« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


jeudi 30 avril 2015

vidéo: Immanuel Wallerstein, La lutte mondiale pour déterminer le(s) système(s) à venir (The Worldwide Struggle to Determine the Future System(s))




Conférences "Penser Global", Cycle Immanuel Wallerstein
Cette année c'est Immanuel Wallerstein qui intervient pour un série de trois conférences sur le thème "La gauche mondiale : hier, aujourd'hui, demain" (The Global Left: Yesterday, Today, Tomorrow).
Conférences organisées par le Collège d'études mondiales en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 11 mars 2015

vidéo: Immanuel Wallerstein, La lutte mondiale pour déterminer le(s) système(s) à venir (The Worldwide Struggle to Determine the Future System(s))

(source de la vidéo: Archives Audiovisuelles de la Recherche)



voir également:
vidéo: Immanuel Wallerstein, Le système capitaliste en crise terminale (The Capitalist System in Terminal Crisis)

vidéo: Immanuel Wallerstein, Les échecs historiques pour créer une gauche mondiale (Historical Failures to Create a Global Left)
 





mercredi 29 avril 2015

vidéo: Carla Nagels et Pierre Lascoumes présentent Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique

Conférenciers : Carla Nagels et Pierre Lascoumes 
Discutant : Jean Bérard 
CICC , 25 février 2015

Pierre Lascoumes
Carla Nagels
Sociologie des élites délinquantes
De la criminalité en col blanc à la corruption politique
Armand Colin
2014

Lire l'extrait

Présentation de l'éditeur
La dénonciation régulière des « affaires » et des « scandales » laisse croire que les élites économiques et politiques ne sont pas à l’abri des mises en cause et des procès. Ces événements masquent pourtant une toute autre réalité. Les déviances et délinquances des élites ne sont pas perçues comme ayant la même gravité que celles portant atteinte aux personnes et aux biens. Elles ne suscitent pas non plus la même réaction sociale.
Une des originalités de ce sujet est de poser des questions qui ne sont jamais soulevées quand il s’agit d’atteintes traditionnelles aux biens et aux personnes. Où placet- on le curseur entre les déviances acceptables et celles qu’il faut réprouver pour assurer la stabilité d’une organisation sociale ? Suffit-il d’une norme pénale pour identifier un acte transgressif ? S’il y a bien eu des abus, leurs auteurs sont-ils vraiment mal intentionnés ? Ne sont-ils pas plutôt victimes d’organisations laxistes et de pratiques tolérées ? Quelle est enfin la sanction adéquate à ces débordements ? Ces enjeux sont autant intellectuels que politiques et éthiques.
Afin de pouvoir construire des positions réfléchies sur le sujet, la maîtrise des connaissances scientifiques existantes est un préalable indispensable. Tel est l’apport de cet ouvrage.

Pierre LASCOUMES est directeur de recherche CNRS, Centre d’études européennes de Sciences Po.
Carla NAGELS est professeur de criminologie, Centre de recherches criminologiques de l’Université libre de Bruxelles.

mardi 28 avril 2015

Le surcoût du capital : la rente contre l'activité, Laurent Cordonnier, Thomas Dallery Vincent Duwicquet, Jordan Melmiès et Franck Van de Velde

 
Le surcoût du capital :
la rente contre l'activité
Laurent Cordonnier, Thomas Dallery 
Vincent Duwicquet, Jordan Melmiès 
et Franck Van de Velde
Septentrion
2015
 
Présentation de l'éditeur
Le concept de financiarisation fait référence au rôle croissant des intermédiaires et des marchés financiers dans la transformation des institutions, des comportements et des objectifs des acteurs économiques (ménages, entreprises, institutions financières, État). Dans cet ouvrage, nous montrons que la financiarisation, en promouvant une norme de rentabilité accrue, a élevé significativement le coût du capital pour les entreprises. L'emprise croissante de la finance sur l'entreprise est appréhendée ici à travers la définition de la notion de "surcoût du capital", notion à laquelle nous associons une mesure dont nous suivons l'évolution des années 60 à nos jours. C'est au niveau du comportement d'investissement et de marge des firmes que se situe le point d'application directe du renforcement des exigences de rentabilité financière. Les effets sur la croissance et l'emploi sont quant à eux de deux ordres. L'augmentation du poids de la rente financière se traduit d'abord par une augmentation de la part des revenus financiers a priori défavorable à la consommation. Le principal effet dommageable de l'emprise accrue de la finance sur l'entreprise est cependant constitué par le ralentissement de l'accumulation du capital. Ce second "dégât collatéral" est lui-même double: moins d'investissement c'est d'abord moins de compétitivité et de croissance du pouvoir d'achat (effet-production), mais c'est aussi moins d'emploi (effet-demande). La période dite des "Trente piteuses" peut ainsi s'interpréter comme un nouvel épisode de la lutte entre la propriété et l'activité qui a animé toute l'histoire du capitalisme jusqu'à nos jours.
 

lundi 27 avril 2015

vidéo: Les créanciers de la Grèce ont-ils peur de la vérité ? Interview d’Eric Toussaint, Hellenic Parliament TV , 19 avril 2015




Les créanciers de la Grèce ont-ils peur de la vérité ? Interview d’Eric Toussaint
Hellenic Parliament TV , 19 avril 2015
Eric Toussaint est le coordinateur de la Commission de la Vérité sur la Dette Publique Grecque





