibliothèque (2015).


mercredi 30 novembre 2016

COnTEXTES, 17, 2016, De l’émergence à la canonisation

 

COnTEXTES, 17 | 2016
De l’émergence à la canonisation

Sous la direction de Björn-Olav Dozo et Laurence Ellena

mercredi 1 juin 2016

En ligne : Profession ? Ecrivain (CESSP/MOTif)



En ligne : Profession ? Ecrivain
CESSP/MOTif (Observatoire du livre dÎle-de-France). 
Enquête sur les conditions socio-économiques d’exercice du métier d’écrivain aujourd’hui, sous la direction de Gisèle Sapiro et Cécile Rabot, avec Madeline Bedecarré, Quentin Fondu, Julien Gaffiot, Jérôme Pacouret, Myrtille Picaud, Hélène Seiler-Juilleret.


(source: CESSP)

lundi 8 juin 2015

Guide de l’enquête globale en sciences sociales, Sous la direction de Johanna Siméant

Guide de l’enquête globale en sciences sociales
Sous la direction de Johanna Siméant
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Guerre, diaspora, ONG… Les objets, espaces et discours de l’international bouleversent les approches et appellent à des méthodes d’enquête spécifiques. C’est le propos de ce guide, outil pour chercheurs et étudiants qui voudraient s’aventurer en sociologie de l’international. Un ouvrage didactique et accessible, à la manière du Métier de sociologue de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, combinant textes théoriques des grands auteurs et mise en perspective d’extraits couvrant tel aspect ou exemple précis de la démarche d’enquête.
Compétition pour la suprématie culturelle des élites intellectuelles, marché des savoirs et de l’expertise, circulations des biens culturels, foires et salons internationaux… Autant de thèmes traités dans cet ouvrage, qui invite à adapter les sciences sociales aux défis du monde globalisé.
Ouvrage coordonné par Johanna Siméant, Romain Lecler, Cécile Rabot, Bertrand Réau, Sébastien Roux et Anne-Catherine Wagner.  
Johanna Siméant. Professeure de science politique à l’université Paris I, Johanna Siméant est l’auteure de nombreux ouvrages, parmi lesquels La cause des sans-papiers (1998), Le travail humanitaire (2002) et La grève de la faim (2009).
TABLE DES MATIERES
Introduction. Johanna Siméant - Face à l’international. Textes et pratiques de l’enquête en
sciences sociales
PREMIERE PARTIE :
Chapitre 1. Johanna Siméant, Florent Pouponneau, Victoria Lickert – Échelles, récifs,
bureaux – terrains du politique à l’international
Chapitre 2. Anne-Catherine Wagner, avec Bertrand Réau – Le capital international : un
outil d’analyse de la reconfiguration des rapports de domination
Chapitre 3. Meryll David, Leonora Dugonjic, Romain Lecler – Analyser les politiques de
mondialisation
Chapitre 4. Gisèle Sapiro, Jérôme Pacouret – La circulation des biens culturels : entre
marchés, États et champs
Chapitre 5. Marie-France Garcia-Parpet, Romain Lecler, Gustavo Sóra – Foires, salons et
marchés internationaux. Circulation des biens symboliques et mondialisation des
places marchandes
Chapitre 6. Dominique Marchetti - Les espaces de la migration des biens culturels
transnationaux. À propos des logiques de production et de circulation de
l’information journalistique transnationale
Chapitre 7. Boris Attencourt, Afranio Garcia – Compétition pour la suprématie culturelle et
stratégies internationales des élites intellectuelles
Chapitre 8. Nehara Feldman, Sébastien Roux – Des vies actuelles. Expériences
contemporaines d’un monde globalisé
Chapitre 9. Yves Dezalay, Olivier Nay, introduit par Johanna Siméant - Le marché des
savoirs de réforme : circulations de l’expertise de gouvernement et reproduction des
hiérarchies internationales
Chapitre 10. Antoine Vauchez, Didier Georgakakis - Le concept de champ à l’épreuve de
l’Europe
DEUXIEME PARTIE : TEXTES CHOISIS
1. THEORIES ET CONSTRUCTIONS D’OBJET (textes de F. Cooper, N. Guilhot, D.
Bigo, E. Durkheim, N. Elias, A. Gramsci, I. Wallerstein, A. de Swaan, J.-F. Bayart, P.
Bourdieu, J. Heilbron, B. Wilfert-Portal, D. Kennedy, O. Evard, S. Mahler et P. Pessar, E.
Zerubavel, T. Gowan)
2. LIEUX (textes de P.-Y. Saunier, F. Keck, H. Becker, E. Ollion, D. Edwards, K. Cetina, T.
Bestor, A. Mach, T. David, F. Bühlmann, R. Poli, L. Ravenel, R. Besson, J. Bonhomme, A.
M. Paul, A. Moran, A. ONG, D. M. Nonini, Y. Buchet de Neuilly, D. Ambrosetti, G. Sapiro,
A. Bokobza, C. Charle, S. Mahmood)
3. ENQUETES (textes de G. Daho, V. Gayon, S. Lefranc, C. Robert, M. Kingston de Leusse,
O. Fillieule et al., M. Darley, N. Chabloz, D. Bielby, P.-Y. Saunier, L. Boltanski, P.
Casanova, C. Charle, L. Jeanpierre)
4. PISTES (textes de P. Bourdieu, B. De l’Estoile, G. Steinmetz, M. & M. Pinçon-Charlot, V.
Karady, J.-F. Bayart, J. Roitman, C. Lutz, A. Béteille, A. Appadurai)

