« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


lundi 30 novembre 2015

écouter: Franz Schultheis, présente Société à responsabilité limitée. Enquête sur la crise du modèle allemand (Sous la direction de Schultheis & Kristina Schulz)


écouter: Franz Schultheis, présente Société à responsabilité limitée. Enquête sur la crise du modèle allemand (Sous la direction de Schultheis & Kristina Schulz)
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 28.11.2015

Sous la direction de
Franz Schultheis
& Kristina Schulz
Société à responsabilité limitée
Enquête sur la crise du modèle allemand
Raisons d'agir
Cours & Travaux
2015

Présentation de l'éditeur
L’Allemagne, constituée en modèle de rigueur financière et de vertu économique par l’orthodoxie néolibérale, n’échappe pas plus que les autres pays européens aux conséquences du couperet budgétaire. Au début des années 2000, la troisième voie sociale-libérale telle que l’ont définie Blair et Shröder amorce le passage d’un État social à vocation universelle à un État dispensant une assistance résiduelle. Incarné par les « jobs à un euro », le démantèlement du modèle salarial et du système de santé allemands laisse une part croissante de la population en souffrance dans une société désormais « à responsabilité limitée ».
Sous la direction de Franz Schultheis et Kristina Schulz, une équipe de chercheurs s’est attachée à rendre raison de la situation sociale de l’Allemagne et des contreparties réelles de son modèle à travers des enquêtes approfondies et des entretiens compréhensifs, inspirés du travail collectif réalisé sous la direction de Pierre Bourdieu dans La Misère du monde. Le tableau sociologiquement construit des témoignages recueillis dans ce livre démontre comment la précarité sociale s’inscrit désormais au cœur de la société allemande.
Traduction par Anaïs Cretin, Karim Fertikh et Claudine Girod, avec le concours de Frédéric Chateigner et Nadine Willmann 
 

samedi 28 novembre 2015

BOURDIEU, LE RETOUR... Un film en chantier de Pierre Carles et Annie Gonzalez, 1er décembre 2015 à Villeurbanne


BOURDIEU, LE RETOUR...
mardi 1er décembre 2015 à 20h
Villeurbanne - au cinéma Le Zola - 117, Cours Emile Zola
Un film en chantier de Pierre Carles et Annie Gonzalez
Au programme, six interviews de Alain Accardo, Patrick Champagne, Monique Pinçon-Charlot, Christian Baudelot, Bernadette et Claude Seibel.
Le sujet : que reste-t-il de PIERRE BOURDIEU, celui des années 60, des "héritiers" de "la distinction" ?
Une soirée proposée par Yakavoir



Description :
Répondez à cette question : êtes-vous un héritier ?
Telle est la question que l’association Yakavoir pose avec Pierre Carles, réalisateur de « La sociologie est un sport de combat » (2001) sur le sociologue Pierre Bourdieu, et en compagnie d'Annie Gonzalez, co-réalisatrice du film « Bourdieu, le retour… ».
Ce film, actuellement en chantier, sera présenté au public à différentes étapes de sa construction.

« Bourdieu, le retour » s’attache plus particulièrement aux débuts de Pierre Bourdieu, celui qui, dans les années 60 écrit « Les héritiers » et « La distinction » qui marquent durablement, de par leurs protocoles et leur engagement, la vision de l’école, de la transmission et démontrent dans une étude implacable les blocages et les inégalités dans la société et l’école d’alors.
Ceux qui travaillèrent avec Pierre Bourdieu à cette époque (Monique Pinçon-Charlot, Christian Baudelot, Alain Accardo, Patrick Champagne, Bernadette et Claude Seibel), et devenus aujourd’hui des sociologues de premier rang, confirment tous l’extraordinaire ébullition qui régnait à l’époque dans l’université. Un 68 juste avant l’heure !
Pierre Carles et Annie Gonzalez, les ont filmés et proposent ici une sélection de 6 entretiens d’une durée moyenne de 10 minutes qui formeront l’épine dorsale du documentaire à venir.

Première présentation de ce film "en construction" en présence d’Annie Gonzalez.

Soirée organisée en partenariat avec l’association YAKAVOIR*, et animée par Jean-Marc Grefferat. 

(source: Le Zola)

vendredi 27 novembre 2015

écouter: Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015


écouter:

Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 10.12.2015

Frédéric Lordon, On achève bien les Grecs. Chroniques de l'euro 2015
Le téléphone sonne, 26.11.2015

Frédéric Lordon
On achève bien les Grecs
Chroniques de l'euro 2015
Les Liens qui Libèrent
2015

Présentation de l'éditeur
L’eurozone a jeté le masque. S’il en était encore besoin, 2015 aura été la date de la pleine révélation, et la Grèce son lieu. Nous savons désormais quel cas l’Union monétaire européenne fait des peuples européens et de la démocratie. La brutalité sans frein, le chantage ouvert, l’humiliation sans pitié : rien n’a été épargné au gouvernement Syriza – mais c’est qu’il s’agissait de faire un exemple. Un exemple pour montrer à tous ce qu’il adviendra à tout gouvernement authentiquement de gauche en Europe.
Syriza a été broyée. Mais ce sont sa pusillanimité stratégique et le refus d’envisager la rupture qui ont scellé son échec. Il est temps, pour tous ceux qui à gauche ont trop longtemps poursuivi la chimère d’un « autre euro possible », de méditer cette leçon : il n’existe aucune solution institutionnelle de transformation réellement progressiste de l’euro. Les institutions de l’euro ne laissent que le choix de les souffrir, de les fuir ou de les détruire. C’est à la gauche qu’il appartient de rompre, et dans les formes d’un internationalisme enfin bien compris.
Frédéric Lordon est économiste et philosophe au CNRS, il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Imperium. Structures et affects des corps politiques (La Fabrique, 2015) ou La malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique (LLL, 2014).