(source: CADTM)

dimanche 26 avril 2015

Franck Fischbach, Philosophies de Marx

Franck Fischbach
Philosophies de Marx
Vrin
2015

Présentation de l'éditeur
Philosophies de Marx, au pluriel. Cela veut dire qu’il y a bien de la philosophie chez Marx, mais que cette philosophie ou plutôt ce philosophique résiste à son unification et s’affirme comme pluriel. Sans doute aura-t-il fallu que l’on renonce à unifier la pensée de Marx en une doctrine pour la redécouvrir comme philosophique. Le présent ouvrage se propose d’exposer ce pluralisme philosophique marxien sous trois rapports qui s’imposent plus que d’autres mais qui ne sont pas exclusifs d’autres : la philosophie de l’activité, la philosophie sociale, la philosophie critique. Ce sont trois directions dans lesquelles le philosophique chez Marx a insisté et a cherché à se déployer, mais sans jamais se stabiliser ni s’unifier – sinon peut-être tendanciellement dans la troisième perspective, qui ne désigne cependant pas une doctrine mais une attitude critique. Plus qu’une philosophie, ce que Marx nous a transmis est une certaine pratique de la critique dans la théorie (qu’on peut appeler « philosophie ») et la tentative de l’articuler aux pratiques sociales elles-mêmes critiques.

samedi 25 avril 2015

Peter Streckeisen, Soziologische Kapitaltheorie. Marx, Bourdieu und der ökonomische Imperialismus

Peter Streckeisen
Soziologische Kapitaltheorie
Marx, Bourdieu und der ökonomische Imperialismus 
Transcript Verlag
2014

Présentation de l'éditeur
Sozialkapital, Kulturkapital, Gesundheitskapital, Schönheitskapital, Humankapital, Naturkapital – alles scheint heute »Kapital« zu sein. Gegen den Imperialismus der Ökonomie liest Peter Streckeisen »Das Kapital« von Karl Marx neu. Er legt das Augenmerk auf die gesellschaftlichen Formen des Kapitals und weist auf blinde Flecken in Bourdieus Kapitaltheorie hin. Seine Marxismuskritik hilft, Marx als Ökonomiekritiker neu zu entdecken und für die soziologische Kapitaltheorie zu gewinnen.
Das Buch richtet sich auch an eine interessierte Öffentlichkeit, die der zunehmenden Vorherrschaft des ökonomischen Denkens skeptisch gegenübersteht.  
Peter Streckeisen (PD Dr. phil.) lehrt Soziologie an der Universität Basel. Aktuelle Schwerpunkte seiner Tätigkeit sind die Sozialtheorie, die Soziologie der Macht und die Sozialstaatsanalyse

vendredi 24 avril 2015

Extraits: Contributions à la Journée de la critique des médias. La question des médias, c’est notre affaire ! Organisée par Acrimed, 31.01.2015


Extraits: Contributions à la Journée de la critique des médias. La question des médias, c’est notre affaire !
Organisée par Acrimed
31.01.2015


Extraits de la Table ronde  Des informations aux yeux bandés ? L’information c’est notre affaire !
avec également Aurélie Trouvé (Attac), Agnès Rousseaux (Bastamag )
Laurence Blisson (Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature), "Que fait la Justice ?" La construction d’un discours médiatique
Nathalie Bonnet (Sud Rail), Quels rapports des syndicalistes avec les médias ?

  • extraits d’«Opération Correa », de Pierre Carles (avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal)

Extrait de la Table ronde Des journalistes sous contraintes  avec également Dominique Guibert (Ligue des droits de l’homme), Dominique Pradalié (SNJ) et Emmanuel Vire (SNJ-CGT).
Mathias Reymond (Acrimed), De la responsabilité des journalistes

Des médias sous emprise? Transformer les médias, c'est notre affaire!
Serge Halimi, À quoi sert la critique des médias ?
Henri Maler, Nous avons des propositions avec l'audio




(source: Acrimed)

jeudi 23 avril 2015

vidéo: Choukri Ben Ayed, La mixité sociale à l'école. Tensions, enjeux, perspectives

Choukri Ben Ayed
La mixité sociale à l'école 
Tensions, enjeux, perspectives
Armand Colin
2015

Présentation de l'éditeur
La mixité sociale à l’école est régulièrement mobilisée dans les débats scolaires comme une nécessité, sans pour autant se traduire en politique publique. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on connaît les préjudices associés à l’accroissement des ségrégations : inégalités accrues, sentiments de discrimination, tensions interethniques, montée du racisme et du rejet de l’autre. En dépit de ces enjeux, on observe un décalage considérable entre les discours politiques, qui louent les vertus de la mixité sociale, et les actions effectives sur fond de dérive des inégalités scolaires.
Pourquoi un tel décalage, notamment depuis les mesures d’assouplissement de la carte scolaire ? En quoi ces évolutions ont-elles concouru à l’aggravation des ségrégations et des inégalités de réussite scolaire en France ? Dans ce contexte comment définir la mixité sociale à l’école, ses usages, ses fonctions ? L’auteur analyse des questions jusque-là peu traitées et montre que des perspectives d’actions en matière de réduction des ségrégations scolaires passent par un dépassement de l’opposition entre étatisme et localisme et par des modalités de réduction très significative des inégalités de conditions de scolarisation, dans les territoires les plus en difficulté.