jeudi 2 avril 2015

Cécile Rabot, La construction de la visibilité littéraire en bibliothèque

Cécile Rabot
La construction de la visibilité littéraire en bibliothèque
Presses de l'enssib
2015

Lire l'introduction

Présentation de l'éditeur
L’accroissement de la production éditoriale, quand il ne le laisse pas le lecteur démuni, engendre le risque d’une concentration sur un nombre réduit de titres médiatisés. Les bibliothèques ont un rôle essentiel à jouer dans cette économie de l’attention, comme instance de construction de la valeur et de la visibilité.
À partir d’une enquête menée de 2004 à 2010 au sein des bibliothèques de la ville de Paris dans le cadre d’une thèse de doctorat, l’ouvrage interroge les politiques et dispositifs de valorisation des collections. À travers leurs pratiques de sélection, c’est l’identité des bibliothécaires de lecture publique qui se construit, dans un lien ambigu avec l’école et les instances plus reconnues du champ littéraire.
Sociologue, membre du Centre européen de socio­logie et de science politique, Cécile Rabot étudie les mécanismes de production de la valeur littéraire et termine actuellement une étude sur les politiques des bibliothèques municipales en direction des adolescents. Maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, elle enseigne au Pôle métiers du livre de Saint-Cloud.


jeudi 19 mars 2015

Bourdieu et le travail, Sous la direction de Maxime Quijoux


Bourdieu et le travail
Sous la direction de Maxime Quijoux
P.U.Rennes
2015

Présentation de l'éditeur
P LUS de dix ans après sa disparition, Pierre Bourdieu demeure toujours l’auteur des sciences sociales le plus cité au monde. Si ses concepts, sujets de débats permanents, expliquent probablement ce succès, son aptitude à explorer l’ensemble des domaines du social y a aussi grandement contribué : la socialisation, l’école, les classes sociales, le célibat, la culture, l’art, l’État, la politique, etc., peu d’objets semblent en effet s’être soustraits à l’examen du sociologue, et sur lesquels, en retour, il n’a pas été discuté. Il en existe pourtant un et non des moindres : le travail. Après des travaux liminaires sur la question dans le contexte de la guerre d’Algérie, Bourdieu paraît en effet définitivement s’en désintéresser. Cette désaffection correspond alors à une indifférence équivalente des sociologues du travail à l’égard de son oeuvre. Durant quarante ans, Bourdieu et « le travail » donnent l’impression de s’ignorer superbement.
À l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, c’est cette double défection – le travail dans la sociologie de Bourdieu, et Bourdieu dans la sociologie du travail – que nous avons voulue questionner : le travail est-il vraiment absent dans l’oeuvre de Pierre Bourdieu ? Comment l’aborde-t-il, en particulier après son époque algérienne ? Enfin, dans quelle mesure ses concepts peuvent-ils contribuer à l’analyse du travail, d’hier et d’aujourd’hui ?
Réunissant plus d’une vingtaine de contributions, entre exégèses, analyses historiques et enquêtes de terrain, ce livre souhaite montrer l’apport mutuel du sociologue et de l’objet « travail ». Une réconciliation scientifique en somme.
Avec le concours du conseil régional d’Île-de-France et son programme DIM-GESTES.
Préambule
Maxime Quijoux est chargé de recherche en sociologie au CNRS, membre du laboratoire PRINTEMPS à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste du travail et des mobilisations, il est l’auteur de Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine (éditions de l’IHEAL, 2011) et a récemment dirigé un double dossier sur « les conflits du travail dans le monde » paru dans la revue Critique internationale (nos 64 et 65, 2014, Presses de Sciencespo).