jeudi 26 novembre 2015

Arnault Skornicki, La grande soif de l'État. Michel Foucault avec les sciences sociales


Arnault Skornicki
La grande soif de l'État
Michel Foucault avec les sciences sociales 
Les Prairies Ordinaires
2015

Présentation de l'éditeur
Michel Foucault n’est pas réputé être un théoricien de l’État, mais un penseur du pouvoir partout où il se trouve (dans l’école, la prison, la caserne, l’usine, l’hôpital). Et pourtant, il apparaît qu’il s’était lancé dans une grande généalogie de l’État moderne. Cet ouvrage se propose de dissiper ce paradoxe en démontrant deux choses.
Oui, il existe bel et bien une théorie foucaldienne de l’État : elle n’est ni systématique ni achevée, mais on peut la reconstituer tant à partir de la fabuleuse richesse des textes de Foucault qu’en le faisant dialoguer avec de grandes entreprises voisines, venues de la philosophie et des sciences sociales : le marxisme, Weber, Elias et Bourdieu, entre autres.
Oui, la généalogie est compatible avec la sociologie. Les concepts de biopolitique, discipline, pastorale, gouvernementalité ne sont pas autre chose que des outils pour saisir l’étatisation des rapports de pouvoir, c’est-à-dire les processus de monopolisation politique qui, du Moyen Âge à nos jours, sont au principe de nos prétendus Léviathans en Europe. L’État ? Non pas le plus froid de tous les monstres froids, ni seulement un grand appareil répressif, mais l’effet et l’opérateur de gouvernementalités multiples, de rationalités hétérogènes, de dispositifs variés.
Ceci n’est pas un nouveau livre sur Foucault. C’est un livre sur l’État et la possibilité toujours vivante d’en faire une théorie, retrempée dans l’eau acide de la généalogie.
Arnault Skornicki est maître de conférences en science politique à à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense. Il est l’auteur de deux livres : L’Économiste, la cour et la patrie. L’économie politique dans la France des Lumières (2011) et, avec Jérôme Tournadre, La nouvelle histoire des idées politiques (2015).




mercredi 25 novembre 2015

Agone Hors-série, Le pire des mondes possible

Agone Hors-série
Le pire des mondes possible
Agone
2015

Présentation de l'éditeur
Hors-série 2015 de la revue Agone issu du Baffler (USA)
Coordination : Thierry Discepolo, Marie Hermann et Clément Petitjean
S’il est devenu si difficile d’envisager de sortir de la crise que perpétuent les démocraties occidentales (et dont les États-Unis bornent l’évolution), ce n’est pas tant à cause de la crise elle-même que du travail des « décideurs » qui, depuis vingt-cinq ans, monopolisent le futur et la croyance dans le futur que leur a donné le pouvoir de l’argent. Pour mettre en lumière les forces motrices de la désintégration américaine – aux niveaux politique, économique, social, artistique et intellectuel –, ce recueil propose de réintroduire la classe au centre de l’analyse ; de briser les utopies et les idoles des 1 % les plus riches ; de faire émerger un contre-récit des principaux centres de stagnation où domine l’optimisme bêlant de la culture du consensus.

Sur le ton caustique de l’essayisme satirique sont analysés l’« économie de l’innovation », où la recherche sert l’accroissement des taux de profit aux dépens de tout progrès social ; la convergence des visions du monde des milieux dirigeants et des médias, appartenant aux mêmes cercles de sociabilité ; le détournement des mots d’ordre féministes par celles qui ne veulent qu’accroître leur propre pouvoir ; la monopolisation de l’art par un petit groupe de collectionneurs richissimes ; et la gentrification des villes moyennes désindustrialisées grâce au « dynamisme des classes créatives ».

Au sommaire, des textes de Thomas Frank, Rick Perlstein, John Summers, Anne Elizabeth Moore, Rhonda Lieberman, Susan Faludi, Heather Havrilesky, Evgeny Morozov, Chris Lehmann et Mark Dancey.


mardi 24 novembre 2015

Max Weber, Discours de guerre et ­d’après-guerre

Max Weber
Discours de guerre et ­d’après-guerre
EHESS
Audiographie
2015
Présentation de l'éditeur
Textes réunis et présentés par Hinnerk Bruhns
Traductions de Pierre de Larminat & Ostiane Courau, revues par Hinnerk Bruhns
Qu’allait dire donc de la guerre celui qui sera considéré plus tard comme le père fondateur de la sociologie allemande, celui même qui, dès le mois d’août 1914, n’avait cessé de s’enthousiasmer, dans des lettres privées : « Que la guerre est grande et merveilleuse ! » ?
Après avoir organisé et dirigé des hôpitaux militaires pendant toute la première année de guerre, d’août 1914 à octobre 1915, Max Weber intervient de plus en plus fortement, comme orateur et comme rédacteur de mémorandums et d’articles de presse, dans le débat public sur la guerre, la politique et les indispensables réformes sociales et constitutionnelles que l’Allemagne devrait mettre en œuvre après la guerre. Les trois discours et l’article de presse reproduits dans ce livre, traduits pour la première fois, montrent un nationaliste convaincu, critique féroce de la politique du gouvernement allemand et des ambitions annexionnistes des pangermanistes, autant que des visées françaises sur la Sarre et du traité de Versailles dont il avait pu suivre de près les « négociations » comme expert au sein de la délégation allemande.