Choukri BEN AYED, sociologue, est professeur à l’Université de Limoges et chercheur au Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre Ouest. Il a déjà publié L’école démocratique.Vers un renoncement politique ? (coord. Armand Colin, 2010), École : les pièges de la concurrence (coord. avec S. Broccolichi et D. Trancart, La Découverte, 2010), Carte scolaire et marché scolaire (Editions du Temps, 2009), Le nouvel ordre éducatif local (PUF, 2009).

mercredi 22 avril 2015

Traduction: Pierre Bourdieu, La miseria del mondo


Pierre Bourdieu
La miseria del mondo
A cura di Antonello Petrillo e Ciro Tarantino 
Mimesis
2015

Présentation de l'éditeur
Traduit par Pierangelo Di Vittorio
Da un lato ci sono i responsabili politici, spesso del tutto estranei all’esistenza ordinaria dei loro concittadini, dall’altro quelle donne e quegli uomini che hanno così tanto mal di vivere e così pochi mezzi per farsi intendere. Gli uni hanno gli occhi fissi sui sondaggi d’opinione, gli altri protestano al di fuori dei quadri costituiti, quando riescono a non chiudersi nel proprio malessere. Diretta da Pierre Bourdieu, un’équipe di sociologi si è consacrata per tre anni a comprendere le condizioni di produzione delle forme contemporanee di miseria sociale: la periferia, la scuola, il precariato, il mondo operaio e il sottoproletariato, l’universo degli impiegati, quello dei contadini e degli artigiani, la famiglia… Tutti spazi in cui si annodano conflitti specifici, luoghi in cui si afferma una sofferenza la cui verità qui è detta da coloro che la vivono.

Pierre Bourdieu (1930-2002) è stato direttore di studi all’École Pratique des Hautes Études, poi École des Hautes Études en Sciences Sociales, dal 1964 al 2001 e professore di Sociologia al Collège de France dal 1982 al 2001. Ha fondato e diretto il Centre de Sociologie Européenne e la rivista «Actes de la recherche en sciences sociales».

Antonello Petrillo insegna Sociologia generale e controllo sociale e Topografi e dello spazio sociale presso l’Università di Napoli “Suor Orsola Benincasa”, dove dirige URiT - Unità di Ricerca sulle Topografi e sociali.

Ciro Tarantino insegna Sociologia dei codici culturali presso il Dipartimento di Studi Umanistici dell’Università della Calabria. È condirettore del CeRC - Centre Robert Castel for Governmentality and Disability Studies dell’Università di Napoli “Suor Orsola Benincasa”. 


(Merci à Ciro Tarantino pour l'info)

mardi 21 avril 2015

lundi 20 avril 2015

Agone 56. Porte-parole, militants et mobilisations


Agone 56
Porte-parole, militants et mobilisations
2015

Présentation de l'éditeur
Coordination : Baptiste Giraud, Julian Mischi et Étienne Penissat
« C’est le train-train de la vie syndicale puis, un beau matin, on vous appelle. Le patron me dit : ”Voilà, je vais annoncer ce soir que je suis dans l’obligation de virer 250 personnes. Je vous le dis en avant-première.” Vous pensez, c’est 9 heures du matin, j’ai peut-être pas bien compris, je vais lui faire répéter. Et là, c’est vraiment un choc, parce que tout de suite vous réalisez que des mecs que vous côtoyez depuis des années vont se faire virer. Vous êtes assis, scotché, et il vous arrive deux tartes dans la gueule. Mais là où j’ai été surpris, c’est que je pensais que ça allait secouer les mecs, et rien. Ça bougeait pas. Il a fallu que je monte sur l’estrade et là, j’ai vu pour la première fois de ma vie un monde fou. J’ai pensé : t’es là, t’y vas. C’est marrant ce calme relatif. Comme s’ils attendaient que quelqu’un prenne la décision pour eux pour dire, on arrête. Il fallu lancer le truc. Et une fois qu’on a dit qu’il fallait y aller, c’était fini, ils n’attendaient que ça. »
Chaque mobilisation est exposée au risque d’être récupérée par les appareils militants. Tout en éclairant les risques de bureaucratisation et de confiscation des mouvements sociaux dans les processus d’organisation et de représentation, ce numéro se donne pour but de contrer le dénigrement (dans l’air du temps) de l’ensemble des militants au motif qu’ils seraient de toute façon intéressés aux prises de position. Ce dossier veut ainsi contrer l’idée que tous les permanents syndicaux seraient les mêmes – des dirigeants nationaux – alors qu’il est parfaitement possible d’être déchargé de ses heures de travail pour faire de l’action militante (et donc, être en position de force face au patronat, lui aussi organisé) tout en restant profondément lié à son entreprise et à ses collègues.