mercredi 10 avril 2013

en ligne: Savoir/Agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique

Savoir/agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique 


Éditorial
Le triple échec du candidat de la finance et des rentiers, par Frédéric Lebaron

Dossier
Couples, sexualités, vie privée/vie publique, coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Trajectoires sexuelles, représentations sexuelles, avec Nathalie Bajos et Michel Bozon
De la nature des petits arrangements entre les sexes, par Odile Fillod
Politique familiale et politique de la sexualité ne font pas bon ménage, par Virginie De Luca Barrusse
Élever un enfant un week-end sur deux, par Aurélie Fillod-Chabaud
Théories du genre et théorie du droit, par Stéphanie Hennette-Vauchez et Charlotte Girard
Régulation de la vie privée dans le contrat social en Islande et en Suède, par Marie Digoix et Nathalie Le Bouteillec
Transgenre et transsexualité dans la littérature marocaine de langue française, par Jean Zaganiaris

Grand entretien avec Margaret Maruani
Travail, genre, deux fils rouges pour décrypter le réel

Paroles
Bibliothécaires en quête de reconnaissance, par Cécile Rabot

La rhétorique réactionnaire
Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Comment continuer  ?, par Louis Weber

Idées
Les mutations de l’édition généraliste anglo-américaine, un entretien avec John B. Thompson, par Sophie Noël.

Culture
Préserver le patrimoine et conserver l’ordre social, par Maïa Drouard

lundi 18 juin 2012

Revue Savoir/agir n°20 Couples, sexualités, vie privée/vie publique

Revue Savoir/agir n°20, Couples, sexualités, vie privée/vie publique 
éditions du Croquant, 2012

Présentation de l'éditeur
Qui épouse qui ? Qui vit en couple avec qui ? Ces questions ne sont pas nouvelles pour la sociologie. L’Institut national des études démographiques a mené des enquêtes dès les années 1960. La première a donné lieu à un livre de référence d’Alain Girard, Le Choix du conjoint. Vingt ans plus tard, la seconde s’est intéressée plus largement aux couples, incluant les cohabitants non mariés. Ont été ainsi étudiés sur une période de quelques décennies les évolutions dans des domaines comme les circonstances de la rencontre, l’écart d’âge et les rapports de domination, l’apparence physique dans le choix du conjoint, les rituels de mariage, les rapports entre mariage et mobilité sociale.
Les débats plus récents sur le PACS, sur les nouvelles formes de parentalité, sur l’homosexualité, rejoignent et en même temps renouvellent les réflexions sur les questions de genre.
Un drame social et humain comme l’épidémie du sida a contribué au développement, cette fois sous l’égide de l’Inserm, de grandes enquêtes sur la sexualité. Certes, une enquête suivie d’un rapport sur « le comportement sexuel des Français » avait été menée dès les années 1970. Mais c’est « l’analyse des comportements sexuels en France » menée en 1992 auprès de 20000 personnes, sous la responsabilité d’Alfred Spira (Inserm) et coordonnée par Nathalie Bajos (Inserm) qui a eu un grand retentissement au plus fort de l’épidémie. Elle sera suivie en 2006 de l’enquête Inserm/Ined sur le « Contexte de la Sexualité en France », sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos (Inserm) et de Michel Bozon (Ined). Cette enquête s’inscrit dans les recherches actuelles sur la sexualité : pratiques, représentations, normes et rapports de genre, sur l’évolution des comportements en France et en Europe, sur les représentations et les théories de la sexualité.
Que disent ces travaux sur la société française et son évolution ? Où en sont les rapports entre sexualité, santé, droits reproductifs et sexuels, en France et dans d’autres pays ? Quelle est la place de ces questions dans les projets politiques, en France et ailleurs ? Sont-elles réductibles aux clivages droite/gauche ? Quel regard nouveau peut apporter la sociologie critique ?
L’objet de ce dossier de la revue Savoir/agir est de faire le point sur ces questions.
Sommaire
Éditorial
Le triple échec du candidat de la finance et des rentiers
Frédéric Lebaron