Table des matières

Présentation
I. De 1916 au traité de Versailles : la hantise d’une paix constructive

II. Le sociologue et la guerre
1. Max Weber et le refus de la « guerre des esprits »
2. Une sociologie de la guerre ?
3. L’avenir de la nation

Épilogue
Textes :
I. Au seuil de la troisième année de guerre (1916)
II. La situation de l’Allemagne dans la politique ­mondiale (1916)
III. De la culpabilité du déclenchement de la guerre (1919)
IV. L’appartenance économique de la Sarre à ­l’Allemagne (1919)
Repères bibliographiques
 

lundi 23 novembre 2015

en poche: Jack Goody, Le vol de l'Histoire. Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde

Jack Goody
Le vol de l'Histoire
Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde
Gallimard
Folio Histoire
2015



Présentation de l'éditeur
Trad. de l'anglais par Fabienne Durand-Bogaert
Une fois encore, comme hier à propos de la famille en Europe ou de la place de l'écriture dans notre civilisation, Jack Goody vient perturber la ronde des historiens emportés par leurs certitudes. À la question soulevée par l'anthropologue britannique, on devine déjà ce qu'argueront les esprits chagrinés par cette interpellation d'exigence : comparaison n'est pas raison. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit. 
La question? C'est le «vol de l'histoire», c'est-à-dire la mainmise de l'Occident sur l'histoire du reste du monde. À partir d'événements qui se sont produits à son échelle provinciale, l'Europe a conceptualisé et fabriqué une représentation du passé toute à sa gloire et qu'elle a ensuite imposée au cours des autres civilisations. Le continent européen revendique l'invention de la démocratie, du féodalisme, du capitalisme de marché, de la liberté, de l'individualisme, voire de l'amour, courtois notamment, qui serait le fruit de sa modernisation urbaine. 
Plusieurs années passées en Afrique, particulièrement au Ghana, conduisent Jack Goody à mettre aujourd'hui en doute nombre d'«inventions» auxquelles les Européens prétendent, sous les plumes de Fernand Braudel, Joseph Needham ou Norbert Elias notamment, alors que ces mêmes éléments se retrouvent dans bien d'autres sociétés, du moins à l'état embryonnaire. Économiquement et intellectuellement parlant, seul un écart relativement récent et temporaire sépare l'Occident de l'Orient ou de l'Afrique. 
Des différences existent. Mais c'est d'une comparaison plus rapprochée que nous avons besoin, et non d'une opposition tranchée entre le monde et l'Occident, au seul profit de ce dernier. 
Jack Goody, anthopologue britannique, professeur à Oxford, est l'auteur de travaux aussi divers que marquants sur l'invention de l'écriture, les structures familiales en Occident, l'identité culinaire des sociétés ou les rapports de celles-ci aux fleurs. 

samedi 21 novembre 2015

Publications de Pierre Bourdieu: à propos de Michel Foucault


 Couverture de Michel Foucault. Une histoire de la vérité, Syros, 1985




Publications de Pierre Bourdieu 
à propos de Michel Foucault





(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 09.09.2024, Gilbert Quélennec)

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avec Foucault, en soutien à Solidarnosc

Publications de Pierre Bourdieu: autour de ses interventions avec Michel Foucault en soutien à Solidarnosc


à propos de Michel Foucault

Leçon sur la leçon, Minuit, 1982, p.10

Sociologie générale,  Vol. 1, Cours au Collège de France, 1981-1983, Raisons d'agir/Seuil, Cours & Travaux 2015, p. 217, 325, 438, 440, 498, 551

Sociologie générale, Vol. 2. Cours au Collège de France, 1983-1986, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2016, p.43-44, 61, 66, 71, 96, 106, 437, 501, 513, 591, 598, 710, 715, 775, 789, 797, 825, 934-935, 945, 967, 1108, 1115

Homo academicus, Minuit, Le sens commun, 1984, p. 89, 145, 282

Der Kampf um die symbolische Ordnung (Gespräch mit Axel Honneth, Hermann Kocyba und Bernd Schwibs), in: Ästhetik und Kommunikation, 16, 61-62, 1986, p.142-163, aussi Fieldwork in philosophy, Choses dites, Minuit, Le sens commun, P.13-46, Fieldwork in Philosophy en Cosas Dichas, Barcelona, Gedisa, 1993, pp. 17-34

Choses dites, Minuit,  Le sens commun, 1987, p.14, 16

Preface to the English Edition, Homo Academicus (Cambridge, Polity Press), 1988,  xi-xxvi.

La Noblesse d'Etat. Grandes écoles et esprit de corps, Minuit, Le sens commun, 1989, p.304, 421

Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, Cours & Travaux,  p.149, 185, 288

avec Loïc Wacquant, Invitation à la sociologie réflexive, deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée, (première édition en 1992 au Seuil dans une version abrégée) Liber, Seuil, 2014, P.106-107, 209, 235

Les règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire, Seuil, 1992, Points Essais, 1998, p.326, 332, 340

Anthropologie économique, Cours au Collège de France, 1992-1993, Seuil/Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2017, p.28, 205

Raisons pratiques, Seuil, 1994,Points Essais, 1996, p.63-65, 69, 102, 127

Méditations pascaliennes, Seuil Liber, 1997, Points Essais, 2003, p.57, 60, 120, 148, 154, 158, 204, 254

La domination masculine, Seuil,  Liber, 1998, Points Essais, 2002, p.19, 111n, 142n, 143n

Manet. Une révolution symbolique. Cours au Collège de France (1998-2000), Raisons d'agir/Seuil, Cours & Travaux, 2013, p.48, 70, 79, 81,105, 106, 146, 342, 352, 484, 506, 510, 522, 531, 533, 699

Entretien avec Franz Schultheis sur Sartre, (15 avril 2000), in L'Année sartrienne. Bulletin du Groupe d'études sartriennes, 15, juin 2001, p. 194-207.


extrait du film de Pierre Carles, La sociologie est un sport de combat, C.P. Productions, 2001

Philosophie, science, engagement, In L’Infréquentable Michel Foucault : renouveaux de la pensée critique, actes du colloque tenu au Centre Georges Pompidou les 21 et 22 juin 2000, EPEL, 2001, aussi in Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002

Science de la science et réflexivité, éd Raisons d'agir Cours & Travaux, 2001, p.10, 48, 162, 167, 200

extraits: « Secouez un peu vos structures ! »,  19 juillet 2001, in Le symbolique et le social. La réception internationale de la pensée de Pierre Bourdieu, Actes du colloque de Cerisy-La-Salle, sous la direction de Jacques Dubois, Pascal Durand et Yves Winkin, Liège, Editions de l’Université de Liège, 2005, p.334, 337

Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002, p.164, 169, 171-172, 178-181, 195, 287, 470-475

Le Bal des célibataires. Crise de la société paysanne en Béarn, Seuil, Points Essais, 2002, p. 245 n.