sommaire :
Porte-parole, militants et mobilisations : Éditorial, par Baptiste Giraud, Julian Mischi et Étienne Penissat - "Les mouvements populaires. Comment ils réussissent, pourquoi ils échouent", par Richard A. Cloward et Frances Fox Piven - "Un usage contrôlé de la grève. Le « sens des limites » d’un délégué syndical de la CGT", par Baptiste Giraud - "Freins et incitations à la promotion des ouvrières dans les syndicats dans les années 1970", par Fanny Gallot - "Entre apprentissage syndical et insubordination ouvrière : les délégués de chaîne de Citroën et Talbot (1982-1983)", par Vincent Gay - "Préserver un entre-soi populaire. Portrait d’un porte-parole associatif comme rempart face aux élus locaux", par Cyrille Rougier - "Construire la demande de participation pour asseoir le marché de la démocratie participative", par Alice Mazeaud et Magali Nonjon - "Sous le bonnet, la classe. Retour sur le mouvement des « Bonnets rouges »", par Marion Rabier
Histoire radicale : "1936 : les comités révolutionnaires en Espagne", par Ronald Fraser - "En catalogne libertaire. Un « simple militant » de la Gauche révolutionnaire de la SFIO témoigne sur Barcelone en juillet 1936", par Maurice Jaquier

dimanche 19 avril 2015

écouter: Amín Pérez, Une sociologie de la révolution coloniale. Abdelmalek Sayad et Pierre Bourdieu en Algérie



écouter: Amín Pérez, Une sociologie de la révolution coloniale. Abdelmalek Sayad et Pierre Bourdieu en Algérie
Conférence d’Amín Pérez, IRIS - École des hautes études en sciences sociales. Animée par Stéphane Beaud, Université Paris Ouest La Défense.
Conférence-débat de l'UniverCité, Musée de l'histoire de l'immigration, Mardi 24 mars 2015


Amín Pérez a notamment édité et présenté l’ouvrage d’Abdelmalek Sayad, L’immigration ou les paradoxes de l’altérite. 3. La fabrication des identités culturelles, Paris, Éditions Raisons d’Agir, Cours et Travaux, 2014.

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voir également:
en ligne: Pierre Bourdieu et Abdelmalek Sayad

Lire Abdelmalek Sayad (24 novembre 1933 - 13 mars 1998)

Publications de Pierre Bourdieu: Ethnologie et sociologie rurale (Algérie, Béarn)

  

samedi 18 avril 2015

Actes de la recherche en sciences sociales, 2015/1 -2 (N° 206-207) La culture entre rationalisation et mondialisation



Actes de la recherche en sciences sociales, 2015/1 -2 (N° 206-207) La culture entre rationalisation et mondialisation, Seuil
S'abonner

Page 4 à 13
Gisèle Sapiro, Jérôme Pacouret, Myrtille Picaud
Transformations des champs de production culturelle à l’ère de la mondialisation
 
Page 14 à 33
Romain Lecler
Nouvelles vagues
Le marché-festival de Cannes ou la fabrique française d’un universel cinématographique
 
Page 34 à 49
Claire Ducournau
Qu’est-ce qu’un classique « africain » ?
Les conditions d’accès à la reconnaissance des écrivain-e-s issu-e-s d’Afrique subsaharienne francophone depuis 1960
 
Page 50 à 67
Altaïr Despres
Un intérêt artistique à construire
L’engagement des danseurs africains dans le champ chorégraphique contemporain
 
Page 68 à 89
Myrtille Picaud
Les salles de musique à Paris : hiérarchies de légitimité et manières d’entendre les genres musicaux
 
Page 90 à 99
Laurent Denave 
La musique « répétitive » : une révolution conservatrice dans le monde musical savant américain ?

Page 100 à 107 
Heribert Tommek 
Une littérature moyenne
La littérature allemande contemporaine entre production restreinte et grande production
 
Page 108 à 137
Gisèle Sapiro, Myrtille Picaud, Jérôme Pacouret, Hélène Seiler
L’amour de la littérature : le festival, nouvelle instance de production de la croyance
Le cas des Correspondances de Manosque
 
Page 138 à 155 
Jérôme Pacouret 
Logiques d’engagement des réalisateurs de films au sujet de la loi HADOPI
Effet de corps, effet de champ et division du travail de représentation professionnelle des cinéastes
 
Page 156 à 173 
Mauricio Bustamante 
Les politiques culturelles dans le monde
Comparaisons et circulations de modèles nationaux d’action culturelle dans les années 1980



(source: Cairn.info)


vendredi 17 avril 2015

Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Sous la direction de Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies, Laurent Vogel et Serge Volkoff

Les risques du travail 
Pour ne pas perdre sa vie à la gagner 
Sous la direction de
Annie Thébaud-Mony, Philippe Davezies
Laurent Vogel et Serge Volkoff
La Découverte
2015