Dossier
Couples, sexualités, vie privée/vie publique
Frédéric Lebaron, Louis Weber
Trajectoires sexuelles, représentations sexuelles
Nathalie Bajos, Michel Bozon
De la nature des petits arrangements entre les sexes
Odile Fillod
Politique familiale et politique de la sexualité ne font pas bon ménage
Virginie De Luca Barrusse
Élever un enfant un week-end sur deux
Aurélie Fillod-Chabaud
Théories du genre et théorie du droit
Stéphanie Hennette-Vauchez, Charlotte Girard
Régulation de la vie privée dans le contrat social en Islande et en Suède
Marie Digoix, Nathalie Le Bouteillec
Transgenre et transsexualité dans la littérature marocaine de langue française
Jean Zaganiaris

Grand entretien avec Margaret Maruani
Travail, genre, deux fils rouges pour décrypter le réel

Paroles
Bibliothécaires en quête de reconnaissance
Cécile Rabot

La rhétorique réactionnaire
Clivages factices et équivalences en trompe l’œil dans le champ politique
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Comment continuer ?
Louis Weber

Idées
Les mutations de l’édition généraliste anglo-américaine
Un entretien avec John B. Thompson

Culture
Préserver le patrimoine et conserver l’ordre social
Marie Drouard

mardi 3 avril 2012

Lire les sciences sociales, La responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France XIXe-XXIe siècle de Gisèle SAPIRO, 13 avril 2012





vendredi 13 avril 2012


Présentation et discussion de l’ouvrage

La responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France XIXe-XXIe siècle

de

Gisèle SAPIRO

En présence de l’auteur

Présentation par Cécile Rabot

Un écrivain peut-il tout dire et, si non, quelles sont les limites que la société et l’époque lui assignent ? Un écrivain doit-il tout dire et, si oui, les lois de la République des lettres lui font-elles obligation d’enfreindre celles du pouvoir et de la morale ? Depuis le XVIIIe siècle, les discours sur les dangers de la lecture et l’influence subversive des hommes de lettres sur les esprits confortent la croyance dans les pouvoirs de l’écrit. Face à eux, tenants de l’art pour l’art et partisans de l’engagement des intellectuels se retrouvent autour de la défense d’une éthique propre à la littérature. Ces débats, hantés à l’origine par la mémoire des événements révolutionnaires et profondément redéfinis au moment de l’épuration par la « collaboration de plume », n’ont cessé depuis deux siècles d’animer les prétoires, le Parlement et les colonnes de presse. Cet ouvrage en restitue toute l’importance, intellectuelle et politique, à travers l’étude de quatre moments-clés, qui marquent autant d’étapes dans l’histoire de la liberté d’expression et de la morale publique en France : la Restauration, le Second Empire, la Troisième République et la Libération. On y revisite des procès célèbres : ceux de Béranger, Courier, Flaubert, Baudelaire, ceux des naturalistes et, à partir d’archives inédites, ceux des intellectuels collaborationnistes. L’épilogue examine la redéfinition de ces enjeux des années 1950 à nos jours : les formes de censure se font plus discrètes, la parole de l’écrivain a perdu de son poids dans l’espace public, mais l’actualité montre que la littérature peut et sait encore être scandaleuse.

9 h 30 - 11 h 30

CNRS/site Pouchet (salle 159), 59-61, rue Pouchet, 75017 Paris
Métro ligne 13 (Guy Moquet/Brochant), Bus 66 (La Jonquière)

Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


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Lire les Sciences Sociales
CNRS site Pouchet,
59-61 rue Pouchet,
75849 Paris Cedex 17.