Esquisse pour une auto-analyse, éd. Raisons d'agir, Cours & Travaux, 2004, p. 13, 28, 102-106, 139

Esquisses algériennes, Seuil, Liber, 2008,  p.349


Critique

___"une de mes critiques les plus élaborées de Foucault est avancée dans la note finale de l’article intitulé « Reproduction interdite », que jamais aucun philosophe digne de ce nom n’envisagerait de lire" Bourdieu, in Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d'agir, 2004, Cours & Travaux, p.132 :Reproduction interdite: La dimension symbolique de la domination économique, Études rurales, No. 113/114 (Jan. - Jun., 1989), pp. 15-36, aussi in Le bal des célibataires. Crise de la société paysanne en Béarn, Seuil,  Points Essais, 2002
 

Hommages à Foucault

Le plaisir de savoirLe Monde , 27/06/1984, aussi in Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002

Non chiedetemi chi sono. Un profilo di Michel Foucault, L'indice, 1 octobre 1984, aussi in Didier Eribon, Michel Foucault (Champs-Flammarion, 2011)

Les intellectuels et les pouvoirs. Retour sur notre soutien à Solidarnosc, In Michel Foucault. Une histoire de la vérité, Syros, 1985, aussi in Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002 
 

Philosophie, science, engagement, In L’Infréquentable Michel Foucault : renouveaux de la pensée critique, actes du colloque tenu au Centre Georges Pompidou les 21 et 22 juin 2000, EPEL, 2001, aussi in Interventions. Science sociale et action politique, Agone, 2002


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voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: Sur la Philosophie et la théorie (projet de Thèse, contributions théoriques dans des incises ou des notes, contribution à la philosophie analytique, sociologie, champ, à propos des philosophes, livres)


Publications de Pierre Bourdieu: Sur les Intellectuels (champ, intellectuel collectif, les "intellectuels médiatiques" sont une parodie)

vendredi 20 novembre 2015

Ludwig Wittgenstein, Correspondance philosophique

 
Correspondance philosophique
par
Ludwig Wittgenstein
réunie et traduite 
par Élisabeth Rigal
Gallimard
 Bibliothèque de Philosophie
2015


Présentation de l'éditeur
 

jeudi 19 novembre 2015

écouter: Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates: une bataille d’influence contre la santé


écouter: Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates: une bataille d’influence contre la santé
Terre à terre par Ruth Stégassy, 12.12.2015
Stéphane Horel 
Intoxication 
Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : 
une bataille d’influence contre la santé 
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
C’est l’histoire d’une lutte d’influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l’Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d’en interdire certains. Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l’augmentation des maladies « modernes » comme l’infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l’obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd’hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s’activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.
Après trois ans d’enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l’intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la « bulle bruxelloise » où la complaisance à l’égard de l’industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l’influence pour défendre une certaine idée de l’intérêt général et de la démocratie.  
Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle explore l’impact du lobbying et des conflits d’intérêts sur les décisions politiques. Auteure des Médicamenteurs (Éditions du Moment, 2010), elle a réalisé deux films sur les perturbateurs endocriniens : La Grande Invasion (2011) et Endoc(t)rinement (2014).



mercredi 18 novembre 2015

Savoir/Agir n° 33, L’urgence écologique

Savoir/Agir n° 33
L’urgence écologique
éditions du Croquant, 2015
S’abonner

Présentation de l'éditeur

L’urgence écologique

L’écologie a été et reste aujourd’hui un ensemble aux appellations, dimensions et préoccupations multiples. Le vocabulaire en témoigne : décroissance, écoso­cialisme, croissance verte ou développement humain durable, etc. Et, sous l’influence d’une partie du mou­vement altermondialiste, le buen vivir. Tous ces termes ne sont cependant pas équivalents et donnent lieu à des controverses et constituent autant de manières, souvent contradictoires, parfois complémentaires, de penser « l’urgence écologique ». Pourtant, tous mettent au centre de leur activité la préoc­cupation pour l’écologie et ses diverses déclinaisons : réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, risque nucléaire, stérilisation des sols, pollu­tions et impacts sur la santé, réduction de la biodiversité, accroissement des inégalités, etc. Ces divergences d’analyse et les différentes solutions préconisées relèvent-elles de querelles de chapelle, comme le mouvement écologiste en a connu beau­coup ? Ou tracent-elles des modèles différents pour la « transition écologique » ? Comment s’organise l’articu­lation entre le social et l’écologique ?

Grèce

Comment la presse a-t-elle rendu compte des événe­ments qui ont marqué les relations de la Grèce avec ses créanciers et avec les institutions européennes depuis la victoire électorale de Syriza en janvier dernier ? À partir d’une étude de ce qui a été publié dans quelques journaux français et étrangers, la question vient à l’esprit : Qu’est-ce que lire les journaux veut dire ? Comment s’organise le récit médiatique ? Qu’est-ce qui a conduit dans le cas de la Grèce à privilégier le lexique de la polémologie et à reprendre les catégories les plus éculées (les fourmis du Nord et les cigales du Sud, etc.)