Présentation de l'éditeur
Depuis les années 1990, les conditions de travail se sont peu à peu imposées dans le débat social. Néanmoins, la situation reste critique. Les risques traditionnels n’ont pas disparu : les manutentions lourdes, l’exposition professionnelle aux cancérogènes, au bruit ou aux vibrations demeurent répandues… De plus, certaines « améliorations » n’ont fait que déplacer et dissimuler les problèmes, telle l’externalisation des risques grâce à la sous-traitance. Dans le même temps, les transformations du travail et des modalités de gestion de la main-d’œuvre ont fragilisé les collectifs et accru l’isolement des salariés, conduisant à une montée visible de la souffrance psychique.
Face à ces évolutions, il est plus que jamais nécessaire que tous les acteurs concernés, en particulier les salariés eux-mêmes et leurs représentants, s’approprient les connaissances indispensables pour améliorer la protection de la santé sur les lieux du travail. Tel est le but de ce livre, qui renouvelle intégralement sa première édition de 1985, laquelle avait fait date. Trente ans après, cette refonte s’imposait : cet ouvrage présente de manière accessible à un large public les connaissances les plus récentes sur les risques du travail, dans tous les secteurs. Mobilisant une équipe internationale de spécialistes et prenant en compte des expériences conduites dans de nombreux pays, il constitue à la fois une référence incontournable pour réfléchir à l’avenir de la prévention et un outil pratique proposant des pistes d’action.
Reprendre la main sur son propre travail, c’est aussi commencer à reprendre la main sur le monde. 
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chercheuse associée au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 93) à l’université Paris-13. Elle est aussi partie prenante ailleurs porte-parole de réseaux citoyens de lutte pour la santé contre les risques industriels. Elle est l'auteure de Travailler peut nuire gravement à votre santé (La Découverte/Poche 2008).
Philippe Davezies est enseignant-chercheur en médecine et santé du travail à l'université Claude-Bernard Lyon 1.  
Laurent Vogel est juriste, chercheur en santé au travail à l'Institut syndical européen (ETUI). 
Serge Volkoff, est statisticien, ergonome, chercheur invité au Centre d'études et de l'emploi, ancien directeur du CREAPT.

jeudi 16 avril 2015

vidéo: Nouvelles politiques économiques en Amérique latine : le modèle néolibéral n’est pas une fatalité ! Avec Pedro Paez, Jean-François Ponsot et Jonathan Marie


Nouvelles politiques économiques en Amérique latine : le modèle néolibéral n’est pas une fatalité ! 
Rencontre mensuelle des Économistes Atterrés, 17 mars 2015
Avec : 
- Pedro Paez, économiste, Président de l'autorité de concurrence en Équateur. Pedro Paez a été ministre de l'économie et a dirigé la Commission présidentielle sur la nouvelle architecture financière régionale en Amérique latine. Il a été membre de la Commission Stiglitz des Nations Unies sur la réforme du système monétaire international. 
Le débat est animé par : Jean-François Ponsot, membre du CA des Économistes atterrés, Maître de conférences à l’Université de Grenoble et Jonathan Marie, membre du CA des Économistes atterrés, Maître de conférences à l’Université Paris 13.


(source: Économistes Atterrés)

mercredi 15 avril 2015

Film: Opération Correa - Episode 1: Les ânes ont soif & On a mal à la dette. Deux films de Pierre Carles (en collaboration avec Nina Faure et Aurore Van Opstal)



Opération Correa - Episode 1: Les ânes ont soif
& On a mal à la dette
Deux films de Pierre Carles
en collaboration avec Nina Faure et Aurore Van Opstal
C-P Productions
2015

Liste des projections

Présentation par C-P Productions
Les ânes ont soif (Opération Correa - 1er épisode)  (54min)
Les grands médias français ont boudé le dernier séjour à Paris du président de gauche équatorien Rafael Correa. C’est pourtant ce petit pays d’Amérique latine, l’Equateur, qui sert de modèle aux militants grecs de Syriza ou aux économistes non-orthodoxes du mouvement espagnol Podemos pour régler le problème de la dette publique. Le gouvernement Correa a déclaré « illégitime » une partie de cette dette pour mener des politiques d’investissement public et de réduction de la pauvreté et des inégalités sociales.
On a mal à la dette (30min)
Les politiques d’austérité et les coupes budgétaires sont-elles les seules solutions pour réduire la dette ? Selon un audit citoyen, 59% de la dette publique française est illégitime.


mardi 14 avril 2015

lundi 13 avril 2015

en poche: Patrick Champagne, Faire l'opinion. Le nouveau jeu politique (édition augmentée)


Patrick Champagne 
Faire l'opinion
Le nouveau jeu politique
Minuit
Reprise
2015

Nouvelle Préface et Introduction

Présentation de l'éditeur
Les sondeurs et la télévision ne sont pas deux acteurs de plus dans le jeu politique. Ils contribuent à mettre en place un système politico-médiatico-sondagier dans lequel ils jouent un rôle de premier plan. Omniprésents, les sondeurs revendiquent officiellement le monopole de la connaissance scientifique de la « volonté populaire » et proposent officieusement aux partis politiques les moyens pour la manipuler. Par ailleurs, la médiatisation de la politique et notamment des manifestations de rue, et leur accompagnement par les sondages et les baromètres de notoriété, ont contribué à redéfinir ce qu’on met aujourd’hui sous l’expression « faire de la politique ».
Patrick Champagne est né en 1945 à Paris. Après des études de droit et de sciences politiques, il entre dans le laboratoire de sociologie dirigé par Pierre Bourdieu où il fera toute sa carrière. Outre ses travaux qui portent sur la paysannerie, les sondages et les journalistes, il a écrit plusieurs livres d'introduction à la sociologie de Bourdieu.  

dimanche 12 avril 2015

Judith Revel, Foucault avec Merleau-Ponty. Ontologie politique, présentisme et histoire


Judith Revel
Foucault avec Merleau-Ponty
Ontologie politique, présentisme et histoire
Vrin
2015