Sommaire du numéro 33

Éditorial

Vers le « retour des intellectuels » ? par Frédéric Lebaron

Dossier

Présentation, par Laurent Willemez
Les modes de vie populaires au secours de la planète, par Paul Ariès
À propos de la dépossession écologique des classes populaires, par Jean-Baptiste Comby

Propos sur la Grèce

L’expérience grecque (I). « Les cigales et les fourmis », par Gérard Mauger
L’expérience grecque (II). « En chemise, pieds nus et la corde au cou », par Gérard Mauger
Deux ou trois choses que je sais de la dette grecque, par Michel Husson

Grand entretien

Nous vivons dans une démocratie du consensus, avec Roland Gori

Paroles

« Eux, ils n’ont pas besoin de manifester pour avoir tout ce qu’ils ont », par Clément Petitjean

Chronique de la gauche de gauche

Front de gauche, vers l’éparpillement ? Par Louis Weber
Sociogenèse de la gauche de gauche, avec Pierre Larrouturou
Actualité
Classes sur le vif. Retours à l’école les 8 et 9 janvier 2015, par Laurence De Cock et Vincent Casanova

Alterindicateurs

Politique de la ville : que nous révèle la qualité de vie ?, par Thomas Vroylandt

Idées

Thompson contre Althusser, par Louis Pinto

Chronique d’outre-Manche

Élection interne au parti travailliste britannique : la surprise du chef, par Keith Dixon
 

mardi 17 novembre 2015

Samuel Hayat, Quand la République était révolutionnaire. Citoyenneté et représentation en 1848

Samuel Hayat
Quand la République était révolutionnaire 
Citoyenneté et représentation en 1848 
Seuil
2014

Présentation de l'éditeur
L’insurrection imprévue de février 1848 a fait naître une République. Mais que recouvre exactement le mot ?
Loin de s’enfermer dans des discussions savantes, cette question fait l’objet de débats publics, de manifestations et d’affrontements, en particulier dans les rues de Paris. Deux conceptions opposées de la République se constituent. D’un côté, la République modérée, défendue par la majorité du Gouvernement provisoire puis de l’Assemblée nationale, selon laquelle la République se résume dans l’élection au suffrage « universel » (les femmes en restent exclues). D’un autre côté, la République démocratique et sociale, qui rallie des membres de clubs, des ouvriers, de simples citoyens, pour lesquels la République n’a de sens que si elle permet au peuple de participer directement aux affaires publiques, de garder le contrôle sur ses représentants et d’assurer l’émancipation des travailleurs.
L’échec de l'insurrection de juin permet le triomphe de la République modérée et des institutions du gouvernement représentatif, mais la République démocratique et sociale se maintient, comme horizon révolutionnaire, au sein du mouvement ouvrier naissant.
En retrouvant les discours et les controverses sur le sens de la citoyenneté et de la représentation, cette plongée dans le printemps 1848 laisse entrevoir la possibilité d'une République émancipatrice, non advenue mais dont la puissance révolutionnaire est toujours actuelle.

Samuel Hayat est docteur en science politique de l'Université Paris 8-Saint-Denis et lauréat 2012 du prix Aguirre-Basualdo en Droit et Sciences politiques de la Chancellerie des Universités de Paris. Chercheur au Conservatoire national des arts et métiers, membre des comités de rédaction des revues Tracés et Participations, ses travaux portent sur l’histoire et la théorie de la représentation politique, ainsi que sur la sociologie historique du mouvement ouvrier français.

lundi 16 novembre 2015

Elsa Rambaud, Médecins sans frontières. Sociologie d'une institution critique


Elsa Rambaud
Médecins sans frontières
Sociologie d'une institution critique
Préface de Michel Dobry
Dalloz 
Nouvelle Bibliothèque de Thèses Science politique
2015

Présentation de l'éditeur
L'ouvrage d'Elsa Rambaud a pour objet une organisation humanitaire connue de tous, pas seulement en France, et récompensée par un prix Nobel de la Paix, Médecins sans frontières (MSF). Il rend compte, au moyen d'une démonstration rigoureuse, patiente et pleinement convaincante, des processus par lesquels MSF est parvenue à la fois à se placer en position d' « avant-garde » de I' « humanitaire » en contribuant à transformer les caractéristiques de cet univers social et surtout à sauvegarder cette position sur une durée, à ce jour, plutôt conséquente.
L'idée centrale qui structure la démarche de l'ouvrage est de saisir MSF sous l'angle de l'analyse de l'institutionnalisation de la critique - et, plus généralement, des activités critiques - en son sein, MSF incarnant sans doute, sous ce rapport, le terrain empirique idéal pour un tel questionnement.
L'ouvrage d'Elsa Rambaud nous montre qu'une large partie de ce que MSF « est » et de ce qui s'y passe ne saurait s'expliquer par ses seules activités ou fonctions officielles, celles de l'intervention humanitaire d'urgence, et que les formes dans lesquelles s'y coule l'institutionnalisation de la critique y ont une place insoupçonnée jusque-là. 
Elsa Rambaud montre concrètement l'intérêt qu'il y a à ramener la critique chez elle, là où elle opère et là où elle prend son sens pour les acteurs, ou plutôt ses multiples sens, c'est-à-dire dans les rapports sociaux eux-mêmes et les institutions dans lesquelles ces rapports s'enchâssent. C'est dire, me semble-t-il, les enjeux et la portée, très loin de l'ordinaire, de ce travail.
Thèse pour le doctorat en science politique de l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Centre européen de sociologie et de science politique, et soutenue publiquement le 4 décembre 2013.
Prix solennel de la Chancellerie des Universités de Paris (Aguirre-Basualdo, Droit et Sciences Politiques, 2014

samedi 14 novembre 2015

Pierre Bourdieu présente Ce que parler veut dire et Language and Symbolic Power




Pierre Bourdieu présente Ce que parler veut dire (Fayard, 1982) et Language and Symbolic Power (Polity Press, 1991)