Présentation de l'éditeur
Le tournant éthique des derniers travaux de Michel Foucault implique-t-il un renoncement à l’analytique des pouvoirs, pourtant centrale chez le philosophe dans les années 1970? Cette question conduit Judith Revel à examiner la manière dont la réflexion foucaldienne aborde la question politique du présent, l’inscrit dans ce qui était jusqu’alors un travail sur l’historicité des systèmes de pensée, et tente d’élaborer une perspective qui tisse ensemble la généalogie des déterminations qui nous traversent et l’expérimentation d’une « différence possible ». L’ontologie politique, historique et immanente de Foucault pourrait alors être comprise dans le sillage inattendu des travaux de Maurice Merleau-Ponty sur la réouverture permanente de l’histoire à ce qui la déborde : une « ressemblance de famille » qui autorise dès lors une lecture absolument inédite du paysage de la philosophie française après 1945.

samedi 11 avril 2015

Jean-Louis Fabiani, La sociologie comme elle s’écrit. De Bourdieu à Latour

Jean-Louis Fabiani
La sociologie comme elle s’écrit 
De Bourdieu à Latour 
EHESS
Cas de figure
2015

Extrait

Présentation de l'éditeur
Pierre Bourdieu, Jean-Claude Passeron, Andrew Abbott, Bruno Latour, Luc Boltanski sont quelques-uns des auteurs faisant l’objet de cette stimulante lecture critique proposée par Jean-Louis Fabiani.
Quelles sont les transformations les plus significatives intervenues dans les sciences sociales depuis vingt-cinq ans ? À partir de comptes rendus d’ouvrages qui ont fait date, Jean-Louis Fabiani propose un récit cohérent de la trajectoire de la discipline en France et aux États-Unis. Bourdieu, Foucault, Abbott, Passeron, Boltanski et Latour sont parmi les grands noms qui font l’objet de ces textes incisifs. Pour l’auteur, la lecture est une pratique sociologique à part entière.
L’analyse des notions majeures à l’œuvre en sociologie témoigne de l’entrelacs permanent de la structure – le macrologique – et de l’événement – le micrologique – aussi bien que des conditionnements durables et des coalitions éphémères. Qu’en est-il alors des promesses d’une théorie générale dans cette discipline redevenue centrale en sciences sociales ? Ce livre dresse un bilan provisoire et dessine l’espace de discussion dans lequel évolue la sociologie contemporaine.
Jean-Louis Fabiani, philosophe et sociologue, est directeur d'études à l'EHESS et professeur à Central European University (Budapest). Il développe une sociologie de la culture qui met le public et les pratiques au centre de l'analyse. Après la culture légitime (2007) et L'éducation populaire et le théâtre (2008) illustrent cette approche. Il travaille également dans le domaine de la sociologie historique des savoirs, comme en témoignent plusieurs livres et articles, dont Qu'est-ce qu'un philosophe français ? (2010). Il travaille également sur les mouvements sociaux contemporains, en s'intéressant particulièrement à l'utilisation des nouveaux réseaux et médias sociaux. Il est actuellement affilié au Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron.

vendredi 10 avril 2015

vidéo: Immanuel Wallerstein, Le système capitaliste en crise terminale (The Capitalist System in Terminal Crisis)



Conférences "Penser Global", Cycle Immanuel Wallerstein
Conférences organisées par le Collège d'études mondiales en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 11 février 2015

vidéo: Immanuel Wallerstein, Le système capitaliste en crise terminale (The Capitalist System in Terminal Crisis)

(source de la vidéo: Archives Audiovisuelles de la Recherche)

jeudi 9 avril 2015

Eric Neveu, Sociologie politique des problèmes publics



Eric Neveu
Sociologie politique des problèmes publics 
Armand Colin
2015

Présentation de l'éditeur
« Foulard islamique », disparition des abeilles, vieillissement de la population : comment des faits ou des dossiers deviennent-ils « problèmes », dont s’emparent les médias ou les partis en campagne ?
Une tradition sociologique née aux États-Unis au début du XXe siècle est venue montrer que la réponse n’était pas dans une gravité objective des « faits ». Les brutalités sur les enfants n’ont été que tardivement constituées en problème public, alors que l’usage de la margarine suscitait jusqu’à des référendums. C’est donc vers l’activité des entrepreneurs de problèmes qu’il faut se tourner.
Qui sont-ils (think tanks, haut-fonctionnaires, mouvements sociaux) ? Comment justifie-t-on de l’importance d’un problème ? Pourquoi certains problèmes suscitent-ils plus l’attention médiatique que d’autres ? Comment des cadrages viennent-ils les mettre en récit pour qu’ils soient au diapason des sensibilités sociales ? Quels tris président à leur prise en charge (ou non) par les politiques publiques ? Est-ce là la fin du processus ?
Dense en exemples pratiques proposés sous formes d’encadrés et en outils théoriques, ce manuel aide à penser comment s’alimentent nos conversations, les « Unes » des médias et l’agenda des politiques.

Erik NEVEU est professeur de science politique dans l’équipe rennaise du CRAPECNRS.

mercredi 8 avril 2015

Arnault Skornicki & Jérôme Tournadre, La nouvelle histoire des idées politiques

Arnault Skornicki 
Jérôme Tournadre 
La nouvelle histoire des idées politiques  
La Découverte
Repères n°639

Présentation de l'éditeur
L’histoire des idées politiques s’est longtemps résumée au commentaire savant de grands penseurs ou de grandes questions éternelles. Partout dans le monde, les entreprises de refondation se sont pourtant multipliées depuis les années 1970, portées par des approches parfois divergentes, mais s’accordant sur la nécessité de ne pas traiter les idées comme des objets désincarnés. Étrangement, ces développements n’ont eu, encore récemment, que peu de retentissement en France.
C’est à cette situation que remédie cet ouvrage. Disséquant les apports d’écoles consacrées (école de Cambridge, sémantique historique allemande, généalogie foucaldienne, histoire sociale des idées politiques bourdieusienne, etc.) et mettant en perspective des thématiques particulières (idées et milieux populaires, idées et décision publique, etc.), il offre des réponses à des questions essentielles : qu’est-ce qu’une idée politique ? Les idées politiques sont-elles le fruit du seul génie créateur de leurs auteurs ? Gouvernentelles le monde ?  
Arnault Skornicki est maître de conférences en science politique à l’université Paris-Ouest-Nanterre, membre de l’ISP (Institut des sciences sociales du politique). Spécialiste d’histoire sociale des idées politiques et économiques aux XVIIIe-XIXe siècles, il est notamment l’auteur de L’Économiste, la cour et la patrie. L’économie politique dans la France des Lumières (CNRS Éditions, 2011).
Jérôme Tournadre est chargé de recherche CNRS à l’ISP (Institut des sciences sociales du politique, CNRS/université Paris-Ouest/ENS Cachan). Spécialiste de sociologie des intellectuels, des idées politiques contemporaines et des mouvements sociaux, il a publié Au-delà de la gauche et de la droite, une troisième voie britannique ? (Dalloz, 2006) et Après l’apartheid. La protestation sociale en Afrique du Sud (PUR, 2014)

mardi 7 avril 2015

écouter: Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires


écouter:
Céline Braconnier, Les inaudibles. Sociologie politique des précaires (avec Nonna Mayer)
La La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 06.06.2015

Céline Braconnier Les inaudibles. Sociologie politique des précaires(avec Nonna Mayer)
La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, 30.03.2015



Sous la direction de
Céline Braconnier et Nonna Mayer
Les inaudibles 
Sociologie politique des précaires 
Presses de Sciences Po
2015

Présentation de l'éditeur
Ce livre va au-devant d'une population oubliée et hétérogène, celle des « précaires » : travailleurs pauvres, chômeurs en fin de droits, mères seules avec enfants, bénéficiaires des minima sociaux ou personnes en hébergement d'urgence. Il s'appuie sur une enquête réalisée lors de l’élection présidentielle de 2012, qui cherchait à comprendre et à mesurer l’impact de la précarité sur les rapports des individus à la politique, et sur des entretiens effectués dans des centres d’accueil de jour et lieux de distribution alimentaire à Paris, Grenoble et Bordeaux.
La lutte quotidienne pour la survie incite aux comportements individualistes, à la « débrouille » plus qu’à l’action collective. Elle suscite un profond sentiment d’injustice face aux riches, mais ne pousse pas à la révolte. Le lien avec la politique institutionnelle n’est pourtant pas rompu : les hommes et les femmes en situation de précarité suivent la campagne présidentielle, expriment des préférences, font davantage confiance à François Hollande qu’à Nicolas Sarkozy et plus à Marine le Pen qu’au candidat du Front de gauche.
Ces positions se traduisent néanmoins rarement en bulletins de vote. Faute de dispositifs leur facilitant l’accès à l’espace public, les individus en situation de précarité demeurent, la plupart du temps, inaudibles.
Céline Braconnier est professeure des Universités et directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Nonna Mayer est directrice de recherche CNRS émérite au Centre d'études européennes (CEE) de Sciences Po.




samedi 4 avril 2015

vidéo: La responsabilité de l’écrivain aujourd’hui. Rencontre avec Erri de Luca, autour de son livre ​La Parole contraire, animée par Gisèle Sapiro


La responsabilité de l’écrivain aujourd’hui.  
Rencontre avec Erri de Luca, autour de son livre ​La Parole contraire (Gallimard, 2014), animée par Gisèle Sapiro (directrice d’études à l’EHESS)
EHESS, 12 janvier 2015

Les rendez-vous littéraires de l’EHESS –  Écrire le monde, réfléchir l’écriture
en partenariat avec le Labex TEPSIS et la Maison de la Poésie.
Cette rencontre a été organisée avec le concours des Éditions Gallimard et parrainée par La Nouvelle Quinzaine littéraire et la librairie Tschann.
 © Direction de l'image et de l'audiovisuel de l'EHESS / 2015, Canal-U

vendredi 3 avril 2015

Initiales n° 05 – Initiales A.F. (Andrea Fraser)

Initiales n° 05 Initiales A.F. (Andrea Fraser)
Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
2015