Ces deux ouvrages ont été repris et augmentés in Langage et pouvoir symbolique, Points, Essais, 2001



(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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à propos de Ce que parler veut dire, Apostrophes - En jacter des vertes et des pas mures, 29/10/1982

Dévoiler les ressorts du pouvoir, , Entretien avec Didier Éribon, in Libération, 19 octobre 1982, p. 28

à propos de Ce que parler veut dire, JA2 dernière - 02/12/1982

Doxa and Common Life, Entretien avec Terry Eagleton, 15 mai 1991, New Left Review I/191, January-February 1992




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 voir également:


Pierre Bourdieu présente Le sens pratique

Pierre Bourdieu présente le modèle qu'il a construit dans La Distinction

Publications de Pierre Bourdieu: Sur le Langage (sociologie, pouvoir symbolique, ontologie politique de Martin Heidegger, dévoiler les ressorts du pouvoir en remontant à la magie des mots) 



 

vendredi 13 novembre 2015

vidéo: Daniel Roche, Lumières, sociétés, sciences au XVIIIᵉ siècle


"Mélasse optique" d'atomes de sodium refroidis par la lumière de faisceaux laser (Photographie : W. D. Phillips, NIST) 
Colloque de rentrée du Collège de France, Lumière, lumières
jeudi 15 octobre 2015 vendredi 16 octobre 2015
16 octobre 2015



jeudi 12 novembre 2015

Paula Cossart et Julien Talpin, Lutte urbaine. Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare


Paula Cossart et Julien Talpin 
Lutte urbaine 
Participation et démocratie d’interpellation à l’Alma-Gare 
éditions du Croquant 
Sociopo
2015

Présentation de l'éditeur
Ce livre revient sur une lutte urbaine mythique des années 1970-1980 pour montrer que le remède face aux inégalités, à la xénophobie ou au conservatisme n’est pas moins mais davantage de démocratie. Dans un quartier pauvre de Roubaix, l’Alma-Gare, la mobilisation des habitants contre la destruction de leurs logements est un succès : ils redessinent les plans et donnent forme à un quartier conforme à leurs aspirations. Des expérimentations d’autogestion sont alors lancées pour organiser la vie sociale différemment. Cette histoire illustre dès lors un réel pouvoir d’agir des classes populaires. Mais à mesure que la dynamique s’étiole, le quartier devient peu à peu une zone de relégation sociale. Cet ouvrage montre comment les quartiers populaires peuvent se mobiliser, mais aussi pourquoi ils sont souvent devenus des espaces ségrégés. En analysant les réussites comme les difficultés de l’Alma-Gare, les auteurs donnent des clefs pour l’avènement d’une démocratie participative exigeante qui ne soit pas un nouvel outil de domination des plus faibles. Ce livre s’adresse à tous les citoyens soucieux d’un approfondissement de la démocratie et qui cherchent des alternatives face à la marginalisation des classes populaires.
Paula Cossart est maître de conférences en sociologie au Centre de recherche « Individus, Épreuves, Sociétés » (CeRIES), université Lille III, et membre de l’Institut universitaire de France.
Julien Talpin est chargé de recherches en science politique au CNRS (CERAPS/UMR 8026 - université de Lille). 

mercredi 11 novembre 2015

Les contre-cultures - Genèses, circulations, pratiques. Sous la direction de Bernard Lacroix, Xavier Landrin, Anne-Marie Pailhès, Caroline Rolland-Diamond

Les contre-cultures
Genèses, circulations, pratiques 
Bernard Lacroix, Xavier Landrin, Anne-Marie Pailhès
Caroline Rolland-Diamond (dir.)
Syllepse
La politique au scalpel
2015

Présentation de l'éditeur
Prendre la route, s’installer en communauté, adopter un mode de vie alternatif, militer pour les droits civiques ou contre la guerre du Vietnam, s’engager dans les luttes féministes ou écologistes… Autant de pratiques contestataires que le regard rétrospectif associe spontanément aux «contre-cultures» des années 1960-1970.
Est-il pertinent de reconnaître dans ces deux décennies l’équivalent d’un Âge d’or de la critique sociale et de l’invention utopique ?
Comment rendre compte aujourd’hui de la diversité et de la portée des styles contre-culturels qui voient le jour dans cette période ?
Sous quelles formes et par quelles trajectoires ces styles sont-ils hérités et retravaillés ?
L’analyse conduite ici par des universitaires d’origines géographique et disciplinaire différentes se propose de mettre en perspective, par-delà la diversité des scènes contre-culturelles, des processus rarement interrogés : la formation d’un canon contre-culturel recouvrant aussi bien des productions littéraires, artistiques et musicales (la beat generation, Susan Sontag ou Herbert Marcuse, le free-jazz ou le punk, le situationnisme ou le living theatre) ; la circulation internationale des mots d’ordre et des modes de rassemblement (du «retour à la terre» au Do it yourself, des sit-ins aux différentes formes d’autogestion) ; le dépassement par la pratique elle-même des alternatives (exit ou protestation, critique ou récupération) dans lesquelles on enferme souvent le destin des contre-cultures.

Bernard Lacroix est professeur de  science politique à l’Université Paris-Ouest-Nanterre. Il a notamment publié  L’Utopie  communautaire  (PUF, 1981, 2e  éd., 2006).
Xavier Landrin est enseignant chercheur  en sciences politiques à l’Université Paris -Ouest-Nanterre. Il a publié différents  articles et chapitres d’ouvrages sur la  circulation transnationale des idées. Anne-Marie Pailhès, germaniste, est maître de conférences à l’Université Paris -Ouest-Nanterre et spécialiste de l’histoire  culturelle de l’Allemagne de l’Est.
Caroline Rolland-Diamond, historienne  des États-Unis, est maître de conférences  à l’Université Paris Ouest-Nanterre. Elle  est notamment l’auteure de Chicago : le  moment 68.  (Syllepse, 2011)

mardi 10 novembre 2015

Vanessa Codaccioni, Justice d'exception. L'État face aux crimes politiques et terroristes


Vanessa Codaccioni 
Justice d'exception 
L'État face aux crimes politiques et terroristes 
CNRS
2015

Présentation de l'éditeur
Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.
Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.
Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962 (2013).

lundi 9 novembre 2015

écouter: Nicolas Roussellier, La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles


écouter:
Nicolas Roussellier, La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 31.10.2015

Nicolas Roussellier
La force de gouverner
Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles
Gallimard
NRF Essais
2015

Présentation de l'éditeur
Au commencement, les régimes politiques modernes visèrent à affaiblir les pouvoirs du gouvernement. En France, les républicains n'eurent de cesse de réduire la puissance du pouvoir exécutif, afin de conjurer l’arbitraire de la monarchie et de l’empire. Aujourd’hui, notre démocratie présidentielle est concentrée autour d’un chef suprême, tenu non plus pour un obstacle à l’expression du peuple mais pour son principal vecteur. Que s’est-il passé?
Des années 1870 aux années 1930, les assemblées ont contrôlé l’essentiel de la confection des lois et ont dominé l’action du gouvernement, dans une continuité stable, grâce notamment à la permanence des commissions, alors que se succédaient les cabinets. On doit à cette République du Parlement, donc du débat et du compromis, le substrat qui nous régit encore : laïcité, libertés publiques (presse, réunion, syndicats, associations), système moderne de l’enseignement public, protection sociale.
La conduite de la guerre devenue mondiale et le combat contre la crise économique majeure de 1929 instillent à droite comme à gauche l’idée d’un Exécutif fort, clé de voûte constitutionnelle. Depuis la Cinquième République, l’Exécutif décide des lois et de leur instabilité car il en change selon sa couleur politique, et limite la discussion parlementaire qui n’inspire plus l'esprit du régime.
D’où le paradoxe qu’analyse Nicolas Roussellier dans ce grand livre : les juristes se gargarisent d’une «tradition républicaine», véritable vue de l’esprit puisque la logique du régime actuel est l’exact opposé de l’ancien esprit républicain. Historiquement parlant, il n’y a pas eu une République mais deux. Et contrairement à d’autres pays, la France n’a pas su mener à bien la modernisation du pouvoir gouvernemental tout en préservant une tradition parlementaire : elle est passée d’un déséquilibre institutionnel à un autre. Chaque jour, on le constate, elle en paie politiquement le prix fort.  
Historien de la France politique contemporaine, Nicolas Roussellier enseigne à l'Institut des sciences politiques de Paris. 

samedi 7 novembre 2015

Pierre Bourdieu présente Le sens pratique



Pierre Bourdieu présente Le sens pratique, Minuit, Le sens commun, 1980





(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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Le sens pratique, Actes de la recherche en sciences sociales, 1976, Numéro 2.1, pp. 43-86

La grande illusion des intellectuels, Entretien avec Didier Eribon, Le Monde Dimanche, 4 mai 1980, aussi Comment libérer les intellectuels libres?, in Questions de sociologie, Minuit, 1980

Entretien avec Pierre Bourdieu : la sociologie est-elle une science ?, par Pierre Thuillier, Recherche, no 112, juin 1980, p. 735-743, aussi Une science qui dérange, in Questions de sociologie

De la règle aux stratégies : entretien avec P. Bourdieu, P. Lamaison, Terrain, n° 4, 1985, pp. 93-100. 4-8, in Choses dites, Minuit, Le sens commun, 1987, P.75-93




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 voir également:


Pierre Bourdieu présente le modèle qu'il a construit dans La Distinction 

Publications de Pierre Bourdieu, autour du livre Le sens pratique 

Pierre Bourdieu avec Abdelmalek Sayad et Bourdieu à propos de Sayad

Pierre Bourdieu avec Mouloud Mammeri et Bourdieu à propos de Mammeri 

Publications de Pierre Bourdieu: à propos de Claude Lévi-Strauss

Publications de Pierre Bourdieu: Ethnologie et sociologie rurale (Algérie, Béarn)