Présentation de l'éditeur
Le cinquième numéro de la revue d'art et de recherche « rétro-prospective » est consacré à l'artiste et performeuse Andrea Fraser, figure clé de l'art des années 1990 et 2000 et du courant de la « critique institutionnelle » (une monographie complétée par une grande enquête sur l'espace critique réalisée auprès d'une cinquantaine d'artistes, critiques et philosophes internationaux).
Très influencée par la pensée de Pierre Bourdieu (qui signa la préface de son anthologie de textes) et porte-parole d’une critique institutionnelle « deuxième génération », qui après les travaux menés par Daniel Buren, Hans Haacke ou Michael Asher, a élargi la réflexion à d’autres espaces et acteurs institutionnels, ainsi qu’à des méthodologies empruntées à d’autres champs, Andrea Fraser fait partie de ceux qui, au tournant des années 2000, s’est interrogée sur la réconciliation entre la question des affects, du sujet, et celle de l’institution.
Cette question centrale dans le travail de Fraser s’incarne chez elle, dans les changements d’identité et les attributs dont elle se pare : costume strict et «genré» de médiatrice de musée (Museum Highlights - 1989) ; tenue d’Eve quand elle se vend, littéralement, à son collectionneur (Untitled -2003) ; visage nu et en pleurs quand ce sont ses affects d’artiste qu’elle met en pâture chez son psychanalyste (Projection – 2008). A travers ses textes et performances, Andrea Fraser décortique les mécanismes à l’œuvre dans le champ de l’art, son contexte économique, social et politique pour mieux en révéler les ressorts cachés.
Au sommaire de cet Initiales AF, qui a bénéficié du concours actif et précieux de Marie de Brugerolle, la traduction de trois textes inédits en français d’Andrea Fraser, ainsi qu’un grand entretien inédit avec elle ; des essais de Kader Attia, François Cusset, Inès Champey, Ida Soulard, Vincent Normand ; des contributions visuelles signées Philippe Durand, Jean-Luc Moulène, Gerald Petit ou Jean-Baptiste Sauvage. Un cahier spécial dédié à l’actualité et aux formes de l’espace critique vient compléter le numéro. Il comprend des contributions inédites de Dora Garcia, Thomas Hirschhorn, Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós (le peuple qui manque), Council, Yann Moulier Boutang, Michel Surya etc.


jeudi 2 avril 2015

Cécile Rabot, La construction de la visibilité littéraire en bibliothèque

Cécile Rabot
La construction de la visibilité littéraire en bibliothèque
Presses de l'enssib
2015

Lire l'introduction

Présentation de l'éditeur
L’accroissement de la production éditoriale, quand il ne le laisse pas le lecteur démuni, engendre le risque d’une concentration sur un nombre réduit de titres médiatisés. Les bibliothèques ont un rôle essentiel à jouer dans cette économie de l’attention, comme instance de construction de la valeur et de la visibilité.
À partir d’une enquête menée de 2004 à 2010 au sein des bibliothèques de la ville de Paris dans le cadre d’une thèse de doctorat, l’ouvrage interroge les politiques et dispositifs de valorisation des collections. À travers leurs pratiques de sélection, c’est l’identité des bibliothécaires de lecture publique qui se construit, dans un lien ambigu avec l’école et les instances plus reconnues du champ littéraire.
Sociologue, membre du Centre européen de socio­logie et de science politique, Cécile Rabot étudie les mécanismes de production de la valeur littéraire et termine actuellement une étude sur les politiques des bibliothèques municipales en direction des adolescents. Maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, elle enseigne au Pôle métiers du livre de Saint-Cloud.


mercredi 1 avril 2015

L'Œil littéraire. La vision comme opérateur scriptural, Etudes réunies par Paul Dirkx

L'Œil littéraire
La vision comme opérateur scriptural
Etudes réunies par Paul Dirkx
P.U.Rennes
2015

Les auteurs

Présentation de l'éditeur
LE regard, qu’il soit insensible ou insistant, discret ou fuyant, semble être inhérent à l’écriture littéraire, quels que soient l’époque, l’aire géographique, le genre ou le type d’écrivain considérés. Toutes les strates textuelles recèlent quelque dispositif optique, du coup d’œil de tel personnage à la visualisation par l’auteur de fragments de son texte en passant par les figures de style imagé ou la focalisation du narrateur. Écriture littéraire et perception visuelle apparaissent comme naturellement coextensives. À telle enseigne que cette relation passe souvent pour une évidence qui ne demande plus vraiment à être examinée. 
En dix chapitres consacrés à autant de corpus relevant des principaux genres et couvrant les xvii e - xxi e siècles, ce livre fait le point sur la question, tout en ouvrant de nouvelles pistes de recherche. Ainsi, l’écriture littéraire entendue comme « écriture-vision » permet de réévaluer le rôle de la lecture en termes de « lecture-vision » plus ou moins compatible. Véritable matrice de vision spéci - fiquement littéraire, cet « œil littéraire » est également un révélateur singulier des options poétiques ou éthiques qui travaillent le texte. Il permet d’avoir une perspective enrichissante sur l’œuvre d’auteurs aussi différents que La Bruyère, Diderot, Woolf ou Bonnefoy, mais aussi sur les logiques et l’évolution du champ littéraire dans son ensemble, espace de points de vue sur la littérature.

Paul Dirkx (université de Lorraine) travaille sur le corps de l’écrivain. Il est l’auteur de livres tels que la Sociologie de la littérature (2000), Les « amis belges ». Presse littéraire et franco-universalisme (2006) et, avec Pascal Mougin, Claude Simon : situations (Lyon, ENS Éditions, 2011).