 
Publications de Pierre Bourdieu: la notion de Stratégie

Publications de Pierre Bourdieu: les concepts d'habitus, de capital et de champ 


vendredi 6 novembre 2015

Michel Foucault, Œuvres I, II

Michel Foucault
Œuvres I, II
Gallimard 
Bibliothèque de la Pléiade
2015 


Présentation de l'éditeur
Édition publiée sous la direction de Frédéric Gros avec la collaboration de Jean-François Bert, Daniel Defert, Francois Delaporte et Philippe Sabot, Philippe Chevallier, Bernard Harcourt, Martin Rueff et Michel Senellart
Son œuvre, entre philosophie, histoire et littérature, est difficile à situer. Les disciplines traditionnelles peinent à la contenir. Sa chaire au Collège de France s’intitulait «Histoire des systèmes de pensée». Lui-même ne cessa jamais de relire Kant, Nietzsche, Heidegger, mais il cite moins les classiques de la philosophie que d’obscurs traités, règlements ou manuels conservés dans des fonds d'archives, royaumes des historiens. Des historiens «professionnels» de son temps Foucault partage d’ailleurs l’ambition : ouvrir l’histoire à de nouveaux objets. Il reste que ce sont bien des problématiques philosophiques que renouvellent ses «histoires» (de la folie, de la sexualité), ses «archéologies» (des sciences humaines, du savoir), ses récits de «naissance» (de la clinique, de la prison). «Et j'ai beau dire que je ne suis pas un philosophe, si c'est tout de même de la vérité que je m'occupe, je suis malgré tout philosophe.» Philosophe «malgré tout», Foucault a inventé une nouvelle manière de faire de la philosophie. Il n’a pas apporté une pierre de plus à l’édifice compartimenté de la pensée : en en abattant les cloisons, il en a bouleversé l’architecture. Il a rendu les disciplines communicantes. Certains spécialistes n’ont pas manqué de le lui reprocher.
Et la littérature? Ses livres sont savants. Ils témoignent d’une érudition stupéfiante. Encore faut-il donner forme à l’informe de l’archive. Les citations, le maillage de références, la mise en scène d’épisodes historiques, tout, chez Foucault, est déplié, exposé dans une écriture tour à tour baroque et rigoureuse, austère et splendide, démesurée et classique. En bibliothèque, il se sent porté par les mots des autres. Leur intensité nourrit son écriture. «La lecture se prolonge, se renforce, se réactive par l’écriture, écriture qui est elle aussi un exercice, elle aussi un élément de méditation.» Le matériau des historiens et l’horizon tracé par les philosophes s’augmentent chez lui d’une exigence littéraire apprise auprès de Flaubert, Blanchot, Beckett. Le traiter de «styliste» serait réducteur. Foucault, qui se disait artisan, est un écrivain.
Outre un choix de textes brefs, articles, préfaces ou conférences, cette édition rassemble tous ses livres personnels. Leur influence est immense. Mais leur réunion ne vise pas à former une autobiographie intellectuelle. «Je ne veux pas de ce qui pourrait donner l’impression de rassembler ce que j’ai fait en une espèce d'unité qui me caractériserait et me justifierait.» Voyons plutôt en elle ce que Foucault disait d’Histoire de la folie en 1975 : «J’envisageais ce livre comme une espèce de souffle vraiment matériel, et je continue à le rêver comme ça, une espèce de souffle faisant éclater des portes et des fenêtres…» 

jeudi 5 novembre 2015

Le discours "néo-réactionnaire", Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco


Le discours "néo-réactionnaire" 
Sous la direction de Pascal Durand & Sarah Sindaco
CNRS
Culture & Société
2015

Présentation de l'éditeur
Les nouveaux réactionnaires » : l’appellation trouve sa source principale dans un bref pamphlet paru en 2002 sous ce titre. La polémique, aussitôt très vive, n’a pas cessé, depuis, d’envenimer l’espace médiatique et intellectuel français.
Quoi de commun pourtant entre la pensée d’un Marcel Gauchet et les best-sellers d’un Éric Zemmour ? Entre la phraséologie aristocratique d’un Richard Millet et le parler-peuple d’un Robert Ménard ? Entre la mélancolie indignée d’un Alain Finkielkraut et le dandysme désabusé d’un Michel Houellebecq ?
Un tempérament réfractaire sans doute, articulant transgression et conservatisme ; une même volonté d’en découdre avec le « politiquement correct » et la « police de la pensée » ; une même propension, aussi, à se penser en représentants minoritaires d’une majorité opprimée, sur fond de désenchantement démocratique et de hantise du déclin. Romanciers, philosophes, intellectuels « médiatiques », historiens, journalistes : le spectre des « néo-réactionnaires » est large, au risque de la confusion et de l’amalgame. Les auteurs réunis dans cet ouvrage entendent contribuer à un examen dépassionné de cette nébuleuse, en soulignant la diversité des champs d’appartenance et des registres d’expression de ceux qui la composent ou s’y trouvent rangés à leur corps plus ou moins défendant.

Pascal Durand, professeur à l’Université de Liège, sociologue de la littérature et de l’édition, est spécialiste de l’œuvre de Mallarmé. On lui doit d’autre part différents travaux sur les figures de l’orthodoxie politico-médiatique contemporaine : Médias et Censure (2004), La Censure invisible (2006) et Les Nouveaux Mots du pouvoir. Abécédaire critique (2007).
Docteure de l’Université de Liège, Sarah Sindaco est spécialiste de la littérature française des XXe et XXIe_siècles et des rapports entre texte et idéologie. Elle a notamment publié La Fabrique du Français moyen. Productions culturelles et imaginaire social dans la France gaullienne (1958-1981) (2009).

dimanche 1 novembre 2015

Pierre Bourdieu, Sociologie générale, Vol. 1. Cours au Collège de France, 1981-1983


Pierre Bourdieu
Sociologie générale 
Vol. 1
Cours au Collège de France 
1981-1983
Raisons d'agir/Seuil
Cours & Travaux
2015

Présentation de l'éditeur
L'édition a été établie par Patrick Champagne, Julien Duval, Franck Poupeau et Marie-Christine Rivière
Pierre Bourdieu consacra les cinq premières années de son enseignement au Collège de France à un « Cours de sociologie générale », selon l’intitulé qu’il choisit lui-même de retenir. Le présent volume, qui sera suivi d’un second, en constitue la première partie.
Prononcées dans une institution au sein de laquelle la place de la sociologie était encore largement à faire, ces leçons exposent d’une manière particulièrement claire et méthodique les concepts fondamentaux qu’il a développés et les différentes traditions, en philosophie et en sciences sociales, avec ou contre lesquelles il les a forgés. Cette intention pédagogique se démarque toutefois profondément de la rhétorique qui l’accompagne d’ordinaire en s’efforçant de transmettre un mode de pensée original plutôt qu’un corpus de connaissances établies.
En raison de l’objectif affiché, ce cours peut être lu comme une présentation systématique de la théorie qu’il a élaborée, doublée d’une reconstruction inédite de sa genèse. Si Bourdieu a continué d’approfondir et de complexifier ses analyses au fil de son œuvre, l’entreprise menée ici est restée sans équivalent et représente sans doute la meilleure introduction jamais donnée à son travail.